Méropi Anastassiadou-Dumont (dir.), Médecins et ingénieurs ottomans à l’âge des nationalismes, IFEA Maisonneuve & Larose, Paris, 2003, 387 p. Le ferment des réformes aurait-il jamais levé dans l’Empire ottoman sans l’intervention des hommes de science –ingénieurs, architectes, médecins, chimistes, pharmaciens ? Sommités de réputation internationale ou modestes représentants de leur spécialité, ceux-ci ont largement participé à la diffusion des idées nouvelles à travers la société, contribuant à la transformation des cadres de vie, des mentalités, des relations de pouvoir, des modes de production. C’est grâce à eux, pour une bonne part, que l’Empire ottoman a été en mesure, dès le milieu du XIXe siècle, de présenter à l’Europe un reflet à peine brouillé de sa propre image. Ce sont eux