Anatolia moderna - Yeni anadolu, Tome 4, Derviches des Balkans, disparitions et renaissances

Bayram Sinkaya, Turkey-Iran Relations after the JDP [Dossiers de l'IFEA - La Turquie aujourd'hui 26], Istanbul, IFEA. ISBN 9782362450754 DOI 10.4000/books.ifeagd.2934
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After the JDP came to power in Turkey in 2002, much has changed in Turkish foreign policy as well as profound changes in international, regional and domestic contexts surrounding it. Particularly fluctuations in Turkish-Iranian relations in the course of seventeen years have been very puzzling, and complicated, which made it worthy of study. Once, relations between the two states have so improved that some pundits regarded it as an evidence of shift of axis in Turkish foreign policy. Soon later, Ankara and Tehran embroiled in a regional competition that reminded the Ottoman-Safavid rivalry of the 16th century with its strategic and sectarian implications. Later on, they have developed amicable relations. Against this background one may question how could we understand that very dynamic nature of Turkish-Iranian relations? Considering this complicated and dynamic picture, we should analyse decisive factors in the relations between Ankara and Tehran. In other words, what has changed - and has been changing - in Turkish-Iranian relations after the JDP? In order to comprehend the complicated and dynamic interactions between Ankara and Tehran, this research goes beyond the JDP period in Turkey and put forward a review of the history of Turkish-Iranian relations. And then, it focuses on the JDP period and analyse relations between Ankara and Tehran from diplomatic, economic and regional perspectives. Finally, it makes some speculations on the future of Turkish-Iranian relations. It argues that the complicated relationship between the two countries have been determined by a configuration of geopolitical context, structural factors, and the ruling elite. The JDP elite have employed rationalization, institutionalization and compartmentalization strategies to further Turkish-Iranian relations. However, they could not go beyond the diplomatic culture that set the longer history of interactions between the two countries on a fine course between bitter rivalry and friendly relations.
Tunisie, des migrants subsahariens toujours exclus du rêve démocratique Vincent Geisser
La migration des Turcs à Chypre du Nord après 1974 : de l’identification à la différenciation ? Julie Alev Dilmaç
Orients Stratégiques n°9
Sous la direction de Jean Marcou
GÉOPOLITIQUE, RELATIONS INTERNATIONALES, DIPLOMATIE Turquie
Ce numéro d'Orients Stratégiques s'intéresse à ces nouveaux partenaires de la Turquie qu'on peine souvent à appeler des 'alliés'. Au niveau régional, Ankara, après avoir échoué à nouer une relation confiante avec l'Arabie saoudite, s'est trouvée de nombreuses occasions de convergences avec l'Iran et a construit avec la Russie une relation dense sur les plans économique, énergétique, diplomatique et même militaire. Des rapprochements sont intervenus aussi dans le golfe Persique et des nouvelles « alliances » ou « mésalliances » s'observent dans les aires d'expansion de la diplomatie turque, notamment dans les Balkans, dans le Caucase et en Asie centrale, en Extrême-Orient ou en Afrique.
Avec les contributions de Jean Marcou, Jana Jabbour, Sümbül Kaya, Mohammad-Reza Djalili, David Rigoulet-Roze, Jean-Paul Burdy, Ugur Kaya, Johanna Ollier, Bayram Balci, Tolga Bilener, Selcan Karabektas
Broché - format : 15,5 x 24 cm
ISBN : 978-2-343-18088-5 • 18 juillet 2019 • 200 pages
EAN13 : 9782343180885
EAN PDF : 9782140126765
Permanence et mutations des alliances dans la diplomatie de la Turquie : les symptômes de l'affirmation d'une puissance moyenne émergente - Jana Jabbour
Régime de sécurité et de lutte contre le terrorisme : les alliances à la carte de la Turquie - Sümbül Kaya
La Turquie et son nouvel « allié » russe - Jean Marcou.
