• 25052010 - Workshop Constitution des archives, constitution de la mémoire

    Workshop histoire
    "Constitution des archives, constitution de la mémoire"

    Mardi 25 mai, de 9h à 18h à l'IFEA
    "Constitution des archives, constitution de la mémoire"
    Atelier du programme Ramses sur "Les acteurs et les dynamiques non-étatiques du rapprochement gréco-turc"

    introduction

    Alexandre Tourmarkine

    Nikos Sigalas

    Anna Maria Aslanoğlu:

    Tutku Vardağlı:
    Cilia Martin:
    Alexandre Toumarkine:
    Lisa Montmayeur:
    Anna Theodorides:
  • Cilia MARTIN

    Cilia MARTIN

    Post-doctorante
    Chercheuse associée à l'Observatoire Urbain d'Istanbul

    Thèmes de recherche : (re)composition territoriale, questions minoritaires, socio-histoire des mobilités, socio-histoire de la mémoire, relation urbain/rural.
    Terrains : Turquie, Grèce.

    Contact : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
     
  • Dossier Échos de Turquie ÉchoGéo 16

    Les chercheurs de l'Observatoire Urbain d'Istanbul ont coordonné la préparation du dossier "Échos de Turquie" paru dans le dernier numéro (num. 16, mars/mai 2011) de la revue électronique ÉchoGéo.
    Coordonné par Jean-François Pérouse, ce dossier fait état des recherches menées en Turquie par Cilia Martin, Brian Chauvel, Yoann Morvan, Clémence Petit, İsmet Akova, Süheyla Balcı Akova et Benoît Montabone.

    Chaque article de ce dossier est consultable en texte intégral.

  • EJTS 20 | Heritage Production in Turkey. Actors - Issues - Scales - Part II

    Heritage Production in Turkey. Actors, Issues, and Scales - Part II. Producing an Official Heritage in a Time of "Neo-Ottomanism": Critical Approaches  is the 20th installment of the European Journal of Turkish Studies at http://ejts.revues.org/4933

    This is the second of two issues focusing on heritage production in contemporary Turkey. The first was released on December 2014 and can be reached at http://ejts.revues.org/4930.

    Edited by Muriel Girard (ENSA, Marseilles), this issue offers offers thought-challenging insights on "Alternative heritages" against dominant neo-Ottomanism.

  • HISTOIRE - l'Équipe


    Responsables

    Işık TAMDOGAN est responsable de la section Histoire depuis septembre 2010.

    Thématiques de recherche :
    • l'appartenance locale et ses droits dans les villes ottomanes du XVIIIème siècle
    • la violence et résolution des conflits à travers le compromis (sulh)
    • l’analyse de la société ottomane à travers les réseaux relationnels
    • fonctionnement des instances judiciaires dans la société ottomane

    Juliette DUMAS doctorante MAE : Histoire ottomane. Les princesses ottomanes, Histoire des femmes et du genre. Histoire politique.

     

    Doctorants

    Nicolas ELIAS (Tübitak) : ethno-musicologie.

    Anaïs LAMESA (Tübitak) : économie de la construction, techniques rupestres, histoire de l'art et archéologie byzantins.

    Loubna LAMRHARI (allocataire de recherche du ministère de la Défense) : histoire contemporaine (XIXe-XXe) ; histoire sociale de l'armée ottomane et turque (fin de l'Empire ottoman et première période républicaine) ; histoire sociale de l'armée française (IIIe République) ; histoire et mémoire ; muséologie militaire.

    Dilek SARMIŞ (MAEE) : Philosophie et psychanalyse dans la Turquie moderne Thèmes de recherche : Histoire de l’empire ottoman, Turquie républicaine, histoire de la philosophie, réception des idées philosophiques, disciplinarisation et institutionnalisation de la philosophie.

    Chercheurs associés

    Nora ŞENI directeur de l'IFEA : Histoire contemporaine (XIXe-XXe siècles). Philanthropie, mécénat, équipements et politiques culturelles ; villes, acteurs, usages ; femmes et minorités religieuses dans la ville ottomane, relations entre Europe et Empire ottoman/Turquie républicaine, Juifs de Turquie et de l’Empire ottoman.

