• A. de Tapia - De la Porteuse de pain à l'Ekmekçi Hatun : Un roman populaire français chez les Karamanlis

    Aude Aylin de Tapia, "De la Porteuse de pain (1884) à l'Ekmekçi Hatun (1885). Un roman populaire français chez les Karamanlis" in Evangelia Balta (ed.)Cultural Encounters in the Turkish-speaking Communities of the Late Ottoman Empire, Istanbul 2014, The Isis Press p. 223-256

  • A. de Tapia (traductrice) - Abdulvahap Kara (auteur), Mustafa Tchokaï : Une vie pour l’indépendance du Kazakhstan

    Kara Abdulvahap, Mustafa Tchokaï, Une vie pour l'indépendance du Kazakhstan, (traduit du turc par Aude Aylin de Tapia), L'Harmattan, 2013

    La France tient une place particulière dans l'histoire de l'indépendance du Kazakhstan. La cause en est qu'entre 1921 et 1941, Mustafa Tchokaï a engagé sa vie en menant la lutte à Paris pour obtenir l'indépendance d'un futur Kazakhstan hors de l'Union soviétique. Avec la Révolution d'Octobre 1917 et la fin de la Russie tsariste, les peuples bachkir, kazakh, ouzbek, kirghize, tatar et turkmène, ont tenté de créer leur état national alors que naissait en Russie l'espoir d'une construction démocratique. Parmi eux, les Kazakhs, avec le gouvernement national Ala(...) Orda d'Orenbourg, et les Ouzbeks, se sont unis pour former à Khokand le gouvernement du Turkestan. Mustafa Tchokaï y occupa le poste de Premier ministre. Après la chute, provoquée par les bolcheviks, de ce gouvernement et son départ pour l'Europe, sa lutte politique a continué en France aux côtés de démocrates russes comme A. Kerensky et P. Milioukov. La France, en offrant à Mustafa Tchokaï un cadre favorable pour ce combat, est devenu sa seconde patrie jusqu'aux débuts de la seconde Guerre mondiale. C'est pourquoi, alors que la menace nazie se précisait, il n'a pas quitté Paris pour aller aux Etats-Unis comme d'autres réfugiés venus de Russie, préférant partager les difficultés des Français. Mais, arrêté en juin 1941 par les Nazis occupant la France, il est mort à Berlin le 27 décembre de la même année. Le nom de de Mustafa Tchokaï a été donné à un square de Nogent-sur-Marne, où il vécut de 1923 à 1941. L'ouvrage n'est pas seulement utile à ceux qui s'interessent à l'histoire de l'Asie centrale, il s'adresse à toute personne curieuse de faire la rencontre d'une personnalité hors du commun.

    Abdulvahap Kara, Professeur d'histoire à l'université Mimar-Sinan d'Istanbul, travaille sur l'histoire de l'Asie centrale et du Kazakhstan ainsi que sur les figures des intellectuels centrasiatiques émigrés vers la Turquie ou les pays d'Europe occidentale. Auteur de nombreux ouvrages, dont des traductions du kazakh au turc, il soutient activement le rapprochement des cultures turque et kazakhe.

  • A. de Tapia, "Histoire de la fin de l’Empire Ottoman : les Tanzimats" 20/02/14

    Séminaire Erasmus
    Jeudi 20 février 2014 à 09h30 à l'IFEA
    Aylin de Tapia (IFEA)
    "Histoire de la fin de l’Empire Ottoman : les Tanzimats"
    Places limitées

  • A. de Tapia, A. Lamesa, L. Montmayeur - Cappadoce, terre d'histoire et de cultures : 21/11/2011

    NOUVEAU séminaire "Cappadoce, terre d'histoire et de cultures" 

    Séance d'introduction, par Aude Aylin de Tapia (IFEA),Anaïs Lamesa (Paris IV-Montpellier III) etLisa Deheurles-Montmayeur (PACTE - IEP Grenoble)
    Lundi 21 novembre 2011 à 18h à l'IFEA
    Intervention en français

  • Atelier « Missionnaires en qualité d’experts : réseaux religieux, connaissance du terrain et action publique au Moyen-Orient (XIXe-XXIe siècle) » - 26/10/2018

