• 03062010 - Corinne Chevalier : Itinéraire d'une communauté en exil : les réfugiés politiques turcs de gauche en France après le coup d'Etat militaire de septembre 1980 en Turquie

    "Itinéraire d'une communauté en exil : les réfugiés politiques turcs de gauche en France après le coup d'Etat militaire de septembre 1980 en Turquie"
    Jeudi 3 juin 2010 à 18h à l’IFEA

    Corinne Chevalier (Docteur en Sociologie / Université Galatasaray)

  • À propos de Bernard Cornut

    Jumelage franco-turc : "le courant passe"

    Un jumelage institutionnel avec la Turquie sur l’efficacité énergétique vient de s’achever. Il marque l’aboutissement de la mission deBernard Cornut, expert résident, pour laquelle une excellente connaissance de la culture locale et des enjeux énergétiques internationaux est indispensable.

    Mettre en réseau les ministères, les collectivités, des opérateurs et universités de France et de Turquie actifs autour de l’efficacité énergétique…, voilà l’une des missions principales du jumelage institutionnel européen sur l’efficacité énergétique qui s’est achevé en novembre. Pour ce faire, l’ADEME, représentant la France (représentant elle-même l’Union européenne) auprès du ministère turc de l’Énergie et des Ressources naturelles, a envoyé sur le terrain l’un de ses experts internationaux les plus chevronnés et les plus atypiques. Depuis juillet 2005, Bernard Cornut, expert de la direction de l’action internationale de l’ADEME, travaillait sur le terrain en tant que conseiller résident et a affiné, durant près de deux ans, sa connaissance des enjeux énergétiques, de la culture et de la législation du pays avec deux objectifs : favoriser la transposition dans le droit turc des principales directives européennes sur l’efficacité énergétique et proposer des scénarios d’évolution accompagnés d’engagements, par la constitution d’une base de données d’indicateurs énergétiques.

    Conseil et accompagnement
    Pour mener à bien ce type de projet, plusieurs missions attendent l’expert résident dans son pays d’accueil. Son travail consiste d’abord à prodiguer des conseils – techniques, administratifs, législatifs… – aux administrateurs locaux sur les différents thèmes centraux du jumelage (habitat, industrie, transports, cogénération, tarifs, fiscalité…). Une tâche dont Bernard Cornut, curieux de nature et très bon connaisseur de la région, connaît la recette : « Je me suis beaucoup documenté, j’ai recueilli l’avis des fonctionnaires, d’universitaires et d’experts locaux pour mieux connaître la situation énergétique du pays, faire émerger les idées et lister les propositions d’amélioration. Le travail en amont est essentiel… » Bernard Cornut a également été chargé de préparer le terrain aux visites d’autres experts de l’Union européenne pour assurer la cohérence des actions et de former une équipe locale d’une vingtaine de personnes aux meilleures pratiques. Avec toujours comme priorité d’« aller à la rencontre du pays et des différents interlocuteurs, respecter la sensibilité et la culture locale, et surtout, ne pas rester dans nos bureaux ! ». Et le rôle d’un conseiller résident ne s’arrête pas là. Il doit également coordonner et diriger les différentes missions ponctuelles, tout en animant et préparant les réunions du comité de pilotage. Bernard Cornut a par ailleurs participé et accompagné la rédaction des rapports intermédiaires et finaux qui seront soumis à la Commission européenne par les chefs de projet turc et français.

  • Bérengère Perello - L'architecture domestique de l'Anatolie au IIIe millénaire av. J.-C. Varia Anatolica XXIV

     logo persee

    Bérengère Perello L'architecture domestique de l'Anatolie au IIIe millénaire av. J.-C., Varia Anatolica XXIV, Istanbul, Paris, IFEA - De Boccard, 2011 484p. ISBN 978-2-36245-001-3

  • Bourses de courte durée

    L'institut français d'études anatoliennes - Georges Dumézil (USR 3131 – CNRS-MAE) offre tous les ans des bourses à des jeunes chercheurs (doctorants ou post doctorants) français ou étrangers inscrits dans un établissement français. Les ATER, les doctorants contractuels et les bénéficiaires d'une Aide à la Mobilité Internationale ne peuvent prétendre simultanément à une bourse de courte durée.

    Cette bourse est également ouverte aux étudiants inscrits dans les universités turques hors du département d'Istanbul.

    Les candidats doivent poursuivre des recherches nécessitant un séjour à Istanbul ou en Turquie et se rapportant à l'un des domaines suivants :

    • préhistoire et protohistoire anatoliennes ;
    • histoire et archéologie du monde antique ;
    • études byzantines ;
    • études turques et ottomanes ;
    • domaine caucasien ;
    • sociétés et cultures balkaniques dans leurs rapports avec le monde turco-ottoman ;
    • phénomènes urbains dans l'espace turc et ottoman ;
    • questions environnementales ;
    • transition énergétique ;
    • relations de la Turquie à ses voisins ;
    • migrations et circulations en Anatolie ;
    • Turquie et Méditerranée ;
    Pour les étudiants inscrits dans un établissement français, la bourse consiste en une prise en charge du transport aller-retour France-Turquie et 1 mois d'hébergement à l'institut.

    Pour les étudiants inscrits dans une université turque hors département d'Istanbul, la bourse consiste en une prise en charge du transport aller-retour Turquie-Istanbul et 1 mois d'hébergement à l'institut.

    Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès de Nilda Taşköprü à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    L'accueil n'est pas possible durant le mois d'août

    Le dossier de candidature est à renvoyer par courriel à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
    Il contiendra la fiche de renseignements dûment complétée, un curriculum vitae et une lettre de candidature décrivant votre recherche et en quoi un séjour à l'institut y contribuera.
    L'attribution des bourses se fait au fil de l'eau. Les responsables des pôles de recherche concernés décident de l’attribution de ces aides en concertation avec la direction au cours de réunions d’attribution qui ont lieu quatre fois par an, en septembre, décembre, mars et juin.
  • Bourses post doc Fernand Braudel / IFER

    La Fondation Maison des sciences de l'homme offre des bourses de recherche postdoctorale en sciences humaines et sociales d'une durée de 9 mois dans le cadre de son programme « Fernand Braudel-IFER » (International Fellowships for Experienced Researchers).

    Calendrier

    Deux appels à candidature par an (dates limites de dépôt des dossiers de candidature le 31 mars et le 30 septembre, cachet de la poste faisant foi)

    Appel à candidatures:

    Le programme Fernand Braudel-IFER offre des bourses post-doctorales aux chercheurs en sciences humaines et sociales qui souhaitent effectuer une mobilité internationale.
    Le programme Fernand Braudel-IFER incoming est destiné à des chercheurs étrangers qui souhaitent effectuer des séjours de recherche en France.
    Le programme Fernand Braudel-IFER outgoing est destiné à des chercheurs résidant en France qui souhaitent effectuer des séjours de recherche un pays européen (membre de l'Union européenne ou associé). Les candidats souhaitant réaliser un séjour de recherche en Allemagne doivent postuler au sous-programme Fernand Braudel-IFER outgoing/Clemens Heller.

    Site de la FMSH et modalités de candidature

  • C. Palpant - France/Germany/Turkey: A Candidate Country at Work on Behalf of European Integration

    Catherine Palpant, France, Germany, Turkey:  A Candidate Country at Work on Behalf of European Integration, in "Opening up the Franco-German Dialogue: How Trialogues Can Enhance European Integration", DGAP Analyse n°6, May 2015, pp. 35-38 https://dgap.org/en/think-tank/publications/dgapanalysis/opening-franco-german-dialogue

  • Çalıştay: Siyaset Bilimcinin Toplumdaki Duruşuna Çapraz Bakışlar : Fransa/Türkiye: 17/02/2012

    Çalıştay 
    Siyaset Bilimcinin Toplumdaki Duruşuna Çapraz Bakışlar : Fransa/Türkiye 
    17 Şubat Cuma 2012 
    IFEA’da
    {flv}17022012_intro-nora{/flv}
    Açılış konuşması - Nora Şeni
  • Débat d’idées IFI/IFEA-2013-2014 : Voix des diasporas anatoliennes de France: mémoires et trajectoires croisées

    L’objectif est de montrer à un public turc, dans des lieux et sous des formes diversifiés, qu’il peut être intéressant de porter le regard sur la diaspora anatolienne de France, ensemble pluriel qui ne peut être réduit aux caricatures qui en sont parfois faites. De la même façon que, pour avancer dans la réflexion collective sur un passé douloureux et sortir des apories lancinantes, il convient de faire comprendre en France qu'il y a désormais en Turquie un débat sur le génocide, il paraît important vis-à-vis des publics turcs, d’essayer de dédiaboliser la figure de la “diaspora arménienne” de France. Pour ce faire, on voudrait donner un visage et surtout une voix à ces diasporas, à travers des individus qui témoigneront de leur expérience française de la diaspora d’Anatolie. Ce faisant, il sera possible de saisir la diversité des positionnements et surtout les nombreuses intersections entre diaspora(s) arménienne(s) et diaspora(s) turque(s) de France. Sachant que l’expression de diaspora turque est récente et connotée et que le concept de diaspora anatolienne se présente plus comme un horizon de réflexions et de convergences que comme une donnée évidente.

    En d’autres mots, c’est à partir de l’expérience française commune de ces diasporas que les expériences anatoliennes pourront être remises en perspective et que la provenance commune pourra être autrement formulée. Les mémoires croisées, proches, de France – c’est là notre postulat - peuvent permettre de reconstruire les mémoires communes anatoliennes, plus éloignées.

    L'idée de cette série de quatre rencontres – dont la première a eu lieu le 29 avril 2013 - est donc de sortir des grands récits nationaux/confessionnels et des assignations identitaires fixistes pour entendre des témoignages personnels et concrets qui pourront faire réaliser les liens et affinités, trop souvent occultées, entre les diverses composantes de cette diaspora anatolienne de France. Le projet est de s'intéresser au local et à l'individuel, en étant attentifs aux interactions entre Français d'origine arménienne et Français d'origine turque, dans des filières professionnelles ou dans les quartiers. Pour en finir avec les considérations identitaires désincarnées si rébarbatives, il nous faut entrer dans l'épaisseur parfois déstabilisante des expériences singulières, toujours complexes et apparemment contradictoires....

    Les quatre rencontres organisées sont dédoublées, une à l’IFI, une à l’extérieur, en collaboration avec des pouvoirs locaux ou des organisations de la société civile. Les rencontres sont enregistrées et ces mémoires diasporiques singulières consignées.

    {tab=29/04/2013}

    Trajectoires et mémoires croisées : voix des diasporas anatoliennes de France

    Modérateur: Ferhat Kentel

    L’Institut Français d’Etudes Anatoliennes (IFEA) propose, en partenariat avec l’Institut français à Istanbul, un cycle de rencontres-débats afin de donner des visages et des voix aux diasporas anatoliennes de France. Ces témoignages d’hommes et de femmes nous éclaireront sur la diversité des positionnements et sur les nombreux points de rencontre entre « diasporas arméniennes » et « diasporas turques » de France. Ainsi mises en perspectives, les mémoires croisées de l’immigration en France peuvent permettre de reconstruire les mémoires communes anatoliennes. Lors de cette première rencontre, Anahide Ter Minassian (historienne), Kader Gömengil (architecte) et Norbert Nighoghossian (médecin) évoqueront leur vécu.

    {mp3}29042013_armenie2{/mp3}

    {tab=03/10/2013}

    Les fontaines de Habap - L'histoire d'une restauration

    FILM ET RENCONTRE AVEC LA PARTICIPATON DE FETHİYE ÇETİN

    Habap est un village d’Elazığ qui avait une importante population arménienne jusqu’en 1915.  Portant à l’époque le nom Havav en arménien,  ce village avait un monastère, deux églises ainsi que deux fontaines datant du 17ème siècle. Les deux fontaines de Habap où a vécu Heranuş Gadaryan, dont la vie a été relatée par sa petite-fille Fethiye Çetin dans un livre intitulé « Ma  grand-mère », ont été restaurées en 2011 à l’initiative de la Fondation Hrant Dink. La réalisatrice Dilek Aydın raconte l’histoire de ce projet de restauration dans un documentaire à travers le témoignage de Fethiye Çetin.

    La projection du film, en présence de la réalisatrice, sera suivie d’une rencontre avec Fethiye Çetin, parraine du projet, et Aram Kerovpyan, représentant de la Fondation Terre & Culture, partenaire du projet. Elle sera modérée par la Fondation Hrant Dink.

