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Workshop (registration required), in English
Tuesday, June 19, 2018 (9:00-18:30, ANAMED Auditorium)
Wednesday, June 20, 2018 (10:30-17:30, Boğaziçi University Ibrahim Bodur Auditorium)
Registration required by noon on June 18 on : https://www.inscription-facile.com/form/I7LiWWhOj2W5b2DUE95Q

Public Panel (open to the public without registration), in English with simultaneous translation into Turkish
Thursday, June 21 (14:00-16:00, ANAMED Auditorium)

With the support of the IFEA

Program available here

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Atelier de recherche, en anglais (inscription préalable obligatoire) :
Mardi 19 juin 2018 à ANAMED de 9h00 à 18h30
Mercredi 20 juin 2018 à l'Université de Boğaziçi (Ibrahim Bodur Auditorium), de 10h30 à 17h30
Inscription obligatoire avant le 18 juin midi :  https://www.inscription-facile.com/form/I7LiWWhOj2W5b2DUE95Q

Panel Public, en anglais avec traduction simultanée vers le turc (ouvert au public, sans inscription préalable)
Jeudi 21 juin 2018 à ANAMED de 14h00 à 16h00

avec le soutien de l'IFEA

Programme disponible ici

Atelier :"History of Technology in Ottoman and Post-Ottoman Cities at the Turn of the 20th Century"

Vendredi 25 mai à l'IFEA
animé par Nurçin İleri (SHOT) et A. Aylin de Tapia (Aix Marseille Univ, CNRS, IDEMEC)

inscription avant le 24 mai à midi : https://www.inscription-facile.com/form/AUUwUdInBJ3KwGJg1RHn


The “History of Technology in Ottoman and Post-Ottoman Cities at the turn of the 20th century” workshop, which will be held on 24th-25th of May 2018, aims to foster fruitful and provocative encounters among diverse scholars who would like to contribute the history of technology with different areas of expertise, concentrations, perspectives, and approaches. The workshop focuses on the time period between 1870 and 1940 when the technological novelties and their mutual interactions with society and culture played a crucial role in transforming the built environment of the Ottoman and post-Ottoman cities. It thematically engages with the relationship of technology to infrastructure, economics, political structures, production, industrial progress, scientific knowledge and consumption/material culture.


Lundi 14 mai 2018 à 18h à l'IFEA
Saïd Chaaya
(CNRS)

inscription avant le 14 mai à midi : https://www.inscription-facile.com/form/mNQALnfdSSb2zkTupqZJ


L’émergence de l’identité arabe au sein de l’Empire ottoman, le cas du Mont Liban

En 1845, un nouveau système de gouvernance au Mont-Liban est instauré. Connu sous le nom des deux Caimacamat, il permet une administration directe du territoire par deux émirs libanais, l’un druse et l’autre chrétien. Son autonomie lui permet d’agir sur l’économie et la fiscalité, sur la justice et la sécurité. C’est ainsi qu’au milieu du XIXe siècle sont mis en valeur les éléments fondateurs, qui participent à l’émergence d’une identité arabe, qui n’exclut pas la fidélité aux principes essentiels régissant l’Empire ottoman.

À l’émancipation politique s’ajoute une renaissance culturelle, appelée Nahda, qui redonne à la langue arabe, en tant que véhicule de la pensée, la place qui lui revient de droit dans la société. Elle est alors un moyen d’expression par le biais de la presse et de nombreux ouvrages publiés à Beyrouth. L’identité arabe, soutenue par les élites intellectuelles, se manifeste dès lors partout dans les provinces arabes de l’Empire ottoman et en Égypte. Le dénominateur commun, qui semble réunir en un seul élan la diversité religieuse du Liban, apparaît comme une aspiration au progrès et à la modernité, avec ses corollaires : l’égalité et la liberté.