    Workshop : Missionaries as Experts 

    Religious Networks, Knowledge of the Field and Public Action in the Middle East (19th-21st century)

     

     Atelier : Missionnaires en qualité d'experts  

    Réseaux religieux, connaissance du terrain et action publique au Moyen-Orient (XIXe-XXIe siècle)

     

    Inscription obligatoire avant le 25 octobre (midi) sur / Registration required by October 25 (noon) on Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

     

    09.30-09.45 : Welcome and introduction
    09.45-10.30 : Keynote speech, Dr. Claudio Monge (St Pierre convent)

    Panel 1 : Missionary expertise, orientalism, and colonization (Discussant : Dr. Karène Summerer-Sanchez, Universiteit Leiden)

    th Century (Stanislau Paulau, Georg-August-Universität Göttingen)
    11.10-11.30 : Coffee break
    11.30-12.10 : Paul Salman, an expert on the in-between in the Emirate of Transjordan (1932-1948) (Dr. Norig Neveu, CNRS, IREMAM)
    12.10-13.00 : Panel discussion

    13.00-14.30 : Lunch break

    Panel 2 : Missionaries, nationalist states, and development (Discussant : Dr. Heinrich Harmann, hab., Universität Basel)

    14.30-15.10 : Expertise et technique dans l'Egypte nassérienne. Le cas des missionnaires salésiens (Dr. Annalaura Turiano, Ecole Française de Rome)
    15.10-15.50 : The function of expertise, from colonialism to nationalism : the Jesuits as informers of the state ? (1941-1975) (Dr. Philippe Bourmaud, Université Jean Moulin – Lyon 3) 
    15.50-16.40 : Panel discussion

    16.40-17.00 : Coffee break 

    17.00-18.30 : Roundtable and general discussion : Missionary declinations and contexts of the power-knowledge nexus (Philippe Bourmaud, Norig Neveu, Karène Summerer-Sanchez)

    18.30 : Buffet (IFEA)

  • Atelier doctoral : Aude Aylin de Tapia : 13/12/2012

    Dans le cadre des Ateliers doctoraux 2012-2013
    Aude Aylin de Tapia (IFEA - EHESS/Boğaziçi) fera une présentation de ses travaux
    sur les villages et villageois grecs orthodoxes en Cappadoce au XIXe siècle: Vie quotidienne, Cultures, Langues et Relations socio-économiques avec les populations musulmanes
    le jeudi 13 décembre 2012 à 13h à l'IFEA
    Sur invitation
  • Aude Aylin de Tapia - Le regroupement familial à l'ottomane. Exemple de parcours familiaux d'Anatolie centrale à Istanbul au XIXe siècle : 20/03/2012

    Séminaire "L’Appartenance locale et sa légitimation à l’époque ottomane" 

    Aude Aylin de Tapia (IFEA)
    "Le regroupement familial à l'ottomane. Exemple de parcours familiaux d'Anatolie centrale à Istanbul au XIXe siècle"
    Mardi 20 mars 2012 à 18h à l'IFEA
    Intervention en français
  • Aude Aylin de Tapia - Osmanlı tarzı aile birleşmesi. 19. yüzyılda Orta Anadolu'dan İstanbul'a ailelerin güzergâhlar: 20/03/2012

    Seminer: "Osmanlı toplumunda yerel aidiyetin sınırları" 

    Aude Aylin de Tapia (IFEA) 
    "Osmanlı tarzı aile birleşmesi. 19. yüzyılda Orta Anadolu'dan İstanbul'a ailelerin güzergâhlar" 
    20 Mart Salı saat 18:00'da, IFEA'da 
    Sunum dili Fransızca'dır. 
  • Aude Aylin de Tapia, "La renaissance rum"

    Aude Aylin de Tapia, "La renaissance rum," in Manuel Clefs Concours Atlande (Capes/Agrégation 2017-2018), Histoire du Moyen-Orient de 1876 à 1980 (édité par by A.-C. Bonneville, S. Chiffoleau, N. Neveu et M. Rey)