    Film en turc, sous-titré en français. Traduction simultanée pour la rencontre.
    Entrée libre.

    http://www.imdb.com/video/wab/vi576890649/

    {tab=14/02/2014}

    L’engagement dans la société civile

    Le cycle Trajectoires et Mémoires Croisées : Diasporas anatoliennes de France, proposé avec le partenariat de l’Institut français d’études anatoliennes et l’Institut français à Istanbul, se poursuit en 2014 avec une rencontre entre la Fondation Hrant Dink, représentée par Cengiz Aktar, et Katia Boudoyan, historienne, directrice de la Maison de la Culture Arménienne de Décines et responsable du tout nouveau Centre National de la Mémoire Arménienne. Ces deux ONG présenteront leur engagement associatif local et comment, à travers leurs actions de terrain, elles traitent des questions de mémoire et d’identité.

    {tab=13/05/2014}

    PAR JANINE ALTOUNIAN ET BELLA HABIP

    Essayiste et co-traductrice de Freud depuis 1970, Janine Altounian a publié en 2009 aux PUF, un ouvrage autour d’un récit de la catastrophe de 1915 écrit par son propre père Vahram, alors tout jeune. Cette trace miraculeusement préservée va cristalliser le travail de mémoire et de transmission. Ecrit en langue turque mais avec des caractères arméniens ce journal de déporté – en passe de paraître en turc aujourd’hui – est un héritage traumatique que sa fille n’a de cesse de retravailler depuis sa redécouverte. Une expérience qui doit être partagée par tous ceux qui ont à négocier avec un héritage encombrant. Bella Habip sera aux côtés de Janine Altounian et apportera son regard de psychanalyste.
    Lien de la vidéo sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. disponible Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    {/tabs}

  • Deniz Beyazıt (ed.) At the crossroads of empires: 14th-15th century Eastern Anatolia Varia Anatolica XXV

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    Deniz Beyazıt (ed.) At the crossroads of empires: 14th-15th century Eastern Anatolia, Varia Anatolica XXV, Istanbul, Paris, IFEA - De Boccard, 2012 238p. ISBN 978-2-36245-002-0

  • Derya Fırat : Les jeunes issus de l’immigration turque en France : Comment sortir de la vision dualiste ?

    En France, les jeunes issus de l’immigration turque constituent un ensemble hétérogène. Ils doivent se positionner dans une situation communautaire complexe et négocier leur identité entre deux séries de normes : celles du pays de leurs parents et celles du pays d’accueil. Partant de leurs “ ressources culturelles ”, ils élaborent donc différentes “ stratégies ” identitaires.
    Afin de mieux saisir le cas de ces jeunes, nous présenterons d’abord quelques traits caractéristiques de l’immigration turque et la place occupée par les réseaux de solidarité en situation migratoire. Il nous sera ensuite possible de réfléchir sur des outils méthodologiques et divers points de vue théoriques afin d’affiner nos méthodes de recherche.
    Les ressortissants turcs constituent un groupe important : plus de 3 millions de personnes en Europe. Les ouvriers originaires de Turquie ont commencé à émigrer vers la France suite à la saturation du marché du travail en Allemagne, en 1962 . En 1966, la France a conclu un accord de recrutement avec la Turquie. Malgré des mesures sur l’arrêt des migrations de Turquie vers l’Europe (1973 en Allemagne et 1974 en France ), la tendance s’est orientée vers une installation définitive . L’immigration s’est poursuivie par le biais du regroupement familial et des demandes d’asile politique . Elle continue actuellement avec les mariages : “ Les jeunes se marient bien souvent avec un conjoint turc anatolien, lors des congés, occasionnant des regroupements en chaîne ” . Au début des années 1980, les Etats de la CEE ont promulgué des lois d’encouragement au retour définitif des ouvriers en Turquie. Cependant, cette aide financière n’a pas davantage motivé les immigrés. Le projet de retour est toujours présent dans l’esprit des immigrés turcs, mais sous une forme “ mythique ” ou “ utopique ”, dans l’attente de la retraite ou de la fin du désordre politique et économique en Turquie . Les retours en Turquie sont généralement provisoires et/ou ne concernent que quelques membres de la famille. La vague migratoire de Turquie vers la France a ainsi généré une présence turque assez dense : on compte aujourd’hui à peu près 300 000 immigrés originaires de Turquie en France.
    Migrer pour améliorer sa situation économique ou pour des raisons politiques n’a rien d’exceptionnel. Cependant les immigrés turcs présentent des traits spécifiques par rapport à d’autres populations immigrées en France. Il faut souligner toutefois, que ces traits ne sont pas seuls représentatifs des critères de l’intégration de cette population à la société française.
    Les immigrés originaires de Turquie constituent un cas assez particulier : comme les Maghrébins, ils sont majoritairement musulmans, mais n’ont pas de liens historiques avec la France. La Turquie n’a jamais été colonisée et fut, au contraire, avec l’Empire ottoman, une puissance mondiale. De cette absence de lien historique avec la France, découle une connaissance réciproque assez superficielle. En outre, selon Dominique Schnapper, les immigrés originaires de Turquie “ gardent le souvenir intériorisé, même s’il est informulé, de la gloire de l’Empire ” et créent ainsi une identité ethnique qui se différencie des “ autres ” immigrés musulmans en France, en élaborant un discours cohérent sur la supériorité de leur culture, leur fierté nationale, et leur fierté ethnique. Il est vrai qu’un lien historique comme le passé colonial est un facteur non négligeable pour comprendre le sens que les individus donnent à leurs parcours, leur perception de soi et de l’autre. Toutefois il semble que la spécificité de l’immigration turque demande d’autres explications.
    Un autre point qui mérite d’être souligné est l’hétérogénéité de cette population du point de vue de l’appartenance religieuse et ethnique. Selon leur origine ethnique et géographique les immigrés ressortissants de Turquie manifestent leur différence par leurs origines religieuses (musulmans et chrétiens) et leur obédience à telle ou telle école juridique religieuse (mezhep). Il faut noter que la plupart des recherches sociologiques sur l’immigration turque constatent une hétérogénéité au sein de la population immigrée, mais la prennent rarement en considération dans leurs explications sociologiques.
    Chez les immigrés musulmans, le caractère hétérogène des obédiences (sunnisme, alévisme et autres ordres) montre la pluralité de l'Islam turc. Cette diversité, qui a donné naissance à un Islam libéral -avant même la proclamation de la République- rend discutables les interprétations qui font de l'Islam une entité unique et homogène. Il faut souligner que les Turcs ont été convertis à l’Islam tout en gardant leur langue et en conservant leurs pratiques matrimoniales antérieures à l’Islam. De plus, la Turquie est un pays qui vit un processus de modernisation depuis le XIXe siècle . Avec la fondation de la République (1923), on assiste à l’application par les élites kémalistes d’une série de réformes visant à transformer et à moderniser la société turque . La méconnaissance de “ l’Islam turc ” amène certains chercheurs travaillant sur l’immigration turque en France, soit à poser des questions dénuées de sens, soit à formuler des interprétations discutables .
    Enfin, cette immigration de main-d’œuvre non qualifiée a les caractéristiques d’une migration en chaîne. Malgré les recrutements anonymes organisés par les pays d’accueil et la Turquie, l’enchaînement de migrations vers l’Europe se réalise à travers les réseaux de solidarité régionale de la communauté de départ. Marcel Bazin affirme que “ l’immigration turque vers l’Europe commence par le départ temporaire d’hommes jeunes en quête de travail, qui font ensuite venir leur famille en cas de succès ; elle s’appuie sur des réseaux de solidarité familiale et locale (hemserilik : le fait d’être “ voisins ”, de venir sinon du même village, du moins d’une même micro-région) ; elle aboutit donc à des phénomènes de ségrégations marquées en fonction de l’origine géographique et éventuellement ethnique ” . Aujourd’hui la communauté immigrée originaire de Turquie en Europe a pris une dimension transnationale grâce à ces réseaux de solidarité familiale et locale .
    Le présent travail consiste en une mise au point méthodologique et conceptuelle d’une recherche menée auprès de “ jeunes issus de l’immigration ” qui font leurs études supérieures en Ile-de-France . Il ne s’agit pas de présenter les données d’une recherche inachevée, mais plutôt d’articuler une réflexion sur les outils méthodologiques et les points de vue théoriques afin d’affiner les méthodes de recherche sur les jeunes issus de l’immigration.
    L'existence des réseaux de solidarité familiale et locale (hemserilik) est un fait pertinent concernant la population originaire de Turquie. Les recherches montrent “ le caractère primordial des réseaux de parenté (akrabalik) dans la réussite du projet migratoire, dans les pratiques matrimoniales, pour l’accès à l’emploi, les investissements ” . Les immigrés obtiennent le plus souvent leurs postes de travail et leurs lieux d’hébergement à l’aide des réseaux de solidarité ; ainsi, ils ne se trouvent pas déracinés et solitaires dans les pays d’accueil même s’ils sont venus par recrutement anonyme. De plus, ces réseaux sont connectés aux réseaux idéologiques (politiques ou politico-religieux) existant dans le champ migratoire . Selon Hamit Bozarslan, “ l’absence de l’Etat et l’arrivée massive des familles dont les besoins étaient multiples, amena des forces, qui, à l’époque du moins, étaient marginales sur la scène politique turque à investir le domaine de l’émigration. Elles purent ainsi, dans de nombreux cas, occuper la position d’interlocuteurs entre émigrés et société d’accueil, proposer des solutions à la quête identitaire en surchargeant le domaine symbolique, en proposant de résoudre la crise par l’identification à une idée, proposée à la fois comme normative dans l’immigration, porteuse donc de régularité et d’un sens quotidien, et comme seule susceptible de garantir le lien avec le pays d’origine. ”
    Il faut noter que ces réseaux de solidarité régionale ont des effets semblables dans la migration vers la France et dans la migration interne à la Turquie (exode rural). Dans ce dernier cas, les sociologues soulignent qu’il y a souvent quelques familles qui jouent le rôle d’avant-garde et que les autres familles d’une même origine régionale les suivent dans la trajectoire de la migration . Ces migrations en chaîne ont constitué, à partir des communautés de départ, de nouveaux réseaux de solidarité régionale (hemserilik) au sein des grandes villes .
    Mübeccel Kiray explique ces réseaux de solidarité comme étant un outil d’adaptation de la société paysanne pré-industrielle à la société urbaine industrialisée et fortement spécialisée ; le passage d’une société fondée sur la solidarité mécanique caractérisée par des relations intimes et primaires, à une société fondée sur la solidarité organique, caractérisée par des relations anonymes . Elle soutient que ces réseaux de solidarité sont une conséquence historique d’un système pré-industriel : “ le patronage ”. La première forme de patronage est le soutien parental organisé autour de la personne qui tient le rôle de guide, le plus souvent l’homme le plus âgé de la communauté, qui se charge de résoudre les problèmes comme ceux liés au travail, au mariage, au logement, etc. Les réseaux de solidarité de la communauté sont une autre forme plus développée de ce patronage, qui permettent de trouver un travail, un logement, etc. Il faut souligner qu’en Turquie les réseaux de solidarité aident aussi à résoudre les problèmes soulevés par la relation entre l’individu et l’Etat, et pallie au manque de savoir-faire des émigrés dans leurs relations avec les services publics.
    Ces réseaux de solidarité sont partie intégrante de la migration comme de la structure sociale communautaire en Turquie. Cependant, il est moins évident de considérer les immigrés ou les jeunes issus de l’immigration turque comme une population qui redéfinit “ ses identités continuellement en fonction des contextes et des opportunités offertes par les différents réseaux sur lesquels repose l’expérience migratoire ” .
    Les recherches que nous avons menées auprès des jeunes issus de l’immigration turque en Ile-de-France ont fait apparaître le rôle important des réseaux dans l’élaboration des différentes stratégies identitaires. Toutefois, il ne faut pas oublier que ces réseaux contribuent aussi à la conservation des valeurs du groupe et à l’entretien du contrôle de la communauté. Dans ce type de situation, le contrôle social de la communauté peut être très coercitif surtout vis-à-vis des femmes et des jeunes filles qui représentent l’honneur de la communauté.
    Le code de l’honneur et le système de parenté constituent par ailleurs des piliers de la structure sociale communautaire en Turquie et dans la migration. Selon Nukhet Sirman, “ l’identité dans la parenté turque ” est liée au code de l’honneur : “ Pour les hommes et les femmes, l’identité sociale dépend de leurs qualités en tant que personnes morales, c’est-à-dire de leur honneur, code en fonction duquel ils agissent, et selon lequel leur comportement est interprété. L’honneur appartient aux personnes, aux maisons et aux communautés. Le code d’honneur différencie les personnes en fonction de l’âge et du sexe, en les plaçant dans une relation particulière d’autorité et de soumission dans la maison et entre parents et dans une situation de compétition agressive avec ceux qui appartiennent à d’autres maisons ” .
    Ainsi, on peut “ faire du migrant un acteur et envisager la migration comme ressource et stratégie ” pourtant il est plus difficile de dire que cet acteur est “ toujours conscient de ce qu’il est et de ce qui le détermine ” . Selon Alain Moreau, “ une telle position ne peut être tenue à l’extrême, à moins de faire fi des apports de la théorie psychanalytique ” . De plus, il semble que les immigrés ou les jeunes issus de l’immigration ne sont pas des acteurs aussi libres dans leur interaction avec le social. D’une part, les réseaux familiaux, religieux, politiques, géographiques (villageois ou régionaux) et économiques, ne sont pas seulement mis en œuvre par les immigrés ; ils demandent aussi une certaine allégeance et appartenance. D’autre part, “ les individus, pas plus que les groupes, ne sont libres d’affirmer unilatéralement cette identité. Dans cette interaction avec le social (…) ils ont affaire à des conduites par lesquelles autrui leur attribue lui-même des caractères en même temps que des valeur” .
    Selon Selim Abou, les jeunes issus de l’immigration, “ partagés dès l’enfance entre l’école et la maison, la société d’accueil et le groupe ethnique, sont acculés à intérioriser les deux codes culturels en présence et le conflit qui résulte de leur rencontre ” . Sur le terrain, il y a des jeunes qui parviennent à concilier les deux séries de normes (celle du pays d’origine des parents et celle du pays d’accueil), c’est-à-dire qu’ils sont capables de jouer avec deux systèmes de référence en fonction des situations. D’autres jeunes, au contraire, n’arrivent pas à concilier les deux, et d’autres encore le peuvent uniquement dans un contexte défini. Il n’est donc pas possible d’élaborer des interprétations générales. Les jeunes issus de l’immigration “ ne se débarrassent pas des modèles de penser et de sentir de leur culture d’origine pour adopter tels quels ceux de la culture du pays d’accueil. Le passage de l’une à l’autre n’est ni direct ni immédiat ” .
    Quant au mariage, moment crucial pour les immigrés turcs, les attitudes des jeunes peuvent être diversement interprétées. Le mariage immigré apparaît bien souvent comme un instrument de maintien du lien avec la Turquie et de résistance à la dégradation des valeurs traditionnelles d’origine : “ la prépondérance du pays d’origine dans les choix matrimoniaux est de nature à perpétuer la communauté en lui injectant sans cesse du ‘sang frais’ et à enrayer les effets de l’intégration lorsque celle-ci risque d’échapper au contrôle de la première génération ” . Par ailleurs, le mariage semble aujourd’hui le seul moyen sûr de faire venir un membre de la famille en France.
    Les recherches que nous avons menées font apparaître que, dans la plupart des cas, les jeunes -afin de concilier l’impératif communautaire du mariage arrangé et d’exprimer leur propre volonté- essayent de trouver leurs futurs conjoints eux-mêmes, au sein de la communauté originaire de Turquie en France. Ce sont surtout les filles qui déclarent préférer choisir leur futur conjoint au sein l’immigration turque en France plutôt qu’en Turquie. Dans l’ensemble, filles et garçons admettent l’importance, pour eux comme pour leur famille, de l’origine de leur futur conjoint.
    D’autres recherches mettent en évidence des stratégies de conciliation avec cet impératif communautaire chez les jeunes : “ Les filles savent très tôt qu’elles devront se plier au choix de leurs parents, même si les dissensions entre eux permettent des négociations. Elles trouvent toutefois certaines compensations : en faisant de nécessité vertu, elles se donnent pour la suite les moyens de s’imposer. La procédure de regroupement leur permet d’entrer dans la vie professionnelle, et donc d’acquérir une plus grande marge de liberté, notamment financière. Quand le mari arrive, il ignore la langue et les lieux et dépend de sa femme, qui, elle, au contraire, est sans beaux-parents et libérée de l’autorité de son père ” .
    Nous ne nous arrêterons pas sur les limites de la liberté de la fille ou sur la position occupée par le mari , ni sur une telle absence du code d’honneur ou sur le type même de ce mariage. Ces exemples ne prouvent certes pas l’absence d’un impératif communautaire concernant le mariage, mais ils illustrent les tentatives de conciliation avec cet impératif. Toutefois, il semble que les différentes manières de négociations restent individuelles ; l’approche sociologique doit donc être plus minutieuse.
    En rupture avec l’ancien point de vue qui “ tend à faire des migrations la résultante quasi mécanique d’une contrainte (…) à laquelle le candidat-migrant serait irrépressiblement soumis ” , les discussions et débats contemporains proposent une image de l’immigré comme un acteur agissant librement et visant toujours ses intérêts individuels sans prendre en compte ses appartenances communautaires, une image des jeunes issus de l’immigration parfaitement capables de jouer avec les deux cultures et de se réaliser librement en dehors des pressions communautaires.
    Après l’utopie de “ l’Homme nouveau ”, remarque Pierre André Taguieff, “ surgit donc celle de ‘l’Homme mobile’, l’utopie de l’individu sans héritages ni appartenances, sans mémoire et sans histoire, mais ultra-mobile, hyper-malléable et indéfiniment adaptable. Il est sans famille, sans ascendance ni descendance, il n’est que responsable que de lui-même, de sa vitesse et de sa flexibilité. Il n’a d’identité que provisoire, éphémère ; il rêve même d’en changer comme le chemise. Il s’idéalise, dans le discours publicitaire contemporain, en ‘nomade’ et en ‘métisse’, il se célèbre comme un ‘hybride’ toujours ‘en mouvement’ ” .
    Ainsi, il faut d’abord tenir compte de l’hétérogénéité des jeunes issus de l'immigration turque et sortir de la vision dualiste qui considère ces jeunes, soit comme des personnes soumises à la pression communautaire, soit comme des individus ultra-mobiles, indéfiniment adaptables et capables de faire une synthèse parfaite de deux cultures.
    L’objet sociologique que constituent “ les jeunes issus de l’immigration ” appelle donc à une analyse plus profonde en s’appuyant sur une recherche de terrain s’articulant autours de diverses variables : âge, sexe, âge d’arrivée en France, origine ethnique, origine religieuse, trajectoire familiale, trajectoire scolaire et réseaux de solidarité qui sont mis en œuvre pendant l’expérience migratoire des parents. Ce n’est qu’autour de telles études de terrain qu’il nous semble possible de produire une réflexion objective et pertinente à propos des jeunes issus de l’immigration turque.