    Fabio Alberto AMBROSIO : Histoire ottomane. Histoire des religions, mystique ; confréries ; communauté latine.

    Musa ÇİMEN : Histoire ottomane (XVIIIe-XIXe siècles). Histoire des sciences ; médecine.

    Pınar DOST NIYEGO : Histoire de la Turquie républicaine. Seconde guerre mondiale, politique extérieure.

    Anastasia FALIEROU : Histoire ottomane (XIXe-XXe siècles). Vêtement, femmes et minorités religieuses dans la ville ottomane.

    Sinan KUNERALP : Histoire ottomane (XIXe-XXe siècles). Diplomatie, politique extérieure.

    Noémi LEVY : Histoire ottomane (XIXe-XXe siècles). Ordre public ; forces de l'ordre et violence dans les villes ottomanes.

    Laurent MALLET : Histoire contemporaine. Minorités et nationalisme ; Juifs de Turquie et de l’Empire ottoman.

    Rinaldo MARMARA : Histoire ottomane. Communauté latine, congrégations catholiques, relations entre le Vatican et l'Empire ottoman, guerres de l'Empire ottoman (XIXe-XXe siècles) .

    Lisa MONTMAYEUR DEHEURLES : migrations, culture, mémoire dans les Balkans ; échange de population de 1923-1924 ; minorités et nationalisme ; rapprochement gréco-turc.

    Nikos SIGALAS : Histoire ottomane et balkanique (XVIIIe-XXe siècles) ; construction de la notion d'Etat ; violence sur les populations dans les Balkans ; minorités et nationalisme ; rapprochement gréco-turc.

    Alexandre TOUMARKINE Histoire contemporaine (XIXe-XXe siècles). Migrations ; mer Noire ; Ordre public et violence ; histoire sociale des guerres ; naissance de la psychiatrie dans l'Empire ottoman ; mouvement ouvrier ; rapprochement gréco-turc.

     

    Possibilités d'accueil

    L’IFEA accorde 2 types de bourses : bourses d'aide à la mobilité et bourses de courte durée

    • BAM : la campagne 2011-2012 est close
    • BCD : la campagne 2011 est close
    L'IFEA accueille également des étudiants bénéficiant de bourses TÜBİTAK
    Effectuer un stage de courte durée (n'excédant pas 2 mois) est également possible, et ce tout au long de l'année. Les stages ne sont pas rémunérés.
    Les candidats sont invités à adresser leur curriculum vitae accompagné d'une lettre de motivation précisant le cadre dans lequel s'inscrit ce projet de stage ainsi que les dates envisagées.L'adresse de contact est ifea.istanbul(at)gmail.com
  • J.F. Pérouse Y. Morvan C. Martin - Évolutions de l'offre commerciale et transformations urbaines à Istanbul

    Jean-François Pérouse, Yoann Morvan, Cilia Martin, "Évolutions de l'offre commerciale et transformations urbaines à Istanbul" in Figures nouvelles, figures anciennes du commerce en ville Les annales de la recherche urbaine 108, sept. 2013, PUCA, p. 47-55
  • Journées d'études - La fabrique des politiques culturelles en Turquie et dans les espaces post-ottomans. Circulation | Territoires | Acteurs - 16-17/4/2015

    logo GSÜlogo IFEAlogo Transfaire

    JOURNEES D’ETUDE
    La fabrique des politiques culturelles en Turquie et dans les espaces post-ottomans. Circulation, Territoires, Acteurs
    Université Galatasaray, le 16 avril 2015

    Institut Français des Etudes, le 17 avril 2015

    « La mise en œuvre de politiques publiques de la culture […] est étroitement liée à la construction et à la consolidation des États nations » (Poirrier 2011 : 11). En Turquie également, les premières actions culturelles de la jeune République ont été dictées par l’impératif de construction nationale face à un environnement extérieur jugé hostile. A travers une forte centralisation, s’appuyant sur des relais locaux tels que les préfectures ou les maisons du peuple, la construction et la diffusion d’une culture nationale sont allées de pair avec la négation des identités non turco-musulmanes et l’euphémisation (ou la folklorisation) des spécificités régionales (voir Ada & Ince 2009).

