• AJAMES no 27-1

    Işık Tamdoğan, "Qadi, governor and Grand Vizier: Sharing of Legal Authority in 18th Century Ottoman Society" in Annals of Japan Association for Middle East Studies 27-1, 2011, Tokyo, J.A.M.E.S.

     

  • Anatolia Moderna - Yeni Anadolu (1991-2001)

    Anatolia Moderna est éditée en collaboration avec la Librairie d’Amérique et d’Orient, Adrien Maisonneuve, Jean Maisonneuve successeur.

    Revue d’histoire ottomane qui n’exclut pas les contributions sur la Turquie contemporaine, elle a été publiée annuellement entre 1991 et 2001. Chaque numéro de la revue comprend, outre une section articles, un dossier sur un sujet, une section programmes où sont publiés les résultats des recherches menées par l’IFEA, ainsi qu’une rubrique intitulée Introuvables avec la reproduction parfois completée ou annotée d’anciens articles toujours recherchés mais difficiles à trouver.

  • BERLIN - Journée d’études Work, Labor and Local Belonging in Early Modern Global Contexts - 14-15/06/2013

    Journée d'études organisée par Yavuz Aykan et Işık Tamdoğan (IFEA)
    vendredi 14 et samedi 15 juin 2013, à l'Université de Humboldt, Georgenstraße 23 10117 Berlin 6e étage 

    Interventions en anglais

  • Çalıştay Osmanlı Toplumunda Adalet. Kurumlar, Aktörler ve Uygulamalar (16.-20. Yüzyıllar) : 6-7/01/2012 (güncel değil)

    Workshop 6-7 Ocak 2012 
    Fransız Anadolu araştırmaları Enstitüsü - Istanbul 

    Düzenleyenler:Yavuz Aykan (Ehess - Munich Univ. Doktora öğrencisi), Juliette Dumas (Ehess – IFEA Doktora öğrencisi) ve Işık Tamdoğan (CNRS – IFEA Araştırmacısı) 

    Justice in Ottoman society was made through a complex configuration, sustained by the interaction of different sources of legal references (Sharia, Kanun and custom) as well as different institutions or actors, giving rise to a multiplicity of different practices. If the plurality of legal references in the operative field of justice (i.e. in the Ottoman qadi courts) has long occupied the attention of researchers, the study of the multiplicity of actors and institutions operating in the field of justice has remained rather on the margins of the interest of legal historians.

    This workshop has been organized as a part of an ongoing seminar on the plurality of legal institutions and procedures in the Ottoman Society that has been held under the direction of Işık Tamdoğan at the Institut Français d’Etudes Anatoliennes in Istanbul since October 2011, under the title “La justice dans la société ottomane : institutions, acteurs et pratiques”. 

    The aim of the workshop is to contribute to a better understanding of the interaction of these various institutions and actors in the process of conflict resolution between individuals or in the larger context of making justice in general, as well as during/in the punishment process. It should also be underlined that in Ottoman society disputes and conflicts among individuals or groups could be resolved without resorting to any of the abovementioned institutions. This is particularly apparent on occasions when the society seeks to make justice of its own. Such judicial practices as amicable settlements or even direct revenge that were taking place outside of these legal institutions will be given a considerable place in our discussion in this workshop. Whether punitive or reconciliatory (as is the case in sulh) it is again the interaction between these different spheres of justice, (“informal” or more “official”) that will constitute the heart of our discussion. 
    These institutions and practices, which interacted in a complex and subtle manner are far from being uniform in space and time, throughout the Empire. It is for this reason that in this workshop we aim to approach their respective developments as well as their transformations over time (15th-19th centuries) and space (from Balkans to Arab provinces).

    In order to approach this complex field of Ottoman justice, we propose to work around certain issues: :

    1. The strategies of individuals: 

    • Did individuals have any leeway in choosing the institution by which they could settle their disputes? ?
    • According to which criteria (personal status or the nature of the conflict) people selected these institutions (Qadi court or the imperial divan)?

    2. The interaction of different institutions:

    • When a legal process was underway, how did these different institutions could intervene and take a role in this process?
    • What kind of a division of labor took place between the various bodies and institutions - such as the qadi and the provincial governor?
    • The interaction between the legal courts and governors’ divan or Imperial divan will be of particular interest for our workshop but also a particular attention will be paid to the legal opinions (fatwas) of the provincial muftis during the juridical debates.
    • Is it possible to argue that there existed a clearly defined hierarchy between these different institutions or were they operating in their own ways depending on the nature of the conflict in question, the status of the individuals in conflict or random choice of the plaintiffs? ?

    3. 3. Legal practices outside the institutions:

    • How were the conflicts resolved outside of these institutions?
    • What kind of legitimacy had these “practices” vis-à-vis the legal and executive institutions (such as the qadi and governors)?
  • Call for Papers - Not All Quiet on the Ottoman Fronts: Neglected Perspectives on a Global War (1914-18)

     

    ottomanlogo

    International Conference, Istanbul, 9 - 12 April 2014

    www.ottomanfronts1914-1918.org

    Call for Papers

    Deadline: July 15th, 2013

    The History Foundation (Tarih Vakfı) and Orient-Institut Istanbul with the support of Boğaziçi University, Institut Français d'Études Anatoliennes (IFEA), İstanbul Bilgi University, Sabancı University, and İstanbul Şehir University will host an international multidisciplinary conference on World War I at İstanbul Bilgi University between 9 and 12 April 2014.

  • Colloque "Not All Quiet on the Ottoman Fronts: Neglected Perspectives on a Global War (1914-18)" 9-12/04/14

    International Conference
    "Not All Quiet on the Ottoman Fronts: Neglected Perspectives on a Global War (1914-18)"
    9-12 avril 2014
    at İstanbul Bilgi University

    http://www.ottomanfronts1914-1918.org/

    7 avril 2014
    à l'Institut Français d'Istanbul

     

     

     

     

     

    Organisation

    tarih vakfi orient

    Partenaires

    partenaires logos

    Présentation et appel à contribution

  • Deuxièmes Rencontres d’historiens : Les usages publics du passé : 23/02/2013

    IFEA & Tarih Vakfı

    Rencontres d’historiens : Les enjeux de l’histoire en France et en Turquie 2

    Les usages publics du passé

    samedi 23 février 2013
    Salle de conférence des EditionsBağlam
    Adresse : Meşrutiyet caddesi Avrupa Pasajı
    no 8/25  Galatasaray, İstanbul

    Il s’agit de la deuxième Journée de rencontre et de débat, entre historiens de France et de Turquie sur "Les enjeux de l'histoire en France et en Turquie", organisé par l’IFEA en collaboration avec la Fondation de l’Histoire (Tarih Vakfi). Le but de ces journées annuelles est de réunir des historiens des deux pays et de trouver l'occasion d'échanger nos expériences et questions sur ce qui en est de la posture de "l'Historien dans la société" aujourd'hui. Cette deuxième Journée sera ouverte aux historiens-universitaires mais s’adresse également aux étudiants concernés par ce domaine.