  • Deux Ottomans à Paris sous le directoire et l'empire. Relations d’ambassade

    Morali Seyyid ALÎ EFENDI, Seyyid ABDURRAHIM MUHIBB EFENDI, Deux Ottomans à Paris sous le Directoire et l'Empire. Relations d’ambassade, Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, traduit du turc ottoman par Stéphane Yerasimos, mai 1998, 290 pages.

  • École doctorale Le rôle des sociétés civiles dans les processus de rapprochement et de réconciliation (France-Allemagne, Grèce-Turquie) : 7-17/09/2010

    Séminaire de formation doctorale à l’Institut français d’Études anatoliennes (IFEA)
    7 septembre-17 septembre 2010

    Le rôle des sociétés civiles dans les processus de rapprochement et de réconciliation (France-Allemagne, Grèce-Turquie)
    II. Médiateurs, Medias, Médiation (et Programme de recherche Vivre avec l’autre après le conflit)


    programme

    Thèmes: 

    • La place des expulsés, réfugiés, échangés, dans la médiation
    • Le rôle des écoles et des universités
    • La question de la traduction dans les domaines scientifique et littéraire
    • Les médias comme acteurs
  • Ekibimiz

    IFEA ekibi araştırmacılar, teknik personel ve yönetim personeli dahil yaklaşık 25 kişiden oluşmaktadır. 

    IFEA'ya atanan ve/veya IFEA tarafından ödenen personel dışında, enstitü her yıl çeşitli uzunluktaki periyodlar için işbirliği yaptığımız kurumlardan doktora öğrencileri, doktora sonrası araştırmacıları ve stajyerler ağırlamaktadır.

    Yönetim

     

    Fransa Dış ve Avrupa İşleri Bakanlığı tarafından atanan araştırmacılar

    Gilles AUTHIER - Dilbilimci, Kafkasya gözlem merkezi (Bakü Şubesi)
    Olivier HENRY - Arkeolog, Arkeoloji Araştırmaları Sorumlusu
    Elise MASSICARD - Siyaset Bilimci, Türk Siyaseti Gözlem Merkezi sorumlusu (CNRS Araştırma Sorumlusu)

    IFEA'ya CNRS (Ulusal Bilimsel Araştırma Merkezi) tarafından atanan araştırmacılar

    Işık TAMDOĞAN - Osmanlı tarihçisi (CNRS Araştırma Sorumlusu)
    Benoît FLICHE - Antropolog (CNRS Araştırma Sorumlusu)

    İstanbul Şehir Gözlem Merkezi

    Gabrielle ANGEY - Politolog (BAM Burslusu)
    Julien PARIS - Kent çalışmaları doktora öğrencisi (CNRS Burslusu)
    Aziliz PIERRE - Sosyoloji doktora Ğoğrencisi (Tübitak Burslusu)

    Doktora Öğrencileri

    Aude Aylin DE TAPIA - Tarih Doktora Öğrencisi (BAM Burslusu)
    Juliette DUMAS - Osmanlı Tarihi Doktora öğrencisi (Tübitak Burslusu)
    Nicolas ELIAS
     - Etnomüzikolog (BAM Burslusu)
    Loubna LAMRHARI - Çağdaş Türkiye Tarihi Doktora Öğrencisi

    Doktora Sonrası Araştırmacı 

    Erdal Kaynar - Tarihçi (BAM Burslusu)

    Dokümantasyon

    Pascal LEBOUTEILLER- Topograf, harita bilimci (S.I.G.), Harita Atölyesi sorumlusu
    Ümit Sevgi TOPUZ
     - Kütüphaneci
    Isabelle GILLES - Belge Bilimci (IE CNRS)

    Yönetim Personeli

    Aksel TIBET - Yayınlar sorumlusu, Arkeolog
    Isabelle VERDIER - Yönetim Sekreteri
    Belgin ARGUN - Muhasebe

    IFEA'ya Bağlı Araştırmacılar

    Birgül AÇIKYILDIZ - Mardin Artuklu Universitesi, Sanat Tarihi Bölümü
    Fabio Alberto AMBROSIO - Dinler Tarihçisi
    Çiler ALTINBILEK-ALGUL Arkeolog, Prehistoryacı
    Laurence ASTRUC - Arkeolog, prehistoryacı (CNRS Araştırma Sorumlusu)
    Bayram BALCI - Siyaset Bilimci, CERI
    Semra BALCI - Arkeolog, Prehistoryacı
    Nur BALKAN-ATLI - Arkeolog, Prehistoryacı, İstanbul Üniversitesi
    Alexandre BARALIS - Arkeolog, İlkçağ tarihçisi
    Deniz BEYAZIT - Sanat tarihçisi, Orta Çağ Dönemi, Metropolitan Museum
    Cedric BODET - Arkeolog, Etnolog ve Prehistoryacı
    Brian CHAUVEL - Sosyoloji Doktora Öğrencisi
    Rosalia CHRISTIDOU - Arkeolog, Prehistoryacı
    Musa ÇIMEN - Bilimler tarihçisi (Strasbourg Üniversitesi)
    Dejanirah COUTO - Tarihçi, École Pratique des Hautes Études
    Raymond DESCAT - Arkeolog (Bordeaux 3 Universitesi)
    Franck DORSO - Sosyolog, Créteil Üniversitesi
    Pınar DOST-NİYEGO - Çağdaş Türkiye Tarihçisi
    Thomas DREW-BEAR -Epigrafya uzmanı
    Fuat DÜNDAR - Tarihçi
    Berna EKAL - Antropoloji Doktora Öğrencisi
    Korhan ERTURAÇ - Jeolog, IFEA, CNRS, ANR, Istanbul Teknik Üniversitesi, Istanbul Universitesi işbirliğiyle.
    Thorniké GORDADZE - Siyaset Bilimci
    Feza GÜNERGUN - Bilimler Tarihçisi, İstanbul Üniversitesi
    Nergis GÜNSENIN - Denizaltı arkeoloğu, İstanbul Üniversitesi
    Eric JEAN - Hititolog (Mardin Artuklu Üniversitesi)
    Dominique KASSAB TEZGÖR - Arkeolog, Bilkent Üniversitesi
    Nurcan KAYACAN - Arkeolog,Prehistoryacı, İstanbul Üniversitesi
    Markus KOHL - Arkeolog
    Koray KONUK - Numizmat, arkeolog
    Sinan KUNERALP - Osmanlı tarihçisi, yayıncı (ISIS Yayınevİ)
    Anaïs LAMESA - Arkeolog, Bizans Dönemi Doktora öğrencisi
    Noémi LEVY - Osmanlı Tarihçisi (Boğaziçi Üniversitesi)
    Thomas LORAIN - Ortaçağ Anadolu'su tarihçi ve arkeologu (EPHE  - Sorbonne Üniversitesi)
    Laurent MALLET - Tarihçi
    Jean MARCOU - Hukukçu, Siyaset Bilimci (IEP Grenoble)
    Cilia MARTIN - Tarih Doktora Öğrencisi
    Lisa MONTMAYEUR- Sosyoloji Doktora Öğrencisi
    Yoann MORVAN - Kent Çalışmaları Doktoru
    Emre ÖKTEM - Hukukçu, Uluslararası Hukuk,Galatasaray Universitesi
    Onur ÖZBEK - Arkeolog, Çanakkale 19 Mart Üniversitesi
    Hasan PEKER - Hittitolog, İstanbul Üniversitesi
    Mathilde PINON-DEMİRÇİVİ - Sanat Tarihçisi (Osmanlı Dönemi)
    Simon RETTIG - Ortaçağ Sanat Tarihçisi (Freie Universität Berlin)
    Dilek SARMIŞ - Felsefe Tarihi Doktora Öğrencisi
    Oğuz TEKIN - Nümizmat, ekonomist, İstanbul Üniversitesi
    Alexandre TOUMARKINE - Tarihçi, Orient-Institut Istanbul
    Yeşim IŞIL ÜLMAN - Bilimler tarihçisi