    En Turquie comme ailleurs (Thiesse 2001),  les échanges, les circulations et les jeux d’échelles, ont joué un rôle dans la construction de la culture nationale (voir Işıksel & Szurek 2014). La transformation d’institutions culturelles ottomanes en institutions républicaines avec un répertoire résolument occidental en est une illustration (Kataoğlu 2009).

    Aujourd’hui, les débats sur la politique culturelle se renouvellent dans un contexte de globalisation néolibérale et de négociations d’adhésion à l’Union européenne, à la fois au sein des institutions publiques, du secteur privé et du monde associatif. Avec la période de libéralisation économique initiée dans les années 1980, l’Etat opère un « désengagement progressif partiel du secteur culturel » (Polo et Üstel 2014) - qui participe à la transformation des politiques culturelles et des politiques publiques en général. Le changement se lit à la fois à travers l’ouverture bien plus grande vers des acteurs privés et l’importance accordée à la dimension économique de la culture (prise comme outil de développement, de croissance, et de renforcement de l’attractivité touristique). Il se perçoit aussi dans les débats et les initiatives en faveur de la démocratisation, de la diversité culturelle et de la place de la culture au niveau local. On note ainsi une diversification des acteurs (privés, associatifs, internationaux), une circulation d’objets, d’idées, d’instruments et de manières de faire, notamment internationaux (la Turquie est ainsi éligible au programme Culture Europe 2007-2013 et le sera pour le programme Creative Europe à partir de 2015), avec de nouveaux enjeux pour la culture et les politiques culturelles.

    Ces journées d’études s’inscrivent dans le cadre du projet ANR « Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-) ottomane » (ANR-12-GLOB-003). Lors de ces journées, nous souhaitons interroger la façon dont ces circulations participent à la construction des politiques culturelles de la période ottomane à aujourd’hui. Il s’agira ainsi de repenser la co-production des politiques cultures, des territoires et des espaces, aussi bien que la pluralité des conceptions de la culture portée par ces politiques.

    La notion de « transfaire » nous paraît appropriée pour rendre compte de ces multiples formes et usages des circulations en vue d’étudier la construction des politiques culturelles en Turquie depuis la fin de l’Empire ottoman. Aussi l’usage du « transfaire » permet de poursuivre les interrogations concernant « l’occidentalisation » comme « l’européanisation » et de ne pas penser les échanges seulement en termes de diffusion, d’importation, et d’imposition à sens unique. Nous entendons le « transfaire » comme une clé de lecture pour déconstruire les opérations de transferts (Dumoulin et Saurruger 2010) : le « transfaire » nous permettra de questionner les « modèles » de politiques culturelles, les « bonnes pratiques », les phénomènes de coopérations culturelles, ou encore de traductions.

    1. La coproduction des politiques culturelles

    Le “Transfaire” est entendu ici comme un “faire ensemble”. Nous entendons nous centrer sur les phénomènes d’hybridité (Abeles 2008, Appadurai 1996), de connexions et d’associations de différents acteurs (Latour 2006; Callon & Latour 1981) qui co-produisent les formes originales des politiques culturelles. Les journées s’intéresseront également aux résistances et aux lieux et moments où ces connexions et associations ne sont pas mises en œuvre ou ne fonctionnent pas.

    Ainsi, les journées d’études s’intéresseront aux acteurs qui « transfaire(nt) » : comment les outils, les instruments, les hommes, les idées ou encore les lieux qui circulent « transfont » les politiques culturelles ? On s’intéressera à l’ensemble des acteurs mobilisés dans la mise en place d’une action culturelle, qu’ils soient publics (ministère de la Culture et du Tourisme, et instances dépendantes, Directorat locaux, préfectures, mairies), privés (grandes familles, banques ; galeries ; entreprises, maisons d’éditions), associatifs et fondations (Istanbul Kültür Sanat Vakfi; Anadolu Kültür; associations locales ; universités etc.); qu’ils soient collectifs ou individuels, basés en Turquie ou à l’étranger.