    L'histoire du Moyen-Orient de la fin du XIXe siècle à la Première Guerre mondiale a été fortement marqué par le prisme de l'histoire coloniale, mettant en avant le rôle culturel, politique et économique des grandes puissances (Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne et Empire austro-hongrois) dans l'Empire ottoman et en Perse. Depuis les années 1960, l'historiographie a connu un vaste renouvellement des problématiques, grâce à l'utilisation de nouvelles sources, écrites notamment en arabe, faarsi (persan) et turc ottoman. Cette démarche a engendré un large renouveau de l'histoire sociale de ces régions à travers la remise en cause du paradigme du déclin de l'Empire ottoman et des productions post-indépendances souvent empreintes des récits nationaux. Par ailleurs, l'une des difficultés rencontrées par les historiens pour écrire une histoire de ces régions entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle tient à un double cloisonnement : des périodes et des territoires

  • Çalıştay: Türkiye’de Kültürel Mirasın Korunması ve Değerlendirilmesi. Aktörler, Etkileşim ve Çözüm Önerileri : 6-7 Haziran 2013

    affichebil big 1Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü tarafından organize edilen seminerler kentsel/bölgesel anıtlar ve sitlerle ilgili –İstanbul ve Kapadokya- “miras değerlendirilmesi (patrimoniality)” konusundaki temel soruları ön plana çıkardı. Konferanslarda bahsedilen tüm konuların içerisinde, şu açıkça görülmüştür ki sitlerin ve anıtların korunması için çalışan tüm aktörler, yerel ihtiyaçlar uyarınca bölünüp kollara ayrılan bir dinamik oluşturarak birbirleriyle etkileşmektedir. Bu etkileşim ve bu etkileşimin oluştuğu durumlardaki değişim hızı ve süreksizlik belirgin olarak gözlenmektedir.

    Türkiye’deki bu durum; zengin, çeşitli ve çok katmanlı kültürel mirasa sahip olmak ve bu mirasın korunması ve değerlendirilmesi için  farklı aktörlerin birarada çalışması gereği  ile açıklanabilir.

    Bazı örneklerde ve özellikle yerel projelerde bu aktörler ve rollerinde çeşitlilikler, farklılıklar hatta birbiriyle çelişen amaçlar ve stratejiler ortaya çıkabilir. Bir sitin ya da anıtın “miras değerlendirilmesi (patrimonialisation)”nın farklılaşan süreçleri bu sebeple kendi içinde detaylı bir çalışmayı gerektirir.

    Alanın yada varlığın özelliğine göre koruma ve değerlendirme yaklaşımı belirlenir. Benzer şekilde bir alanın ve varlığın “miras” değerlendirilmesi tamamlandığında, sürdürülebilir koruma ve yaşatmasıyla ilgili merkezi ve yerel idare ile diğer ilgili kurum ve kuruluşların,  sivil toplum kuruluşlarının sitler ve varlıkların yönetiminde ve gelişimindeki rolü, etkinliği  ve sahiplenmesi yeterli midir? Yerel halk kültürel mirasın yönetiminde ve gelişiminde etkin midir?

    Örnekler doğrultusunda, bu çalıştay sayesinde kültürel mirasın zengin, çeşitli ve çok katmanlı olduğu bu topraklarda, bir projede başarıyı olanaklı kılma olasılığını ve farklı aktörlerin merkezi ve yerel ölçekte buna nasıl eklemlenebileceğini anlamak mümkün olacaktır.

    Kültürel mirasın muhafaza edilmesi ve korunmasında çoğunlukla farklı aşamalarda yer alan çoğunluğu Türkiye’den uzmanların yer aldığı iki günlük bir müzakerede toplanmak istemekteyiz. Bazı yabancı uzmanların katılımı kendi deneyimlerinde tecrübe ettikleri farklı çözümleri tartışmaya açmak konusunda yardımcı olacaktır.

    Kültürel mirasın korunması için gerekli yasal, yönetsel yapı ile karar ve uygulama sürecinde Kültür ve Turizm Bakanlığı, Çevre ve Şehircilik Bakanlığı, Vakıflar Genel Müdürlüğü, yerel yönetimler, İl Özel İdaresi, Milli Saraylar, Üniversiteler, araştırma merkezleri, sivil toplum kuruluşları v.s. konunun aktörleridir.