    La rencontre de cette année sera structurée autour de la question « des usages publics du passé ». La session du matin sera consacrée aux exposés sur « les usages publics du passé » en France et en Turquie. La session de l’après midi portera sur « la perception du temps et de l’historicité » dans les deux pays. Pour chaque session deux historiens ou philosophes interviendront l'un sur l'état du débat en question en France et l'autre sur celui en Turquie respectivement.

    Les conférences - Le débat

  • Domaine judiciaire ottoman

    Présentation de l'axe | Activités

    L’objectif de cet axe de recherche est de contribuer à une meilleure compréhension de l’interaction des différentes institutions et acteurs ottomanslors des processus de réconciliation entre individus ou bien au cours de l’établissement de la justice en général. À travers l’intervention d’historiens travaillant sur différents aspects du fonctionnement de la justice au sein de la société ottomane, nous souhaitons avoir de nouveaux éclairages sur le déroulement des pratiquesrelatives aux procéduresjuridiques, punitives ou bien réconciliatrices. L’interaction entre les tribunaux des cadis et les divans des gouverneurs ou bien du divan impérial nous intéressera particulièrement à cet égard mais aussi la place faite aux opinions des juristes (tels les muftis), tout au long des processus de la réconciliation. Les pratiques judiciairesqui étaient opératoires hors des institutions feront également partie de notre discussion. Qu’il s’agisse des pratiques punitives (kan davası) ou bien réconciliatrices (telle la pratique du sulh), c’est encore une fois l’interaction entre ces différentes sphères de justice, qu’elles soient « informelles » ou bien plus institutionnalisées qui retiendra notre attention.

    Activités :

    Séminaire mensuel

    Tout au long de cette année 2011-2012 se tient un séminaire mensuel, intitulé « L'Appartenance locale et sa légitimation par le droit à l'époque ottomane ».

    L’objectif de ce séminaire est double :

    • favoriser la constitution d’un groupe de travail sur la thématique développée ci-dessus
    • amorcer une réflexion multiple sur le sujet en incitant grâce aux interventions de différents conférenciers qui présentent les résultats de leur recherche.

    Un colloque, le premier d’une série annuelle réunissant les historiens ottomanistes, est prévu pour fin 2011 et a pour objet d’établir l’état de l’art dans ce domaine.

    Publications

    Les séminaires enregistrés sont disponibles sur le site de l’IFÉA.

  • HISTOIRE - l'Équipe


    Responsables

    Işık TAMDOGAN est responsable de la section Histoire depuis septembre 2010.

    Thématiques de recherche :
    • l'appartenance locale et ses droits dans les villes ottomanes du XVIIIème siècle
    • la violence et résolution des conflits à travers le compromis (sulh)
    • l’analyse de la société ottomane à travers les réseaux relationnels
    • fonctionnement des instances judiciaires dans la société ottomane

    Juliette DUMAS doctorante MAE : Histoire ottomane. Les princesses ottomanes, Histoire des femmes et du genre. Histoire politique.

     

    Doctorants

    Nicolas ELIAS (Tübitak) : ethno-musicologie.

    Anaïs LAMESA (Tübitak) : économie de la construction, techniques rupestres, histoire de l'art et archéologie byzantins.

    Loubna LAMRHARI (allocataire de recherche du ministère de la Défense) : histoire contemporaine (XIXe-XXe) ; histoire sociale de l'armée ottomane et turque (fin de l'Empire ottoman et première période républicaine) ; histoire sociale de l'armée française (IIIe République) ; histoire et mémoire ; muséologie militaire.

    Dilek SARMIŞ (MAEE) : Philosophie et psychanalyse dans la Turquie moderne Thèmes de recherche : Histoire de l’empire ottoman, Turquie républicaine, histoire de la philosophie, réception des idées philosophiques, disciplinarisation et institutionnalisation de la philosophie.

    Chercheurs associés

    Nora ŞENI directeur de l'IFEA : Histoire contemporaine (XIXe-XXe siècles). Philanthropie, mécénat, équipements et politiques culturelles ; villes, acteurs, usages ; femmes et minorités religieuses dans la ville ottomane, relations entre Europe et Empire ottoman/Turquie républicaine, Juifs de Turquie et de l’Empire ottoman.

    Fabio Alberto AMBROSIO : Histoire ottomane. Histoire des religions, mystique ; confréries ; communauté latine.

    Musa ÇİMEN : Histoire ottomane (XVIIIe-XIXe siècles). Histoire des sciences ; médecine.

    Pınar DOST NIYEGO : Histoire de la Turquie républicaine. Seconde guerre mondiale, politique extérieure.

    Anastasia FALIEROU : Histoire ottomane (XIXe-XXe siècles). Vêtement, femmes et minorités religieuses dans la ville ottomane.

    Sinan KUNERALP : Histoire ottomane (XIXe-XXe siècles). Diplomatie, politique extérieure.

    Noémi LEVY : Histoire ottomane (XIXe-XXe siècles). Ordre public ; forces de l'ordre et violence dans les villes ottomanes.

    Laurent MALLET : Histoire contemporaine. Minorités et nationalisme ; Juifs de Turquie et de l’Empire ottoman.

    Rinaldo MARMARA : Histoire ottomane. Communauté latine, congrégations catholiques, relations entre le Vatican et l'Empire ottoman, guerres de l'Empire ottoman (XIXe-XXe siècles) .

    Lisa MONTMAYEUR DEHEURLES : migrations, culture, mémoire dans les Balkans ; échange de population de 1923-1924 ; minorités et nationalisme ; rapprochement gréco-turc.

