L’utilisation de vaisselle magique et de coupes antidotes est très répandue dans le monde oriental quelles que soient les périodes. Dans cette conférence, nous nous intéresserons plus spécialement à une production de vaisselle de terre byzantine aux vertus curatives, protectrices et magiques mais nous examinerons aussi des objets de mêmes fonctions fabriqués et utilisés en Iraq aux VIe-VIIe siècles, en Syrie aux époques zanguide et ayyoubide, dans l’Empire ottoman, dans le monde indo-musulman d’époque moghole et en Chine. Pour se prémunir des attaques des esprits surnaturels, le Byzantin a recours à diverses pratiques telles que la prière ou le port de phylactères, il s’entoure par ailleurs d’objets frappés de signes protecteurs destinés à faire barrage aux démons. Parmi ces objets
L’hippodrome était un monument essentiel de la capitale byzantine, et il l’est resté sous les Ottomans. L’endroit a d’ailleurs gardé sa forme jusqu’à maintenant et quelques monuments byzantins y sont encore en place. C’est donc un lieu d’une grande continuité dans la ville depuis sa construction sous Septime Sévère jusqu’à nos jours. L’hippodrome faisait partie du palais impérial — qui occupait l’emplacement de Sultanahmet — auquel il était relié par une tribune du haut de laquelle l’empereur assistait aux courses. L’hippodrome fut ainsi dès sa création un endroit de divertissement : des courses de chevaux s’y déroulaient, entrecoupées d’intermèdes, tels que chants, danses et acrobaties. Mais il fut aussi, surtout dans la première partie de son histoire, jusqu’au VIIIe siècle, un
Jean-Pierre Sodini, né en 1940 à Meknès (Maroc), Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure et agrégé de Lettres Classiques. Après avoir été membre de l’Ecole Française d’Athènes (1968-1970), il a été membre de l’Institut français d’Istanbul (1970-1972) avant de rejoindre l’Université de Paris-1, où il a fait toute sa carrière. Il a été en 1985 professeur associé à l’Université de Boston, membre du Board of Senior Fellows au centre de recherche des Dumbarton Oaks à Washington, puis en 1997 visiting scholar de la même institution. Il est membre de l’Institut Universitaire de France depuis 1996, correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres (depuis 2001) et de l’Académie d’Athènes (depuis 2004). Son domaine de recherche est l’Antiquité Tardive et Byzance.