    Teknik personel

    Kadir GÜNEŞ
    Gülsüme YILDIRIM 
  • Enseigner la Première Guerre mondiale au lycée France- Turquie

    Présentation du programme

    Le programme « Enseigner la Première Guerre mondiale, au lycée, en France et en Turquie » entend comparer les historiographies nationales françaises et turques de la Grande Guerre telles qu’elles sont enseignées au lycée. Celui-ci s’appuie sur une approche comparée franco-turque et une expertise scientifique et pédagogique assurée par des enseignants d'histoire du secondaire et des historiens français et turcs. Il s’agit de faire apparaître les divergences et convergences dans la manière d'aborder ce macro-événement aux contours chronologiques et spatiaux et aux lignes de force variables, selon les traditions et les perspectives. Une attention particulière est donnée à l’évolution des contenus des programmes officiels et des manuels scolaires.

    De cette réflexion découlera la publication, en 2015, d’un fascicule, publié dans les Dossiers de l'IFEA, qui permettra, en particulier aux enseignants des établissements français et francophones de Turquie, d’aborder la Première Guerre mondiale avec des perspectives adaptées au double regard franco-turc. 
     

    Ce programme, mené depuis 2012, par l’Institut français d’études anatoliennes d’Istanbul (IFEA) et le lycée français Pierre Loti d’Istanbul, est soutenu par l’Agence française pour l'enseignement du français à l'étranger (AEFE).

    logo 14-18

    À travers son approche comparée et le dialogue qu’il noue entre deux historiographies nationales, ce programme entend contribuer à la commémoration du centenaire de la Grande Guerre. Labellisé et subventionné par la Mission du Centenaire 14-18, il figure sur le programme officiel des commémorations de la Première Guerre mondiale.Pour consulter le programme officiel, cliquer ici.

     
     
    Notre équipe 
     
    Pınar Dost-Niyego, historienne (Atlantic Council Istanbul Office)
    Frédéric Gérard, documentaliste (Lycée Pierre Loti)
    Loubna Lamrhari, doctorante en histoire (IFEA)
    Eddy Lioret, professeur d’histoire/géographie (Lycée Pierre Loti)
    Elise Massicard, politologue (IFEA)
    Şebnem Panahzat, professeure de Turc (Lycée Pierre Loti)
    Aylin de Tapia, doctorante en histoire (IFEA) 
    Işık Tamdoğan, historienne (IFEA)
    Alexandre Toumarkine, historien (Orient-Institut Istanbul)
    Şerife Ziylan, professeure d’histoire/géographie (Lycée Pierre Loti)

     

      

    JOURNEE D'ETUDES

    Une journée d’études organisée par l'IFEA et ouverte au public, s'est tenue le 7 avril 2014à l'Institut français d'Istanbul (Taksim).

    Pour consulter le programme et les résumés des interventions de la journée d'études du 7 avril 2014, cliquer ici  
     
     
     

    BIBLIOGRAPHIE

     

    Pour une bibliographie relative à l'enseignement de la Première Guerre mondiale et au front ottoman, cliquer ici.

     

    Pour plus d'informations :

    Loubna Lamrhari, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

     


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  • Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü (güncel değil)

    L'institut

    L’IFEA (Institut Français d’Études Anatoliennes /Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü) est un établissement français à Istanbul qui relève du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes  et du CNRS (USR 3131).
    Il a pour vocation d’impulser, de diriger des recherches en sciences humaines et sociales, en sciences de l’Antiquité, recherches qui ont pour objet les territoires de la Turquie et de l’Empire ottoman.ifea2

    Installé dans les locaux du drogmanat du Palais de France (ancienne Ambassade de France auprès de la Sublime Porte), l'Institut français d'études anatoliennes "Georges Dumézil" a succédé en 1975 à l'institut français d'archéologie d'Istanbul fondé en 1930. À l'origine orienté vers l'histoire ancienne et l'archéologie, il a ensuite étendu ses activités à la turcologie (linguistique et histoire ottomane en particulier). Il a commencé à s'ouvrir au contemporain à la fin des années 1980, notamment avec la mise en place d'un Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI). En 1994, l'IFEA a créé un Centre d'études caucasiennes. En 2003, ce centre s'est délocalisé à Bakou où l'IFEA possède désormais une antenne, installée au sein de l'Ambassade de France en Azerbaïdjan. En 2005 a été mis sur pied un Observatoire de la vie politique turque (OVIPOT). L'IFEA fait partie du réseau des vingt-sept instituts de recherche en sciences humaines et sociales dépendant de la Sous-Direction de la coopération scientifique, universitaire et de la recherche du Ministère des Affaires étrangères. Les études y concernent un vaste territoire, qui s'étend des confins orientaux de l'Europe aux abords de l'Asie centrale. Elles s'inscrivent dans une chronologie longue, allant de la préhistoire aux grands Empires, et de la naissance des États-nations aux redéfinitions identitaires d'aujourd'hui.

    C'est dire que l'IFEA offre un profil très diversifié, propice aux échanges entre disciplines : les sciences humaines et sociales (anthropologie, démographie, géographie, histoire, sociologie, science politique et économique, voire musicologie) y voisinent avec les techniques de l'archéologie et du classement et de l'analyse des textes écrits. Établissement à compétence régionale, l'Institut développe des programmes couvrant le Caucase et les Balkans. En règle générale, ses activités sont conduites en coopération avec d'autres centres, français, européens ou locaux. Cette politique de coopération se traduit par l'intégration de membres de l'IFEA dans des équipes turques, et par l'accueil à l'IFEA de chercheurs turcs ; par la programmation de conférences, séminaires et colloques, la publication d'ouvrages largement ouverts à l'expertise locale, la mise en chantier de projets faisant intervenir des spécialistes de diverses nationalités. À côté de ses activités propres, l'IFEA contribue à la formation des jeunes chercheurs. Il leur propose des services variés : hébergement, soutien logistique aux missions, rôle d'interface avec leurs partenaires locaux, bibliothèque et documentation.

    Pôle Archéologie

    Centre de recherche et appareil de soutien aux acteurs français de l’archéologie en Turquie, l’IFEA a remis l’archéologie au cœur de ses activités de recherche en revenant au centre du dispositif de la recherche archéologique française en Turquie. Poursuivant le double objectif d’élargir nos collaborations avec des partenaires turcs et étrangers tout en offrant une visibilité accrue des recherches auprès de nos collègues et partenaires, le Pôle Archéologie s'attache tout particulièrement à mettre sur pied un réseau pérenne des IFREs de l’Est méditerranéen, sur la base de programmes communs de recherche.

    Pôle d'Études d'Histoire ottomane et turque

    Les études du Pôle Études d’histoire ottomane et turque sont vouées à l’amélioration des connaissances et des savoirs sur le fonctionnement et les particularités de la société ottomane et turque.

    Les travaux couvrent ainsi l’ensemble de la période ottomane, depuis ses origines jusqu’à la fin de l’Empire ainsi que les premières décennies de la République turque jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

    Pôle d'Études Contemporaines

    Avec son Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI), l'IFEA étudie l’urbanisme, le patrimoine, les politiques de la ville et les mobilités.
    Son Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT) et son Observatoire du Caucase analysent les évolutions récentes en Turquie, au Caucase et dans la région de la mer Noire.
    Enfin, il développe des programmes de recherche sur les productions culturelles contemporaines (XIXè –XXIè siècles).
    Directeur: Jean-François Pérouse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    Adresse :
    Institut Français d'Études Anatoliennes
    Palais de France
    Nur-i Ziya Sokak, 10 P.K.54
    TR-34433
    Beyoğlu - Istanbul
    TURQUIE
    Email :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    Téléphone : +90 (0212).244.17.17

    Fax : +90 (0212).252.80.91
  • Histoire - Liens


    1.Centre de recherches et instituts partenaires

      Centre d’Etudes Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques (Cetobac) de l’EHESS

      http://cetobac.ehess.fr/


      Institut d’Etudes de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman (IISMM) de l’EHESS

      http://iismm.ehess.fr/


      Collège de France – Histoire Turque et Ottomane

      http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/his_tur/index.htm


      Institut Français du Proche Orient

      http://www.ifporient.org/


      Orient Institut Istanbul

      http://www.oidmg.org/istanbul/index_tr.html


      Orient Institut Beirut

      http://www.orient-institut.org/English/index.aspx?pageid=417



      2.Universités d’Istanbul

        Département d’histoire de l’université de Boğaziçi

        http://hist.boun.edu.tr/


        Département d’histoire de l’université de Sabancı

        http://hist.sabanciuniv.edu/


        Département d'histoire de l'Université de Bilgi

        http://history.bilgi.edu.tr/


        Université de Galatasaray

        http://www.msgsu.edu.tr/msu/pages/551.aspx



        3.   Archives et bibliothèques

        Archives et manuscrits de la Bibliothèque Nationale de France (BNF)

        http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/cdc.html#


        Archives du College de France

        http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/ins_bib/archives.htm



        4. Aide à la recherche

          Catalogue interbibliothèques d’Istanbul

          http://libris.bahcesehir.edu.tr/yordamtk.htm


          Catalogue de la bibliothèque de l’IFEA

          http://85.105.93.101/yordam.htm


          Catalogue de la BNF

          http://www.bnf.fr/fr/collections_et_services/catalogues.html



        1. Historique de l'IFEA 1929-1989

          Dans un rapport daté du 21 mai 1929 et adressé au ministre des Affaires étrangères, René Dussaud, conservateur en chef du département des Antiquités orientales du Musée du Louvre, constatait qu'à cette date, il n'y avait plus de mission archéologique française en Turquie pour poursuivre la tradition de celles qui s'y étaient succédé au cours du XIXe siècle. De retour d'Ankara où il avait eu des entretiens dans les milieux officiels turcs et français, il suggérait de développer les recherches dans deux directions : les antiquités islamiques et les antiquités proprement anatoliennes. Il proposait en outre au ministre la création d'un Institut installé dans les locaux de l'ancienne ambassade de France près la Sublime Porte. Cet Institut, écrivait-il, "devait être pour nos jeunes savants la porte de l'Anatolie", les préparant à l'exploration "que cette dernière réclame dans tous les domaines".

          Ce projet prit corps et, le 26 mars 1930, l'ambassade de France à Ankara adressa une note à ce sujet au ministère des Affaires étrangères de Turquie qui donna rapidement son accord pour la création de l'Institut Français d'Archéologie. Cet Institut s'établit dans le bâtiment de l'ancien drogmanat de l'Ambassade à Istanbul, construit en 1874, et fut inauguré le 1er octobre 1930 par Sébastien Charléty, recteur de l'Académie de Paris. Une note du ministère des Affaires étrangères de Turquie, datée du 28 février 1931 et adressée à l'Ambassade de France, fixa le cadre de l'Institut. 