Mercredi 2 mai 2018 à 18h à l'IFEA
Fatma Ben Slimane
(Université de Tunis)

inscription avant le 2 mai à midi : https://www.inscription-facile.com/form/FJ8ueks3UN5rQCB4ZZfJ

Politique et religion dans les débats autour des réformes en Tunisie (1830-1860)

À partir des années 30 du XIXe siècle, la province ottomane de Tunis a connu un mouvement de réforme qui va se prolonger jusqu'à l’établissement du protectorat français en 1881. Dans une première phase, ces réformes, inspirées de celles expérimentées par le centre de l’empire et par Mehmet Ali d’Égypte,  porteront  sur le domaine militaire : création d’une armée « nizami », suivie, en 1840, par une école militaire prodiguant son enseignement moderne (des instructeurs européens, de nouvelles disciplines (telles que les mathématiques, la géographie, les langues étrangères etc.). Dans un second temps le gouvernement des beys adopte en 1857 une charte des droits connue sous le nom de ‘Ahd al-Amâne (pacte de sécurité) sur la base de laquelle sera élaborée la première constitution tunisienne (mise en application en 1861). Mais ce mouvement de modernisation, impulsé par les élites du pouvoir dans le but de consolider l’État, a déclenché  dès le départ une opposition qui, au nom de la religion, a mis en cause les différentes initiatives innovatrices. Les réformes constitutionnelles ont contribué à approfondir le débat entre le politique et le religieux.

Fatma Ben Slimane a rédigé une thèse : Territoire et identité, la formation de la régence de Tunis à l’époque ottomane. Elle enseigne l’histoire de la Tunisie ottomane, elle s’intéresse aux questions suivantes :

* la territorialité : la formation des  frontières en Tunisie et au Maghreb ottoman.
* les appartenances :
la nationalité, les protégés (capitulations)
* les réformes constitutionnelles au XIXe siècle.

* l’historiographie tunisienne de la  période ottomane.

Lundi 19 mars 2018 à 18h à l'IFEA
Edhem Eldem
(Collège de France)
intervention en turc

inscription avant le 19 mars à midi : https://www.inscription-facile.com/form/7PzMs9vXmGviW8gPOecq

Arabes, orientaux et Ottomans à l’Alhambra (1844-1914)

La riche documentation révélée par une tentative de résoudre le mystère de l’étrange photographie d’un intellectuel arabe posant dans un recoin de l’Alhambra a fait ressortir un phénomène en grande partie ignoré jusqu’à ce jour : la perception de ce site iconique du romantisme, de l’orientalisme et du tourisme européens par des visiteurs provenant d’une aire géographique s’étendant du Maghreb à l’Iran, en passant par les territoires ottomans. Les traces laissées par une cinquantaine d’ « orientaux » ayant visité ce monument révèlent ainsi une variété de réactions suscitées par cet important vestige de la culture et de l’héritage arabes. À cela il faut ajouter la question de savoir si l’engouement du palais et de l’élite ottomans pour le style mauresque dans les années 1860 est à relier à ces visites.

Vendredi 30 mars 2018 à 18h à l'IFEA
Faruk Bilici
(Inalco) présentera son nouvel ouvrage L'expédition d'Égypte. Alexandrie et les Ottomans

inscription avant le 29 mars à midi : https://www.inscription-facile.com/form/nve3CGytLxtZsLqUusYg

L'expédition d'Égypte (1798-1801) a surtout été étudiée à partir des sources françaises et britanniques, c'est la première fois que les archives ottomanes, conservées en Turquie, en Égypte et en Bulgarie, sont mobilisées si massivement pour écrire « l’autre histoire », vue et vécue par l’Empire ottoman en mettant au centre de la problématique Alexandrie. Aux objectifs flous dès ses débuts et d’une durée relativement courte, cette expédition a pourtant eu des conséquences durables sur les équilibres politiques, économiques et sociaux de l’Empire ottoman. Ce qui paraissait être au départ une expédition punitive contre les beys mamelouks s’est transformée en un conflit international déplaçant le centre de gravité des politiques européennes en Méditerranée orientale.

Cet ouvrage a été couronné par le prix Édouard Goby de l’Institut de France en 2016.