Constances et inconstances des relations turco-iraniennes - Mohammad-Reza Djalili
Les déconvenues des tentatives de rapprochement turco-saoudiennes : d'impossibles alliés pour une impossible alliance ? - David Rigoulet-Roze
Du golfe Persique à la Corne de l'Afrique et à la mer Rouge : les convergences entre la Turquie et le Qatar - Jean-Paul Burdy
Alliés, stratégies et objectifs de la Turquie dans le confl it syrien - Uğur Kaya
Quelle place pour la Turquie dans les Balkans ? - Johanna Ollier
La Turquie et ses traditionnels alliés, dans le Caucase et en Asie centrale - Bayram Balci
La Turquie et la Chine : de plus en plus proches ? - Tolga Bilener
Les derniers développements de la politique africaine de la Turquie - Selcan Karabektaş
Bayram Balcı et Emmanuelle Armandon, "La Russie dans l’espace postsoviétique : une référence parmi d’autres ?" dans Anne de Tinguy (dir.) La Russie dans le monde, CNRS Editions, pp. 113-140. http://www.cnrseditions.fr/geopolitique/7829-la-russie-dans-le-monde.html
Bayram Balcı et Jean-Paul Burdy, « L’affaire Khashoggi. Quelles implications régionales et internationales pour la Turquie ? », Etudes Revue de culture contemporaine, février 2019, pp.7-18. https://www.cairn.info/revue-etudes-2019-2-page-7.html
L’assassinat à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi révèle la forte tension entre la Turquie et l’Arabie saoudite. Ce sont deux conceptions de l’islam sunnite qui s’affrontent. C’est aussi une question de leadership sur le monde musulman. Ce n’est pas sans lien avec la question iranienne, ni avec la position des États-Unis qui hébergent le prédicateur Fethullah Gülen, ennemi numéro un du président turc.
Camille Diane de Félice, "L’Enseignement du 15-Juillet dans les écoles turques : rupture ou continuité dans le processus de fabrique du citoyen républicain ?", Cahier des IFRE 5, janvier 2018.
Ce cinquième numéro porte sur l’exercice de la citoyenneté dans un espace public en mutation et illustre bien la qualité et l’intérêt d’analyses réalisées au plus près des acteurs du monde contemporain.
Aujourd’hui comme au XIXème siècle, la citoyenneté s’exprime d’abord dans l’espace physique, celui des villes prioritairement, mais en prenant des formes plus variées. Les mouvements sociaux, contestataires ou révolutionnaires du XXIème siècle défilent dans les rues mais occupent également des places symboliques. Nuit debout à Paris, mouvement des parapluies à Hong Kong, Occupy Wall Street à New York, mouvement de la place Taksim à Istanbul…. Et l’objectif n’est plus seulement de protester par sa présence visible dans l’espace public : les citoyens y échangent des idées, parlent, dans un espace public (re) devenu agora.
Ces échanges se poursuivent, souvent en direct, sur un autre espace public émergent et facilement accessible : Internet. Forums de discussion en ligne ou réseaux sociaux : les citoyens parlent au monde et le prennent à témoin. Leurs messages passent les frontières. Est-ce l’apparition d’un espace public mondialisé et ouvert, où s’exprimerait une opinion publique mondiale, et pour lequel une gouvernance démocratique commune serait à bâtir ? Ou bien au contraire un moyen pour les gouvernants de contrôler davantage leurs populations, voire de piéger les opposants, le nouvel espace public devenant un risque pour l’exercice de la citoyenneté ?
Les articles sélectionnés dans ce Cahier abordent trois aspects principaux de la question en les illustrant par trois projets menés sur le terrain (étude de manuels scolaires, réalisation d’un guide et d’un documentaire, enquête ethnographique). Une première partie s’intéresse à l’adaptation de la citoyenneté à l’évolution de l’espace public : expression en ligne, médiatisation, recours aux experts internationaux pour légitimer le message… et c’est au tour des gouvernements de s’adapter à ces nouvelles pratiques, quitte à se réinventer. Certains régimes autoritaires ont ainsi compris Internet comme un moyen de renforcer strictement la censure. Le choix de la France est au contraire celui de saisir l’opportunité pour développer et promouvoir une nouvelle forme de démocratie participative. Les espaces de la citoyenneté, ce sont aussi bien entendu les rues, les places, les jardins, qui forment les villes. L’accès à l’espace extérieur est d’ailleurs un droit fondamental, défendu par la France et protégé par la Déclaration universelle des droits de l’Homme : « toute personne a le droit de circuler librement ». Mais il n’est pas acquis pour tous. Bien au contraire, les discriminations liées au sexe, à l’âge, ou aux inégalités sociales, persistent, voire se durcissent. C’est le deuxième aspect traité dans ce Cahier, qui pousse les UMIFRE à s’interroger, dans une troisième partie, sur l’impact des politiques urbaines sur les sociétés des villes.
