ARCH OTTO CONT OUI ODC

Migrations d’hier et d’aujourd’hui
Au-delà du sensationnel et de l’urgence : les migrations actuelles en Turquie reconsidérées dans leur contexte historique et social

les 10-11-14 avril 2017 à Ankara et le 12 avril à Istanbul

Autour des migrations actuelles en Turquie, l’Institut français d’études anatoliennes (IFEA-Istanbul), l’Institut français de Turquie à Ankara (IFT/Ankara), l’Université Galatasaray, et l’Université Hacettepe, en partenariat avec le Musée national de l’histoire de l’immigration en France, organiseront une série d’événements scientifiques et culturels au cours du mois d’avril 2017, avec le soutien du Fonds d’Alembert de l’Institut français.

Un atelier de doctorants (le 10 avril 2017) travaillant sur tout le spectre des phénomènes migratoires en Turquie, sera organisé à l’Université Hacettepe. L’atelier sera suivi de la projection d’un film sur les migrations en Europe. Une conférence-débat grand public et une table ronde (le 11 avril 2017) auront lieu à l’Université Hacettepe avec la participation des chercheurs en sciences sociales et des acteurs des politiques migratoires. Cinq expositions de photographies, de documents d’archives et de bandes dessinées dans les locaux de l’Université Hacettepe clôtureront le volet Ankara de cette série d’événements. Une table ronde sur la méthodologie de recherche sur les migrations sera organisée à l’IFEA-Istanbul (le 12 avril 2017).

L'inscription est obligatoire pour la journée du 12 avril : https://www.inscription-facile.com/form/j008pC5rjCwRxbiInGDg

Comité d’organisation

Jean-François PEROUSE (IFEA)
Elif AKSAZ (IFEA)
Murat ERDOĞAN (Université Hacettepe)
François-Xavier ADAM (Institut français de Turquie à Ankara)

Mardi 22 & Mercredi 23 novembre 2016 à l'IFEA
VII Rencontres archéologiques de l'IFEA
Organisées par Martin GODON & Clémence SCALBERT-YÜCEL
Interventions en anglais

Inscription avant le 21 novembre : https://www.inscription-facile.com/form/nsWxiy3B6ztc7vbIj1Kq

"Preservation, Restoration, Valorisation: Diversities and Ambiguities of cultural heritage policies in urban contexts"

The Seventh “IFEA Archaeological Meetings” will be held next autumn on Tuesday 22 and Wednesday 23 November 2016.
In the frame of the “IFEA Cultural Heritage studies programme” launched in 2014, this year’s Meetings will be dedicated to cultural heritage policies in urban environments.
How to merge local society, inhabitants, local business, together with historical heritage’s rehabilitation and valorisation? How to distinguish between protection policies, economic growth, and tourism trade?

Our aim is to look at the diversity of researches in this field, paying particular attention to social and anthropological approaches, relationships, even conflicts, between material and immaterial heritage’s preservation.

The Meetings will also focus on conflicts of interest upon urban material and immaterial heritage, such as political, financial, or diplomatic ones, and conflicts involving local populations, and/or historical heritage.

Case studies will be presented from across Turkey, including cities praised by UNESCO for their Cultural Heritage values, like Diyarbakır and Gaziantep, comparative studies will be proposed, from Lebanon to France. The common thread will be to show both the complexity of cultural policies in a growing environment, the diversity of actors while enhancing the role of the civil society, through non-profit organisations and professional associations.

Full programme coming soon

For people wishing to come as external audience, note that for security reasons, access to the IFEA-French Palace is restricted to registered people. Remember to bring an ID for admission.

Pour vous inscrire : https://www.inscription-facile.com/form/9NkwHbEbaPDaYaMkMLsT
Programme  « Patrimoines en guerre autour de la Méditerranée »

Deuxième atelier, IFEA, Istanbul, 29-30 juin 2016

29 juin 2016

- 9h30: mot d'accueil de l'IFEA (Jean François Pérouse)

- 10h: présentation du programme Patenguerre (Caecilia Pieri-IFPO)

- 10h15 : Julien Boucly, IFEA: questions et recherches autour du patrimoine arménien de Turquie

- 11h : Nevin SOYUKAYA (Mairie de Diyarbakır, direction du Patrimoine Culturel) : Les effets de la guerre civile récente sur le patrimoine urbain tout nouvellement classé à Diyarbakır : tentative de premier bilan (en turc-traduction française)

- 12h : premières conclusions

12 :30-14 :00 Repas à l’IFEA

- 14h: Vicken Ashkarian (Liban): "La constitution d'un patrimoine arménien au Liban. Réalité et fragilités"

- 14h45: Youcef Kanoun (Algérie, pour Dalila Himeur): "La Casbah d'Alger, mémoires et controverses"

- 15h30: Alessandra Terenzi (Italie, pour la Palestine) "Villages arabes d'Israël: quelques cas d'études en termes d'organisation urbaine"

Pause

- 16h30 : Omnia Abdelbar et Galila Elkadi: "Menaces sur le patrimoine égyptien"

- 17h15 : Aliye Fatma Mataraci (Bosnie): "Questions autour de la commémoration du 20è anniversaire du massacre de Srebrenica".

19 :30 Dîner

“Fıccın” Asmalı Mescit, Kallavi Sk. 1, Beyoğlu


30 juin 2016

10-12h: Conclusions de la journée du 29 et définition des objectifs pour 2017.

Après-midi : Visite du musée de la conquête (Panorama 1453) et des murailles d’Istanbul.

Déjeuner et dîner : lieux à déterminer ultérieurement

Pour participer à cette journée d'études, veuillez vous y inscrire :
https://www.inscription-facile.com/form/gztEdINMKLZThu9J4YXy

Elise Massicard, CERI
Claire Visier, Université Galatsaray/IFEA

Non-public actors of Turkish policy-making

Problématique :

De nombreux travaux récents ont souligné les recompositions récentes des politiques publiques et des modes d’intervention de l’Etat dans le monde, sous le coup de ce qu’il est convenu d’appeler la globalisation ou la diffusion de normes d’action publique. Ces transformations globales sont souvent considérées comme signes d’une libéralisation d’un retrait de l’Etat de la régulation de nombreux domaines sociaux. A partir de terrains principalement africains, Hibou (1998, 1999) a travaillé l’hypothèse selon laquelle les modalités d’intervention de l’Etat dans l’économie suite aux réformes néolibérales et à la grande vague de privatisation se manifestait notamment par le recours plus massif à des « intermédiaires » d’action publique, donc par des formes de gouvernement indirect. Elle utilise à ce sujet le terme wébérien de « décharge ».

Les travaux menés dans le cadre d’un travail collectif et interdisciplinaire sur les formes de l’action publique en Turquie sont parvenus à des conclusions qui s’inscrivent en cohérence avec cette vision : l’importance renouvelée ces dernières années de formes de gouvernement indirect en Turquie. Les études menées sur TOKI (Pérouse 2013), sur l’implantation économique de l’armée turque (Cort-Real Pinto 2012), sur le rôle de différents acteurs de la société civile (ONG, syndicats) dans les réformes et formes de gouvernement promues par l’Union européenne (Visier 2013, Scalbert-Yücel et Girard 2013), sur le rôle des partis dans l’action publique ou sur des figures à la frontière de l’Etat comme les muhtar (Massicard 2013) ; des travaux récents sur la politique étrangère turque (Benhaim, Angey), ont mis en lumière l’importance des acteurs non publics, au-delà d’une grande pluralité de types d’acteurs et de formes d’articulations. Certains de ces travaux insistent également sur les ancrages historiques de certaines formes de partenariats, réinscrits dans une longue durée (pour la sous-traitance de la violence, voir Dorronsoro 2011, Gourisse 2013), qui porte à s’interroger plus avant sur les ruptures et les continuités.