Professeur des universités à l’Institut national des langues et civilisations orientales, Faruk Bilici est spécialistes des relations franco ottomanes. Membre de l’équipe scientifique de l’IFEA, de 1990 à 1993, Faruk Bilici était détaché par le CNRS au Centre d’études alexandrines de 2013 à 2015. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles.


Table des matières

Introduction

Les sources primaires
L’historiographie ottomane et l’expédition d’Égypte

I-La France, Alexandrie et l’Empire ottoman

La République victorieuse et les inquiétudes ottomanes
Le Rapport d’Ahmed Atıf Efendi

L’Égypte et la diplomatie ottomane

II-Les Ottomans et l’occupation d’Alexandrie

La grande surprise !
La prise d’Alexandrie et Selim III

Les premières réactions ottomanes

III-Alexandrie et la guerre ottomane totale contre la France

La bataille décisive pour l’histoire de la Méditerranée orientale : Aboukir
Tremblement de terre au sommet de l’État ottoman

La responsabilité d’Izzet Mehmed Pacha

Nouveau grand vizir, nouveau « conquérant » de    l’Égypte : Yusuf Ziyâ Pacha

La guerre sainte !

Lutte idéologique contre la propagande de Bonaparte

Le sort des Français : du statut d’« invités » à la prison

La constitution de la seconde coalition contre la France L’Égypte assiégée de toutes parts

IV-De la défaite ottomane à Aboukir à la reconquête d’Alexandrie

Le rôle de la marine ottomane dans la guerre ottomano-française devant Alexandrie
Ultime victoire de Bonaparte : débâcle ottomane à Aboukir

Début des négociations et retour en France de Bonaparte El-Arich : ondes de choc à Alexandrie

Aboukir, Canope ou la bataille d’Alexandrie

Les forces ottomanes et l’assaut final sur Alexandrie

La prise de Rosette et de Rahmâniye

L’évacuation du Caire par l’armée française

Mourir pour Alexandrie ?

Alexandrie dans la « nouvelle Égypte »

Le sort réservé aux beys mamelouks par la Porte

La nouvelle administration

V-Alexandrie lors de l’expédition

Alexandrie à la fin du XVIIIe siècle : une ville en déclin ?
La question de l’eau : le canal d’Alexandrie et la barrière maritime

Le canal d’Alexandrie

La barrière maritime

Les travaux hydrauliques après l’expédition d’Égypte

Le contexte institutionnel d’Alexandrie

La question religieuse avant l’expédition française

La question religieuse durant l’occupation française

Système de défense de la ville d’Alexandrie

Conclusion

- Sélection de documents
- Glossaire

- Repères chronologiques

- Abréviations

- Sources et bibliographie

- Index des noms de personnes

- Index géographique et ethnique

- Table des illustrations
Mercredi 20 décembre 2017 à 18h
Ali Yaycıoğlu
(Université de Stanford)
intervention en anglais

inscription avant le 20 décembre à midi : https://www.inscription-facile.com/form/C1mNUvPABETyP5W9pfE9

"Death in Athens (1795): (Re)thinking Ottoman Provincial Order through a Probate Inventory"

This talk examines power, wealth, and death in the Ottoman Empire. What was power and wealth and how were these two related in the Ottoman Order? Under the light of this question, Ali Yaycıoğlu explores what happened when a powerful and wealthy person died; how power and wealth fashioned death and postmortem condition, crises, and settlement. What was the nature of the involvement of the state, as a regulatory mechanism and/or as the claimant of the estate of the deceased? How did assets, objects and immovable properties change owners and how were debts restructured. Focusing on probate inventories (tereke and muhallefat defters), Ali Yaycıoğlu will focus on a death (and postmortem settlement) in a provincial setting, in Athens (1795), and discuss how a death of a powerful and wealthy person could trigger a new ordering of public and private relationships in a city of Christians and Muslims.