    Çalıştay 7-8 Haziran 2013 tarihlerinde İstanbul’da Mimar Sinan Güzel Sanatlar Üniversitesi Oditoryumu’nda gerçekleşecektir. Çalıştayın ilk yarım günü IFEA müdürü Jean-François Pérouse ve Prof. Dr. Zeynep Ahunbay’ın başlatacakları tartışmalar ile İstanbul Surları’nı ziyarete ayrılmıştır. Kalan üç yarım günse sunumlara ve bunları takip eden tartışmalara ayrılacaktır. Sonunda bir yuvarlak masa toplantısı ile Türkiye’de sitler ve varlığın koruma ve değerlendirilmesi ile ilgili açıklamalar ve tartışmalar sonuca bağlanacaktır. Çalıştayın devamında bir yayın çıkarılması arzulanmaktadır.

    {module Sponsors Patrimoines}  Mimar Sinan Europa Nostra Turkey

    Bilimsel Komite:

    Prof. Dr. Işık Aydemir (Istanbul Ticaret Üniversitesi, İç Mimarlık ve Çevre Tasarımı)
    Prof Dr. Demet Binan (Mimar Sinan Güzel Sanatlar Üniversitesi, Restorasyon Anabilim Dalı)
    Benoît Fliche (IFEA, CNRS/CETOBAC, Antropolog)
    Cyril İsnart (Arş. Gör. Evora Üniversitesi, Antropolog)
    Jean-François Pérouse (IFEA Director, Coğrafyacı)
    Alexandre Toumarkine (Orient-Institut Istanbul, Tarihçi)

    Düzenleme Komitesi:

    Aylin Aude de Tapia (IFEA, CETOBAC, PhD/Osmanlı Tarihi)
    Anaïs Lamesa (Paris IV, PhD/Bizans Tarihi ve Arkeoloji)
     
  • Cappadoce, Terre d’histoire et de cultures

    {div float:left}{module Sem_aylin}{/div}
    La Cappadoce, surtout connue pour ses paysages féériques et ses monuments rupestres est, comme le soulignait X. de Planhol, «un concept géographique étonnamment éphémère et mobile1 » dont la définition des frontières va évoluer au cours de l’histoire. Dès la période perse, la Cappadoce est identifiable dans les textes. Elle s’étend alors de la mer Noire au Taurus et du lac Salé à l’Euphrate.
  • EJTS 20 | Heritage Production in Turkey. Actors - Issues - Scales - Part II

    Heritage Production in Turkey. Actors, Issues, and Scales - Part II. Producing an Official Heritage in a Time of "Neo-Ottomanism": Critical Approaches  is the 20th installment of the European Journal of Turkish Studies at http://ejts.revues.org/4933

    This is the second of two issues focusing on heritage production in contemporary Turkey. The first was released on December 2014 and can be reached at http://ejts.revues.org/4930.

    Edited by Muriel Girard (ENSA, Marseilles), this issue offers offers thought-challenging insights on "Alternative heritages" against dominant neo-Ottomanism.

  • Journées d'études : Sites et Patrimoines en Turquie : Fabrique, acteurs, interactions et compromis - 6-7/06/2013

    affichebil big 1L’organisation de séminaires à l’Institut français d’études anatoliennes (IFEA) autour des monuments urbains ou régionaux — Constantinople et la Cappadoce — a mis en exergue certaines questions fondamentales sur la patrimonialité en Turquie. Parmi tous les sujets soulevés au cours de ces conférences, il est apparu que les acteurs, lors de la mise en valeur d’un monument ou d’un site en Turquie, interagissent de manière à créer une dynamique qui se ramifie selon les besoins locaux et se rencontrent rarement dans d’autres pays.

    Cette singularité turque s’explique en grande partie par la richesse de ses monuments qui se surimposent, formant un héritage complexe et subtil qui oblige les différents types d’acteurs à agir de concert afin de monter des projets de valorisation et de protections du patrimoine.

