L’Égypte ottomane

Terras suis contenta bonis, non indiga mercis

Aut Jovis, in solo tanta est fiducia Nilo

Une terre satisfaite de ses bonnes [choses/qualités], qui n’attend rien du commerce 

ou [des faveurs] de Jupiter, dans le Nil est toute sa confiance.
« La Pharsale » de Lucain[1]

La disparition de l’Empire byzantin laisse au Moyen-Orient principalement trois grandes puissances islamiques au début du XVIe siècle : l’Empire ottoman, l’Empire perse des Safavides et l’Empire mamlouk en Égypte et en Syrie. La suzeraineté de ce dernier empire, dirigé par Qansouh el-Gouri, s’étend jusqu’au sud de la Cappadoce, en Cilicie et aux monts Taurus.

C’est dans un contexte de rivalités politiques, économiques et idéologiques entre ces trois puissances qu’il faut envisager la conquête de l’Égypte par Selim Ier (1512-1520), à la tête de l’Empire ottoman, en conflit… http://dipnot.hypotheses.org/1846