    Nikos SIGALAS : Histoire ottomane et balkanique (XVIIIe-XXe siècles) ; construction de la notion d'Etat ; violence sur les populations dans les Balkans ; minorités et nationalisme ; rapprochement gréco-turc.

    Alexandre TOUMARKINE Histoire contemporaine (XIXe-XXe siècles). Migrations ; mer Noire ; Ordre public et violence ; histoire sociale des guerres ; naissance de la psychiatrie dans l'Empire ottoman ; mouvement ouvrier ; rapprochement gréco-turc.

     

    Possibilités d'accueil

    L’IFEA accorde 2 types de bourses : bourses d'aide à la mobilité et bourses de courte durée

    • BAM : la campagne 2011-2012 est close
    • BCD : la campagne 2011 est close
    L'IFEA accueille également des étudiants bénéficiant de bourses TÜBİTAK
    Effectuer un stage de courte durée (n'excédant pas 2 mois) est également possible, et ce tout au long de l'année. Les stages ne sont pas rémunérés.
    Les candidats sont invités à adresser leur curriculum vitae accompagné d'une lettre de motivation précisant le cadre dans lequel s'inscrit ce projet de stage ainsi que les dates envisagées.L'adresse de contact est ifea.istanbul(at)gmail.com
  • I. Tamdoğan - "La fille du meunier et l’épouse du gouverneur d’Adana" REMMM 127-1

    Işık Tamdoğan, "La fille du meunier et l’épouse du gouverneur d’Adana" in Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 127-1, 2010, Marseille, Publications de l'Université de Provence

     

  • I. Tamdoğan V. Kechriotis “Şimdinin Tarihini Kim Yazar?” dosyası Toplumsal Tarih 246

    Toplumsal Tarih dergisi Haziran 2014 sayısında “Şimdiki Zamanın Tarihini Kim Yazar?” dosyasını kapağa taşıyor.
    Toplumsal Tarih’in Haziran sayısında, Işık Tamdoğan ve Vangelis Kechriotis editörlüğünde derlenen “Şimdinin Tarihini Kim Yazar?” dosyasında Işık Tamdoğan, Esra Ekşi, Andonis Liakos ve Leyla Neyzi “Devam eden toplumsal hareketlilikler içinden tarih yazılır mı?” sorusunu tartışmaya açıyorlar.

    • Işık Tamdoğan, Fransa’da şimdiki zamanın tarihçiliğinin 20. Yüzyılın ikinci yarısında nasıl ortaya çıktığını, hangi tartışmaların yapıldığını anlatıyor, ‘şimdinin tarihi’ kavramının teorik çerçevesini çiziyor.
    • Esra Ekşi, Gezi Parkı eylemleri sonrasında gerçekleşen “Şimdinin Tarihi ve Tarih Yazımı Açısından Gezi Süreci” adlı atölye çalışmasından izlenimlerini ve eylemler sırasında ortaya çıkan malzemenin saklanması ve tasnif edilmesi için yapılan sivil arşiv çalışmalarıyla ilgili izlenimlerini paylaşıyor.
    • Andonis Liakos, son yıllarda Atina’daki sokak hareketlerinin duvarlarda bıraktığı yazılamalara bakarak toplumsal hareketlilik sırasında tarihle kurulan ikircikli ilişkiyi değerlendiriyor.
    • Leyla Neyzi, Diyarbakırlı ve Muğlalı gençlerle yaptıkları sözlü tarih çalışmasını anlatıyor ve Gezi Parkı eylemlerinin farklı kuşaklardan insanların hafızalarında nasıl yer ettiğini konu ediyor.
  • Işık TAMDOĞAN

    Responsable du pôle Études ottomanes jusqu'en 2014

    Chargée de recherche 1 (CNRS), affectée par le CNRS à l’IFEA depuis le 1er septembre 2010
    affectée au
    CETOBACde 2002 à 2010

    Işık Tamdoğan est historienne de l’empire ottoman. Après des études d’histoire à l’Université de Boğaziçi (Istanbul), elle a soutenu une thèse de doctorat à l’EHESS sur Les modalités de l'urbanité dans une ville ottomane, les habitants d'Adana au XVIIIème siècle d'après les registres des cadi, thèse dirigée par G. Veinstein. Pensionnaire scientifique à l’Institut Français d’études Anatoliennes à Istanbul et enseignante au département d’histoire à l’Université de Boğaziçi durant la période 1999-2002, elle entre au CNRS comme chargée de recherche en 2002. Elle a régulièrement enseigné à l’INALCO et à l’EHESS et elle est également est membre du comité de rédaction de Tarih ve Toplum Yeni Yaklaşımlar.

  • Işık Tamdoğan - La réconciliation devant et en dehors du tribunal du cadi : le cas des accords à l’amiable (sulh) : 02/11/10

    Séminaire "La justice dans la société ottomane : institutions, acteurs, pratiques"
    Mardi 2 novembre 2010 à 17h30 à l’IFEA

    Işık Tamdoğan (chercheur CNRS)
    "La réconciliation devant et en dehors du tribunal du cadi : le cas des accords à l’amiable (sulh)"
    Intervention en turc

  • Işık Tamdoğan - XVIII. yüzyılda Osmanlı toplumunda yerel aidiyetin sınırları: 22/11/2011

    YENİ Seminer:  "Osmanlı toplumunda yerel aidiyetin sınırları" 

    Işık Tamdoğan (IFEA - CNRS) 
    22 Kasım Salı 2011, saat 18:00’de, l'IFEA’da,  
    "Seminere giriş: 18.yy Istanbul'unda yerel aidiyet"
     Sunum dili Türkçe’dır. 

  • Journée "Les liens de l’appartenance : les personnes et les choses Istanbul" 13-14/12/14

    Journée d'études “Appartenance locale"
    Les liens de l’appartenance : les personnes et les choses Istanbul
    13 et 14 décembre 2014

    Notre rencontre voudrait être le lieu d’une interrogation sur la qualité et le poids des choses dans la construction des droits de l’appartenance. En effet, l’hypothèse est que les choses, loin d’être inertes ou neutres, ont des effets dans la création des liens sociaux par lesquels se revendiquent ou s’affirment les droits d’appartenance. Aux biens a été traditionnellement attribuée, par les sciences sociales, une place centrale dans le processus d’acquisition de ces droits. La propriété immobilière notamment s’est avérée sous cet angle être un puissant vecteur de ce processus Expression d’une volonté individuelle ou familiale de résider et d’investir dans une localité, les propriétés sont aussi des pièces essentielles dans des politiques de prestige qui pourraient caractériser des parcours d’intégration.