    Discernés ces acteurs est chose facile. Tout projet de mise en valeur ou de protection d’un patrimoine est élaboré par plusieurs types d’institutions ou d’organisations, inscrits dans des systèmes hiérarchisés. On peut ainsi identifier d’un côté, les acteurs publics – l’Etat à travers, entre autres, le Ministère de la Culture et du Tourisme et plus particulièrement de la Direction générale des patrimoines et des musées (Kültür Varlıkları ve Müzeler Genel Müdürlüğü), mais aussi les centres de recherche à fonds publics, les universités publiques ou encore les préfectures et les municipalités – et de l’autre les acteurs privés – fondations (vakıf) et associations (dernek) nationales ou internationales ou encore instituts de recherche privés mais aussi populations locales qui peuvent parfois jouer un rôle important dans les évolutions et décisions concernant le patrimoine d’une région, d’une ville, voire d’un quartier. Appréhender ces différents acteurs par l’intermédiaire d’études de cas locaux révèle leur grande diversité et met en lumière leurs besoins, leurs stratégies et leurs buts qui, parfois, au sein d’un projet de niveau local, peuvent divergés voire même être concurrentiels. Les processus de « patrimonialisation » d’un site ou d’un monument nécessitent donc, en soi, une étude précise.

    Les processus de patrimonialisation nécessitent donc l’action d’une multiplicité d’acteurs publics et privés qui, à travers leurs décisions, mettent en exergue le rôle du patrimoine comme chaînon intermédiaire entre un territoire et sa population, mais aussi déterminent la formation d’une mémoire collective pour qui sites et monuments sont les formes matérielles d’un passé immatériel. C’est dans ce contexte que les questions suivantes gagnent en signification : Quels sont, dans les processus décisionnels, les aspects valorisés et les compromis trouvés entre les différents acteurs du patrimoine? Par qui et comment sont choisis et gérés les sites et monuments mis en valeur par les processus de patrimonialisation ? Quelle place est donnée à la population locale dans l’appropriation du patrimoine ? Quels sont les liens entre patrimoine et mémoire ?

    Par le truchement d’études de cas, ces journées d’études doivent permettre de comprendre comment s’articulent les interventions des acteurs au niveau local et comment se crée l’émulation permettant à un projet d’aboutir, au sein de ce pays au patrimoine si complexe et stratifié.

    Nous souhaitons réunir pour un débat commun, sur deux jours, des intervenants principalement turcs concernés à divers niveaux dans la mise en valeur et la conservation du patrimoine. Quelques intervenants étrangers permettront d’ouvrir plus largement ces échanges et de partager d’autres solutions correspondant à leur propre expérience.

    Ces journées d’étude se tiendront les 6 et 7 juin 2013, à l’auditorium de l’Université Mimar Sinan, à Istanbul. Une première demi-journée sera consacrée à la visite des murailles d’Istanbul en compagnie du directeur de l’IFEA Prof Dr. J-F. Pérouse et duProf. Dr. Zeynep Ahunbay pour amorcer les discussions.

    Puis, les journées se présenteront sous la forme de sessions composées de deux communications de 30 minutes chacune suivies de discussions. A la fin de la deuxième journée, une table ronde permettra aux intervenants d’échanger leurs conclusions sur l’ensemble des présentations. A l’issue de ces journées d’étude, une publication est souhaitée.

    Ce projet associe des institutions françaises et turques : l’IFEA, le Département de restauration de l’université de Mimar Sinan, le Ministère des Affaires étrangères et européennes de France, le CETOBAC (EHESS, Paris) et l’association Europa Nostra Turkey.

