Publications récentes

Biographie Alessandra Ricci

Alessandra Ricci a terminé son doctorat en “Art et Archéologie” à l’Université de Princeton sur le sujet : “L’architecture byzantine et les cultures politiques au XIXe siècle”. Elle vit et travaille en Turquie depuis dix ans et dirige actuellement la fouille de Küçükyalı. (Monastère de Satyros, 867-877 av. J. C.) ainsi que le projet du parc archéologique associé à la fouille.

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Résumé C. Giros : Les Byzantins et la guerre (Xe-XIIIe siècle)

Les lettrés byzantins, clercs et laïcs, percevaient la guerre comme l’œuvre du diable, à laquelle l’empereur ne devait se résoudre qu’en ultime recours, lors d’une invasion du territoire de l’empire. Au XIe siècle, un rhéteur souligne ainsi que l’empereur doit agir envers les barbares par la persuasion, plutôt que par la violence et la guerre. Dans cette conception, qui ne justifiait théoriquement que les guerres défensives, les lettrés valorisaient la maîtrise d’un savoir technique, la stratégie et la tactique, qui étaient censés distinguer les Byzantins des Barbares. Si la notion de guerre sacrée, connue dans les pays d’Islam et dans l’Occident latin, n’a jamais réussi à s’imposer durablement à Byzance, l’armée devait toutefois être l’objet constant de la sollicitude impériale,

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C. Giros: Bizanslılar ve Savaş (X-XIII yy’lar) (güncel değil)

Les lettrés byzantins, clercs et laïcs, percevaient la guerre comme l’œuvre du diable, à laquelle l’empereur ne devait se résoudre qu’en ultime recours, lors d’une invasion du territoire de l’empire. Au XIe siècle, un rhéteur souligne ainsi que l’empereur doit agir envers les barbares par la persuasion, plutôt que par la violence et la guerre. Dans cette conception, qui ne justifiait théoriquement que les guerres défensives, les lettrés valorisaient la maîtrise d’un savoir technique, la stratégie et la tactique, qui étaient censés distinguer les Byzantins des Barbares. Si la notion de guerre sacrée, connue dans les pays d’Islam et dans l’Occident latin, n’a jamais réussi à s’imposer durablement à Byzance, l’armée devait toutefois être l’objet constant de la sollicitude impériale,

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Résumé J.C. Cheynet : Les sceaux byzantins : Images d’une société

Les sceaux de plomb constituent une des sources les plus riches pour la connaissance des élites byzantines. Ils sont frappés par les fonctionnaires de l’Empire pour garantir l’authenticité des documents auxquels ils étaient attachés. Aujourd’hui, nous avons perdu presque toutes les archives de l’Empire, mais nous avons conservé les sceaux en grand nombre, puisque plus de 60 000 sont connus dans les grandes collections du monde. La plupart ont été ramassés dans le sol de l’ancienne capitale de l’Empire, Constantinople, l’actuelle Istanbul, mais on en découvre encore partout dans les pays qui jadis firent partie de l’Empire byzantin, dont la Turquie. Une de ces grandes collections est conservée au Musée archéologique d’Istanbul. Que trouve-t-on comme information sur un sceau ? Cela dépend

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M. Balivet : Les Turcs dans Constantinople avant la conquête ottomane

On imagine trop souvent l’histoire byzantine et l’histoire turque médiévale en termes de succession radicale et violente d’une civilisation par une autre.S’il y a effectivement eu une concurrence serrée entre Byzance et les Turcs à partir de l’arrivée de ces derniers en Anatolie au XIe siècle et jusqu’ à la prise de Constantinople par Mehmed Fatih en 1453, il y a également, en profondeur, pendant ces 4 siècles de confrontation turco-byzantine, un très actif et pacifique processus d’interaction politique et culturelle entre le vieil empire romano-byzantin et les sultanats et les émirats turcs en plein essor (apogée seldjoukide aux XIIe et XIIIe s. – dynamisme turkmène au XIVe s. et enfin expansion ottomane aux XIVe-XVe s.). De même qu’il y

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