          Le premier directeur de l'Institut, Albert Gabriel, professeur à l'Université de Strasbourg et auteur de nombreuses publications sur les monuments turcs d'Anatolie, conserva sa résidence permanente en France. Il était assisté d'un comité constitué d'administrateurs et de personnalités scientifiques, spécialistes de l'orientalisme ancien et moderne, de l'archéologie classique et des études byzantines.

          Trois ans après sa création, l'Institut fit paraître sa première publication dans la collection des Mémoires. Celles des Études anatoliennes, puis des Monuments turcs d'Anatolie devaient bientôt suivre. Des pensionnaires scientifiques furent nommés. Ils résidèrent à Istanbul de manière permanente : Edmond Saussey (études turques modernes), Raymond Jestin (études sumériennes), Pierre Devambez (archéologie classique), Emilie Haspels (archéologie classique), de nationalité néerlandaise, Henry Corbin (études iraniennes), Pierre Prost (études turques), et Marcel Colombe (études turques).

          Un chantier de fouilles fut ouvert en 1936 sur le site de Yazilikaya, auquel participèrent P. Devambez, E. Haspels et R. Jestin, avec le concours de Halet Çambel, assistante à l'Université d'Istanbul.

          Au printemps de 1941, Albert Gabriel, que l'invasion de la France avait surpris en Turquie, posa sa candidature au Collège de France et quitta son poste. Au cours de l'été de la même année, Henri Seyrig assura pendant quelques mois la direction de l'Institut, puis rejoignit la France Libre. À son départ, il confia l'Institut à Henry Corbin, demeuré sur place, qui quittera la Turquie pour l'Iran en 1945.

          Albert Gabriel fut renouvelé à cette date comme directeur, toujours sans obligation de résidence. Deux membres scientifiques furent nommés : Robert Mantran, historien de la Turquie ottomane et Henri Metzger, archéologue classique. Ce dernier fut remplacé en 1947 par Xavier de Planhol, géographe. Au début des années 50, les contrats de R. Mantran et X. de Planhol vinrent à terme. Les postes vacants ne furent pas pourvus. Dès lors, l'Institut devait demeurer sans pensionnaires pendant plus d'une décennie.

          En 1950, deux chantiers de fouilles furent ouverts, à Claros et à Xanthos, mais sans rapport direct avec l'Institut, qui ne servit plus que d'étape pour les archéologues.

          En 1956, Louis Robert, professeur au Collège de France, spécialiste d'épigraphie grecque et de géographie historique, fut nommé directeur en remplacement d'Albert Gabriel, qui avait atteint l'âge de la retraite. Il conserva de même sa résidence permanente en France.

          Louis Robert mit un terme aux anciennes collections de publications et les remplaça par la Bibliothèque archéologique et historique de l'Institut Français d'Archéologie d'Istanbul, qui devait compter 28 titres en moins d'un quart de siècle.

          En 1964, Louis Robert fut remplacé par Emmanuel Laroche, professeur à l'Université de Strasbourg, spécialiste des langues et civilisations anatoliennes. Il ne résida pas non plus à Istanbul de manière permanente.

          L'Institut ne comptant plus de pensionnaires scientifiques, Jean-Pierre Sodini, spécialiste d'archéologie byzantine, y fut détaché par le CNRS de 1969 à 1972.

          Onze ouvrages devaient paraître dans la collection de l'Institut au temps de la direction d'Emmanuel Laroche.

          À partir de 1972, Paul Lemerle, professeur au Collège de France, appela à plusieurs reprises l'attention du directeur général des Relations culturelles sur la situation de l'Institut : maison vide, bibliothèque manifestement insuffisante, absence de pensionnaires scientifiques, directeur résidant en France. Il recommandait que, si une solution n'était pas trouvée pour remédier à cet état de choses, la maison soit purement et simplement fermée.

          Au printemps de 1975, il fut décidé que l'Institut aurait désormais un directeur résident et des pensionnaires scientifiques. Un conseil scientifique fut constitué. Lors de sa première réunion, le 5 juillet 1975, il fut décidé de donner à l'établissement l'intitulé nouveau d'Institut Français d'Études Anatoliennes, marquant ainsi la plus large ouverture de ses activités vers l'ensemble des civilisations qui se sont succédé sur le territoire de la Turquie, des périodes les plus anciennes à nos jours. Lors de sa seconde réunion, il élit au poste de directeur Henri Metzger, professeur à l'Université de Lyon II, spécialiste d'archéologie classique, directeur des fouilles de Xanthos et du Létôon. Il nomma d'autre part comme pensionnaires Sylvestre Dupré, archéologue de l'Anatolie ancienne, François Georgeon, historien de la Turquie moderne, et Jean-Marie Carrié, historien de Rome. En 1978, Alain Davesne, archéologue classique, et Francis Joannès, assyriologue, succédèrent à S. Dupré et à J.-M. Carrié. En 1979, Dominique Halbout du Tanney, historienne de l'art ottoman, succéda à F. Georgeon. Serge Sadler fut affecté à l'Institut comme architecte. Michel Coindoz fut nommé pensionnaire la même année.

          Le sous-sol du bâtiment fut aménagé de manière à pouvoir accueillir une réserve de la bibliothèque ainsi qu'un bureau d'architecte. La cour intérieure fut recouverte d'une toiture et transformée en salle de travail.

          Trois rencontres scientifiques eurent lieu à l'Institut au temps de la direction d'Henri Metzger ; en octobre 1977, un colloque sur la Lycie antique (les Actes en furent publiés dans la Bibliothèque... de l'Institut, tome XXVII) ; en septembre 1978, le "Colloque franco-turc d'histoire des institutions" (une partie des communications fut publiée dans les Annales de la Faculté de Droit d'Istanbul, t. XX, VI-47, 1979) ; en octobre 1979, un colloque sur les techniques de laboratoire appliquées à l'étude des céramiques archaïques de l'Anatolie égéenne.

          À partir du tome XXVI, la Bibliothèque... prit le nom de Bibliothèque de l'Institut Français d'Études Anatoliennes.

          Par Henri Metzger (Directeur de l’IFEA de 1975 à 1980)

          Atteint par la limite d'âge, Henri Metzger quitta son poste le 1er octobre 1980. Son successeur fut Georges Le Rider, administrateur général de la Bibliothèque Nationale, qui prit ses fonctions en juillet 1981 : il devait les occuper jusqu'au 30 septembre 1984.

          1981-1984 - par Georges Le Rider

          Au cours du Conseil scientifique de juillet 1981, plusieurs décisions importantes furent prises : le nombre des pensionnaires de l'Institut serait porté de trois à cinq, par l'addition d'un pensionnaire français et celle d'un pensionnaire turc ; le directeur serait assisté d'un secrétaire général ; un architecte VSNA et un photographe seraient affectés à l'Institut dès que possible.

          En octobre 1981, Alain Davesne et Francis Joannès furent nommés chercheurs au CNRS. Ils furent remplacés par Bertrand Lafont, assyriologue, et Nicolas Vatin, turcologue, qui arrivèrent à l'Institut comme Michel Coindoz commençait sa deuxième année. Le poste de quatrième pensionnaire français fut attribué à Michel Balivet, spécialiste de Byzance. A leur tour, Bertrand Lafont et Michel Coindoz quittèrent l'Institut en septembre 1982, le premier pour le CNRS, le second pour un emploi dans le secteur privé. Ils eurent comme successeurs François Déroche, spécialiste des Corans, et Gérard Groc, historien de l'époque contemporaine. Le pensionnaire turc, Ibrahim Çaglar, fut recruté à la fin de 1982 : il préparait lui aussi une thèse sur l'époque contemporaine.

          Serge Sadler, architecte, devint secrétaire général de l'Institut, et le poste d'architecte fut occupé par Olivier Baudon, VSNA. Paul Vesseyre fut recruté comme photographe du milieu de 1982 à la fin de 1983.

          L'arrivée de ces nouveaux membres à l'Institut posa un problème de locaux. Une extension fut accordée dans le Palais de France, où l'Institut disposa de six chambres-bureaux. En outre, des plans furent soumis au Ministère pour la transformation du bâtiment même de l'Institut.

          La bibliothèque, qui se trouvait aussi à l'étroit, fut dotée de rayonnages compacts qui augmentèrent considérablement la capacité de stockage.

          Un effort particulier fut accompli pour développer des actions en commun avec des spécialistes turcs et l'Institut put ainsi présenter un programme scientifique fondé sur une collaboration franco-turque : étude du quartier de Galata à Istanbul, recherche sur la presse de langue française en Turquie sous l'Empire Ottoman et la République, travaux dans les collections des Musées d'Istanbul (Musées archéologiques, Musée de Topkapı, Musée des Arts Turcs et Islamiques), participation à la fouille turque de Domuztepe, etc.

          Plusieurs rencontres et colloques furent organisés : en mai 1982, une réunion présidée par le Professeur Ekrem Akurgal mit au point les possibilités de collaboration franco-turque en matière de recherche ; en mai 1983, fut tenue une "Première semaine juridique franco-turque" ; en mai 1984, deux colloques eurent pour thème, l'un : "La presse de langue française en Turquie" (il fut suivi d'une journée d'études sur le mouvement des "Jeunes Turcs"), organisé en collaboration avec l'École Supérieure de Journalisme de l'Université d'Istanbul. En outre, au cours de l'hiver et du printemps 1983-1984, cinq conférences furent faites en français à l'Institut par des spécialistes turcs.

          Plusieurs expositions furent présentées à Istanbul avec la participation de l'Institut : l'une, notamment, eut lieu dans une salle de la Bibliothèque Süleymaniye, en hommage à la mémoire d'Albert Gabriel.

          1984-1990 - par J.-L. Bacqué-Grammont

          À Georges Le Rider, nommé professeur à l'Université de Paris IV, succéda le 1er octobre 1984 Jean-Louis Bacqué-Grammont, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, turcologue et historien de l'Empire ottoman, qui poursuit et développe les activités de l'Institut dans les directions imprimées par ses devanciers.

          À la fin de 1989, on peut brosser de l'Institut le tableau qui suit.

          Missions

          L'Institut est l'un des 21 instituts et centres de recherches français à l'étranger dépendant de la Sous-Direction des Sciences Sociales et Humaines de la Direction Générale des Relations Culturelles, Scientifiques et Techniques du Ministère des Affaires Étrangères.

          L'Institut est un établissement d'accueil et de recherche pluridisciplinaire, dont le domaine d'activité s'étend, chronologiquement, de la préhistoire à l'époque contemporaine, géographiquement au territoire de la République de Turquie en tout cas, d'une manière générale au monde ottoman, voire turc, là où n'est pas déjà implanté un institut français analogue.

          À côté des programmes de recherche personnels de ses membres, l'Institut développe ses propres programmes, ponctuels ou permanents, seul ou en collaboration avec d'autres institutions scientifiques françaises, turques ou de pays tiers. Ces programmes peuvent concerner des études sur le terrain (reconnaissances, prospections) ou porter sur la constitution de banques de données, grâce à l'équipement informatique performant dont il s'est peu à peu doté. Dans ce dernier domaine, les principaux axes de recherche sont, pour l'Antiquité, la numismatique grecque et romaine, pour les études turques, les cimetières de l'époque ottomane envisagés des divers points de vue de l'épigraphie, de l'histoire des institutions, de la société, de l'art et de l'urbanisme.

          Le bilan de l'activité et les projets de l'Institut à court ou moyen terme sont soumis annuellement au contrôle d'un Conseil scientifique présidé par le Sous-Directeur des Sciences Sociales et Humaines et auquel participent un représentant du Centre National de la Recherche Scientifique et un représentant de la Direction de la Recherche et des Études Doctorales du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. En 1989, les membres du Conseil Scientifique sont :

          • M. Louis BAZIN, professeur à l'Université de Paris III, directeur d'études à l'École pratique des Hautes Études. Turcologue.
          • Mme Marie-Claire CAUVIN, directeur de recherche au CNRS. Préhistorienne.
          • M. Gilbert DAGRON, professeur au Collège de France. Byzantiniste.
          • M. Paul GARELLI, membre de l'Institut, professeur au Collège de France. Assyriologue.
          • M. Christian LE ROY, professeur à l'Université de Paris I, chef de la mission archéologique de Xanthos-Létoon.
          • M. Robert MANTRAN, professeur honoraire à l'Université de Provence. Ancien pensionnaire de l'IFÉA. Historien de l'Empire ottoman.
          • M. Olivier PELON, professeur à l'Université de Lyon II, chef de la mission archéologique de Porsuk.
          • M. André RAYMOND, professeur à l'Université de Provence. Historien des provinces arabes de l'Empire ottoman.
          • M. Jean-Pierre SODINI, professeur à l'Université de Paris I. Ancien membre scientifique de l'IFÉA. Archéologue.
          • M. Jacques THOBIE, professeur à l'Université de Rennes II. Historien de l'économie et de la société en Turquie et au Moyen-Orient.