Parmi eux, plusieurs travaux ont mis en lumière la manière les réformes récentes de l’Etat turc dans le sens d’un new public management (réduction des effectifs, efficacité, etc.) se sont accompagnées non pas d’un retrait de l’Etat de certains domaines d’action comme il est souvent postulé, mais au contraire par une intervention plus claire des pouvoirs publics dans certains secteurs qu’ils avaient peu investis dans le passé (assistance sociale, logement, santé, transports) (Massicard 2014, Kadirbeyoglu 2013). Ainsi, le recours à des intermédiaires privés ne correspond pas toujours à un simple changement de mode d’action des institutions publiques, ni à un retrait de l’Etat de certains domaines d’activités, mais peut également s’accompagner d’un investissement nouveau de certains secteurs, et peut-être le permettre. Ce constat invite à poser à nouveaux frais la question des relations entre modes d’exercice du pouvoir et périmètres de l’action publique. Il s’agit de réfléchir sur les formes des relations ainsi nouées entre institutions publiques et acteurs privés, les termes de leurs échanges, et les formes de gouvernement ainsi produites. Ce constat invite également a, lorsque cela est possible, à ouvrir la « boîte noire » de l’appareil politico administratif  pour saisir la (re)composition des liens entre institutions publiques et acteurs privés à partir de l’observation de l’intervention d’acteurs extérieurs au périmètre institutionnel de l’Etat dans le « policy making », c’est-à-dire  la fabrique même des politiques publiques».

Alors que les études concernant les politiques publiques sont souvent cloisonnées en termes sectoriels qui dialoguent peu, l’objectif de la journée est d’explorer les dynamiques des partenaires non publics de l’action publique en Turquie sans se limiter à un secteur spécifique. On attend des participants la présentation d’études de cas approfondies, empiriquement fondées, qui pourraient nourrir une réflexion commune.

 

Pour raisons de sécurité, la participation à l'atelier nécessite une inscription préalable à l'adresse http://bit.ly/1Qh12OE

Merci de votre compréhension

Atelier "Toward a transnational history of Turkish studies (18th-20th centuries)"
Les 18 & 19 février 2016 à l'IFEA
L'atelier est organisé par Marie Bossaert et Emmanuel Szurek

Thursday, February 18

9:00 Tea, Coffee, and Introductory Remarks

Marie Bossaert (Orient Institut, Istanbul-Deutsches Historisches Institut, Rome), Nathalie Clayer (EHESS, Paris), Jean-François Pérouse (IFEA, Istanbul) and Emmanuel Szurek (EHESS, Paris)

9:45 Uncovering 'the Field': Patterns and Uncertainties

Bert Fragner (Österreichischen Akademie der Wissenschaften, Vienna)

Iranian dimensions of turkology — and vice versa

Despina Magkanari (EHESS, Paris)

Sinological origins of turkology

Celile Ökten (Yıldız Technical University, Istanbul) and Marie-Hélène Sauner (Galatasaray University, Istanbul)

Evolution of the teaching of the Turkish language and grammatical categories

11:30 Trans-imperial Turkology in a Nationalizing World

Marie Bossaert (Orient Institut, Istanbul-Deutsches Historisches Institut, Rome)

Italo-Ottoman circulations: Armenians and the study of Turkish in Italy

Zaur Gasimov (Orient Institut, Istanbul)

Turkology in exile. The journal ‘Azerbaycan Yurt Bilgisi’ (1932-34) and Ahmet Caferoglu's network

12:30 Lunch

14:00 What Turkey does to Turkology

Güneş Işıksel (Medeniyet University, Istanbul) Disciplinarisation of an object of knowledge in progress: Türkiyat Enstitüsü, formative years (1924-1933)

Veronika Hager (Humboldt-Universität, Berlin)

Turks, not Ottomans: Belleten, the emergence of a Turkish national state historiography, and the creation of a historiographical rupture

15:30 Negotiating Turkish Studies from Interwar Europe to the Cold War

Emmanuel Szurek (EHESS, Paris) What was at stake in the foundation of the Centre d’études turques (Sorbonne, 1935)

Christl Catanzaro & Talin Suciyan (Ludwig Maximilians University, Munich)

A critical reading of Turkish Studies in Munich

İlker Aytürk (Bilkent University, Ankara)

Türk Kültürünü Araştırma Enstitüsü: The flagship institution of Cold War turcology

20:00 Dinner

Friday, February 19

9:30 Around Babinger : Turkological networks

Christoph Neumann (Ludwig Maximilians University, Munich)

A Liminal Orientalism: Turkish Studies by Franz Babinger.

Ségolène Débarre (Université Paris I, Paris)

Fragments de vie d’un "orientaliste du proche" (ein naher Orientalist): Franz Babinger au miroir de sa collection photographique et de sa correspondance conservée à la bibliothèque d’État de Munich

Silvana Rachieru (University of Bucharest)

Turkology in Romania: A Story with Diplomats and Spies, Coffee and Spices

11:15 Roundtable Discussion

13:15 Lunch

Contact: Marie Bossaert — Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Emmanuel Szurek — Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Workshop held through funding provided by the French National Research Agency [Agence Nationale de la Recherche] within the programme “Trans-acting Matters: Areas and Eras of a (Post-)Ottoman Globalization” [Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-)ottomane] (ANR-12-GLOB-003). Also with supportof the Centre d’Études Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques (Paris) and the Institut Français d’Institut Français d’Études Anatoliennes (Istanbul).

 

 

 

          Constructions nationales des sciences sociales des migrations : approche comparée
Journée d’études - Institut français d'études anatoliennes (IFEA-Istanbul)
Vendredi 4 décembre 2015 entre 14h-18h30

Cette journée d’études fournit l’occasion d’une deuxième rencontre au réseau de recherche en formation porté par l’Institut français d’études anatoliennes (IFEA-Istanbul) en collaboration avec quatre autres Instituts français de recherche à l’étranger (le Centre Jacques Berque au Maroc, l’Institut français du Proche-Orient au Liban, l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain en Tunisie et le Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales en Égypte). Le projet, soutenu par le groupement d’intérêt scientifique « Moyen-Orient et Mondes musulmans », GIS-MOMM, dans le cadre d’une réponse à son appel à projet 2015, a été initié en septembre 2014 dans le cadre du redéveloppement de l’axe de recherche « Mobilités et Migrations » au sein de l’IFEA. Il vise à créer un groupe transdisciplinaire de chercheurs, pour examiner de façon à la fois réflexive, socio-historique et comparative, sur une période longue, les analyses de l’émigration produites par les sciences sociales dans les différents pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée.

Le projet fait l’hypothèse d’une dépendance des interrogations savantes vis-à-vis des questions publiques qui ont été différemment formulées selon les contextes migratoires. L’examen du développement des travaux de recherche en France comme en Turquie sur l’émigration turque, a montré que les deux types d’analyses, françaises et turques, présentent le même type de biais : un point de vue implicitement national qui sous-tend les questionnements, si bien que chacun laisse voir ce que dissimule l’autre (Aksaz, 2015). La construction des problèmes publics varie en effet d’une configuration sociétale à l’autre : ceux-ci sont définis différemment selon les dynamiques migratoires dominantes comme l’a montré Abdelmalek Sayad (1986), et aussi selon les spécificités historiques et les rapports entretenus avec les divers pays de destination des émigrations. La construction des problèmes publics varie aussi dans le temps (Blumer, 1971). Par cette approche on vise à fournir un point d’appui aux travaux de recherche ultérieurs, pour prendre une distance vis-à-vis des interrogations publiques et des schèmes de pensée nationaux.

Le point de vue national qui inspire les questionnements des sciences sociales n’implique pas seulement le développement des « théories » ou des discours savants différents voire opposés « ici » et « là-bas », en France et dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée ; il implique aussi la réappropriation et la réinterprétation des « théories » et des discours savants par les sciences sociales françaises, turques, et marocaines, etc., selon des modalités différentes. Pour avancer dans la compréhension du « nationalisme méthodologique » qui a marqué l’étude des phénomènes migratoires (Wimmer et Glick-Schiller, 2002), il convient donc d’examiner les modalités d’emprunt et de non-emprunt, de réappropriation et de non-appropriation des « théories » et des discours savants par les sciences sociales nationales. Le projet contribuera à la critique du « nationalisme méthodologique » développée récemment par les tenants de la perspective de « penser global » en France et en Europe (Wieviorka et al., 2015), en apportant des éléments de connaissance concrets.

Intitulée : « Constructions nationales des sciences sociales des migrations : approches comparées », cette journée d’étude s’inscrit dans le prolongement d’un atelier thématique du premier congrès du GIS-MOMM de juillet 2015 à Paris. Les interventions à la journée d’étude seront éditées dans un ouvrage collectif en ligne, sous forme d’un Dossier de l’IFEA.