Ali Yaycioglu is an historian of the Ottoman Empire and Modern Turkey. He was born and raised in Ankara, Turkey. He studied International Relations at the Middle East Technical University, Ottoman History at Bilkent University,  and Islamic legal history and Arabic at McGill University. After completing his Ph.D. in History and Middle Eastern Studies at Harvard, he carried out a post-doctoral study in Greek and Hellenic Studies at Princeton and joined the History Department at Stanford in 2011. Dr. Yaycioglu is also an associate member of the Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques at L'École des hautes études en sciences sociales in Paris. Dr. Yaycioglu's fields of interest include the transformations of the Ottoman Empire in the eighteenth and nineteenth centuries in the broader context of transition from early-modern to modern world; restructuring of economic and political institutions and ideas, and changes in social and religious life during this transformative time; Ottoman spatiality, spatial imaginations of life, nature and power, and digital geo-spatial analysis; cultural history of Modern Turkey.

His first book, Partners of the Empire: Crisis of the Ottoman Order in the Age of Revolutions (Stanford University Press, 2016) offers a radical rethinking the Ottoman Empire within the global context of the revolutionary age in the eighteenth and early nineteenth centuries. Partners of the Empire uncovers the patterns of political action—the making and unmaking of coalitions, forms of building and losing power, and expressions of public opinion. Dr. Yaycioglu's current book project, Power, Wealth and Death: The Moral Economy of State-Society in the Ottoman Empire, analyzes how people acquired wealth and power, how they sustained their wealth and power, how they lost them, and what happened when they lost their wealth, power and their lives roughly between late seventeenth to mid-nineteenth centuries. The book focuses on issues such as accumulation of capital in the hands of various actors, forms of debt and credit, topographies of property, possession and financial webs, confiscations and executions, as well as resistance to them in the Ottoman Empire.

Mardi 28 novembre 2017 à 16 h à l'IFEA
Vanessa de Obaldia
(Université Aix-Marseille)
Intervention en anglais
Dans le cadre des présentations des boursiers de courte durée de l'IFEA


inscription avant le 28 novembre à midi: cliquez ici


French diplomatic influence
over ecclesiastical properties of the Roman Catholic church in Ottoman Istanbul

This study examines the degree of French diplomatic influence in Ottoman Istanbul in relation to the fortune of Latin Catholic churches and their ecclesiastical properties on the basis of Ottoman legal documents, such as imperial decrees (firmāns) which were given to individual churches and the capitulations (ahadnāmes) granted to France. The French ambassador served as a representative to the Sublime Porte for the Catholic religious and for their properties in matters such as the resolution of disputes, the presentation of grievances and the intervention with the Ottoman authorities in the preservation of ecclesiastical properties. He also played a central role in the negotiation of capitulations the privileges of which ensured French protection of the religious orders, their churches and institutions in Ottoman lands.

Jeudi 19 octobre à 16h à l'IFEA
Mahieddine Kherouatou
(Université Constantine III)
Dans le cadre des présentations des boursiers de courte durée

inscription avant le 19 octobre à midi : https://www.inscription-facile.com/form/wrDRA0KgfL2DojT3hc5L

Productions architecturales et urbaines de Constantine à l’époque ottomane. XVIIIe – début du XIXe

Ce travail fait suite à un magistère en urbanisme qui avait pour objet la vieille ville de Constantine. Dont les recherches en histoire urbaine ont souffert de la rareté des documents qui retracent l’histoire architecturale et urbaine de Constantine ottomane. Et ont conclu à l’absence de cartographie ottomane ou arabe, qui serait antérieure à 1837, date de la prise de Constantine par la colonisation française.

Ce travail de thèse s’articule sur deux échelles : architecturale et urbanistique, et tend à mettre en lumière les processus de production de la ville ottomane, de connaître les règles (ou code) de la construction, et savoir comment étaient gérées les opérations de réparation et de construction. In fine ; essayer de (re) découvrir l’image / physionomie de Constantine ottomane entre la fin du XVIIIe et la première moitié du XIXe.