    De plus, et peut-être principalement, la propriété est la base des prélèvements fiscaux qui sont souvent la première preuve de l’appartenance à une communauté. Enfin, c’est à travers l’acquisition de propriétés que peuvent se nouer ces relations de confiance qui introduisent au milieu des “locaux”. Ces différents exemples soulignent le lien entre l’appropriation des choses et les possibilités de créer des liens d'appartenance.

    Pour interroger le poids des choses dans la construction de ces liens, trois axes principaux peuvent être considérés.

  • Journée d'études La justice dans la société ottomane Institutions acteurs et pratiques : 6-7/01/2012

    Journée d'études 6-7 janvier 2012
    Institut Français d'études Anatoliennes - Istanbul

    Organisée par : Yavuz Aykan (doctorant Ehess - Université de Munich), Juliette Dumas (doctorante Ehess – IFEA) et Işık Tamdoğan (chercheur CNRS – IFEA)

  • Karşılaş(tır)malar: Fransa ve Türkiye’de Tarihçinin Gündemi : 28/02/2012

    IFEA & Tarih Vakfı

    KARŞILAŞ(TIR)MALAR: Fransa ve Türkiye’de Tarihçinin Gündemi

    Salı 28 Şubat 2012 

    AYNALIGEÇİT ETKİNLİK MERKEZİ Meşrutiyet Caddesi Avrupa Pasajı No:8 Kat:2 Galatasaray / Beyoğlu / İstanbul

    Fransa ve Türkiye’den tarihçileri buluşturarak her iki ülke tarihçileri arasındaki diyalogu geliştirmek amacıyla IFEA ve Tarih VAKFI işbirliği ile düzenlenen bu panel dizisi, tarihçinin ve tarihin toplum içindeki yeri, tarihçinin karşılaştığı sorunlar, içinde yetiştiği ya da çalıştığı kurumlar ve tarihin toplumda kullanımı ve dolaşımı üzerine bir tartışma platformu oluşturabilmek ve karşılıklı olarak bu konuda fikir, görüş ve deneyim aktarımını sağlamak olacaktır.

    Profesyonel tarihçilere ve tarih öğretmenlerine olduğu kadar, üniversite öğrencilerine de hitap etmesi ve tarihin ve tarihçiliğin toplumdaki yerini sorgulayan geniş bir kitleye açık olması amaçlanan bu dizi, iki ülke tarihçileri arasındaki diyalogu ve bilgi alışverişini, uzun zamandır mevcut olan çerçeveden daha geniş bir kitleye götürebilmeyi amaçlanmaktadır.

  • L’Appartenance locale et sa légitimation à l’époque ottomane

    Organisateur : Işık Tamdoğan
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    La question de « l’appartenance locale et ses droits » est encore trop peu étudiée en ce qui concerne les villes ottomanes. Il n’est souvent pas aisé de comprendre les limites administratives qui délimitaient l’appartenance à la ville, ni de savoir à partir de quel moment les individus étaient considérés comme des résidents permanents par les instances administratives. Alors que les règlements administratifs semblent établir une ligne de partage très claire sur les droits (de résidence et de travail) et obligations (fiscales par exemple) des résidents permanents d’une part et des « gens de passage » de l’autre, les études sur les sources montrent bien souvent que les villes ottomanes vivaient par la grande mobilité de ses habitants, brouillant la distinction entre habitants permanents et « étrangers » ou gens de passage.
  • La justice dans la société ottomane

    Institutions, acteurs et pratiques

    Organisatrices : Işık TAMDOĞAN et Juliette DUMAS

    La justice dans la société ottomane était pratiquée au sein d’une configuration complexe, faite de l’interaction de différentes institutions, références judiciaires (chéria, kanun, coutumes) ou acteurs et donnait lieu à une multiplicité de pratiques différentes. Les personnes qui étaient en désaccord, voire impliquées dans un conflit, disposaient de plusieurs voies alternatives pour résoudre leur différend. A l’échelle de l’Empire il y avait les tribunaux des cadis auxquels les sujets (musulmans ou non) pouvaient s’adresser mais ceux-ci ne représentaient pas la seule institution ou instance distribuant les droits ou sanctions parmi les sujets. Il y avait par ailleurs le divan impérial ou bien les autorités des différentes communautés religieuses ou professionnelles, auquel les personnes pouvaient faire appel en cas de conflit. Et le pouvoir judiciaire ou exécutif des uns (tel les cadis) pouvait être corrigé, complété ou bien contre balancé par celui des autres (tel les vali, le şeyhülislam ou les muftis).

  • Le quartier : le retour ou la fin ? La fabrique du quartier à l'épreuve des transformations et des politiques urbaines 2-3/05/2013

    ATELIER REGIONAL SUR LES MUTATIONS URBAINES

    Panel 1 || Panel 2 || Panel 3 || Panel 4 || Panel 5 || Conclusion

    ifealogopetit ifri cetobac

    2, 3 mai 2013 / Istanbul

    Journées d'études organisées par l'Institut Français de recherche en Iran (IFRI), l'Institut Français d'Etudes Anatoliennes (IFEA) et le Centre d'Etudes Turques Ottomanes Balkaniques et Centrasiatiques (CETOBAC).

    "Quartiers : le retour ou la fin ?

    La fabrique du quartier à l’épreuve des transformations et des politiques urbaines"

    Les quartiers d’Istanbul et de Téhéran en miroir avec les capitales et villes de la région

    Alors qu’à Téhéran la référence au quartier et l’usage du terme se répand et devient une préoccupation visible et affirmée des politiques publiques, à Istanbul, il apparaît dans le vocabulaire et l’imaginaire urbain mais sans pour autant représenter un cadre d’action pertinent pour les édiles politiques qui menacent même de le supprimer. Cet atelier reviendra sur les usages et le sens du quartier comme cadre de pensée et d’action, comme référence symbolique et matérielle mais aussi comme lieu de mémoire dans un contexte général de transformations urbaines.

    La tendance à opposer le quartier, comme une réalité pleine et proche, à une ville, jugée trop vaste et mal connue est aujourd’hui remise en cause. Le quartier, lui-même, ne se donne jamais tout entier. Il comporte autant de trous, de zones indécises que la ville. Dans un contexte de métropolisation, le quartier peut aussi devenir synonyme de résistance, s’apparenter au village et devenir un « état d’esprit » véhiculé dans les séries télévisées (Louis Wirth).