Bibliographie

  • AKSAZ Elif (2015) : « L’émigration turque en France : 50 ans de travaux de recherche en France et en Turquie. Bibliographie commentée, proposée à l’occasion du 50ème anniversaire de la signature d’un accord bilatéral de main-d’œuvre entre la France et la Turquie le 8 avril 1965 », Dossier de l’IFEA, série « La Turquie aujourd'hui », no : 22, Istanbul : Institut français d’études anatoliennes. URL
  • BLUMER Herbert (1971) : « Social Problems as Collective Behavior », Social Problems, 18, 3: 298-306.
  • SAYAD Abdelmalek (1986) : « « Coûts » et « profits » de l’immigration, les présupposés politiques d’un débat économique », Actes de la recherche en sciences sociales, 61, 1 : 79-82.
  • WIMMER Andreas et Nina GLICK-SCHILLER (2002) : « Methodological nationalism and beyond: nation-state building, migration and the social sciences », Global Networks, 2, 4: 301-334.
  • WIEVIORKA Michel, Laurent LÉVI-STRAUSS et Gwenaëlle LIEPPE (dir.) (2015) : Penser global. Internationalisation et globalisation des sciences humaines et sociales, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, coll. « 54 ».

Intervenants et discutants

  • Elif AKSAZ (IFEA, CESSP-CSE)
  • Ibrahim AWAD (Université Américaine du Caire)
  • Mohamed BERRIANE (Université Mohammed V de Rabat)
  • Hassan BOUBAKRI (Université de Sousse)
  • Kamel DORAÏ (CNRS, IFPO)
  • Dominique MARCHETTI (CNRS, CESSP-CSE)
  • Hasnia-Sonia MISSAOUI (Université Toulouse Jean-Jaurès, IRMC)
  • Olivier KOCH (Université Paris XIII, Université Galatasaray, IRMC)
  • Jean-François PÉROUSE (IFEA)
  • Paul TABAR (Université Libano-Américaine de Beyrouth)

Climate change in Turkey – Diachronic and Multidisciplinary Approaches
1st of December 2015 - IFEA

In the wake of the COP21 and IFEA Environmental studies, the IFEA is pleased to invite you next Tuesday, 1st of December 2015, to the workshop entitled « Climate Change in Turkey. Diachronic and Pluridisciplinary Approaches ». Academicians from various disciplines and experts from both Turkey and France will analyse together Turkey’s present situation towards climate change in the light of long term evolution, as well as global, regional, and national dynamics. Social and environmental detrimental consequences of Turkey’s public policies linked to climate change,  as well as possible alternatives, in terms of development perspectives, urbanization, or energy choice, will also be assessed.
IFEA Archaeological Meetings 2015
Merging Techniques and Cultures,
Technological Approaches in Archaeology
24-25 November 2015
Koç RCAC Auditorium
İstiklal Caddesi No: 181 Merkez Han 34433 Beyoğlu Istanbul
Organisation: Martin Godon, IFEA Archaeological Unit
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Le 2 & 4 novembre à l'IFEA et le 3 novembre à l'Université technique de Yıldız
Interventions en anglais

Le Laboratoire International Associé « Philosophie arabe dans l’Empire ottoman » associe le Centre Jean Pépin (CNRS, UMR 8230), le département des sciences humaines et sociales de l’Université technique de Yıldız, le LEM ( CNRS, UMR 8584) ainsi que l’IFEA et vise à rapprocher le travail des chercheurs français et occidentaux de celui des chercheurs turcs sur la question de la réception de la philosophie arabe dans le monde ottoman. Il organise son premier atelier sur ce sujet du 2 au 4 novembre.

 L’Empire ottoman est l’héritier d’une situation qui a vu s’associer, à partir du XIIIème siècle, la philosophie à d’autres domaines de la pensée comme la théologie, à travers l’oeuvre de penseurs tels qu’al-Īğī (XIVème siècle), al-Taftāzānī (m. 1390) ou al-Dawwānī (m. 1502), la mystique ou les sciences naturelles et les mathématiques. Par la présence de certaines de ces oeuvres dans le cursus scolaire, certaines disciplines de la philosophie arabe ont été ainsi intimement liées au travail du savant, quel qu’il soit, même lorsqu’il s’agit d’un Şeyhülislâm comme Ibn Kemāl Paşa (m. 1536).  En même temps, la philosophie arabe reste présente et vivante en tant que telle comme le montre le très grand nombre de copies d’Ibn Sīnā réalisées à l’époque ottomane. Enfin, loin de rester une pensée du commentaire, la pensée ottomane présente une originalité certaine et même des tentatives de retour à la source aristotélicienne, ce qui est par exemple le cas de l’oeuvre de Yanyalı Esad Efendi (m. 1731). Cela mène dès lors à poser déjà quelques questions, notamment que signifie être philosophe à l’époque ottomane et comment s’organise la réception et la transmission de la philosophie arabe? Une importance majeure sera accordée à la question des manuscrits comme vecteurs de savoir, non seulement par les textes qu’ils portent mais aussi par leur histoire et ce qu’ils nous apprennent sur les milieux sociaux et les écoles parmi lesquels ils circulèrent.

Inaugural Workshop of the International Associated Laboratory (LIA) : The Reception of the Arabic Philosophy in the Ottoman Empire (2nd-4th of November 2015)

Organized by J. Jabbour

The LIA, directed by M. Aouad & M. S. Özervarlı, associates the Centre Jean Pépin (CNRS, Paris), Yıldız Teknik Üniversitesi, İnsan ve Toplum Bilimleri Bölümü (Istanbul),  the Institut Français d’Etudes Anatoliennes (Istanbul) and the Laboratoire d’étude sur les monothéismes (CNRS, Paris)

2nd of November, IFEA  (Chair M.  Aouad)

-        9h30- 10h45  P. Caye (CNRS) : The Archives of Humanity: Heritage and Patrimony

-        10h45 – 11h15 M. Aouad (CNRS) & M. S. Özervarli (Yıldız Teknik Üniversitesi) : Introductory words

-        11h15- 12h M. C. Kaya (İstanbul Üniversitesi) : Who Are Philosophers? What Do They Defend? Some Preliminary Observations on the Identity of Philosophers in the Ottoman Intellectual Life

Lunch break

-        13h30 – 14h45  A. Bertolacci (Scuola Normale Superiore, Pisa) : Avicenna's Kitāb al-Šifāʾ (Book of the Cure): The Manuscripts Preserved in Turkey and Their Significance

-        14h45-15h30  G. Celli (Scuola Normale Superiore, Pisa) : The Ms. Süleymaniye Kütüphanesi, Ayasofya 2442: a 13th Century Copy of the K. al-Shifa' with Syriac and Greek Marginalia

Pause

-        15h45-16h30  A. Abouchraa (Kenitra’s University) & T. Morel (CNRS) : Some Findings about Ibn ‘Arabī’s Personal Copy of Ibn Rušd’s Bidāyat al-Muǧtahid

-        16h30-17h45 Ö. Türker (Marmara Üniversitesi) : The Problem of Formation of Schools in Ottoman Thought

3rd of November, Yıldız Teknik Üniversitesi (Chair M. S. Özervarli )

-     9h30-10h45  S. N. Yildiz (German Orient Institute, Istanbul) : Haci Pasha. An Anatolian Philosopher-Physician

-     10h45-11h30  R. Martin-Ross (Georgetown University) : Ibn Kemal, Dawwani and the Avicennan Lineage

-     11h30-12h15  N. Zougar (Université Toulouse-Jean Jaurès) : The Reception of Ibn Sîna's al-qasîda al-'ayniyya in the Ottoman empire : Some Historical and Philological Aspects.

Lunch break

-     13h45-15h30  Ch. Genequand (Université de Genève) : Yanyawi's Account of Porphyry

-     15h30-16h15  S. di Vincenzo (Scuola Normale Superiore, Pisa) : The “Razian branch” in the Transmission of Avicenna's Kitab al-Shifa' within the School of Esad Yanyawi

Visit of the Beşiktaş campus of Yıldız Teknik Üniversitesi

4th of November, IFEA (Chair J. Jabbour)

-     9h30-10h45  Z. Atbaş (Topkapi Palace Museum Library): Topkapi Manuscripts : History, Catalogue and Samples

-     10h45- 11h30  A. Bougchouf (Qarawiyyīn Library) : The Manuscript Collection of the Qarawiyyīn Library in Fez

-     11h30-12h15  R. Smine (National Library of Tunisia) : The Manuscript Collection of Tunisia

Colloque international - I* organisé par l'INALCO - CERMOM

« Transmettre et traduire les sciences humaines et sociales : arabe/ hébreu/ turc »

en collaboration avec IFEA / Université de Galatasaray / Orient-Institut ISTANBUL 19-20 novembre 2015

Présentation

Une communauté scientifique, pour se construire, a besoin de relations un tant soit peu équitables entre ses membres. Elle a besoin d’une interconnaissance minimale et d’une inter- reconnaissance. Dans le cas d’une asymétrie trop forte, aucune relation saine ne peut réellement être construite. Entre la France, les pays arabes, Israël et la Turquie, si l’on prend comme critère des échanges interculturels, les traductions publiées de part et d’autre à partir de la langue de l’autre —quelles que soient les disciplines considérées d’ailleurs—, la disparité est patente. On traduit encore abondamment des ouvrages parus en langue française, alors que les ouvrages traduits de l’arabe, de l’hébreu et du turc en français, littérature exceptée (et encore le déséquilibre existe aussi, flagrant), sont inexistants. Ce déséquilibre signe un mode de relation unilatéral à l’extérieur, et un aveuglement croissant sur les réflexions hors-hexagone, comme si celles-ci n’avaient aucun intérêt ou ne valaient qu’en tant qu’elles nous confortaient dans nos propres certitudes, par un effet de miroir.