SOMMAIRE :
Edito #1
Laurence Auer (MEAE)
Edito #2
Sandrine Lefranc & François-Joseph Ruggiu (CNRS)
Introduction
Jean-Pierre Dozon
PRATIQUE DE LA CITOYENNETÉ DANS UN MONDE NOUVEAU
Internet et sociétés civiles en Asie du Sud-Est
Abigaël Pesses
La société civile contre le barrage du Zapotillo
Eric Mollard et Lorena Torres Bernardino
PROJETS MENÉS SUR LE TERRAIN
Enfance, espace public et citoyenneté dans la ville de Mexico
Tuline Gülgönen
L’Enseignement du 15-Juillet dans les écoles turques : rupture ou continuité dans le processus de fabrique du citoyen républicain ?
Camille de Félice
Ethnographier les marges urbaines. Respécifier une situation : la descente d’une « lejna » dans un quartier d’habitations informelles.
Soraya El Kahlaoui
L'ACCÈS DES FEMMES À L'ESPACE PUBLIC
La féminisation des espaces publics en Iran
Mina Sharouz
Perception et gestion des rôles et des dynamiques de genre dans les équipes d’intervention Opantish au Caire
Leslie PIQUEMAL
L'ÉVOLUTION DE L'ESPACE PUBLIC VUE DEPUIS L'URBANISME
Espaces publics et citoyenneté au Japon
Rémi Scoccimarro
La démunicipalisation de la gouvernance et de l’espace politique post-ottoman : le cas de Jérusalem
Falestin NAILI
La desigualdad invisible : el uso cotidiano de los espacios públicos en la Lima del siglo XXI
Pablo Vega Centeno
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Bayram Balcı, « Asie centrale : écartelés entre les puissances », Alternatives économiques, janvier 2019. https://www.alternatives-economiques.fr/asie-centrale-ecarteles-entre-puissances/00087622
Edited by Samim Akgönül and Ahmet Erdi Öztürk
Ayşegül Bozan, « Tayyip Erdoğan et les jeunes militants de l’AKP : Identification et coproduction d’une figure de leader », Confluences Méditerranée 2018/4 107 pp. 29-42. https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2018-4-page-29.htm
Cet article approche la question de l’autoritarisme politique par le biais d’une analyse qualitative des représentations politiques des jeunes militants de l’AKP concernant leur leader Tayyip Erdoğan. Il examine particulièrement trois questions : comment les jeunes militants s’identifient-ils au leader politique ? Comment ce dernier cadre-t-il et modifie-t-il les opinions et représentations ? Et enfin, comment les militants contribuent-ils à la consolidation du pouvoir du leader en cadrant et faisant circuler continuellement son image ?
Bayram Balcı et Sylvie Taussig, « Grandeur et déclin d’une alliance entre deux structures politico-religieuses, le mouvement de Fethullah Gülen et le parti AKP de Recep Tayyip Erdoğan en Turquie », Critica Masonica 12, décembre 2018
Les temps de paix et d’harmonie sont bien rares entre hommes et sociétés, entre religions et cultures, entre ordre spirituel et ordre politique. La relation conflictuelle et ambiguë entre religion et politique semble inhérente entre autres à l’islam tant elle est ancrée dans son histoire depuis les origines, depuis la disparition de Mahomet, considéré comme le Prophète de l’islam et celui par qui la Révélation a été faite. Nombreux ont été ceux qui, parmi les successeurs du prophète et les califes, sont morts assassinés. Tous les empires musulmans qui se sont succédé dans l’histoire – omeyyades, abbassides, fatimides, safawides, timourides, moghols etc. – ont connu une cohabitation difficile voire sanglante entre le temporel et le spirituel. Dans l’empire ottoman, le dernier des grands empires musulmans, le pouvoir politique a toujours réussi à subjuguer la religion, tout en l’instrumentalisant pour lui conférer un rôle central. Cette suprématie de l’État sur le religieux a, par la suite et dans une certaine mesure, facilité la tâche à Mustafa Kemal Atatürk quand, dès la fondation de la république, ce dernier a imposé le système laïque. Il ne s’agissait cependant pas d’une laïcité entendue comme séparation des pouvoirs et neutralité de l’État ; l’islam, religion officielle était organisée (et le reste) dans le cadre d’un ministère du Culte, et le culte est administré par des fonctionnaires. Cette conception autoritaire de l’État et la mise sous tutelle de la religion ont donné lieu à des dérives d’autant qu’elles impliquaient que l’État définît et cantonnât le religieux...