    Les projets de rénovation urbaine en cours dans les deux villes conduisent à une disparition rapide du tissu social, du patrimoine et des identités locales qui se sont construites au fil du temps. Un phénomène qui semble bien contradictoire, à Téhéran, avec la volonté de la Municipalité de renforcer la gestion urbaine de proximité. À Istanbul, ce phénomène s’accompagne d’une muséification et d’un projet d’ingénierie sociale s’appuyant sur la création de quartiers ottomans.

    La notion de quartier se joue donc à la croisée de constructions socio-spatiales, politiques et temporelles mais aussi de représentations mentales et d’une diversité d’usages. Entre instabilité dimensionnelle et incertitude existentielle (Piolle), il s’agira d’essayer d’appréhender le quartier comme une « médiation socio-spatiale » entre l’inconnu et le connu, le dedans et le dehors, l’intérieur et l’extérieur, l’accord et le désaccord, entre soi et l’autre (Di Méo). Le quartier sera donc considéré comme l’échelle d’observation la plus efficace pour analyser la spatialisation des substances sociales (Michel Lussault).

    Ce colloque se veut transdisciplinaire mais aussi trans-période. Etant donné que « la ville se fait sur la ville », autrement dit que la longue durée est indispensable à la sédimentation des populations et des gouvernances sur le tissu urbain, il s’agira de prendre en considération les quartiers anciens et leur recomposition mais aussi la création de nouveaux quartiers en marge de la ville. Ces phénomènes sont une réalité connue de la totalité des villes qui seront abordées dans cet atelier, à savoir en premier lieu Istanbul et Téhéran mais aussi Alexandrie, le Caire, Athènes et Beyrouth.

    Nous donnerons « quartier libre » pour sortir le quartier de son isolement - spatial, temporel, politique et épistémologique.

    Les responsables scientifiques : Cilia Martin (CETOBAC/IFEA) et Mina Saïdi (IFRI)
    Comité scientifique : Jean-François Pérouse, Nathalie Clayer, Mina Saïdi et Cilia Martin

    Avec le soutien du laboratoire Mosaïques de l'Université Paris-Ouest, la Défense et de l'Institut Français

    logo mosaique home logo-if

     

  • N. Lévy - I. Tamdoğan - Mahallenin dünü ve bugünü 19/01/11

    Seminer: "Bellek ve kentsel hareketlilik" 
    19 Ocak Çarşamba, saat 18:00’da
     Işık Tamdoğan(CNRS/IFEA) ve  Noémi Lévy (Boğaziçi Üniversitesi) 
    "Mahallenin dünü ve bugünü” 
    Sunum dili Fransızca’dır.

  • N. Lévy - I. Tamdoğan - Réflexion sur le mahalle d'hier et d'aujourd'hui : 19/01/11

    Séminaire "Mémoires et mobilités urbaines"
    Mercredi 19 janvier 2010 à 18h00 à l’IFEA
    Işık Tamdoğan
    (CNRS/IFEA) et Noémi Lévy (Boğaziçi Üniversitesi).
    "Réflexion sur le mahalle d'hier et d'aujourd'hui"
    Interventions en turc

  • Neighborhoods: the return or the end? The building of the neighborhood challenged by changes and urban policies 2-3/05/2013

    REGIONAL WORKSHOP ON URBAN MUTATIONS

    Panel 1 || Panel 2 || Panel 3 || Panel 4 || Panel 5 || Conclusion

    ifealogo-couleur ifri cetobac

    Neighborhoods: the return or the end

    The building of the neighborhood challenged by changes and urban policies


    Istanbul and Tehran neighborhoods compared to the capitals and cities of the region

    2013 May 2, 3 / Istanbul

    While in Tehran the reference to the neighborhood and the use of the term is spreading and becoming a visible and assertive concern of the public policies, it appears in Istanbul in the vocabulary and urban imaginary but without actually representing a relevant framework for the city councillors who even threat to eradicate it. This workshop will review the purpose and the meaning of the neighborhood as a framework of thinking and action, as a substantive and symbolic reference but also as a place of memory in the broader context of urban transformations.

    The tendency to oppose the neighborhood, as a full and close reality, to the town, considered too large and poorly understood, is today called into question. The neighborhood never gives itself as a whole. It has as many gaps and undefined areas as the city. In a framework of metropolisation, the neighborhood can also become synonymous of strength, relate to the village and become a "state of mind" conveyed in the television series (Louis Wirth).

    The urban renovation projects ongoing in both cities, lead to a fast disappearance of the social fabric, heritage and local identities that were built over the years, a phenomenon that seems contradictory in Tehran, with the will of the local community to strengthen the local urban management. In Istanbul, this phenomenon is accompanied by a museification and a social engineering agenda, through the creation of Ottomans neighborhoods.

    The notion of neighborhood is therefore unfolding at the crossroad of socio-spatial constructions, political and chronological, as well as mental representations and a range of diversified uses. Between dimensional instability and existential uncertainty (Piolle), there will be an attempt to understand the neighborhood as a "socio-spatial mediation" between the unknown and the known, the inside and the outside, the agreement and disagreement between self and other (Di Meo). The neighborhood will therefore be considered as the most effective scale of observation to analyze the spatial distribution of social substances (Michel Lussault).

    This symposium involves a transdisciplinary as well as transperiodical character. Since "the city builds itself on the city", that is to say that a long term duration is essential to the settlement of populations and the governances on urban fabric, we will have to consider the old neighborhoods and their reconstruction as well as the creation of new neighborhoods beyond the build-up area of the city. These phenomena are a known reality for all the cities that will be discussed in this workshop, first of all Istanbul and Tehran but also Alexandria, Cairo, Athens and Beirut. We’ll give "free time" to take out the neighborhood of its isolation –on a spatial, temporal, political and epistemological scale.