Depuis quelques années, l’intérêt pour les phénomènes de traduction, les flux et les politiques du domaine concerné est en hausse : les travaux de Gisèle Sapiro (Traduire la littérature et les sciences humaines. Conditions et obstacles, 2012) ont largement contribué à baliser le terrain. S’interroger sur les raisons de traduire telle ou telle œuvre, sur les lignes éditoriales et l’investissement (ou l’engouement) des chercheurs pour un auteur-phare ou une œuvre, revient à brosser les logiques générales qui animent la réception des œuvres dans chaque pays. La plupart du temps axées sur l’extraduction en anglais, les études déjà  produites ont peu abordé le domaine des langues du Proche-Orient et leur immense besoin de documentation théorique : plus limité pour l’instant mais porteur de perspectives à venir, la découverte et la diffusion de textes majeurs en histoire, anthropologie, philosophie ou urbanisme constitue un chantier à la fois pratique (traduire ces textes en français ou du français) et intellectuel : les discuter, les faire entrer dans le débat international, en saisir l’originalité et la teneur novatrice.

* Les trois colloques successifs que nous envisageons à Istanbul (Novembre 2015), au Caire (Octobre 2016) et à Paris (Juin 2017), se proposent de mobiliser des spécialistes de traduction, des éditeurs des œuvres traduites et des représentants des institutions publiques ou privées impliquées dans ces domaines, afin d’analyser les enjeux méthodologiques, épistémologiques et culturalistes de cet intérêt naissant pour les modes de pensées de l’Autre rive.

Positionnement

Si la plupart des rencontres et colloques sont consacrés à une étude de réception particulière (une figure comme Freud ou Deleuze dans un champ linguistique donné), nous ambitionnons ici de nous placer en commentateurs des flux, des courants couvrant trois grandes langues et de nous attacher à l’ensemble d’une production ancienne (les classiques) et nouvelle (auteurs contemporains). Les domaines les plus porteurs et pertinents sont de toute évidence l’historiographie, la sociologie, la philosophie et l’anthropologie : on s’attachera donc à explorer ces champs intellectuels et leur traduction dans les deux sens.

Axes de réflexion

  • L’intérêt pour les sciences humaines et sociales dans les pays du Proche et Moyen-Orient depuis 30 ans : une révolution silencieuse ?
  • La spécificité (difficultés, oublis, création verbale et conceptuelle) du processus de traduction dans la production éditoriale contemporaine en Turquie, Egypte, Liban et Israël.
  • Horizons de la recherche et perspectives pour les traducteurs des trois langues (besoins, commandes, programmes) : définition d’un domaine compris entre l’essai et l’étude scientifique spécialisée.
  • Questions de réception : études sur une maison d’édition, un programme gouvernemental, une œuvre (Barthes, Deleuze, Levi-Strauss…), les conditions de production et de diffusion des œuvres traduites. Eclairer la nature des échanges comme la valorisation des textes en contexte particulier (local).

Comité d'organisation

  • Türker Armaner, MCF (Université de Galatasaray)
  • Michel Bozdemir, P.U. (INALCO)
  • Sobhi Boustani, P.U. (INALCO)
  • Timour Muhidine, MCF (INALCO)
  • Ilil Yatziv-Malibert, MCF (INALCO)
  • Franck Mermier, DR (CNRS)
  • Anwar Moghit (Egyptian National Council of Translation)
  • Alexandre Toumarkine (Orient-Institut)
  • Seza Yılancıoğlu, MCF (Université de Galatasaray)
Marc de Ferrière le Vayer (Université de Tours)
"L'alimentation comme patrimoine culturel immatériel, l'exemple du repas gastronomique des Français"
Jeudi 4 juin 2015 à 17h30 au Palais de France

L'alimentation comme patrimoine culturel immatériel, l'exemple du repas gastronomique des Français

Après la ratification de la convention de 2003 de l'UNESCO sur le Patrimoine Culturel Immatériel, il apparaissait que la France pouvait jouer un rôle important pour participer à la définition de ce Patrimoine. Deux points semblaient très important. Le premier reposait sur le fait que la convention ne proposait pas une liste des éléments pouvant la constituer, et qu'elle était de ce point de vue ouverte. La position de la France étant que les premiers éléments classés contribueraient à définir la liste, si possible de manière ouverte. Le second point, tandis que nous sur les questions alimentaires depuis plus de 10 ans, nous étions convaincu que l'alimentation était effectivement une culture et que ses éléments participaient du patrimoine culturel immatériel de la France. Ce n'était pas une occasion d'affirmer une quelconque supériorité de la cuisine française. Il s'agissait de mettre en avant un fait social. En faisant cette démarche, nous souhaitions contraindre l'UNESCO à reconnaître l'alimentation comme un fait culturel. Ceci était important car pouvant permettre ensuite, et ce fut le cas, à d'autres pays de faire la même démarche. C'est à nos yeux important car derrière cette démarche, il y a une dimension plus large, touchant à la biodiversité, aux équilibres alimentaires et aux identités culturelles des populations.    
 

Dans le cadre des "Ateliers Techniques et Cultures" du Pôle Archéologie, nous proposons deux journées d'ateliers en collaboration avec l'Université de l'Egée-Izmir, à destination des étudiants en archéologie
les 1er et 2 avril 2015 à l'accueil des visiteurs du site Yeşilova de la Mairie de Bornova

 

 

Dans le cadre des ateliers "Techniques et Cultures" du Pôle Archéologie de l'IFEA
Conférence en turc sur les chaînes opératoires céramiques

Martin Godon (IFEA)
Mardi 31 mars 2015 à 14h
à la salle d'exposition de l'Université de l'Egée

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JOURNEES D’ETUDE
La fabrique des politiques culturelles en Turquie et dans les espaces post-ottomans. Circulation, Territoires, Acteurs
Université Galatasaray, le 16 avril 2015

Institut Français des Etudes, le 17 avril 2015

« La mise en œuvre de politiques publiques de la culture […] est étroitement liée à la construction et à la consolidation des États nations » (Poirrier 2011 : 11). En Turquie également, les premières actions culturelles de la jeune République ont été dictées par l’impératif de construction nationale face à un environnement extérieur jugé hostile. A travers une forte centralisation, s’appuyant sur des relais locaux tels que les préfectures ou les maisons du peuple, la construction et la diffusion d’une culture nationale sont allées de pair avec la négation des identités non turco-musulmanes et l’euphémisation (ou la folklorisation) des spécificités régionales (voir Ada & Ince 2009).

En Turquie comme ailleurs (Thiesse 2001),  les échanges, les circulations et les jeux d’échelles, ont joué un rôle dans la construction de la culture nationale (voir Işıksel & Szurek 2014). La transformation d’institutions culturelles ottomanes en institutions républicaines avec un répertoire résolument occidental en est une illustration (Kataoğlu 2009).

Aujourd’hui, les débats sur la politique culturelle se renouvellent dans un contexte de globalisation néolibérale et de négociations d’adhésion à l’Union européenne, à la fois au sein des institutions publiques, du secteur privé et du monde associatif. Avec la période de libéralisation économique initiée dans les années 1980, l’Etat opère un « désengagement progressif partiel du secteur culturel » (Polo et Üstel 2014) - qui participe à la transformation des politiques culturelles et des politiques publiques en général. Le changement se lit à la fois à travers l’ouverture bien plus grande vers des acteurs privés et l’importance accordée à la dimension économique de la culture (prise comme outil de développement, de croissance, et de renforcement de l’attractivité touristique). Il se perçoit aussi dans les débats et les initiatives en faveur de la démocratisation, de la diversité culturelle et de la place de la culture au niveau local. On note ainsi une diversification des acteurs (privés, associatifs, internationaux), une circulation d’objets, d’idées, d’instruments et de manières de faire, notamment internationaux (la Turquie est ainsi éligible au programme Culture Europe 2007-2013 et le sera pour le programme Creative Europe à partir de 2015), avec de nouveaux enjeux pour la culture et les politiques culturelles.