Yeşim Işıl Ülman (Université Acıbadem)
Jeudi 8 juin 2017 à 18h30 à l'IFEA
intervention en turc

Dans le cadre du séminaire « Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman »

inscription avant le 8 juin à midi : https://www.inscription-facile.com/form/hfx2FCapYk4SF9p7PUeL

L'École impériale de médecine de Galatasaray, comme exemple de modernisation médicale en Turquie

Le XIXe siècle a constitué une période de réforme pour la société ottomane dans son ensemble ; les efforts déterminés dans le sens de la modernisation initiés dans ses premières décennies se reflétèrent aussi dans le champ de l'éducation. Parmi les institutions d'enseignement supérieur moderne, le processus avait débuté avec l'Académie militaire (1773), l'Académie navale (1793) et l'École de médecine / Tıbhane-i Amire (1827) qui allait se combiner avec l'École de chirurgie / Cerrahhane-i Mamure instituée un peu plus tard (1832). Bientôt, la Tıbhane-i Amire ve Cerrahhane-i Mamure (École de médecine et de chirurgie) ainsi formée se révéla incapable de répondre aux besoins de la médecine contemporaine, nourrissant les demandes de réforme éducative supplémentaire et d'instauration d'un système pédagogique fonctionnel, lequel supposait un bâtiment plus étendu. Une ancienne école palatiale située à Galata Saray, dans le quartier de Péra (Istanbul) fut transformée puis reconstruite à ces fins, et l'institution commença à fonctionner en 1838, sous le nom d'École Impériale de Médecine / Mekteb-i Tıbbiye-i Adliye-i Şahane donné en l'honneur du sultan Mahmoud II surnommé Adli (le Juste, l'Equitable).

Du fait de sa localisation, l'institution fut souvent désignée comme « l'École Impériale de Médecine de Galata-Sérai », « Medical College of Galata-Serai », or « École de Médecine de Galatasaray » dans les sources étrangères. L'École Impériale de Médecine fonctionna en tant que centre de formation médicale moderne pendant 10 ans. Dans son livre L'École de médecine de Galatasaray paru récemment aux Presses de l'Université Bilgi, le Pr. Ülman analyse l'histoire de cette école comme modèle de modernisation institutionnelle dans le domaine de l'éducation en parallèle avec les changements sociaux survenus dans l'Empire ottoman au fil du XIXe siècle.

Mardi 30 mai 2017 à 18h30 à l'IFEA
Şahika Karatepe
(Université de Boğaziçi)
Dans le cadre du séminaire « Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman »
intervention en turc

inscription avant le 30 mai à midi : https://www.inscription-facile.com/form/GRyUzVivPNhWnP4c8VQH

İmparatorluk Demiryolları'nda Tren Kazaları 1858-1908

19.yüzyılın ikinci yarısından itibaren İmparatorluk sınırları içerisinde inşa edilmeye başlanan demiryolları ve çevresinde asayiş ve sükunet sağlamak amacıyla, 11 Haziran 1867’de Demiryolu usûl-ü zabıtasına dair nizamname kabul edilmiş ve hukuki ve askeri araçlarla bu alanda düzen ve kontrol sağlanmaya çalışılmıştır. Ancak demiryolu inşası sonrası oluşan yeni çevrede Osmanlıların raylar üzerinde yürümek gibi pratikleri, milliyetçiliğin yükselmesiyle değişen siyasi konjoktürde İmparatorluk yönetiminin simgelerinden biri olan trenler ve raylara yapılan saldırılar, insan ve teknolojik etmenli kazalar, hayvanların alana girişleri ve hava koşulları gibi seyrüseferi engelleyen etmenlerle öngörülenin aksine kontrol edilmesi kolay olmayan bir çevre ortaya çıkmıştır. Bu kapsamda bu sunum, bir mekân olarak demiryolu ve çevresine odaklanarak, Osmanlı İmparatorluğu’nda ekonomik gelişme, bürokratik kontrol ve siyasi bütünlüğün teminatlarından biri olarak görülen demiryollarının kontrol ve korunmasında ortaya çıkan sorunlardan biri olan ve trenlerin raylar üzerindeki güvenli seyahatlerini engelleyen kazaları ele alacaktır.