    On s’intéressera également aux instruments de l’action culturelle et à leurs circulations, usages, adaptations, transformations. Par instrument, nous entendons par exemple le projet, l’agence,  des outils matériels de type Internet, les traductions (notamment de manuels, de guides touristiques, brochures), des coopérations. On portera une attention enfin aux moments du « transfaire » comme les festivals, les séminaires, les formations professionnelles, etc.

    1. Conceptions et usages de la notion de Culture

    Ces interrogations permettront de travailler en second lieu sur ce que le « transfaire » fait aux conceptions de la culture. Comment les circulations participent-elles aux recompositions des conceptions de la culture dans l’action culturelle ? On s’interrogera sur la façon dont l’action culturelle (re)définit, re-fabrique la culture et ses usages. De l’usage de la culture pour la construction nationale, et la construction d’une « haute culture », on voit des usages pluriels se développer : la culture comme divertissement, la culture pour le tourisme, la culture pour la démocratisation et la « diversité », la culture pour le développement économique ou pour le développement territorial/local, la culture comme mode de gouvernance (Karaca 2009). Comment ces conceptions de la culture coexistent ou s’hybrident-elle ? Dans quels lieux et quelles temporalités ? 

    1. Espaces et territoires des politiques culturelles

         Le « transfaire » est également entendu comme un « faire dans un espace transnational», ou encore comme « un mode de faire pluriel ou ensemble dans des espaces et temporalités croisés ». Si le transfert suppose « une localisation préalable à la mise en circulation ou au contact, le « transfaire » privilégie la configuration relationnelle elle-même comme élémentde l’action - et partant, de l’identification des acteurs » (Aymes & Gourisse). L’observation située des connexions, hybridations et associations permettra de déconstruire la fabrique des politiques culturelles dans un espace circulatoire transnational multiple. En étant attentifs à la pluralité des espaces et des échelles, nous pourrons éventuellement déconstruire le « transnational » qui ne prend pas en considération la pluralité des espaces. Nous serons attentifs à la façon dont les sites sont connectés, à la question des échelles, de leurs productions, de leur jeu. Nous nous intéresserons aux mouvements de circulations d’acteurs et de normes à l’international, à leurs appropriations et adaptations dans des sites variés, comme aux mouvements de « métropolisation », ou de localisation des politiques culturelles (avec par exemple l’adoption de l’Agenda 21 pour la culture, l’usage de politiques culturelles pour le développement local, etc.). Nous nous intéresserons à la constitution de réseau, au rôle des médias et de l’Internet dans ces circulations. Il ne s'agira pas de s'inscrire dans une logique top-down, mais plutôt de voir comment les manières de faire, les outils et les acteurs circulent d'un site à l'autre, comment cela, en tant que tel, participe de nouvelles manières et de nouveaux espaces de faire. Nous serons attentifs aux mouvements divers, circulatoires, pas seulement en direction de la Turquie (par exemple avec les centres culturels Yunus Emre, ou les projets Tandem, etc.).

           Nous attendons des propositions qui remettent en question les façons dont les circulations participent à la construction des politiques culturelles en Turquie aujourd'hui, mais aussi à l’époque de la période ottomane. Les propositions traitant de ces questions dans les pays de l'ex-Empire ottoman sont également les bienvenues. Les communications peuvent se concentrer par exemple sur:

    • Le rôle d’acteurs spécifiques dans l'élaboration des politiques culturelles
    • L'étude d'un projet / d’une politique / d’un instrument spécifique (sa fabrication, son évolution, sa circulation, son usage) ou d’action or d’événements culturels.
    • L'élaboration de la politique culturelle au niveau local (acteurs, usages et conceptions de la culture)
    • Les langages des politiques et leur processus de traduction.

