L’exposition appréhende les capitales non comme de simples centres administratifs, mais comme des scènes où se matérialisent les stratégies spatiales du pouvoir, les récits de l’identité nationale et la quotidienneté des habitants. À travers un récit visuel tissé à partir d’Ankara, d’Astana, d’Abou Dabi et du Caire, elle nous invite à lire le paysage urbain comme un texte politique. En confrontant les représentations de l’autorité à leurs fissures, elle déploie un arc tendu de l’architecture monumentale aux aspérités du quotidien. La photographie y rend palpable la tension entre les visions globalisantes et les pratiques locales des habitants. L’espace urbain cesse alors d’être un simple décor pour devenir le sujet agissant d’un conflit politique, convoquant le visiteur à une conscience critique.
Lien vers le projet : https://spacepol.hypotheses.org/95