    {module Sponsors Patrimoines}

      Mimar Sinan Europa Nostra Turkey

    Conseil scientifique :

    Işık Aydemir (professeur à l’université de commerce d’Istanbul, architecte)
    Demet Binan (professeur à l’université des Beaux-Arts de Miman Sinan, architecte-restauratrice)
    Benoît Fliche (IFEA – CNRS/CETOBAC, anthropologue)
    Cyril Isnart (maître de conférences à l'université de Evora, anthropologue)
    Jean-François Pérouse (directeur de l’IFEA, géographe)
    Alexandre Toumarkine (pensionnaire scientifique de l’Orient-Institut, historien)

    Comité organisateur :

    Aylin de Tapia (IFEA, doctorante en histoire ottomane)
    Anaïs Lamesa (Paris IV, doctorante en histoire byzantine)
  • PARIS - Akdeniz ve levanten kent toplumları. Tarih ve antropoloji Çalıştayı 03/06/2013

    Akdeniz ve levanten kent toplumları. Tarih ve antropoloji Semineri kapsamında çalıştay
    3 Haziran 2013 Pazartesi saat 9 ve 19 arası Paris INALCO'da
    École française d’Athènes, INALCO (CREE), Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü (Istanbul) ve EHESS (IIAC-LAU) işbirliğiyle
  • PARIS - Journée d’études Sociétés urbaines méditerranéennes et levantines. Histoire et anthropologie - 03/06/2013

    La journée d’études organisée dans le cadre du séminaire Sociétés urbaines méditerranéennes et levantines. Histoire et anthropologie. 
    lundi 3 juin 2013 de 9h15 à 19h00, à la salle 5.28 du PLC Inalco 6 rue des Grands Moulins, 75001 Paris Métro : Bibliothèque François Mitterrand

    Organisé par :
    École française d’Athènes, INALCO (CREE), Institut français d’études anatoliennes (Istanbul) et EHESS (IIAC-LAU) 

    Interventions en français

  • Sciences et savoirs en mouvements dans les mondes ottomans et post-ottomans

    Coordinateurs du projet : Philippe BOURMAUD (IFEA / Université Lyon 3 / IFPO), Aylin de Tapia (EHESS / Université du Bosphore / IFEA / Université Koç)

    Périodicité : 1 à 2 séances / mois

    {tab=Présentation}

    À la recherche d'une généalogie ottomane des savoirs

    Des Balkans à l'Afrique du nord, quelle empreinte l'Empire ottoman a-t-il laissé dans l'ordre des savoirs ? Poser la question, c'est d'emblée souligner la diversité géographique des espaces ottomans et sous-entendre le poids du cloisonnement étatique après le morcellement de l'Empire. C'est aussi poser les territoires ottomans comme espaces de réception et surtout de production de savoirs. Les savoirs de tous ordres, produits, réappropriés et transmis, circulent pour être partagés et pour former des communautés autour de la connaissance.

    Nous envisageons les savoirs ottomans de manière à éviter deux écueils principaux. Le premier est de ne s'occuper que de savoirs reconnus par une élite savante. Une telle approche conduirait à mettre l'accent sur les centres de production scientifique, et tout d'abord les capitales. Le séminaire s'appuie sur une conception non normative des savoirs, au-delà des sciences structurées en disciplines et en dispositifs formels de transmission. L'Empire ottoman est-il caractérisé par la concentration des lieux de savoir, par une communauté de savoirs distribuée à travers l'Empire, ou par une différenciation, voire un cloisonnement linguistique et géographique ?

    Une science ottomane commune ?

    Le deuxième écueil serait de considérer l'Empire ottoman comme une unité épistémologique autonome. Il a hérité de savoirs d'origines diverses et n'a cessé de s'en approprier de nouveaux, venant de tous les horizons. La circulation des savoirs invite à dépasser la fixation, fréquente dans l'historiographie, sur l'avant et l'après des réformes du dix-neuvième siècle et sur l'occidentalisation à partir du Tanzimat. Nous nous intéresserons donc aux échanges culturels et scientifiques avec des voisinages et des ailleurs multiples et pas seulement européens. Nous mettrons également l'accent sur la dimension endogène des savoirs, produits dans l'Empire se diffusant à travers l'Empire.  La circulation des savoirs engendre-t-elle un ou plusieurs mondes ottomans de la connaissance ? Comment se communiquaient les savoirs à travers l'étendue de l'Empire ? Est-ce que le démantèlement de l'Empire a mis fin à une épistémé commune ?

