Résumé Cilia Martin
Dans les années 1920/1930, la ville républicaine se met en place. Elle suppose une rationalisation de l’espace et une subordination des noms de lieux au service d’une idéologie nationale. Le projet d’ingénierie territoriale kémaliste consiste donc à redélimiter et renommer les espaces. L’étude des mots du quartier, plus précisément des mots de la division administrative et des topoymes, permet de faire ressortir un enchevêtrement sémantique, une superposition des découpages, une élasticité spatiale. Le changement toponymique vise à ériger une identité turque et à l’inscrire dans le sol. Ainsi, le premier acte qui suit un changement de pouvoir est le rejet de l’ancien nom au profit d’un nouveau nom choisi en accord avec la nouvelle identité nationale. Comme dans le cas