Vendredi 25 mai 2017 à 18h30 à l'IFEA
Akif Ercihan Yerlioğlu
(Harvard University; Koç University ANAMED- Junior Research Fellow)
Dans le cadre du séminaire « Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman »
intervention en turc

inscription avant le 24 mai à midi : https://www.inscription-facile.com/form/agnDYk5ptVblxTKaFAkZ

Mūmyā: Osmanlı Tıbbında Gündelik Bir İlacın İzini Sürmek


Yüzyıllar boyunca Avrupalı hekimler, antik Mısır mumyalarının bedenlerinden alınan bölümlerin, yani mumyalamak için üzerine sürülmüş olan ilaçlarla bütünleşmiş ceset parçalarının, tedavi edici özelliklere sahip olduğuna inandılar. Ortaçağ’dan on dokuzuncu yüzyıl sonlarına kadar Avrupa tıbbında önemli bir kullanım alanına sahip olan “mumya” ilacı (veya mumya tozu, Latince mummia/mumia) az sayıda çalışmanın konu edindiği karmaşık ve bir o kadar da garip bir tarihe sahip. Mısır mumyaları (ya da yalnızca parçaları) şifa için Avrupa’ya doğru mütemadiyen kat ettikleri bu yolda, Osmanlı tıbbında ve sosyal hayatında hiç iz bırakmamış olabilir mi? Bu konuşmada, başta Osmanlı erken modern döneminin tıbbi ve farmakolojik kaynakları olmak üzere, birçok farklı belgeyi kullanarak “mūmyā”nın Osmanlı tıbbı ve sosyal hayatındaki yerini daha iyi anlamaya çalışmayı ve onu, dönemin bağlamı içinde değerlendirmeyi amaçlıyorum.

Jeudi 20 avril 2017 à 18h30 à l'IFEA
Fatma Öncel
(Université de Boğaziçi)
intervention en turc
dans le cadre du séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"

inscription avant le 19 avril : https://www.inscription-facile.com/form/S1KaY14eUOPJrjSK0h3E

Osmanlı’da toprak ve malumat: Teselya 1780-1880

Osmanlı kırsalı hakkında devletin bilgi toplama teknikleri, 18. yüzyılın sonundan 19. yüzyılın sonuna kadar ciddi bir dönüşüm geçirmiştir. Günümüz tarihçiliğinin odak noktasında olan Tanzimat sonrası modern bilgi toplama pratiklerinin temeli, 19. yüzyılın ilk yarısında atıldı. Bu süreci, toprak rejiminin dönüşümünden bağımsız düşünmek mümkün değildir. Özel mülkiyete benzer çiftliklerin çokluğu, vakıfların 16. yüzyıldan beri varlığı, vergi toplama hakkının uzunca bir süre yerel ve nâmevcut (absentee) toprak sahiplerine devredilmesi, Teselya’yı bu çifte dönüşümü gözlemlemek için önemli bir saha yapar. 18. yüzyıl sonunda devlet otoritesinin kırsal hakkında edinmek istediği malumat, aracı toprak sahiplerinin hazineye sağlayacağı toplam mali ve beşeri kaynak üzerine yoğunlaşıyordu. 1820’lerde toprak sahibi sınıfların tasfiyesi çabasının ardından ise, kırsalı ve kaynaklarını, yani köylüyü, üretimi, vergiyi doğrudan tanıma ihtiyacı doğdu. Bilgi toplama teknikleri ve toplanan bilginin içeriği böylece değişmeye başladı.

Devlet arşivleri, vakıf arşivleri ve konsolosluk arşivlerinden sağlanan kaynaklarla yapılan bu araştırma, farklı siyasal-iktisadi rejimlerin, devletin kırsal hakkında edinmek istediği malumat üzerindeki etkisini inceler. Osmanlı toprak meselesine bu açıdan yaklaşmak, uzun 19. yüzyılın kurumsal süreklilik ve değişimleri hakkında yeni sorulara da zemin hazırlar.