    With the support of laboratoire Mosaïques Paris-Ouest University and Institut Français

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  • Osmanlı Toplumunda yerel aidiyetin sınırları

    Düzenleyen : Işık Tamdoğan
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    “Yerel aidiyet ve bununun hukuksal olarak nasıl meşrulaştırıldığı” osmanlı çalışmalarında henüz üzerinde az durulmuş bir konudur. Kentlere aidiyetin resmi sınırlarını çizen kuralların idarî olarak neye tekabül ettiğini anlamak ya da bireylerin hangi andan itibaren ve hangi kriterlere göre bir kentin resmî sakini olarak kabul edildiğini kavramak, çoğunlukla mümkün olmamaktadır.
  • Réinterroger le quartier, à partir d'Istanbul en proie aux transformations

    Réinterroger le quartier, à partir d'Istanbul en proie aux transformations

    Axe de recherche mené par Cilia Martin, Jean-François Pérouse et Mina Saïdi

     
    bandeau lequartier
     

    {tab=Argumentaire}

    On peut dire sans abus que L'IFEA a d'ores et déjà une tradition de recherche sur le quartier, son Observatoire Urbain d'Istanbul – fondé en 1989 – travaillant beaucoup à cette échelle. En somme, le parti pris adopté de facto pour l'approche de la métropole a été celui de l'entrée par le quartier, en rupture avec la vision orientaliste du quartier inhérente au prétendu modèle de la « ville orientale » (Raymond, 1995). Les muhtar comptent parmi les premiers interlocuteurs sollicités lors des excursions urbaines de l’OUI et  le président de l’association des maires de quartier d’Istanbul avait été l’un des premiers invités du séminaire-OUI de l’année 2000-2001. Comme si l'immensité métropolitaine difficilement abordable dans sa totalité ne pouvait être saisie qu'au travers de ces unités de vie, de perception, d'identification et de gestion que sont les quartiers.
    Le quartier a donc été et reste un prisme d'analyse, c'est aussi un catalyseur d'interdisciplinarité, dans la mesure où historiens, anthropologues, sociologues, géographes, architectes et urbanistes peuvent s'y retrouver, à l'instar du séminaire organisé en 2000 à l'IFEA par Işık Tamdoğan.

    Contexte

    Au début des années 2010, le contexte métropolitain – et l'ivresse de la référence à l'échelle globale qui s'est emparée des édiles -  semble défier le quartier comme unité de gestion administrative et politique. On assiste donc à une mise en cause du quartier, qui convoque à la fois les pratiques de mobilité des ménages (une étude récente a révélé que les Stambouliotes changeaient de logement en moyenne tous les deux ans et demi), la puissance des réseaux et des sociabilités réticulaires (plutôt que celles déployées dans la proximité physique) et surtout les politiques de transformation urbaine (kentsel dönüşüm) dont Istanbul est la proie. La perspective annoncée d'un renouvellement de la moitié du bâti de la métropole d'ici vingt ans donne la mesure des bouleversements engagés. Or cette politique prioritaire est conduite par le centre politique – Premier ministre, Conseil des ministres et ministère de l'Environnement et de l'Urbanisme – dans un mépris total des pouvoirs locaux au nombre desquels compte la mairie de quartier (muhtarlık) dont le responsable est élu au suffrage universel tous les cinq ans. Le régime dominant de transformation se déploie dans la négation du local. Cela semble même être une des conditions de son efficacité, la consultation étant jugée comme une perte de temps au regard des objectifs quantitatifs des promoteurs de cette politique. En 2008 une simplification radicale du maillage des quartiers administratifs avait déjà entraîné, surtout dans les arrondissements centraux, la suppression sans appel de nombreux quartiers administratifs, dont certains avaient pourtant une très longue histoire. Certains parlent même d'une suppression totale du quartier comme plus petit échelon d'administration locale, dans les grandes métropoles en tout cas.
    Dans ce contexte, le quartier comme unité de vie – voire comme communauté imaginée – connaît un réinvestissement que l'on peut qualifier de compensatoire. Ce qui se perd en pertinence politique et en cadre de vie quotidien, pour des populations qui travaillent loin de leurs lieux de résidence, paraît se reconvertir en communauté de sentiments rêvée. Le principal réinvestissement affectif à l'oeuvre à Istanbul est le fait des milieux conservateurs qui tendent à exalter le quartier comme unité sociale, humaine, base de la conservation des « vraies valeurs nationales » et de la résistance contre l'atomisation et la modernisation. Dans cette
    vision, le quartier est une unité équilibrée, protégée et stabilisée par  un ensemble de régulations « naturelles », avec ses jeunes et ses vieux, ses riches et ses pauvres, ses hommes et ses femmes, ses humains et ses animaux, ses savants et ses simples d'esprit, ses figures invariables de l'autorité et ses institutions repères (mosquée, école, épicerie... ). Le nombre de publications à caractère nostalgique, vantant les charmes perdus des quartiers ottomans d'antan (Bayramoğlu Alada, 2008), est d'ailleurs impressionnant, sans parler des séries télévisées ou des articles de presse (quotidiens ou magazines). Cette nostalgie du quartier est à la fois une reconstruction idéalisatrice du passé et l'expression d'un conservatisme politique et moral. Le projet conservateur du Parti de la Justice et du Développement (AKP) passe ainsi par un réinvestissement physique des quartiers par une action de proximité développée en direction des femmes, des enfants et des personnes âgées, et par de nouvelles institutions comme le médecin de famille, l'imam de famille et le konak de proximité (semt konağı). Cette dernière institution, qui interfère avec la mairie locale, ne tire pas sa légitimité du suffrage universel comme celle-ci, mais du parti qui en a fait un vecteur de son influence et du contrôle social local, au cœur des territoires de vie quotidiens.