Ces journées d’études s’inscrivent dans le cadre du projet ANR « Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-) ottomane » (ANR-12-GLOB-003). Lors de ces journées, nous souhaitons interroger la façon dont ces circulations participent à la construction des politiques culturelles de la période ottomane à aujourd’hui. Il s’agira ainsi de repenser la co-production des politiques cultures, des territoires et des espaces, aussi bien que la pluralité des conceptions de la culture portée par ces politiques.

La notion de « transfaire » nous paraît appropriée pour rendre compte de ces multiples formes et usages des circulations en vue d’étudier la construction des politiques culturelles en Turquie depuis la fin de l’Empire ottoman. Aussi l’usage du « transfaire » permet de poursuivre les interrogations concernant « l’occidentalisation » comme « l’européanisation » et de ne pas penser les échanges seulement en termes de diffusion, d’importation, et d’imposition à sens unique. Nous entendons le « transfaire » comme une clé de lecture pour déconstruire les opérations de transferts (Dumoulin et Saurruger 2010) : le « transfaire » nous permettra de questionner les « modèles » de politiques culturelles, les « bonnes pratiques », les phénomènes de coopérations culturelles, ou encore de traductions.

  1. La coproduction des politiques culturelles

Le “Transfaire” est entendu ici comme un “faire ensemble”. Nous entendons nous centrer sur les phénomènes d’hybridité (Abeles 2008, Appadurai 1996), de connexions et d’associations de différents acteurs (Latour 2006; Callon & Latour 1981) qui co-produisent les formes originales des politiques culturelles. Les journées s’intéresseront également aux résistances et aux lieux et moments où ces connexions et associations ne sont pas mises en œuvre ou ne fonctionnent pas.

Ainsi, les journées d’études s’intéresseront aux acteurs qui « transfaire(nt) » : comment les outils, les instruments, les hommes, les idées ou encore les lieux qui circulent « transfont » les politiques culturelles ? On s’intéressera à l’ensemble des acteurs mobilisés dans la mise en place d’une action culturelle, qu’ils soient publics (ministère de la Culture et du Tourisme, et instances dépendantes, Directorat locaux, préfectures, mairies), privés (grandes familles, banques ; galeries ; entreprises, maisons d’éditions), associatifs et fondations (Istanbul Kültür Sanat Vakfi ; Anadolu Kültür ; associations locales ; universités etc.); qu’ils soient collectifs ou individuels, basés en Turquie ou à l’étranger.

On s’intéressera également aux instruments de l’action culturelle et à leurs circulations, usages, adaptations, transformations. Par instrument, nous entendons par exemple le projet, l’agence,  des outils matériels de type Internet, les traductions (notamment de manuels, de guides touristiques, brochures), des coopérations. On portera une attention enfin aux moments du « transfaire » comme les festivals, les séminaires, les formations professionnelles, etc.

  1. Conceptions et usages de la notion de Culture

Ces interrogations permettront de travailler en second lieu sur ce que le « transfaire » fait aux conceptions de la culture. Comment les circulations participent-elles aux recompositions des conceptions de la culture dans l’action culturelle ? On s’interrogera sur la façon dont l’action culturelle (re)définit, re-fabrique la culture et ses usages. De l’usage de la culture pour la construction nationale, et la construction d’une « haute culture », on voit des usages pluriels se développer : la culture comme divertissement, la culture pour le tourisme, la culture pour la démocratisation et la « diversité », la culture pour le développement économique ou pour le développement territorial/local, la culture comme mode de gouvernance (Karaca 2009). Comment ces conceptions de la culture coexistent ou s’hybrident-elle ? Dans quels lieux et quelles temporalités ? 

  1. Espaces et territoires des politiques culturelles

     Le « transfaire » est également entendu comme un « faire dans un espace transnational», ou encore comme « un mode de faire pluriel ou ensemble dans des espaces et temporalités croisés ». Si le transfert suppose « une localisation préalable à la mise en circulation ou au contact, le « transfaire » privilégie la configuration relationnelle elle-même comme élément de l’action - et partant, de l’identification des acteurs » (Aymes & Gourisse). L’observation située des connexions, hybridations et associations permettra de déconstruire la fabrique des politiques culturelles dans un espace circulatoire transnational multiple. En étant attentifs à la pluralité des espaces et des échelles, nous pourrons éventuellement déconstruire le « transnational » qui ne prend pas en considération la pluralité des espaces. Nous serons attentifs à la façon dont les sites sont connectés, à la question des échelles, de leurs productions, de leur jeu. Nous nous intéresserons aux mouvements de circulations d’acteurs et de normes à l’international, à leurs appropriations et adaptations dans des sites variés, comme aux mouvements de « métropolisation », ou de localisation des politiques culturelles (avec par exemple l’adoption de l’Agenda 21 pour la culture, l’usage de politiques culturelles pour le développement local, etc.). Nous nous intéresserons à la constitution de réseau, au rôle des médias et de l’Internet dans ces circulations. Il ne s'agira pas de s'inscrire dans une logique top-down, mais plutôt de voir comment les manières de faire, les outils et les acteurs circulent d'un site à l'autre, comment cela, en tant que tel, participe de nouvelles manières et de nouveaux espaces de faire. Nous serons attentifs aux mouvements divers, circulatoires, pas seulement en direction de la Turquie (par exemple avec les centres culturels Yunus Emre, ou les projets Tandem, etc.).

       Nous attendons des propositions qui remettent en question les façons dont les circulations participent à la construction des politiques culturelles en Turquie aujourd'hui, mais aussi à l’époque de la période ottomane. Les propositions traitant de ces questions dans les pays de l'ex-Empire ottoman sont également les bienvenues. Les communications peuvent se concentrer par exemple sur:

  • Le rôle d’acteurs spécifiques dans l'élaboration des politiques culturelles
  • L'étude d'un projet / d’une politique / d’un instrument spécifique (sa fabrication, son évolution, sa circulation, son usage) ou d’action or d’événements culturels.
  • L'élaboration de la politique culturelle au niveau local (acteurs, usages et conceptions de la culture)
  • Les langages des politiques et leur processus de traduction.

Bibliographie :

  • Abélès M., Anthropologie de la globalisation, Paris, Payot, Rivages, 2008.
  • Appadurai A., "La production de la localité", dans Après le colonialisme. Les conséquences culturelles de la globalisation, Paris, Payot, 2005, chapitre 7.
  • Aymes M., Gourisse B., « Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-) ottomane », Document Scientifique ANR (unpublished).
  • Serhan A. et Ince H. A. (ed.) Introduction to Cultural Policy in Turkey, Istanbul, Bilgi University Press, 2009.
  • Callon M., Latour B. « Le grand Léviathan s’apprivoise-t-il ? », in Akrich M., Callon M. et Latour B., Sociologie de la traduction. Textes fondateurs, Paris, Presses des Mines, 2006.
  • Dumoulin, L., Saurugger, S., « Les policy transfer studies : analyse critique et perspectives », Critique internationale, 48/3, 2010.
  • Işiksel G. et Szurek E. (dir.), Turcs et Français. Une histoire culturelle, 1860-1960, Paris, PUR, 2014
  • Karaca B., “Governance of or through culture? Cultural policy and the politics of culture in Europe”, in Focaal - Journal of Global and Historical Anthropology, Vol. 2009, No.55, 27-40p.
  • Katoğlu M., “The Institutionalization of High Art as a Public Service in the Republican Era”, in Ada S., Ince A. (eds), Introduction to Cultural Policy in Turkey, İstanbul Bilgi University Press, 2009.
  • Öztürkmen A., “The role of people’s houses in the making of national culture in Turkey”, in New Perspectives on Turkey, 1994, 11, pp. 159-181.
  • Poirrier P. (dir.) (2011), Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde. 1945-2011, Paris, La Documentation française.
  • Polo J-F. et Üstel F., « Les nouvelles orientations de la politique culturelle Turque : à la recherche d’un modèle conservateur alternatif ? », Pôle Sud, n° 41 – 2014/2, p.17-32.
  • Thiesse A-M., La création des identités nationales en Europe XIIIème-XXème siècles, Paris, Le Seuil, 2001.

