Publications récentes

Résumé Brian Chauvel

L’enchevêtrement des toponymes à Istanbul rappelle que la fabrique du quartier commence par sa désignation. C’est en effet à partir d’un hiatus, entre « mahalle » et « semt », que la notion de quartier peut être appréhendée : non pas comme une unité strictement délimitée, mais comme un espace interstitiel. « Balat », un semt devenu mahalle entre deux projets de « réhabilitation » et de « renouvellement » urbain, est ainsi l’objet de multiples représentations : la dimension administrative circonscrite par le mahalle est en décalage avec d’autres dimensions de l’espace signifiées par le semt. Les usages de ce toponyme dans la presse écrite, les séries télé, ou les guides touristiques font alors apparaitre différentes dimensions dont on peut questionner l’efficacité symbolique en observant la transformation de ce « quartier ».

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Résumé Roman Stadnicki

Réappropriation du quartier et repositionnement des acteurs urbains dans l’Égypte d’après 2011 Parmi ses nombreuses conséquences au plan de la vie sociale et politique, la révolution égyptienne semble avoir renforcé le poids du quartier dans l’imaginaire collectif et l’action urbaine. Sous Moubarak, le quartier, bien que structurant fortement l’urbanisation (laquelle est, en Égypte, informelle à plus de 60 %), pouvait être considéré comme un impensé des politiques urbaines : administration locale gérée par l’État central, découpage des gouvernorats en districts et arrondissement non calqués sur la réalité de l’occupation de l’espace, design de nouveaux « quartiers » en périphérie des villes par des promoteurs privés, etc. Or, la révolution du 25 janvier 2011 a provoqué l’émergence soudaine du quartier sur la scène urbaine

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