          Depuis 1985 est greffée sur l'Institut une formation du CNRS, le Groupe de Recherche no. 736, "Société, architecture et urbanisme en Turquie", composé d'architectes, d'urbanistes, d'historiens et de sociologues français, turcs et de pays tiers, qui poursuivent des recherches sur les formes traditionnelles de l'habitat et l'histoire du développement urbain en Turquie.

          En 1988 a été créé au sein de l'Institut une nouvelle structure, l'Observatoire Urbain d'Istanbul, calqué dans son principe sur l'exemple très encourageant de l'Observatoire Urbain du Caire Contemporain, expérimenté au Centre d'Études et de Documentation Juridique et Sociale (CEDEJ) du Caire. Cet Observatoire Urbain dépend à la fois du Ministère des Affaires Étrangères et du Bureau de la Recherche Architecturale au Ministère de l'Équipement et du Logement. Il a pour mission de constituer un fonds de documentation (cartes, plans, photographies, livres et périodiques) sur l'évolution urbaine d'Istanbul et d'autres villes de Turquie. Mais aussi d'agir comme un organisme de liaison entre équipes et chercheurs de tous pays travaillant dans ce domaine. Un chercheur permanent est affecté à l'Observatoire Urbain et a, entre autres tâches, celle d'assurer la publication d'un bulletin de liaison semestriel.

          D'une manière générale, la vocation de l'Institut est de promouvoir les études anatoliennes par les recherches qui sont poursuivies en son sein ou avec sa collaboration, l'organisation de rencontres scientifiques (de la table ronde au congrès international), de conférences et d'expositions, par des publications et en contribuant à la réalisation de missions de spécialistes turcs en France et français en Turquie.

          Texte écrit par Jean-Louis Bacqué-Grammont

          Voir aussi le Courrier de l'IFEA rédigé sous l'initiative de Paul Dumont en mars 2000 faisant l'état des lieux des projets scientifiques en cours et de l'équipe de chercheurs en place (cliquez ici).

        2. Hülya Tanrıover - Mal de vivre, mal de "ville"... Représentations de l'urbain dans le cinéma turc : 08/12/2011

          Hülya UĞUR TANRIOVER 
          Séminaire “Cultures et Territoires” 

          Jeudi 08 décembre 2011 à 18h à l'IFEA 
          avec Hülya UĞUR TANRIOVER, 
          sociologue et spécialiste des médias, Faculté de Communication de l'Université Galatasaray
          Intervention en français
          {flv}081211_Tanriover_D{/flv}
          Questions et débat ayant suivi la conférence
        3. IFEA'da staj olanağı (güncel değil)

          IFEA'nın mevcut araştırma bölümlerinde en fazla iki ay süre ile staj yapmak mümkündür. Staj, öğrencinin üniversitesi ve IFEA arasında yapılan bir sözleşme kapsamında gerçekleşir. Bu stajlar karşılığında hiçbir ödeme yapılmamaktadır. 

          Adaylık

          En az yüksek lisans 2. sınıf seviyesindeki adayların staj yapmak istedikleri araştırma bölümünün sorumlusuna, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.aracılığıyla, özgeçmişlerini ve öngörülen stajın kapsamının ve tarihlerinin açıkça belirtileceği bir niyet mektubunu ulaştırmaları gerekmektedir.

          Araştırma bölümlerinin sorumluları

          Arkeoloji : Néhémie Strupler
          İstanbul Şehir Gözlem Merkezi : Jean-François Pérouse
          Türk Siyaseti Gözlem Merkezi : Sümbül Kaya

        4. IFEA'nin tarihi 1929-1989

          Louvre Müzesi Yakın Doğu eserleri sorumlusu René Dussaud, Fransa Dışişleri Bakanlığı’na sunduğu 21 Mayıs 1929 tarihli raporda, Fransa’nın 19. yüzyılda peşpeşe yürüttüğü kazılarla başlayan arkeoloji geleneğini devam ettirecek çalışmaların Türkiye’de artık yapılmadığını belirtmekteydi. René Dussaud, Türk ve Fransız resmi makamlarıyla görüşmelerde bulunduğu Ankara’dan döndüğünde, araştırmaların; İslam ve Anadolu eserleri olmak üzere, iki koldan yürütülmesi teklifinde bulunmuş; ayrıca Fransa’nın Osmanlı dönemindeki eski elçilik binası bünyesinde bir enstitü kurulmasını önermişti. René Dussaud söz konusu enstitü için, “Anadolu ile ilgili araştırmaların her alanda yürütülmesi için”, “genç araştırmacılarımızı” saha çalışmalarına hazırlayan ve “Anadolu kapılarını aralayan bir enstitü olmalı” ifadesini kullanmıştı.

          Enstitü fikri, Ankara’daki Fransa Büyükelçiliğinin, Türkiye Dışişleri Bakanlığına 26 Mart 1930 tarihinde müracaatından çok kısa bir süre sonra, Bakanlığın onayı üzerine, Fransız Arkeoloji Enstitüsünün kurulması ile hayata geçirilmiştir. Enstitü, İstanbul’daki eski Fransız Büyükelçiliğine ait, 1874 yılında inşa edilmiş tercümanlık binasında, 1 Ekim 1930 tarihinde, Paris Akademisi rektörü Sébastien Charléty tarafından açılmıştır. Türkiye Dışişleri Bakanlığının, Fransız Büyükelçiliğine sunduğu 28 Şubat 1931 tarihli nota, enstitünün resmi çerçevesini belirlemiştir.

          Strasbourg Üniversitesi profesörü, Anadolu’daki eserler hakkında çok sayıda yayının sahibi ve enstitünün ilk müdürü olan Albert Gabriel, Fransa’da ikamet etmeye devam etmişti. Albert Gabriel’e aralarında Antik dönem ve Yeni Çağ şarkiyatçıları, klasik arkeoloji ve Bizans çalışmaları uzmanlarından oluşan bir araştırmacı topluluk ve idareci personel eşlik etmekteydi.

          Enstitü, kurulduktan üç yıl sonra, ilk yayınını mémoires yani tezler dizisi adı altında çıkarmıştı. Bunları Anadolu Araştırmaları ve Anadolu’nun Türk anıtları isimli koleksiyonlar takip etmişti. Enstitüye, İstanbul’da daimi olarak ikamet edecek ve aralarında, türkiyat dalında Edmond Saussey, Pierre Prost ve Marcel Colombe’u, Sümer araştırmaları dalında Raymond Jestin’i, klasik arkeoloji alanında Pierre Devambez ve Hollanda uyruklu Emilie Haspels’i, İran araştırmaları konusunda Henry Corbin’i sayabileceğimiz araştırmacılar atanmıştı.

          İstanbul Üniversitesi'nde asistan Halet Çambel’in desteği ile Yazılıkaya’da P. Devambez, E. Haspels ve R. Jestin’in katıldığı kazılara 1936 yılında başlanmıştı.

          Fransa'nın işgali sırasında Türkiye'de bulunan Albert Gabriel, 1941 yılının baharında, görevinden istifa ederek, Collège de Franceisimli kuruma başvuruda bulunmuştu. Aynı yılın yazında, Henri Seyrig enstitüyü birkaç ay yönettikten sonra, Özgür Fransa siyasi hareketine katılmıştı. Henri Seyrig ayrılırken, enstitüyü Türkiye’de ikamet eden Henry Corbin’e emanet etmiş, Cobin ise 1945'te Türkiye'den ayrılarak İran’a gitmişti.

          Aynı tarihte, Albert Gabriel, ikamet zorunluluğu olmaksızın, yeniden müdür makamına gelmiş ve enstitüye, Osmanlı tarihçisi Robert Mantran ve klasik arkeolog Henri Metzger olmak üzere, iki araştırmacı tayin edilmişti. Henri Metzger’in yerine, 1947 yılında coğrafyacı Xavier de Planhol atanmıştı. R. Mantran ve X. Planhol’un sözleşmeleri, 1950li yılların başında sona erdiğinde, boşalan makamlara kimse geçmemiş, bu nedenle enstitü, on yılı aşkın bir süre araştırmacısız kalmıştır.

          Klaros ve Ksantos kazıları, 1950 yılında başlamış fakat enstitü ile doğrudan ilişkisi olmayan bu çalışmalar sırasında enstitü, arkeologlar açısından bir bekleme noktası görevi görmüştür.

          Collège de France profesörü, Yunan yazıtları ve tarihi coğrafya uzmanı Louis Robert, emeklilik yaşına ulaşan Albert Gabriel yerine, müdür olarak 1956 yılında atanmış ve o da Fransa'da ikamet etmeye devam etmişti.

          Louis Robert enstitünün önceki yayın dizilerine son vermiş ve bunların yerine geçen İstanbul Fransız Arkeoloji Enstitüsü Arkeoloji ve Tarih Kitaplığı isimli yayın dizisinden yirmi beş yıldan az sürede yirmi sekiz yayın eksilmiştir.

          Louis Robert’in yerine 1964 yılında atanan, Strasbourg Üniversitesi profesörü, Anadolu Medeniyetleri ve dilleri uzmanıEmmanuel Laroche da daimi şekilde İstanbul’da ikamet etmemekteydi.

          Resmi araştırmacısı kalmayan enstitüsüye, CNRS (Milli Bilimsel Araştırmalar Merkezi), Bizans arkeolojisi uzmanı Jean-Pierre Sodini’yi 1969-1972 dönemi için atadı.

          Emmanuel Laroche müdüriyeti sırasında on bir yeni kitap, enstitü yayınları arasında yerini almıştır.

          Collège de France profesörü Paul Lemerle, Kültürel İlişkiler yetkililerinin dikkatini, 1972 yılından itibaren, enstitünün ıssız ve kütüphanenin gerçekten yetersiz hâline ayrıca araştırmacı eksikliğine ve müdürlerin Fransa'da ikamet etmesi gibi konulara çok kere çekmiştir. Bu durumun giderilmesi için, bir çözüm bulunmaması hâlinde, enstitünün tamamen kapatılmasını önermiştir.

          Böylelikle enstitünün bundan böyle İstanbul’da ikamet eden bir müdürünün ve araştırmacılarının olmasına 1975 yılının baharında karar verilmiş ve bir bilim kurulu oluşturulmuştur. Kurulun 5 Temmuz 1975 tarihindeki ilk toplantısı sırasında, kurum isminin Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü olarak değiştirilmesine ve faaliyetlerinin, en eski dönemlerden günümüze Türkiye toprakları üzerinde kurulmuş tüm uygarlıklara varana dek, mümkün olduğunca genişletilmesine karar verilmiştir. İkinci toplantıda, Lyon II Üniversitesi profesörü, klasik arkeoloji uzmanı, Ksantos ve Letoon kazıları başkanı Henri Metzger enstitü müdürlüğüne seçilmiş; öte yandan, eski Anadolu uzmanı arkeolog, Sylvestre Dupré, modern Türkiye tarihçisi François Georgeon ve Roma tarihçisi Jean-Marie Carrié, araştırmacı olarak atanmıştır. S. Dupré ve J.M. Carrié’nin yerine klasik arkeolog Alain Davesne ve Asur araştırmaları uzmanı Francis Joannès 1978 yılında tayin edilmiştir. F. Georgeon’un yerine ise Osmanlı sanat tarihçisi Dominique Halbout du Tanney 1979 yılında geçmiştir. Aynı yıl enstitüye, Serge Sadler mimar, Michel Coindoz ise araştırmacı olarak atanmıştır.

          Binanın bodrum katı bir kitap deposunu ve bir mimar ofisini karşılayabilecek şekilde düzenlenmiş ve iç avlu, çatı ile kaplanarak çalışma odasına dönüştürülmüştür.