Comité scientifique et d’organisation

  • Muriel Girard (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille)
  • Cilia Martin (IFEA-Istanbul)
  • Jean-François Polo (Université Galatasaray – Science Po Rennes)
  • Clémence Scalbert Yücel (IFEA-Istanbul & University of Exeter)
  • Füsun Üstel (Université Galatasaray)
  • Lydia Zeghmar (IFEA-Istanbul)

 « Autour des 50 ans de l’accord migratoire franco-turc »
le mercredi 8 avril 2015, 14h - 17h, à l’Institut français - Istanbul

Conférence-débat organisé par l’Institut Français d’Etudes Anatoliennes (IFEA),
en collaboration avec l’Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), l’Institut Français d’Istanbul (IFI) et l’Université Galatasaray,
à l’occasion du 50e anniversaire de la signature d’un accord bilatéral de main-d’œuvre entre la France et la Turquie le 8 avril 1965

La conférence-débat se déroulera en deux sessions. La première session à la quelle des acteurs des politiques migratoires interviendront portera sur le bilan de l’accord migratoire, les débats actuels autour des politiques de visa et les enjeux de la libre circulation. La deuxième session, à laquelle des chercheurs en sciences sociales ainsi que des représentants du monde associatif interviendront, portera sur les transformations des communautés turques en Europe.

Comité d’organisation :

  • Jean-François Pérouse (IFEA) 
  • Elif Aksaz (IFEA)
  • Didem Danış (Université Galatasaray) 
  • Ekim Öztürk (IFI)  
  • André Genteuil (OFII)  

Programme :
(14h) Accueil : Muriel DOMENACH (Consule Générale de France à Istanbul), Didem DANIŞ (Université Galatasaray), André GENTEUIL (OFII), Bérénice GULMANN (IFI), Jean-François PÉROUSE (IFEA)
(14h 15) Session 1 : « Accord migratoire, politiques de visa et libre circulation
Modérateurs : Didem DANIŞ (Sociologue. Maître de conférences à l’Université Galatasaray) et Jean-François PÉROUSE (Directeur de l’IFEA)
(14h 15) Muriel DOMENACH (Consule générale de France à Istanbul) : « La nouvelle politique de visa »
(14h 25) İsmail DEMİRYÜREK (Cabinet du Premier Ministre. Présidence des Turcs à l'Étranger et des Communautés Affiliées de la République de Turquie. Directeur de l’Unité des Citoyens Turcs à l’Étranger) : « La nouvelle politique de la Turquie en direction de ses émigrés »
(14h 35) André GENTEUIL  (Directeur de la Représentation de l’OFII en Turquie) : « La politique de l’OFII en Turquie »
(14h 45-15h) Débat

Pause Café (15h-15h 20)

(15h 20) Session 2 : « Transformations et destins des communautés turques en Europe »
Modérateur : Verda İRTİŞ (Sociologue. Maître de conférences à l’Université Galatasaray)
(15h 20) Feyza AK AKYOL (Sociologue. Maître de conférences à l’Université Galatasaray) : « En quête d'identité en France : des femmes turques racontent »
(15h 35) Damla BAYRAKTAR AKSEL (Doctorante en Sciences politiques et relations internationales à l’Université Koç) : « Les originaires de Turquie et leur relation avec l’État turc »
(15h 50) Elif AKSAZ (Sociologue. Chercheur postdoctoral à l’IFEA. Membre associée du CESSP-CSE-Centre de sociologie européenne) : « L’émigration turque en France : 50 ans de travaux de recherche en France et en Turquie ».
(16h 05) Ümit METİN (Coordinateur Général de l'Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie/l'ACORT) : « Les originaires de Turquie et leur vie associative en France : entre communautarisme et citoyenneté »
(16h 20)  Jülide YAŞAR (Présidente de Trait d'Union – Assemblée des Franco-turcs d’Istanbul) : « L'installation en Turquie des Français issus de l'immigration turque (Franco-turcs) : un phénomène croissant et significatif »
(16h 35-17h 00) Débat

Appel à participation : « Jeunes recherches sur l’immigration turque en France »
Atelier doctoral organisé à l’IFEA - Istanbul, le 9 avril 2015

À l’occasion du 50ème anniversaire de la signature d’un accord bilatéral de main-d’œuvre entre la France et la Turquie le 8 avril 1965, l’Institut Français d’Études Anatoliennes (IFEA), en collaboration avec l’Université Galatasaray, organisera un atelier doctoral le 9 avril 2015, intitulé « Jeunes recherches sur l’immigration turque en France ».

L’atelier s’organisera dans les locaux de l’IFEA sur une journée. La participation à l’atelier est ouverte aux doctorants et aux étudiants de Master inscrits dans des établissements d’enseignement et de recherche en France et en Turquie, travaillant sur l’immigration turque en France. L’atelier vise à créer une plateforme de débat et d’échange intellectuel autour du phénomène de l’immigration turque en France selon une perspective transdisciplinaire.

Les participants sont invités à assister également à la conférence-débat intitulée : « Autour des 50 ans de l’accord migratoire franco-turc », organisée le 8 avril 2015 à l’Institut français à Istanbul (IFI), par l’IFEA, en collaboration avec l’Université Galatasaray, l’IFI et l’Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII).

Pour participer à l’atelier, merci de transmettre aux organisateurs un projet d’intervention sous forme de résumé, rendant compte de vos travaux de recherche et ne dépassant pas une page, ainsi qu’un curriculum vitae, d’ici le 20 mars 2015, à l’adresse email suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

L’organisation de cet atelier s’inscrit dans le contexte du redéveloppement d’un axe de recherche au sein de l’IFEA,  « Migrations et Mobilités », qui vise à encourager l’adoption d’une perspective large des phénomènes migratoires. Les interventions à l’atelier, centrées sur l’immigration turque en France, seront discutées par des chercheurs qui travaillent sur les phénomènes migratoires en relation avec la Turquie.

Les langues de communication seront le français et le turc.

Comité scientifique et d'organisation

Hafsa Afailal (Université Rovira i Virgil/Université Galatasaray/IFEA-Axe « Migrations et Mobilités »)

Elif Aksaz (IFEA-Axe « Migrations et Mobilités »)

Armand Aupiais-L’homme (Université Paris 7-URMIS/IFEA-Axe « Migrations et Mobilités ») 

Sandrine Bertaux (IFEA-Axe « Migrations et Mobilités »)

Kristen Biehl (Université Oxford-COMPAS/IFEA-Observatoire urbain d’Istanbul-Axe « Migrations et Mobilités »)

Adeline Braux (IFEA-Observatoire du Caucase-Axe « Migrations et Mobilités »)

Didem Danış (Université Galatasaray/IFEA-Axe « Migrations et Mobilités ») 

Clémence Scalbert-Yücel (IFEA-Pôles d’études contemporaines)

Programme


(13h) Introduction par les membres de l’axe de recherche « Migrations et Mobilités » de l’IFEA
(13h 10) Alisait YİLKİN (Doctorant en histoire à l'Université Boğaziçi, Institut Atatürk pour l'histoire moderne de la Turquie) : « La participation à la vie politique des ressortissants de la République de Turquie installés en Europe et les facteurs déterminant leur comportement électoral »
(13h 25) Discutante : Didem DANIŞ (Université Galatasaray/IFEA)
(13h 35) Damla BAYRAKTAR AKSEL (Doctorante en Sciences politiques et relations internationales à l’Université Koç) : « Les originaires de Turquie et leur relation avec l’État turc »
(13h 50) Discutante : Sandrine BERTAUX (IFEA)
(14h) Ömer ERÇİN (Étudiant en Master en sociologie à l’Université Istanbul) : « Les politiques d’intégration françaises face à la transformation structurelle des institutions publiques et les enfants d’immigrés turcs de troisième génération : les politiques d’intégration à la française ont-elles besoin d’être réadaptées ?»
(14h 15) Discutante : Ayşem BİRİZ KARAÇAY (Université Koç)
(14h 25) Zeynep SİRETİOĞLU GİRGİN (Doctorante en Sciences économiques et sociales à l’Université Technique de Vienne) : « Le marché de travail européen sous l’angle de l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne »
(14h 40) Discutant : Armand AUPIAIS-L’HOMME (Université Paris 7/IFEA)

 

Pause café (14h 50-15h 15)

 