    La circulation des savoirs pose des questions sur l'organisation technologique de l'Empire ottoman. Le monde ottoman constitue-t-il un espace propice à la circulation des savoirs tout comme, grâce au réseau des han qui jalonnent le territoire, il peut l'être pour la circulation des marchandises ? D'un côté, il existe des instances scientifiques normatives – pour les savoirs « nobles », les sciences religieuses, la médecine ou l'astronomie. D'un autre côté, les communautés de normes et de savoirs ne sont pas réellement centralisées avant le dix-neuvième siècle. Il y a  un paradoxe apparent : la culture écrite ottomane d'expression turco-arabo-persane semble un outil efficace d'uniformisation des connaissances (mais avec quelles différences sociales, et quelles poches régionales?). En revanche, l'accélération de la diffusion des idées et des informations qui accompagne la généralisation de l'imprimerie démocratise la diffusion des savoirs dans des langues diverses et favorise l'éclosion de nationalismes scientifiques. Si des langues communautaires deviennent les vecteurs de la production de savoir, est-ce pour autant que cela entrave l'intercompréhension entre gens de savoirs dans le cadre politique commun de l'Empire ? Est-ce alors un facteur précoce de cloisonnement en communautés scientifiques distinctes ? Ou bien  les nationalismes scientifiques se manifestent-ils par un dialogue empreint de rivalités, certes, mais plus actif que les échanges entre les communautés scientifiques séparées qui se forment dans les Etats issus du morcellement de l'Empire ottoman ?

    L'idée d'un monde ottoman commun de la connaissance a une portée politique. La promotion de la recherche scientifique et l'organisation de la transmission des savoirs peuvent être des « outils d'Empire », pour promouvoir activement une intégration culturelle par l'uniformisation des apprentissages et des compétences scientifiques et techniques. Une telle perspective imprègne-t-elle l'action de l'Etat ottoman ? Si oui, cela s'explique-t-il par la bureaucratisation de l'Empire, par les mouvements nationaux et leurs efforts pour développer une culture savante, ou bien encore par la perspective de la colonisation européenne ?

    {tab=Objets d'enquête}

    Pistes de recherches : épistémologies, acteurs, politiques

    De ces idées, découlent plusieurs objets d'enquête :

    • Les contenus de savoir. D'où viennent-ils ? Dans quel cadre sont-ils produits ou appropriés dans le monde ottoman ?
    • Les acteurs, les réseaux scientifiques et leurs connexions dans les institutions de pouvoir. Les savoirs n'existent pas dans l'absolu, mais ils sont organisés ar le fait que certains acteurs, producteurs ou diffuseurs, sont reconnus comme savants. Qui est « savant » dans l'Empire ottoman, pour qui et sur quelle base ? Un des modes d'accès à la reconnaissance des savants est S'agit-il de réseaux liés aux institutions de formation ? Quelle place religieux et savants laïcs occupent-ils dans ces réseaux ? Observe-t-on la formation de nébuleuses distinctes et opposées, laïques et religieuses, d'hommes de pouvoir et de science, ou bien une coexistence et des communautés d'intérêts ?
    • Les épistémologies dominantes. Quelles sont leurs références philosophiques et leurs concepts principaux ? Existent-ils des traditions épistémologiques alternatives ? Avec les réformes, observe-t-on une pluralisation des épistémologies qui ordonnent les savoirs ?
    • Les hiérarchies des savoirs. Parmi les oulémas, prévaut l'idée que certains domaines de savoir ont une valeur particulière du point de vue de la tradition : non seulement les sciences islamiques, mais aussi la médecine et l'astronomie. Comment fonctionnent les disciplines, les frontières et les hiérarchies disciplinaires ? Corrélative de ces interrogations, quelles sont les conditions d'émergence de figures de spécialistes et d'experts dans la région ?
    • Savoirs, techniques, éthique et politique. Quel rôle jouent les considérations religieuses dans les débats scientifiques et leurs réverbérations politiques ? Y a-t-il des phénomènes de censure ou d'orientation de la production scientifique par le religieux ou le politique ? Si oui, les considérations religieuses interviennent-elles dans leur justification et leur mise en œuvre ? Les débats religieux et politiques du temps inspirent-ils les savants ?
    • L'occidentalisation des savoirs et des épistémologies.A travers la période des réformes, l'adoption de références épistémologiques européennes hégémoniques s'opère, néanmoins : quelles trajectoires philosophiques conduisent à cette inclusion ?
    • La langue  des savoirs. En quelle langue s'opère-t-elle ? Le Tanzimat, avec la fondation d'écoles d'enseignement supérieur qui souvent utilisent la langue française avant d'être turquifiées, et la Nahdah, dans les provinces arabes, illustrent la pluralité des processus de reformulation des savoirs reconnus. Cette dynamique mérite d'être élargie, car elle semble partagée entre les langues de l'Empire, notamment le grec et l'arménien. La question de la langue des savoirs n'est pas qu'affaire d'accès linguistique à la connaissance et de traduction, mais aussi de conceptualisation, d'harmonisation des terminologies et de formalisation des savoirs dans les nouvelles langues scientifiques. Quels sont les supports et les acteurs de ces transformations ? Quels sont les enjeux des choix linguistiques qui s'opèrent ?
    • Les politiques scientifiques et les priorités de recherche. Y a-t-il des politiques scientifiques discernables ? Sous quelles conditions et à travers quelles institutions l'Etat peut-il coopter, voire piloter les recherches ?
    • La diffusion des savoirs. Comment s'opère-t-elle avant la mise en place d'institutions de formation spécialisées ? Par quels moyens ? Les savoirs sont-ils alors uniformisés, canoniques à travers l'Empire, ou au contraire observe-t-on des différences significatives, y compris dans leur reconnaissance juridique (médecine légale, normes d'exercice) ?