    (Ré)investissements

    L'économie immobilière n’est pas en reste dans ce réveil. Elle s'est aussi emparée de cette nostalgie, en commercialisant la référence au « quartier traditionnel » et à ses supposées incomparables valeurs d'urbanité, dans une reformulation opportuniste du principe « small is beautifulnbsp;». Cela conduit parfois les promoteurs, tout comme les concepteurs de centres commerciaux d'ailleurs, à produire des pastiches de quartier ressemblant à de mauvais décors de
    série télévisée. L’ouverture fin 2012 dans un centre commercial très chic de tout un étage dénommé «nbsp;Quartier/Mahalle » semble confirmer cet usage croissant de la référence décontextualisée au quartier par l’économie urbaine de la consommation. Le petit commerçant de quartier, atrophié par le développement des centres commerciaux, est récupéré comme simple icône « hors sol », dans le cadre de ces mêmes centres.
    Parallèlement un réinvestissement politique peut s'opérer selon d'autres modalités, comme celui enregistré après le tremblement de terre d'août 1999 où certains habitants d'Istanbul ont réalisé que face aux risques sismiques seule une organisation à l'échelle locale était réellement
    efficace. Il en est résulté un regain du phénomène associatif à l'échelle des quartiers, par réactivation d'associations récentes ou créations ex-nihilo. Les luttes écologistes et les mobilisations contre la transformation urbaine ont aussi pour effet de réactiver le quartier en tant qu'échelle et cadre de contestation, comme on l'a vu dès 1994 à Arnavutköy – contre, déjà  !, un tracé de troisième pont routier sur le Bosphore -, et dans des dizaines de quartiers désormais dressés contre la perspective d'une destruction, d'une éviction et de déplacements forcés. En ce sens, la transformation urbaine peut participer, dans certaines conditions, à la recristallisation d'une conscience de quartier, comme on l’a vu à la suite de la révolte du parc de Gezi de juin 2013.
    Certaines organisations de
    gauche radicale, à l’instar des « Maisons du Peuple » (Halkevleri) participent aussi au réinvestissement politique du quartier, à la fois au niveau symbolique – en exaltant la mémoire des mouvements révolutionnaires dans les quartiers au cours des années 1970 (Aslan, 2004) - et au niveau pratique, en implantant des associations de quartier, en favorisant les mobilisations à cet échelon, voire en noyautant certaines mairies de quartier (Yıldız, 2013). Suivant l’invitation du sociologue Ali Şimşek (2008), la gauche turque semble redécouvrir cette unité sociale concrète.
    Le quartier à Istanbul, dans ce contexte contradictoire et stimulant, n'est donc pas un objet d'étude
    obsolèteque la recherche aurait épuisé. Sa polymorphie et les formes d'investissement qu'il polarise encore en font un analyseur inépuisable des dynamiques urbaines. Pour l’étude des populations captives – par l’âge, le sexe, la langue, un handicap physique ou la position socio-économique – l’entrée par le quartier paraît particulièrement adaptée et même indispensable. C’est comme si, à l’heure des mobilités et des mises en réseau démultipliées pour certains, le quartier ne restait une réalité que pour les plus démunis et les plus invisibles. Ne serait-ce qu’à ce titre, il mérite la plus haute attention.

    Réinterroger”, pour faire écho à notre : « ‘Interroger le quartier’  : quelques repères terminologiques et méthodologiques », Anatolia Moderna/Yeni Anadolu, n°X, Istanbul, IFEA, 2004, p. 127-130.


    Le tableau d'İbrahim Sâfi (1899-1983) intitulé “Eski İstanbul Mahallesi” (Vieux quartier d'Istanbul) a parfaitement fixé cet imaginaire archétypal du quartier.

    Citons ici juste quelques titres d'articles parus récemment : “Je veux qu'on me rende mon quartier”, Gezinti, automne 2003, p. 28-32, “Pourquoi avons-nous cessé de faire le salut du matin?”, Zaman-Cumartesi, 17 février 2007, p. 7, “Avant il y avait les mères de quartier; à chaque souci on accourrait à elles” (Star, 15 avril 2012, p. 1), “Êtes-vous un bon voisin?”, Zaman-Cuma, 27 avril 2012, p. 7, “Qui est donc mon voisin de palier?” (Yeni Bahar, 3 mai 2012, p. 34-35), “Les imams de quartier à l'époque ottomane” (Yeni Bahar, 3 mai 2012, p. 6-7)...

    Le complexe résidentiel fermé développé en 2012 par le groupe Neo Vista au nord-ouest de l’aire urbaine joue beaucoup sur cette référence au quartier; “La vie de quartier a été greffée, avec des prix qui commencent à 760 000 TL”, Dünya, 22 mars 2012, p. 16. On pourrait croire à une plaisanterie, eu égard aux prix proposés...

    Voir Mehmet Tez, “Nous sommes devenus américains, bravo” (en turc), Milliyet-Cumartesi, 26 janvier 2013, p. 2.

    Voir notre: “Catastrophes, risques sismiques et redécouverte de la dimension locale à Istanbul », In  : Coanus T. et Pérouse J.-F. (éd.), Villes et risques. Regards croisés sur quelques cités «  en danger,  » Economica, Anthropos, 2006, p. 56-78.

    Voir sur cet aspect  notre : “Katmerli mağdurların muhalif olma hakkı yok. Ayazma’da neden yerel bir muhalefet oluşamadı?” (Les victimes multiformes n’ont pas le droit à l’opposition. Pourquoi aucune résistance n’a pu émerger à Ayazma  ?), İstanbul Dergisi, Nisan 2008, n°63, pp. 26-29.

    Voir Can Uğur: “Regard sociologique sur les quartiers de gecekondu : qui dit quartier dit voisinage et solidarité” (en turc), Birgün, 30 décembre 2012.

    Le “Netherlands Institute inTurkey” travaille depuis 2012 aussi beaucoup à cette échelle, en focalisant sur un quartier-parangon, celui de Tophane à Beyoğlu ; consulter :http://www.nit-istanbul.org/NITTophaneHeritageProject.pdf

    Comme le prouve le compte-rendu récent : Virgilio Pinto Crespo, « Biographie d’un quartier de Madrid », La Vie des idées, 17 juillet 2013. ISSN  :  2105-3030. (URL  : http://www.laviedesidees.fr/Biographie-d-un-quartier-de-Madrid.html (dernière consultation  : 19 juillet 2013).

