Réappropriation du quartier et repositionnement des acteurs urbains dans l’Égypte d’après 2011 Parmi ses nombreuses conséquences au plan de la vie sociale et politique, la révolution égyptienne semble avoir renforcé le poids du quartier dans l’imaginaire collectif et l’action urbaine. Sous Moubarak, le quartier, bien que structurant fortement l’urbanisation (laquelle est, en Égypte, informelle à plus de 60 %), pouvait être considéré comme un impensé des politiques urbaines : administration locale gérée par l’État central, découpage des gouvernorats en districts et arrondissement non calqués sur la réalité de l’occupation de l’espace, design de nouveaux « quartiers » en périphérie des villes par des promoteurs privés, etc. Or, la révolution du 25 janvier 2011 a provoqué l’émergence soudaine du quartier sur la scène urbaine