    {tab=Séminaire}

    Séances du séminaire Sciences et savoir dans l'Empire ottoman

    {tab=Bibliographie}

    ANASTASSIADOU-DUMONT, M., éd. (2003), Médecins et Ingénieurs ottomans à l'âge des nationalismes, Paris & Istanbul, Maisonneuve & Larose et IFEA.

    BURÇAK, B. (2005), Science, a Remedy for All Ills Healing 'The Sick Man of Europe' : A Case for Ottoman Scientism, Princeton, Princeton University Press.

    CROZET, P. (2008), Les Sciences modernes en Egypte : transfert et appropriation, 1805-1902, Paris, Geuthner.

    EBRAHIMINEJAD, H., éd. (2009), The Development of Modern Medicine in Non-Western Countries : Historical Perspectives, Londres, Routledge.

    ELSHAKRY, M. (2014), Reading Darwin in Arabic, 1860-1950, Chicago, The University of Chicago Press.

    GÜNERGÜN, F. (2001), Studies in Ottoman Science, Istanbul, Fakülte.

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    IHSANOĞLU, E., DJEBBAR, A., & GÜNERGUN F. (2000), Science, Technology, and Industry in the Ottoman World, Bruxelles, Brepols, 2000.

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  • Toplumsal Tarih Eylül 2013

    Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"

    Eylül 2013, n. 237.

    "Osmanlı İmparatorluğu'nda Kamu Saglıgığlığı Anlayışına doğru (16-18 yy). Tıbbı Hatalar, Şarlatanlık ve Devlet Denetimi."
  • Toplumsal Tarih Kasım 2011

    Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"
    Kasım 2011, n. 215.
    Aude Aylin de Tapia
    "Osmanlı döneminde Aynoroz Dağı manastırları: İstibdat ve hürriyet arasında beş yuz yıl"

  • Toplumsal Tarih novembre 2011

    Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"
    Kasım 2011, n. 215.
    Aude Aylin de Tapia
    "Osmanlı döneminde Aynoroz Dağı manastırları: İstibdat ve hürriyet arasında beş yuz yıl"

  • Toplumsal Tarih septembre 2013

    Toplumsal Tarih "IFEA Çalışmaları"

    Eylül 2013, n. 237.

    "Osmanlı İmparatorluğu'nda Kamu Saglıgiğlığı Anlayışına doğru (16-18 yy). Tıbbı Hatalar, Şarlatanlık ve Devlet Denetimi."