    Bibliographie :

    • Abélès M., Anthropologie de la globalisation, Paris, Payot, Rivages, 2008.
    • Appadurai A., "La production de la localité", dans Après le colonialisme. Les conséquences culturelles de la globalisation, Paris, Payot, 2005, chapitre 7.
    • Aymes M., Gourisse B., « Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-) ottomane », Document Scientifique ANR (unpublished).
    • Serhan A. et Ince H. A. (ed.) Introduction to Cultural Policy in Turkey, Istanbul, Bilgi University Press, 2009.
    • Callon M., Latour B. « Le grand Léviathan s’apprivoise-t-il ? », in Akrich M., Callon M. et Latour B., Sociologie de la traduction. Textes fondateurs, Paris, Presses des Mines, 2006.
    • Dumoulin, L., Saurugger, S., « Les policy transfer studies : analyse critique et perspectives », Critique internationale, 48/3, 2010.
    • Işiksel G. et Szurek E. (dir.), Turcs et Français. Une histoire culturelle, 1860-1960, Paris, PUR, 2014
    • Karaca B., “Governance of or through culture? Cultural policy and the politics of culture in Europe”, in Focaal - Journal of Global and Historical Anthropology, Vol. 2009, No.55, 27-40p.
    • Katoğlu M., “The Institutionalization of High Art as a Public Service in the Republican Era”, in Ada S., Ince A. (eds), Introduction to Cultural Policy in Turkey, İstanbul Bilgi University Press, 2009.
    • Öztürkmen A., “The role of people’s houses in the making of national culture in Turkey”, in New Perspectives on Turkey, 1994, 11, pp. 159-181.
    • Poirrier P. (dir.) (2011), Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde. 1945-2011, Paris, La Documentation française.
    • Polo J-F. et Üstel F., « Les nouvelles orientations de la politique culturelle Turque : à la recherche d’un modèle conservateur alternatif ? », Pôle Sud, n° 41 – 2014/2, p.17-32.
    • Thiesse A-M., La création des identités nationales en Europe XIIIème-XXème siècles, Paris, Le Seuil, 2001.

    Comité scientifique et d’organisation

    • Muriel Girard (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille)
    • Cilia Martin (IFEA-Istanbul)
    • Jean-François Polo (Université Galatasaray – Science Po Rennes)
    • Clémence Scalbert Yücel (IFEA-Istanbul & University of Exeter)
    • Füsun Üstel (Université Galatasaray)
    • Lydia Zeghmar (IFEA-Istanbul)
  • Le quartier : le retour ou la fin ? La fabrique du quartier à l'épreuve des transformations et des politiques urbaines 2-3/05/2013

    ATELIER REGIONAL SUR LES MUTATIONS URBAINES

    Panel 1 || Panel 2 || Panel 3 || Panel 4 || Panel 5 || Conclusion

    ifealogopetit ifri cetobac

    2, 3 mai 2013 / Istanbul

    Journées d'études organisées par l'Institut Français de recherche en Iran (IFRI), l'Institut Français d'Etudes Anatoliennes (IFEA) et le Centre d'Etudes Turques Ottomanes Balkaniques et Centrasiatiques (CETOBAC).

    "Quartiers : le retour ou la fin ?

    La fabrique du quartier à l’épreuve des transformations et des politiques urbaines"

    Les quartiers d’Istanbul et de Téhéran en miroir avec les capitales et villes de la région

    Alors qu’à Téhéran la référence au quartier et l’usage du terme se répand et devient une préoccupation visible et affirmée des politiques publiques, à Istanbul, il apparaît dans le vocabulaire et l’imaginaire urbain mais sans pour autant représenter un cadre d’action pertinent pour les édiles politiques qui menacent même de le supprimer. Cet atelier reviendra sur les usages et le sens du quartier comme cadre de pensée et d’action, comme référence symbolique et matérielle mais aussi comme lieu de mémoire dans un contexte général de transformations urbaines.