(15h 15) Özlem AYKAN (Doctorante en Sociologie et anthropologie à l’Université Paris 7 – URMIS) : « Étude de la perception de la discrimination chez les migrant-e-s originaires de Turquie et leurs descendant-e-s à Paris »
(15h 30) Discutante : Hafsa AFAILAL (Université Rovira i Virgil/Université Galatasaray/IFEA)
(15h 40) Zara SALZMANN (Étudiante en Master 2 de recherche en sociologie des migrations et des relations interethniques à l’Université Paris 7) : « L’identité turco-française : constructions identitaires nationales »
 (15h 55) Discutante : Adeline BRAUX (IFEA-Observatoire du Caucase)
 (16h 05) Corinne CHEVALLIER (Docteur en Sciences politiques de l’EHESS. Professeur de Français langue étrangère à l'Université Galatasaray) : « Les rapports entre les réfugiés politiques turcs de gauche et les migrants économiques dans les années 80 en France »
(16h 20) Discutantes : Elif AKSAZ (CESSP-CSE/IFEA) et Clémence SCALBERT-YÜCEL (IFEA)

(16h 30-17h) Conclusion

Sophie Coeuré, Université Paris 7- Diderot
Mercredi 18 mars 2015 à 18h à l'IFEA

Sophie Cœuré est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 7 – Denis Diderot. Ses recherches se placent au carrefour de l’histoire politique et culturelle et de l’histoire des relations internationales.
Elle a consacré ses premiers travaux à la construction d’une mythologie de l’Union soviétique en France, au travers notamment de l’étude des voyages en URSS et de l’engagement des intellectuels communistes, avec un ouvrage (La grande lueur à l’Est. Les Français et l’Union soviétique (1917-1939), 1999), des éditions de carnets personnels (Marcel Cachin, Florence et Élie Halévy), des publications d’archives (Cousu de fil rouge. Voyages des intellectuels français en Union soviétique. 150 documents inédits des archives russes, avec R. Mazuy, 2012) et de nombreux articles. Elle a publié en octobre 2014 une biographie de Pierre Pascal, la Russie entre christianisme et communisme, tout en éditant Pierre Pascal, le Journal de Russie (1928 et 1929) (avec Jacques Catteau, et Julie Bouvard, éditions Noir sur Blanc).
Sophie Cœuré a également contribué au renouveau des recherches sur l’histoire et la politique des archives : Les Archives, avec V. Duclert, 2011 ; La mémoire spoliée. Les archives des Français, butin de guerre nazi puis soviétique (de 1940 à nos jours), Paris, Payot, 2007, réédition 2013 ; Archives, dossier de la revue Écrire l’histoire, n°13-14, avec Cl. Millet, 2014. Plusieurs publications sont à paraître sur les archives, enjeux stratégiques et idéologiques des guerres contemporaines, ainsi que sur la place des spoliations culturelles et des politiques de récupération et de restitution dans la première configuration de la Guerre froide en Europe.

Istanbul, January 23rd, 2015
French Institute for Anatolian Studies (IFEA)

I. Presentation of the workshop

In 2013, the French Institute for Anatolian Studies (IFEA, Istanbul), the French Institute for the Near East (IFPO, Erbil) and the University of Exeter, with the help of Aix-­Marseille University, launched a common research program aiming at understanding the redefinition of relations between States and Kurdish-­populated areas in the current regional context characterised by an intensification of transnational dynamics. A first workshop was organized in June 2014 in Erbil. It aimed at analysing local modes of government in Kurdish-­‐populated areas with a special focus on the role of political parties’ practices and ways to control territory. The objective of the second workshop that will be held in Istanbul in January 2015 is to carry on this reflection while addressing the question of the production of State policies in Kurdish-­populated areas in Syria, Iraq, Turkey and Iran. The production of State policy has often been described within a binary framework of analysis opposing the States’ actions and the societies of these regions. On the contrary, this workshop intends to give room for contributions with sociological, anthropological, contemporary history, political geography, political science or public policy approaches taking into account the non-­unitary nature of the State and the multiple interactions between state authorities and local population or elites, and the role of transnational dynamics in the policy-­making process. In doing so, the workshop also aims at distancing itself from any kind of nationalist narrative that could leave in the shadow the decisive importance of national, local and transnational contexts. The predominance of coercive and repressive State policies should not let us overstate the specificity of these regions regarding State policy-­making even if other factors have to be taken into account. The current intensification of relations between the different Kurdish-­populated areas of the region can indeed be considered as an opportunity to question the effect of increasing regional interdependency links on State transformation. The role and power of the State, the level of autonomy of the Kurdish-­populated areas, the different kinds of policy-­making processes and the patterns of conflicts vary across countries of the region. Nevertheless civil wars in Syria and in Iraq and the ambiguities of the Turkish or Iranian regimes on the Kurdish issue in their domestic and foreign policies are putting into question in every country both the evolving nature of State policies and of their sovereignty in this cross-­border space. This workshop will address the following questions:

  • How can we analyse State policies as the outcome of a coproduction process between diverse types of central and local actors?
  • What kind of social mutations can we observe within the state political actors?
  • What are the impacts of transnational dynamics in the making of States policies?

More specifically, the workshop will gather speakers tackling issues such as:

  • Social and religious policies
  • Educational and linguistic policies
  • Border policies
  • Coercion and repression policies
  • Interaction between States foreign and domestic policies in the Kurdish-populated areas
  • States policies in conflict situations

II. Practical information

About the workshop

This workshop will be held at the French Institute for Anatolian Studies in Istanbul (IFEA), Turkey.
The IFEA is located in Nur-­i Ziya Sokak, 10 in Beyoğlu. Papers shall be given in English. Participants’ transportation and housing fees will be covered.

Organizing committee

  • Yohanan Benhaim (IFEA)
  • Arthur Quesnay (Ifpo)

Scientific committee

Programme

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Mardi 13 Janvier 2015 à l'IFEA à 18h
Anatoli n° 5 Configurations économiques dans l'espace post-ottoman (CNRS éditions) dirigé par Deniz Akagül
en présence de
Deniz Akagül, Faruk Bilici, Fatma & Suut Doğruel, Çağlar Keyder, Jean-François Pérouse

présentation en français et en turc

Anatoli est une publication annuelle consacrée à l’étude pluridisciplinaire de l’espace qui s’étend de l’Adriatique à la Mer Caspienne. Elle s’intéresse aux cultures – grecque, latine, slave, turque persane, géorgienne, arménienne, juive, etc. – qui l’ont habité et façonné. Les territoires de cet espace, aujourd’hui fragmenté, furent jadis unifiés, au moins partiellement, par des pouvoirs impériaux, dont le dernier fut l’Empire ottoman. Ils en gardent bien des traits communs, souvent sous forme latente. L’importance de cet espace pour l’Union européenne est une évidence.


Ce numéro s’interroge sur l’impact de l’héritage économique ottoman en méditerranée orientale, un siècle après la dislocation d’un espace impérial plus que millénaire d’abord romain, puis byzantin et enfin ottoman. Après avoir analysé les éléments constitutifs de cet héritage, à partir des dynamiques externes et internes à l’Empire, les contributions tentent de saisir ses conséquences actuelles dans le cadre de la problématique de la production des biens publics dans l’espace post-ottoman. Peut-on désigner cet héritage comme responsable des difficultés économiques que connaissent les États successeurs ? Les États-nations qui se sont émancipés ont-ils réussi à s’affranchir de cet héritage ? Quel est son impact du point de vue de la coopération économique régionale ? Quelle est la portée du courant « néo-ottoman » qui vise à reconstituer l’unité perdue de cet espace économique ? Les analyses menées ici s’efforcent d’apporter des éclairages à ces questionnements qui, même un siècle après la disparition de l’espace économique impérial, continuent de garder leur actualité.

Les politiques urbaines et de l’habitat face au changement climatique : un état des réflexions et des actions conduites dans les pays du grand pourtour méditerranéen

IFEA-Istanbul, 13 février 2015

Le dérèglement climatique est devenu un enjeu global puisqu’il pourrait être l’origine de catastrophes ayant un effet imprévisible et dévastateur sur l’environnement. Il est aussi un défi politique car il s’agit de mettre en œuvre des mesures et des moyens qui soient susceptibles d’assurer l’avenir de la planète. La COP21, Conférence mondiale sur le Climat, qui aura lieu en France en décembre 2015 a précisément pour but de trouver les termes d’un accord international contraignant, applicable à tous, qui permette de lutter contre le changement climatique.