Vendredi 21 avril 2017 à 14h30 à l'IFEA
Didem Çatalkılıç
(Université d'Ege)
intervention en turc
dans le cadre de présentations des boursiers de courte durée

inscription avant le 20 avril : https://www.inscription-facile.com/form/6omo2GYQ6O2pwVPM5jFo

Bir hafıza mekânı olarak zexes ve kaşenlik

Yaklaşık 150 yıl önce Kafkasyalılar ata topraklarından Osmanlı Devleti’ne göç etmiştir. Kafkasyalılar kimliklerini kaybetmeme, geçmişlerini hatırlama ve kuşaklar arasında aktarma süreçlerini semboller üzerinden yürütmüşlerdir. Söz konusu semboller ise bir araya gelerek “Hafıza Mekânları”nı oluşturmuşlardır. Hafıza Mekânı kavramının sahibi Pierre Nora ise kavramı; “İnsanların iradesiyle ya da zamanın işleyişle herhangi bir topluluğun ortak hafıza malına ait simgesel öğe haline getirdiği maddi ya da fikri düzendeki her anlamlı birim” olarak tanımlamaktadır. Türkiye’de yaşayan Kafkasya kökenliler da sahip oldukları sembollere yükledikleri anlamlarla geçmişleri ile bağlarını devam ettirmektedirler. Söz konusu sembollerden birisi “zexes ve kaşenlik” kavramıdır. Kafkasyalıların günümüze kadar devam ettirdikleri geleneklerden birisi kaşenlik âdetidir. Kaşenlik birbirini seven kız ve erkeğin arkadaşlık ilişkisidir. Bu gençler birbirini tanımak için zexes adı verilen toplantılarda birlikte olurlar. Söz konusu gelenek evlilik tercihi yaparken gençlerin Kafkas kültürünü tanıyan ve o kültüre göre yaşayan kişileri seçmelerine olanak sağlamaktadır.

Bu çalışma, TÜBİTAK 115 K 357 mumaralı proje kapsamında hazırlanmıştır.

Jeudi 6 avril 2017 à 18h30 à l'IFEA
İbrahim Halil Kalkan
(Université de New York)
intervention en turc
dans le cadre du séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"

Inscription avant le 5 avril : https://www.inscription-facile.com/form/c9lLZbS9Hvk6gBZ0k9N8

İnsan Onuru, İktidar ve Siyaset: Osmanlı İmparatorluğu’nda Ceza Hukuku Reformu ve İşkence Yasağı

On dokuzuncu yüzyılın ortalarında, Osmanlı ceza hukukunda, bir cezalandırma pratiği ve yasal kanıt üretme yöntemi olarak işkence, evrimsel bir süreç içinde yasaklanmıştır. Konuşma, işkence yasağının neden ortaya çıktığı, bir başka deyişle, neden işkence pratiğinin Osmanlı yönetici eliti için ciddi bir sorun olarak anlaşılmaya başlandığı sorusu üzerine yoğunlaşacak. Soru iki farklı düzlemde ele alınacak. Öncelikle, işkence yasağının siyasal iktidarın işleyişinin nasıl olması gerektiğine ilişkin resmi anlayışın dönüşümüyle bağlantılı olduğu önerilerek, söz konusu dönüşümün doğası ve neden işkence pratiğiyle özünde çeliştiği üzerinde durulacak. Sonrasında, ceza hukukunun yapısal dönüşümünü ve beraberinde işkence yasağını içeren yeni iktidar anlayışının ortaya çıkışının tarihsel bağlamı tartışılacak.

Jeudi 2 mars 2017 à 18h30 à l'IFEA
Nurçin İleri
(Université de Boğaziçi)
Dans le cadre du séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"
Intervention en turc


Inscription avant le 1er mars : https://www.inscription-facile.com/form/F9EEhC2Dc0VRnpozeETM

Ameli Elektrik Dergisi: Dersaadet Elektrik ve Tramway Şirketleri Tarafından Neşrolunan Bir Mecmua