    La tendance à opposer le quartier, comme une réalité pleine et proche, à une ville, jugée trop vaste et mal connue est aujourd’hui remise en cause. Le quartier, lui-même, ne se donne jamais tout entier. Il comporte autant de trous, de zones indécises que la ville. Dans un contexte de métropolisation, le quartier peut aussi devenir synonyme de résistance, s’apparenter au village et devenir un « état d’esprit » véhiculé dans les séries télévisées (Louis Wirth).

    Les projets de rénovation urbaine en cours dans les deux villes conduisent à une disparition rapide du tissu social, du patrimoine et des identités locales qui se sont construites au fil du temps. Un phénomène qui semble bien contradictoire, à Téhéran, avec la volonté de la Municipalité de renforcer la gestion urbaine de proximité. À Istanbul, ce phénomène s’accompagne d’une muséification et d’un projet d’ingénierie sociale s’appuyant sur la création de quartiers ottomans.

    La notion de quartier se joue donc à la croisée de constructions socio-spatiales, politiques et temporelles mais aussi de représentations mentales et d’une diversité d’usages. Entre instabilité dimensionnelle et incertitude existentielle (Piolle), il s’agira d’essayer d’appréhender le quartier comme une « médiation socio-spatiale » entre l’inconnu et le connu, le dedans et le dehors, l’intérieur et l’extérieur, l’accord et le désaccord, entre soi et l’autre (Di Méo). Le quartier sera donc considéré comme l’échelle d’observation la plus efficace pour analyser la spatialisation des substances sociales (Michel Lussault).

    Ce colloque se veut transdisciplinaire mais aussi trans-période. Etant donné que « la ville se fait sur la ville », autrement dit que la longue durée est indispensable à la sédimentation des populations et des gouvernances sur le tissu urbain, il s’agira de prendre en considération les quartiers anciens et leur recomposition mais aussi la création de nouveaux quartiers en marge de la ville. Ces phénomènes sont une réalité connue de la totalité des villes qui seront abordées dans cet atelier, à savoir en premier lieu Istanbul et Téhéran mais aussi Alexandrie, le Caire, Athènes et Beyrouth.

    Nous donnerons « quartier libre » pour sortir le quartier de son isolement - spatial, temporel, politique et épistémologique.

    Les responsables scientifiques : Cilia Martin (CETOBAC/IFEA) et Mina Saïdi (IFRI)
    Comité scientifique : Jean-François Pérouse, Nathalie Clayer, Mina Saïdi et Cilia Martin

    Avec le soutien du laboratoire Mosaïques de l'Université Paris-Ouest, la Défense et de l'Institut Français

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  • Neighborhoods: the return or the end? The building of the neighborhood challenged by changes and urban policies 2-3/05/2013

    REGIONAL WORKSHOP ON URBAN MUTATIONS

    Panel 1 || Panel 2 || Panel 3 || Panel 4 || Panel 5 || Conclusion

    ifealogo-couleur ifri cetobac

    Neighborhoods: the return or the end

    The building of the neighborhood challenged by changes and urban policies


    Istanbul and Tehran neighborhoods compared to the capitals and cities of the region

    2013 May 2, 3 / Istanbul

    While in Tehran the reference to the neighborhood and the use of the term is spreading and becoming a visible and assertive concern of the public policies, it appears in Istanbul in the vocabulary and urban imaginary but without actually representing a relevant framework for the city councillors who even threat to eradicate it. This workshop will review the purpose and the meaning of the neighborhood as a framework of thinking and action, as a substantive and symbolic reference but also as a place of memory in the broader context of urban transformations.

    The tendency to oppose the neighborhood, as a full and close reality, to the town, considered too large and poorly understood, is today called into question. The neighborhood never gives itself as a whole. It has as many gaps and undefined areas as the city. In a framework of metropolisation, the neighborhood can also become synonymous of strength, relate to the village and become a "state of mind" conveyed in the television series (Louis Wirth).