Une telle réflexion engage nécessairement des questions sociétales, et, plus précisément, les modalités d’occupation du territoire, et celles de la garantie du bien-être commun comme des biens communs. Il s’agit de repenser la ville, de réorienter les politiques d’urbanisme, et d’inventer un nouveau rapport de l’individu, non seulement à son habitat mais aussi à ses habitudes de consommation et de production.

A ce titre, les sciences sociales et humaines ont plus que leur mot à dire dans ce débat vital qui ne peut être « abandonné » aux seuls experts en climatologie. Plusieurs des Unités mixtes des Instituts français de recherche à l’étranger (UMIFRE) mènent depuis quelques années des recherches sur les questions de développement durable, notamment sur les interactions entre croissance des villes et dérèglement climatique. Implantées en majorité dans des pays émergents et en voie de développement, les UMIFRE, dont certaines sont dotées d’Observatoires Urbains ou l’équivalent, sont des lieux privilégiés pour l’analyse de ces enjeux sociétaux d’avenir.

  5èmes Rencontres de l’IFEA
L’HITTITOLOGIE AUJOURD’HUI
Études sur l’Anatolie hittite et néo-hittite à l’occasion du centenaire de la naissance d’Emmanuel Laroche
Istanbul, 21-22 Nov. 2014
avec la participation du RCAC et de l'UMR Orient et Méditerranée
Les rencontres auront lieu à l'auditorium du RCAC
Istiklal Caddesi 181 Merkez Han 34433 Beyoğlu 

IFEA Fifth Archaeological Meetings
HITTITOLOGY TODAY
Hittite and Neo-Hittite Anatolian Studies, on the 100th anniversary of Emmanuel Laroche’s birth

Istanbul, 21-22 nov. 2014
Organised by the French Institut of Anatolian Researches (IFEA)

and the UMR 8167 Orient & Méditerranée, in collaboration with Koç Institut RCAC
The Meeting will be held at Koç University RCAC Auditorium
Istiklal Caddesi 181 Merkez Han 34433 Beyoğlu

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avec la participation du RCAC et de l'UMR Orient et Méditerranée Istanbul, 21-22 Nov. 2014

Colloque International

Diogène d'Œnoanda : Épicurisme et Controverses Philosophiques

22-24 septembre 2014 - Istanbul/Muğla 

Université Galatasaray - ISTANBUL 

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Colloque Transmed Pensée méditerranéenne et conscience européenne / Denken der Méditerranée und europäisches Bewusstsein
Colloque à Istanbul (4/05/14 – 7/05/14)
« Taksim partout, Résistance partout ? – L'espace civique, transformation urbaine, et
mobilisations collectives »
« Taksim überall, Widerstand überall? – Der zivilgesellschaftliche Raum, urbaner
Wandel und die Mobilisierung der Massen »

Attention : participation sur inscription uniquement à l'adresse : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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Journée d'études " MIDDLE CLASSES IN TURKEY"
Jeudi 22 mai 2014 à l'IFEA

 

Organisateurs : Deniz Erkmen et Didem Danış
Coorganisation IFEA/Université de Galatasaray
Interventions en turc

 

 

Jeudi 15 mai à 19h à l'Institut Français d'Istanbul

Dans le cadre du cycle de manifestations consacré au processus mémoriel de la Shoah en France, l’Institut français propose une conférence de l’historien et spécialiste du judaïsme français contemporain Philippe Boukara, intitulée             « Les Justes parmi les nations pendant la Shoah – leur rôle dans les stratégies de survie des juifs ».  Coordinateur de la formation au Mémorial de la Shoah, enseignant au Collège des Bernardins – Faculté Notre Dame, ancien enseignant à Sciences Po Paris et à l’université Nancy II, Philippe Boukara est l’auteur de nombreuses contributions à des colloques, ouvrages collectifs et revues universitaires et est membre du comité directeur de l’Amitié judéo-chrétienne de France.
Traduction simultanée.

Proposé sous la direction scientifique de Nora Şeni en partenariat avec la Fondation Anadolu Kültür, le Mémorial de la Shoah, l’Université Paris 8 et l’Institut français de Turquie.

http://www.ifturquie.org/istanbul-fr/les-justes-parmi-les-nations-philippe-boukara/

Jeudi 17 avril 2014 à 19h à l'Institut Français d'Istanbul

Dans le cadre du cycle de manifestations consacré au processus mémoriel de la Shoah en France, l’Institut français propose une conférence de l’historien Tal Bruttmann. Historien, chercheur associé à l’EHESS, ses travaux portent sur les politiques antisémites en France pendant la guerre et sur la « Solution finale » en Europe. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment « La Logique des bourreaux, 1943-1944″ (Hachette Littératures, 2003), « Au bureau des Affaires juives. L’administration française et l’application de la législation antisémite, 1940-1944″ (La Découverte, 2006) et « Aryanisation économique et spoliations en Isère » (Presses universitaires de Grenoble, 2010).
Traduction simultanée.

Proposé sous la direction scientifique de Nora Şeni, en partenariat avec la Fondation Anadolu Kültür, le Mémorial de la Shoah, l’Université Paris 8 et l’Institut français de Turquie.

http://www.ifturquie.org/istanbul-fr/vichy-et-les-juifs-tal-bruttmann/

 

GSÜ16511èmes Journées Européennes de Galatasaray

L’Europe et le Moyen Orient

11 Avril 2014 à l'Université de Galatasaray

 

 

 

Journées doctorales
17-18 avril 2014 à l'IFEA
Les journées doctorales sont ouvertes à tous. Elles sont l'occasion pour les doctorants en lien avec l'IFEA de présenter l'état d'avancée de leur travaux et de les soumettre à discussion à la fois de spécialistes mais également du public présent. 
Le programme précis sera communiqué ultérieurement.

Six centuries of Polish-Ottoman encounters in Istanbul: Identities, trajectories and intellectual transfers
An international and intedisciplinary workshop in conjunction with the "Istanbul memories" research project
 
13-14 March
Orient-Institut Istanbul
orient institut

Rencontre "Istanbul : The neo-liberal city"
Vendredi 21 mars 2014 à 16h30 à l'IFEA
Accueil des étudiants de l'IATEUR (Institut d'Aménagement des Territoires, d'Environnement et d'Urbanisme de Reims) à l'occasion de leur Voyage d'études à Istanbul
Une collaboration IATEUR-IFEA-YTÜ (Université technique de Yıldız)
http://www.univ-reims.fr/formation/ufr-instituts-et-ecoles/iateur/actualites-de-l-iateur,12201.html?

Université du 9 septembre d'Izmir
Colloque organisé dans le cadre du projet AUF " La Rue comme lieu d’expression politique" et du projet TÜBITAK (112K542) « Sokakta Siyaset : Aktörler, Örgütler, Talepler ve Eylem Repertuvarı »

Organisateurs :

TÜBİTAK ;
La Faculté des Sciences Politiques de l’Université de Bucarest ;
CERI-Sciences PO, Paris ;
Université Dokuz Eylül Izmir ;
Institut Français d’Etudes Anatoliennes (IFEA), Istanbul ;
Nouvelle Université Bulgare, Sofia;
Agence Universitaire de la Francophonie –BECO.
Partenaire associé – le Centre Culturel Français d’Izmir

Journée d’étude organisée par le département de sociologie de l’Université Galatasaray avec la collaboration de l'Institut français d'études anatoliennes (IFEA)

 

Date : le 13 mars 2014

Lieu : Université Galatasaray - Salle Aydın Doğan 

RC196

 

 

 

 

 

 

 

  

Conférence/cycle de manifestations consacré au processus mémoriel de la Shoah en France
Mercredi 12 février 2014 à 19h à l'Institut français
Annette Wieviorka (CNRS)
"Juger les nazis : une histoire interminable ?"
Sous la direction scientifique de Nora Şeni en partenariat avec la Fondation Anadolu Kültür, le Mémorial de la Shoah, l’Université Paris 8 et l’Institut français de Turquie.
en savoir+

Accueil d'étudiants en anthropologie
17-27 février 2014
Stage de terrain du département d'anthropologie de l'Université d'Amiens
Maïté Boullosa-Joly (ethnologue)
Sur invitation

Conférence "Politiques démographiques en Turquie"
Jeudi 20 février 2014 à 18h à l'IFEA
Heinrich Hartmann (université de Bâle)
"Développer le village par sa population. Développement rural et expertise internationale en Turquie, années 1950-1980."
Intervention en français

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