    {tab=Bibliographie}

    • Aslan Ş. (2004), Bir Mayıs Mahallesi. 1980 Öncesi Toplumsal Mücadeleler ve Kent[Le quartier du Premier Mai. Luttes sociales et ville avant 1980], İstanbul, İletişim.
    • Ayverdi H. (1965), Fatih Devri Sonralarında İstanbul Mahalleleri, Şehrin İskânı ve Nüfusu, Ankara: Doğuş Matbaası.
    • Bayramoğlu Alada A. (2008), Osmanlı Şehrinde Mahalle [le quartier dans la ville ottomane], İstanbul: Sümer.
    • “Dünya’nın merkezi Mahallemiz” II [Le centre du monde, notre quartier], Kebikeç, 20, 2005.
    • Kara İ. & A. Birinci (1997), Mahalle mektebi hatıraları [Souvenirs de l’école de quartier], İstanbul : Kitabevi.
    • Osmanlı Mahalleleri Atlası, Atlas Dergisi özel kolleksyion 2011, İstanbul: DB.
    • "Aux marges de la métropole stambouliote : les quartiers Nord de Gaziosmanpaşa, entre varoş et Batıkent", Cahiers d'Etudes sur la Méditerranée Orientale et le monde Turco-Iranien ("Métropoles et Métropolisation"), CERI/FNSP, Paris, 1997, n°24, p. 122-162.
    • « Lettre d’Istanbul. Le quartier d’Ayazma »,   Mediterraneans-Méditerranéennes, Paris, nº12, octobre 2001,   p. 320-323.
    • «  Göz ardı edilen bir mahalle  ?  Küçükçekmece Ayazma mahallesi» (Ayazma à Küçükçekmece, un quartier tenu à l‘écart?), İstanbul Dergisi, Ocak 2002,   n°40, p.  81-83
    • «  Les métamorphoses de ‘Gazi Mahallesi’  : formation et dilution d’un quartier périphérique d’Istanbul  », Anatolia Moderna/Yeni Anadolu, n°X, Istanbul, IFEA, 2004, p. 189-204.
    • « Ayazma (Istanbul)  : une zone sans nom, entre stigmatisations communes et divisions internes  », in  : J.-L. ARNAUD (dir.), L'Urbain dans le monde musulman de Méditerranée, Paris  : Maisonneuve & Larose, 2006, pp. 155-174.
    • Raymond A. (1995), "Ville musulmane, ville arabe : mythes orientalistes et recherches récentes", in J.-L. HERVE, J.-C. BIGET(coord.) Panoramas urbains, situation de l'histoire des villes,  Fontenay/St-Cloud, E.N.S. Editions, p. 309-336.
    • Şimşek A. (2008), «La gauche doit bien lire les quartiers » (en turc), Birgün, 20 avril 2008, p. 11.
    • Yıldız E. & Oda Projesi (2013), Kendi sesinden Gülensu-Gülsuyu [Gülensu-Gülsuyu, de l’intérieur], Ankara, Nota Bene.

    {/tabs}

  • Rencontres d’historiens : Les enjeux de l’histoire en France et en Turquie : 28/02/2012

    IFEA & Tarih Vakfı

    Rencontres d’historiens : Les enjeux de l’histoire en France et en Turquie

    mardi 28 février 2012
     AYNALIGEÇİT ETKİNLİK MERKEZİ
    Meşrutiyet Caddesi Avrupa Pasajı No:8 Kat:2
    Galatasaray / Beyoğlu / İstanbul

     

    Il s’agit d’une Journée de rencontre et de débat, entre historiens de France et de Turquie sur "Les enjeux de l'histoire en France et en Turquie", organisé par l’IFEA en collaboration avec la Fondation de l’Histoire (Tarih Vakfi). Le but de cette journée est de réunir des historiens des deux pays et de trouver l'occasion d'échanger nos expériences et questions sur ce qui en est de la posture de "l'Historien dans la société" aujourd'hui. Cette première Journée sera ouverte aux historiens-universitaires mais s’adresse également aux étudiants concernés par ce domaine.

  • Toplumsal Tarih mai 2012

    Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"
    Mayıs 2012, n. 221.
    Işık Tamdoğan:
    "18. yy'dan bir sahtekarlık: Değirmencinin kızı ve Adana valisinin karısı"
  • Toplumsal Tarih Mayıs 2012

    Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"
    Mayıs 2012, n. 221.
    Işık Tamdoğan:
    "18. yy'dan bir sahtekarlık: Değirmencinin kızı ve Adana valisinin karısı"
  • Un Tatar au Japon

    Abdürrechid IBRAHIM, Un Tatar au Japon. Voyage en Asie (1908-1910), Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, Traduit du turc ottoman par Işık Tamdoğan-Abel, octobre 2004, 272 pages.

  • Vitrin Tarihin Kamusal Alanda Kullanımı

    Şubat 2013

    fetih-1453-1356526678Çevremiz, tarihçilerin bilimsel çalışmalarını da aşan şekilde tarihe göndermelerle doludur. Tarih, bu göndermeler aracılığıyla da üreyip yeniden çoğalmaktadır. Tarihin kamusal alanda kullanımı, Türkiye’de haliyle tartışmalara sahne olmakla beraber, bu konu etrafında şekillenen tepki, tartışma ve düşünceler sadece tabii ki Türkiye’ye has bir durum sergilememektedir.

    Son dönemlerde Muhteşem Yüzyıl adlı televizyon dizisinin http://dipnot.hypotheses.org/648

  • Workshop État des lieux des études en histoire : 15/10/2010

    État des lieux des études en histoire en Europe et en Turquie
    Table ronde à l'Université Koç, Faculté des Sciences Sociales
    Vendredi 15 octobre à 10h (Sarıyer)

    Animé par François Georgeon, Işık Tamdoğan, Zafer Toprak, Nora Seni, Cengiz Kırlı, Nadir Özbek, Yonca Köksalet Dilek Barlas

  • Yavuz Aykan, Işık Tamdoğan (dirs.). Forms and institutions of justice: Legal actions in Ottoman contexts

    Yavuz Aykan, Işık Tamdoğan (dirs.). Forms and institutions of justice: Legal actions in Ottoman contexts. [Bibliothèque (électronique) de l'IFEA 3] Istanbul, IFEA, 2018, lien, ISBN : 9782362450723. DOI : 10.4000/books.ifeagd.2316

    The articles forming the present volume aim to contribute to the rich and evolving historiography on the multiplicity of the actors and the institutions of Ottoman legal system. As the title of the volume suggests, “forms” and “institutions” of justice are a common thread in the contributions. Each article concentrates on a specific historical moment and context in order to chart the articulation of different forms of Ottoman justice.

    This volume has emerged as an outcome of a workshop entitled Journée d'études La justice dans la société ottomane Institutions acteurs et pratiques : 6-7/01/2012 organized at the French Institute of Anatolian Studies (IFEA), in Istanbul. At the outset we grappled with the following question: What were the multiple actors and normative sources that enabled the historians to talk about ‘justice’ across different cultural and historical geographies under the rule of the Ottoman dynasty? Our concern was in part to question the unitary conception of an ‘Ottoman Justice’ and the legal and procedural dominance accorded the kadi in Ottoman historiography.