Ce séminaire est co-organisé avec l’IFPO.
Séance 1 : Le municipe de Bezabde : une ville sur la frontière romano-perse
Séance 2 : Tracing Sasanian Gardens : Within and Beyond the City: Royal Parks and Palatial Landscapes in Late Antique Southwestern AsiaIn this presentation, P. Ghasemi will discuss the gardens and green spaces during the Sasanian period, focusing on both urban and rural settings across Mesopotamia and the Iranian plateau. The talk will examine how the Sasanians adapted their landscape management techniques to various environmental conditions, particularly in arid and semi-arid regions, where they ingeniously transformed barren lands into flourishing gardens and paradisiacal spaces. By analyzing archaeological evidence, this presentation will shed light on the approaches that the Sasanians used to integrate nature into their built environment, demonstrating their mastery in creating sustainable and aesthetically pleasing landscapes.
Parsa Ghasemi‘s research interests encompass landscape archaeology, remote sensing, Sasanian archaeology, and the Late Antique world of western and central Asia. He has directed 15 archaeological projects, including both excavations and surveys, primarily in the Pars region, Iran, from 2005–2024.
Séance 3 : Amida/Diyarbakir. Recherches pluridisciplinaires sur l’eau et la villeEau sauvage, eau domestiqu(é)e, eau patrimoine, la richesse de cette ressource constitue une particularité majeure d’Amida/Diyarbakır – et ce depuis la première occupation humaine du site en surplomb du Tigre. Une telle abondance peut surprendre dans le contexte géographique de la Haute-Mésopotamie. En écho, les textes anciens et les recherches sur la topographie romano-byzantine de la ville apportent un certain nombre d’indications sur l’importance de l’eau à Amida, sur ses monuments et ses usages, mais ces références présentent aussi beaucoup d’angles morts. Pour les éclairer, des investigations en cours (notamment en hydrogéologie) nous fournissent d’autres informations sur l’évolution récente de l’eau souterraine et son utilisation. La combinaison pluridisciplinaire de ces multiples fragments permet de comprendre l’évolution des paysages de l’eau, paysage hydrologique et paysage historique, et de les faire se rencontrer.
Séance 4 : Karka d-Bet Slok/Kirkuk. Histoire diachronique d’une citadelle par les textes et par les pierres
Avec Narmin Ali Amin (Université Salahaddin, associée Ifpo), Nariman Rahim (Ifpo)
Jeudi 22 mai, 18 -19.30h (Istanbul), à l’IFEA (Istanbul) et en visio
« Qu’est-ce que les vestiges de la citadelle de Kirkouk indiquent de l’évolution de l’urbanisme de sa ville-haute à travers les âges? Désormais vidé de sa population, le tell archéologique de Kirkouk –très probablement l’ancienne Arrapkha, puis Karka d-Bet Slok– est un témoignage visible de l’histoire plurimillénaire de ce site et de l’accumulation des cités sur le même emplacement. Pourtant, son histoire n’est connue pratiquement que par la littérature ancienne (cunéiforme puis syriaque et arabe), alors que les investigations archéologiques ont été jusqu’à présent légères sur ce site. Le croisement des sources littéraires aux études sur le bâti doit permettre de dresser un premier bilan des évolutions de l’habitat de l’ancienne Kirkouk durant les deux millénaires après J.-C. ; il s’agit de l’un des rares exemples de tells du Moyen-Orient véritablement habités (et pas seulement par un palais ou une garnison militaire) en continu jusqu’à récemment, à l’instar de sa voisine Erbil. »
Dr Narmin Ali Amin est professeure au département d’archéologie de l’Université Salahaddin d’Erbil et chercheure associée à l’Ifpo et à l’UMR “Orient et Méditerranée” (CNRS). Spécialiste de l’archéologie et du patrimoine chrétiens, elle a soutenu une thèse sur les églises du Kurdistan irakien et est impliquée dans de nombreux projets archéologiques dans la région.
Nariman Rahim a enseigné au département d’archéologie de l’Université Salahaddin d’Erbil. Il est boursier AMI à l’IFPO et prépare une thèse sur les vestiges ottomans de la citadelle de Kirkouk.
Séance 5 : Des textes aux premiers sondages archéologiques : nouvelles investigations sur l’histoire plurimillénaire d’Erbil
Avec Simon Brelaud (Ifpo, Erbil) et Georges Mouamar (CNRS-ArchéOrient, Lyon)
Mercredi 14 janvier 2026 |18-20.00 (Istanbul), en visio
Alors que l’histoire plurimillénaire de l’ancienne Erbil (Arbellum, Arbèles) s’incarne physiquement par l’accumulation des strates sur le tell archéologique imposant qui se dresse aujourd’hui au coeur de la cité, encore occupé, l’investigation archéologique n’avait encore été que limitée à quelques sondages. Jusqu’à présent, notre connaissance de la cité reposait surtout sur les témoignages des sources littéraires, à commencer par le corpus cunéiforme qui mentionne notamment le célèbre sanctuaire d’Isthar d’Arbèles. Pour l’Antiquité tardive, la Chronique d’Arbèles relate ensuite les siècles de sa christianisation. Désormais, avec le lancement de la Mission archéologique française d’Erbil, dirigée par Georges Mouamar, le séquençage chronologique du tell et de sa ville basse va progressivement être établi. Cette communication présentera les premières conclusions des campagnes de fouilles archéologiques, tout en les confrontant au récit issu de la littérature ancienne.