          Henri Metzger’in müdürlüğü sırasında, enstitüde üç bilimsel toplantı düzenlenmiştir. Antik Likya konulu bir kolokyum 1977 yılının ekim ayında gerçekleşmiştir. Bu toplantıda sunulan bildirilerin kitabı, enstitü yayınlarının XXVII numaralı cildinde yayımlanmıştır. Kurumların tarihi konulu Fransızca ve Türkçe olarak iki dilde düzenlenmiş bir kolokyum, 1978 yılının eylül ayında gerçekleşmiş ve buradaki sunumların bir kısmı, İstanbul Üniversitesi Hukuk Fakültesi mecmuasının XX VI-47 numaralı cildinde, 1979 yılında yayımlanmıştır. Aynı yılın ekim ayında Ege Bölgesinin arkaik dönem seramikleri üzerinde uygulanan laboratuvar teknikleri konulu bir kolokyum düzenlenmiştir.

          Enstitünün yayınları, XXVI numaralı ciltten itibaren, Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitü Kitaplığı ismini almıştır.

          Enstitünün 1975-1980 yılları arasında müdürlüğünü yapan Henri Metzger, yaş sınırı nedeniyle 1 Ekim 1980 tarihinde görevinden ayrılmıştır. Yerine Fransa Milli Kütüphanesi yöneticisi Georges le Rider, 1981 yılının temmuz ayında geçmiş ve 30 Eylül 1984 tarihine kadar görevde kalmıştır.

          1981 yılının temmuz ayında gerçekleşen bilim kurulu toplantısında önemli kararlar alınmıştır. Örneğin enstitüdeki araştırmacı sayısı bir Fransız ve bir Türk araştırmacının daha katılımıyla üçten beşe yükselmiş, müdüre yardımcı olmak üzere bir genel sekreter gelmiş, milli gönüllülük hizmeti (VSNA) kapsamında bir mimar ve bir fotoğrafçı enstitüye kısa sürede atanmıştır.

          Alain Davesne ve Francis Joannès 1981 yılının ekim ayında, CNRS’e araştırmacı olarak atanınca, gidenlerin yerine Asur araştırmaları uzmanı Bertrand Lafont ve türkiyatçı Nicolas Vatin getirilmiştir. Aynı dönem, Michel Coindoz da enstitüde ikinci yılına başlamaktaydı. Bizans araştırmaları uzmanı Michel Balivet, dördüncü Fransız araştırmacı olarak görevlendirildi. 1982 yılının eylül ayında, Bertrand Lafont CNRS’te Michel Coindoz ise özel sektörde çalışmak üzere enstitüden ayrıldılar. Onların yerine Kur’an uzmanı François Deroche ve çağdaş dönem tarihçisi Gérard Groc geldiler. Çağdaş dönem üzerine bir tez hazırlamakta olan Türk araştırmacı, İbrahim Çağlar da 1982 yılı sonunda göreve başladı.

          Mimar Serge Sadler, enstitünün genel sekreteri oldu ve mimarlık görevi, (milli gönüllülük hizmeti çerçevesinde) Olivier Baudon tarafından devam ettirildi. Paul Vesseyre ise 1982 yılının ortasından 1983 yılının sonuna kadar fotoğrafçı olarak çalıştı.

          Ekibe yeni üyelerin katılması, enstitüde bir yer sorunu teşkil edince, enstitü tarafından kullanılması için, Fransız Sarayı’nda altı ofis tahsis edildi. Ayrıca enstitü binasının mimari dönüşümü için, Fransa Dışişleri Bakanlığı’na birtakım planlar sunulmuştur.

          Alan darlığı sorunundan muzdarip kütüphane de sıkıştırılabilen raflama yöntemi ile donatılarak, depolama imkanı önemli ölçüde arttırıldı.

          Enstitü ve Türk uzmanların ortaklaşa etkinlikler düzenlemesine özen gösterildi. Bu sayede Türkiye Fransa işbirliğine dayanan araştırma programları hazırlandı. Galata mahallesi konulu  araştırmalar, Osmanlı İmparatorluğu ve Cumhuriyet döneminde iletişim dili olarak Fransızcayı kullanan basın hakkında incelemeler, İstanbul Arkeoloji Müzeleri, Topkapı Müzesi, Türk ve İslam Eserleri Müzesi gibi müzelerin koleksiyonları üzerine çalışmalar ve Domuztepe’deki kazıya katılım gibi etkinlikler bu çalışmalara bir örnektir.

          Ayrıca birtakım söyleşi ve kolokyumlar da düzenlenmiştir. Araştırmacılık alanında Türkiye ve Fransa arasında işbirliği olanaklarının tartışıldığı bir oturum, 1982 yılının mayıs ayında Profesör Ekrem Akurgal başkanlığında gerçekleşmiş, Fransa ve Türkiye’den katılımcılarla birinci hukuk haftası 1983 yılının mayıs ayında düzenlenmiştir. Gazetecilik Yüksek Okulu’nun desteğiyle düzenlenen “Türkiye'de Fransızca dilinde yayın yapan basın” ve ikincisi de “Jön Türk hareketi” konulu iki çalıştay 1984 yılının mayıs ayında düzenlenmiştir. Ayrıca 1983-1984 yıllarının kış ve bahar aylarında, Türk uzmanlar enstitüde beş Fransızca konferans vermiştir.

          Enstitünün katılımıyla, İstanbul’da çeşitli sergiler hazırlanmıştır. Bunlardan bilhassa, Albert Gabriel’e ithafen gerçekleşen sergi, Süleymaniye Kütüphanesinde düzenlenmiştir.

          Paris-Sorbonne Üniversitesine profesör olarak atanan Georges Le Rider’ün yerine, CNRS’in kıdemli araştırmacılarından, Türkiyatçı ve Osmanlı İmparatorluğu tarihçisi Jean-Louis Bacqué-Grammont 1 Ekim 1984 tarihinde göreve gelmiş ve enstitüsünün faaliyetlerine seleflerinin açtığı yolda devam etmektedir.

          1989 yılı sonu itibariyle enstitünün misyonunu şöyle özetleyebiliriz. Enstitü, Fransa Dışişleri Bakanlığı’nın Kültürel, Bilimsel ve Teknik İlişkiler Genel Müdürlüğü - Sosyal ve Beşeri Bilimler Alt Müdürlüğü’ne bağlı olarak, Fransa toprakları dışında faaliyet gösteren 21 araştırma kurumundan biridir.

          Enstitü, tarihöncesinden günümüze, başta Türkiye Cumhuriyeti toprakları olmak üzere, Osmanlı hatta Türk dünyasının genelini konu edinen ve benzer bir Fransız enstitüsünün bulunmadığı coğrafyalara dek uzanan bir çok daldaki araştırmaya ev sahipliği eden bir kurumdur.

          Araştırmacılarının kişisel çalışmalarına ek olarak enstitü, kısa süreli veya uzun soluklu araştırma programlarını tek başına olduğu gibi, Fransız, Türk ya da başka bir ülkenin bilimsel kurumları ile işbirliği içinde yürütmektedir. Bu araştırmalar, keşif ve yüzey araştırması gibi saha çalışmaları olabileceği gibi, zaman içerisinde edinilen yüksek performanslı bilgisayar aracılığıyla gerçekleştirilen kaynak ve veri tabanı çalışmalarını da kapsamaktadır. Bu doğrultuda, alanlara göre belli başlı birtakım araştırma konuları belirlenmiştir. Örneğin Antik Çağ alanında, Yunan ve Roma meskûkâtı; Türkiyat alanında, Osmanlı dönemi mezarlıkları yazıtbilimi, kurumlar tarihi, toplum, sanat ve şehircilik gibi birçok açıdan işlenmesi düşünülmektedir.

          Enstitünün faaliyet raporu ve kısa ila orta vadedeki projeleri, her yıl Sosyal ve Beşeri Bilimler Müdürü başkanlığında toplanan ve bir CNRS temsilcisi ile Yüksek Eğitim Bakanlığı Araştırma ve Doktora Eğitimi Müdürlüğünden bir temsilcinin katıldığı Bilim Kurulunun takdirine sunulmaktadır.

          Bilim Kurulunun 1989 yılındaki üyeleri aşağıda sıralanmıştır:

          • Sn. Louis BAZIN, Paris III Üniversite profesörü, Uygulamalı İleri Araştırmalar Okulunda araştırma sorumlusu. Türkolog.
          • Sn. Marie-Claire CAUVIN, CNRS araştırma sorumlusu. Tarih öncesi araştırmacısı.
          • Sn.; Gilbert DAGRON, Collège de France kurumunda profesör. Bizans araştırmacısı.
          • Sn. Paul GARELLI, enstitü araştırmacısı, Collège de France kurumunda profesör. Asur araştırmaları uzmanı.
          • Sn. Christian LE ROY, Paris I Üniversitesi profesörü, Ksantos-Letoon kazıları başkanı.
          • Sn. Robert MANTRAN, Provence Üniversitesi fahri profesörü. Eski IFEA araştırmacısı. Osmanlı tarihçisi.
          • Sn. Olivier PELON, Lyon II Üniversitesi profesörü, Porsuk kazısı başkanı.
          • Sn. André RAYMOND, Provence Üniversitesi profesörü. Osmanlı İmparatorluğu’nun  Arap vilayetleri tarihçisi.
          • Sn. Jean-Pierre SODINI, Paris I Üniversitesi profesörü. Eski IFEA araştırmacısı. Arkeolog.
          • Sn. Jacques THOBIE, Rennes II Üniversitesi profesörü. Türkiye ve Orta Doğu’da ekonomi ve toplum tarihi uzmanı.

          İçinde Türk, Fransız ve başka uyruklardan mimar, tarihçi ve şehir planlamacılarının bulunduğu, “Türkiye'de toplum, mimari ve şehircilik” ismini taşıyan CNRS’in 736 numaralı araştırma grubu, Türkiye'de kentleşme tarihi ve geleneksel konut ile ilgili araştırmalarını, 1985 yılından beri enstitüye bağlı devam ettirmektedir.

          Kahire Hukuki ve Sosyal Dokümantasyon ve Araştırma Merkezi (CEDEJ) bünyesinde hayata geçirilmiş olan son derece başarılı Kahire Şehir Gözlem Merkezi örneğinden yola çıkarak, enstitüsü bünyesinde 1988 yılında İstanbul Şehir Gözlem Merkezikurulmuştur. Kahire’deki bu merkez, hem Dışişleri Bakanlığına hem de Yapı ve Konut Bakanlığının Mimari İncelemeler Dairesine bağlıdır. İstanbul Şehir Gözlem Merkezi ile İstanbul’un ve Türkiye'nin diğer şehirlerinin kentsel gelişimi ile ilgili harita, plan, fotoğraf, kitap ve süreli yayın gibi belgelerinin bir araya getirilmesi ve aynı zamanda, bu konuda çalışan uluslararası araştırmacılar arasında bağlantıların kurulması amaçlanmıştır. Görevleri arasında, altı ayda bir çıkan yayınını hazırlamak da bulunan bir araştırmacı, İstanbul Şehir Gözlem Merkezine atanmıştır.

          Enstitünün genel olarak görevinin, Türk uzmanların Fransa’da ve Fransız uzmanların Türkiye'de çalışabilmesini sağlayarak, bünyesinde veya başka kurumlarla birlikte yürütülen Anadolu konulu araştırmalarını açık oturum ve uluslararası konferans gibi bilimsel toplantılar, konferans, sergi ve yayınlar aracılığıyla geliştirmek olduğunu söyleyebiliriz.

          Metin, Jean-Louis Bacqué-Grammont tarafından yazılmıştır.

          Ayrıca, Paul Dumont girişimi ile 2000 yılının mart ayında yazılmış ve o dönemki araştırma projeleri ve araştırmacılardan söz eden durum raporu niteliğindeki IFEA metnine de (Courrier de l’IFEA) bakılabilir.

        5. L'IFEA

          L'institut

          L’IFEA (Institut Français d’Études Anatoliennes /Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü) est un établissement français à Istanbul qui relève du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes  et du CNRS (USR 3131).
          Il a pour vocation d’impulser, de diriger des recherches en sciences humaines et sociales, en sciences de l’Antiquité, recherches qui ont pour objet les territoires de la Turquie et de l’Empire ottoman.ifea2

          Installé dans les locaux du drogmanat du Palais de France (ancienne Ambassade de France auprès de la Sublime Porte), l'Institut français d'études anatoliennes "Georges Dumézil" a succédé en 1975 à l'institut français d'archéologie d'Istanbul fondé en 1930. À l'origine orienté vers l'histoire ancienne et l'archéologie, il a ensuite étendu ses activités à la turcologie (linguistique et histoire ottomane en particulier). Il a commencé à s'ouvrir au contemporain à la fin des années 1980, notamment avec la mise en place d'un Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI). En 1994, l'IFEA a créé un Centre d'études caucasiennes. En 2003, ce centre s'est délocalisé à Bakou où l'IFEA possède désormais une antenne, installée au sein de l'Ambassade de France en Azerbaïdjan. En 2005 a été mis sur pied un Observatoire de la vie politique turque (OVIPOT). L'IFEA fait partie du réseau des vingt-sept instituts de recherche en sciences humaines et sociales dépendant de la Sous-Direction de la coopération scientifique, universitaire et de la recherche du Ministère des Affaires étrangères. Les études y concernent un vaste territoire, qui s'étend des confins orientaux de l'Europe aux abords de l'Asie centrale. Elles s'inscrivent dans une chronologie longue, allant de la préhistoire aux grands Empires, et de la naissance des États-nations aux redéfinitions identitaires d'aujourd'hui.