    The urban renovation projects ongoing in both cities, lead to a fast disappearance of the social fabric, heritage and local identities that were built over the years, a phenomenon that seems contradictory in Tehran, with the will of the local community to strengthen the local urban management. In Istanbul, this phenomenon is accompanied by a museification and a social engineering agenda, through the creation of Ottomans neighborhoods.

    The notion of neighborhood is therefore unfolding at the crossroad of socio-spatial constructions, political and chronological, as well as mental representations and a range of diversified uses. Between dimensional instability and existential uncertainty (Piolle), there will be an attempt to understand the neighborhood as a "socio-spatial mediation" between the unknown and the known, the inside and the outside, the agreement and disagreement between self and other (Di Meo). The neighborhood will therefore be considered as the most effective scale of observation to analyze the spatial distribution of social substances (Michel Lussault).

    This symposium involves a transdisciplinary as well as transperiodical character. Since "the city builds itself on the city", that is to say that a long term duration is essential to the settlement of populations and the governances on urban fabric, we will have to consider the old neighborhoods and their reconstruction as well as the creation of new neighborhoods beyond the build-up area of the city. These phenomena are a known reality for all the cities that will be discussed in this workshop, first of all Istanbul and Tehran but also Alexandria, Cairo, Athens and Beirut. We’ll give "free time" to take out the neighborhood of its isolation –on a spatial, temporal, political and epistemological scale.

    With the support of laboratoire Mosaïques Paris-Ouest University and Institut Français

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  • PARIS - Akdeniz ve levanten kent toplumları. Tarih ve antropoloji Çalıştayı 03/06/2013

    Akdeniz ve levanten kent toplumları. Tarih ve antropoloji Semineri kapsamında çalıştay
    3 Haziran 2013 Pazartesi saat 9 ve 19 arası Paris INALCO'da
    École française d’Athènes, INALCO (CREE), Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü (Istanbul) ve EHESS (IIAC-LAU) işbirliğiyle
  • PARIS - Journée d’études Sociétés urbaines méditerranéennes et levantines. Histoire et anthropologie - 03/06/2013

    La journée d’études organisée dans le cadre du séminaire Sociétés urbaines méditerranéennes et levantines. Histoire et anthropologie. 
    lundi 3 juin 2013 de 9h15 à 19h00, à la salle 5.28 du PLC Inalco 6 rue des Grands Moulins, 75001 Paris Métro : Bibliothèque François Mitterrand

    Organisé par :
    École française d’Athènes, INALCO (CREE), Institut français d’études anatoliennes (Istanbul) et EHESS (IIAC-LAU) 

    Interventions en français

  • Repenser les politiques culturelles locales

    Cette recherche analyse la formation de politiques et d’action culturelles localement, ainsi que leur effet sur la construction des territoires locaux d’une part et sur les conceptions de la culture d’autre part. Elle a ainsi pour ambition de produire un questionnement nouveau sur l’action  culturelle en Turquie, en décentrant le regard – les recherches ayant beaucoup porté sur les métropoles, notamment Istanbul, et embrassé un questionnement national.

    Une journée d’études a été organisée en avril 2015 sur cette thématique dans le cadre du projet ANR Transfaire. Il est porté par Muriel Girard, Cilia Martin, Jean-François Polo, Clémence Scalbert Yücel, Lydia Zeghmar.

  • Toplumsal Tarih Ekim 2011

    Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"
    Ekim 2011, n. 214.
    Cilia Martin
    "İsimler ve sınırlar : Kurtuluş'ta mekânsal kullanımlar"

  • Toplumsal Tarih octobre 2011

    Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"
    Ekim 2011, n. 214.
    Cilia Martin
    "İsimler ve sınırlar : Kurtuluş'ta mekânsal kullanımlar"

  • Y. Benhaïm L. Lamrhari C. Martin "Méthodologie de la recherche 1 : définition de la problématique" 27/02/14

    Séminaire Erasmus
    Jeudi 27 février 2014 à 09h30 à l'IFEA
    Yohanan Benhaïm, Loubna Lamrhari, Cilia Martin (IFEA)
    "Méthodologie de la recherche 1 : définition de la problématique"