          C'est dire que l'IFEA offre un profil très diversifié, propice aux échanges entre disciplines : les sciences humaines et sociales (anthropologie, démographie, géographie, histoire, sociologie, science politique et économique, voire musicologie) y voisinent avec les techniques de l'archéologie et du classement et de l'analyse des textes écrits. Établissement à compétence régionale, l'Institut développe des programmes couvrant le Caucase et les Balkans. En règle générale, ses activités sont conduites en coopération avec d'autres centres, français, européens ou locaux. Cette politique de coopération se traduit par l'intégration de membres de l'IFEA dans des équipes turques, et par l'accueil à l'IFEA de chercheurs turcs ; par la programmation de conférences, séminaires et colloques, la publication d'ouvrages largement ouverts à l'expertise locale, la mise en chantier de projets faisant intervenir des spécialistes de diverses nationalités. À côté de ses activités propres, l'IFEA contribue à la formation des jeunes chercheurs. Il leur propose des services variés : hébergement, soutien logistique aux missions, rôle d'interface avec leurs partenaires locaux, bibliothèque et documentation.

          Pôle Archéologie

          Centre de recherche et appareil de soutien aux acteurs français de l’archéologie en Turquie, l’IFEA a remis l’archéologie au cœur de ses activités de recherche en revenant au centre du dispositif de la recherche archéologique française en Turquie. Poursuivant le double objectif d’élargir nos collaborations avec des partenaires turcs et étrangers tout en offrant une visibilité accrue des recherches auprès de nos collègues et partenaires, le Pôle Archéologie s'attache tout particulièrement à mettre sur pied un réseau pérenne des IFREs de l’Est méditerranéen, sur la base de programmes communs de recherche.

          Pôle d'Études d'Histoire ottomane et turque

          Les études du Pôle Études d’histoire ottomane et turque sont vouées à l’amélioration des connaissances et des savoirs sur le fonctionnement et les particularités de la société ottomane et turque.

          Les travaux couvrent ainsi l’ensemble de la période ottomane, depuis ses origines jusqu’à la fin de l’Empire ainsi que les premières décennies de la République turque jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

          Pôle d'Études Contemporaines

          Avec son Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI), l'IFEA étudie l’urbanisme, le patrimoine, les politiques de la ville et les mobilités.
          Son Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT) et son Observatoire du Caucase analysent les évolutions récentes en Turquie, au Caucase et dans la région de la mer Noire.
          Enfin, il développe des programmes de recherche sur les productions culturelles contemporaines (XIXè –XXIè siècles).
          Directeur: Jean-François Pérouse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

          Adresse :
          Institut Français d'Études Anatoliennes
          Palais de France
          Nur-i Ziya Sokak, 10 P.K.54
          TR-34433
          Beyoğlu - Istanbul
          TURQUIE
          Email :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

          Téléphone : +90 (0212).244.17.17

          Fax : +90 (0212).252.80.91
        6. La science politique dans la cité: regards croisés France-Turquie : 17/02/2012

          Journée d'étude
          La science politique dans la cité: regards croisés France-Turquie
          Vendredi 17 février 2012
          à l'IFEA
          Introduction par Nora Şeni

          L'objectif de cette journée organisée par l'IFEA est de réunir des politistes de France et de Turquie pour réfléchir et débattre sur la place de la science politique dans la cité, alors que l'interrogation sur l'engagement des politistes devient plus pressante ces derniers temps dans les deux pays. Qu'en est-il des modalités d'intervention des politologues dans le débat politique ? La question est plus étroite que celle, très courante et jamais épuisée, de la responsabilité politique des « intellectuels », catégorie bien plus large ; il s’agit ici de la question de la responsabilité, voire du devoir, des savants d’intervenir au nom d’une connaissance scientifique dans le débat politique à partir de leur « chaire ». Selon la doxa wéberienne - la fameuse « neutralité axiologique » -, la position de savant ne donne pas, voire interdit, tout pouvoir d’intervention qui porterait atteinte à la dignité à la fois du savant et du politique, à partir de l’idée qu’on ne saurait dériver d’une connaissance scientifique, une valeur quelconque. Le rôle de la discipline doit-il être limité à l’invitation au débat rationnel, à l’éclairage des choix possibles à partir d’éléments objectifs, ou doit-il s’étendre à des recommandations politiques substantielles ? Le politiste en tant qu’expert intervient-il dans le débat politique d’une autre manière, et plus légitimement, que celui qui le fait au titre de ses engagements politiques ou d’une conception morale de ses fonctions ? Il ne s’agira pas ici de livrer des réponses normatives, mais d’apporter un regard comparatif sur la manière dont ces questions se posent, et sur les positionnements qu’adoptent les politistes, dans les deux pays.

        7. Les Intérêts culturels français dans l'Empire Ottoman finissant

          Jacques Thobie,Les Intérêts Culturels Français dans L'Empire Ottoman Finissant: L'Enseignement Laïc et en Partenariat, Peeters, Paperback - 12-2008, ISBN 9789042920767

        8. Louis XIV et son projet de conquête d'Istanbul

          Faruk Bilici, Louis XIV et son projet de conquête d'Istanbul, Türk Tarih Kurumu (Ankara),2004, 369 p.

        9. Modalités d'accueil en stage

          À l'exception du mois d'août, l'accueil en stage à l'IFEA est possible tout au long de l'année au sein des pôles de recherche. D'une durée maximale de deux mois, le stage fait l'objet d'une convention entre l'établissement universitaire du stagiaire et l'IFEA.
          Aucune rémunération ou gratification n'est accordée.

          Candidature

          Les candidats de niveau M2 minimum sont invités à adresser au responsable scientifique leur curriculum vitae ainsi qu'une lettre de motivation précisant le cadre dans lequel s'inscrit ce projet de stage ainsi que les dates envisagées.

        10. Toplumsal tarih Eylül 2010

          Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"
          Eylül 2010, n. 201.
          Alexandre Toumarkine,
          "Cumhuriyeti'nde Görevli Fransız Subayı Sarrou"

        11. Toplumsal tarih septembre 2010

          Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"
          Eylül 2010, n. 201.
          Alexandre Toumarkine,
          "Cumhuriyeti'nde Görevli Fransız Subayı Sarrou"

        12. Türkiye’de ve Fransa’da Lise’de I. Dünya Savaşı’nı Öğretmek. Karşılaştırmalı Bir Araştırma ve Öneriler

          “Türkiye’de ve Fransa’da Lise’de  I. Dünya Savaşı’nı Öğretmek. Karşılaştırmalı Bir Araştırma ve Öneriler”projesi Fransa-Türkiye örnekleri üzerinden karşılaştırmalı bir bakış açısına ve bilimsel ve pedagojik bir uzmanlığa dayanmayı hedefliyor.
          Tarih yazımları arasında bir diyalog geliştirmeyi ve çok-uluslu bir çerçevede çalışan lise öğretmenlerine pedagojik bir eğitim malzemesi sunmayı amaçlıyor. Bu çerçevede, programların ve okul kitaplarının gelişimi konusuyla özel olarak ilgilenilecek.
          2014 ilkbaharında İstanbul’da herkesin katılımına açık olarak düzenlenecek bir günlük toplantıda projenin sonuçlarının tartışılması hedefleniyor.

          Düzenleyenler

          Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü (IFEA), Pierre Loti Fransız Lisesi, Yurtdışında Fransızca Eğitim Ajansı (AEFE)

          logo 14-18Sponsorumuz 

          Mission du Centenaire 14-18 http://centenaire.org/fr

          Ekiplerimiz :

          Xavier Bocquel (Pierre Loti Lisesi)
          Pınar Dost-Niyego (Atlantic Council Istanbul Office)
          Frédéric Gérard (Pierre Loti Lisesi)
          Eddy Lioret (Pierre Loti Lisesi)
          Sebnem Panahzat (Pierre Loti Lisesi)
          Aylin de Tapia (IFEA) 
          Alexandre Toumarkine (Orient-Institut Istanbul)
          Serife Ziyan (Pierre Loti Lisesi)
          logo aefelogo pierre loti
        13. Visite de Madame Claudine Lepage

          Visite de Claudine Lepage, sénatrice représentant les Français établis hors de France
          turquie_12_au_16_dc_20101L'IFEA a eu le plaisir de recevoir la visite de Madame la sénatrice Claudine Lepage le 13 décembre dernier.
          À cette occasion, Nora Şeni lui a présenté l'institut, ses thématiques de recherche et les chercheurs de l'IFEA.
          Un compte-rendu détaillé de cette visite et de son séjour en Turquie est par ailleurs disponible sur son blog.
        14. Yaşam zorluğu, "şehir" zorluğu... Türk sinemasında kentselin temsiliyetleri: 08/12/2011

          Hülya Tanrıöver 
          Seminer “Kültürler ve Kentsel Alanlar” 

          8 Aralık Perşembe 2011'de saat 18:00'da, IFEA'da 
          Hülya Tanrıöver, 
          Medya uzmanı, sosyolog (Galatasaray Üniversitesi İletişim Fakültesi)
          Sunum dili Fransızca'dır.
        15. Yasmine Bouagga - La "crise des réfugiés" en France, révélateur des contradictions des politiques européennes de l'asile - 17/5/2018

          Jeudi 17 mai 2018 à 18h à l'IFEA
          Yasmine Bouagga
          (CNRS)
          Dans le cadre du séminaire « Nouvelles gouvernementalités ? »
          une collaboration entre l'IFEA et la GSÜ


          inscription avant le 16 mai à midi : https://www.inscription-facile.com/form/HYnKsVHCcxKefyCR270b

          La "crise des réfugiés" en France, révélateur des contradictions des politiques européennes de l'asile

          La France a été l'un des points chauds de la « crise des réfugiés » en Europe au cours des années 2015-2016, identifiée par l'arrivée d'un nombre plus important que d'ordinaire de migrants sollicitant l'asile. Pourtant ce n'est pas par leur seul nombre que l'arrivée de ces migrants a fait « crise » : rien de comparable avec la situation des pays limitrophes des zones de conflit, comme la Turquie. La dimension critique tiendrait plutôt au fait que ces arrivées de migrants s'inscrivent dans le contexte de forts replis identitaires en Europe, associant la migration à un risque sur l'intégrité culturelle des différents pays européens et sur la stabilité de leur système de protection sociale. De surcroît, le contrôle migratoire est devenu l'un des domaines d'action publique où s'affirme le plus la souveraineté étatique : davantage que dans la sphère économique, et davantage que dans les autres modalités de « politiques des populations » (telles qu'analysées par exemple par Foucault dans Sécurité, Territoire, Population). Dans le même temps, l'identité spécifique de l'Europe s'est construite autour d'une référence aux droits humains fondamentaux, au niveau intérieur, et autour de la promotion de ces valeurs au niveau extérieur : les pays européens se trouvent de fait confrontés fortement aux contradictions entre des engagements juridiques protecteurs et des politiques migratoires répressives. Comment ces contradictions ont fabriqué ce qu'on a appelé la « crise des réfugiés » ? Comment les campements informels, constitués suite aux blocages frontaliers interrompant les trajectoires migratoires, ont alors constitué un imaginaire de la crise, matérialisant à la fois le débordement des dispositifs ordinaires de gestion des migrations, et les défaillances étatiques organisées comme forme de dissuasion? Comment ces campements ont aussi cristallisé des solidarités, conduisant à des reconfigurations entre les rôles étatiques, municipaux, associatifs et citoyens dans l'accueil des réfugiés ? Cette communication s'appuiera sur deux enquêtes de terrain, l'une menée à Calais en 2016 et l'autre à Paris en 2017-2018. Le cas français permet d'éclairer les logiques à l'œuvre dans les politiques européennes de l'asile, depuis la formulation d'un cadre juridique commun jusqu'aux mesures d'externalisation telles que l'accord UE-Turquie de mars 2016.