İstanbul’un elektriğini büyük ölçüde sağlaması beklenen Silahtarağa Elektrik Fabrikası uzun süren savaş döneminden sonra 1920’lerde elektrik üretimini arttırmış ve elektrik İstanbul tramwayları dışında İstanbul sokaklarına ve evlere de yavaş yavaş ulaşmaya başlamıştır. Elektrikle ilgili dünyadaki gelişmeleri aktarmak, elektrik kullanımı hakkında bilgi vermek ve elektrikli alet kullanımını teşvik etmek amacıyla İstanbul Elektrik ve Tramway Şirketleri “Ameli Elektrik” isimli bir dergi çıkartmaya başlar ve elektrik abonelerine bu dergiyi gönderir. 1925’ten 1934 yılına kadar yayımlanmaya devam eden bu dergide haberler, deneme yazıları, öyküler, elektrikli aletlerin nasıl kullanılmasına dair bilgiler ve reklamlar büyük yer tutar. Bu konuşmada İstanbul’a elektriğin gelişi ve bu konudaki tartışmalara kısaca yer verildikten sonra “Ameli Elektrik” dergisinin nasıl bir tüketim kültürü yaratmaya çalıştığı ele alınacaktır.


Coordinateurs du projet : Philippe BOURMAUD (IFEA / Université Lyon 3 / IFPO), Aylin de Tapia (EHESS / Université du Bosphore / IFEA / Université Koç)

Périodicité : 1 à 2 séances / mois

Présentation


À la recherche d'une généalogie ottomane des savoirs

Des Balkans à l'Afrique du nord, quelle empreinte l'Empire ottoman a-t-il laissé dans l'ordre des savoirs ? Poser la question, c'est d'emblée souligner la diversité géographique des espaces ottomans et sous-entendre le poids du cloisonnement étatique après le morcellement de l'Empire. C'est aussi poser les territoires ottomans comme espaces de réception et surtout de production de savoirs. Les savoirs de tous ordres, produits, réappropriés et transmis, circulent pour être partagés et pour former des communautés autour de la connaissance.

Nous envisageons les savoirs ottomans de manière à éviter deux écueils principaux. Le premier est de ne s'occuper que de savoirs reconnus par une élite savante. Une telle approche conduirait à mettre l'accent sur les centres de production scientifique, et tout d'abord les capitales. Le séminaire s'appuie sur une conception non normative des savoirs, au-delà des sciences structurées en disciplines et en dispositifs formels de transmission. L'Empire ottoman est-il caractérisé par la concentration des lieux de savoir, par une communauté de savoirs distribuée à travers l'Empire, ou par une différenciation, voire un cloisonnement linguistique et géographique ?

Une science ottomane commune ?

Le deuxième écueil serait de considérer l'Empire ottoman comme une unité épistémologique autonome. Il a hérité de savoirs d'origines diverses et n'a cessé de s'en approprier de nouveaux, venant de tous les horizons. La circulation des savoirs invite à dépasser la fixation, fréquente dans l'historiographie, sur l'avant et l'après des réformes du dix-neuvième siècle et sur l'occidentalisation à partir du Tanzimat. Nous nous intéresserons donc aux échanges culturels et scientifiques avec des voisinages et des ailleurs multiples et pas seulement européens. Nous mettrons également l'accent sur la dimension endogène des savoirs, produits dans l'Empire se diffusant à travers l'Empire.  La circulation des savoirs engendre-t-elle un ou plusieurs mondes ottomans de la connaissance ? Comment se communiquaient les savoirs à travers l'étendue de l'Empire ? Est-ce que le démantèlement de l'Empire a mis fin à une épistémé commune ?

La circulation des savoirs pose des questions sur l'organisation technologique de l'Empire ottoman. Le monde ottoman constitue-t-il un espace propice à la circulation des savoirs tout comme, grâce au réseau des han qui jalonnent le territoire, il peut l'être pour la circulation des marchandises ? D'un côté, il existe des instances scientifiques normatives – pour les savoirs « nobles », les sciences religieuses, la médecine ou l'astronomie. D'un autre côté, les communautés de normes et de savoirs ne sont pas réellement centralisées avant le dix-neuvième siècle. Il y a  un paradoxe apparent : la culture écrite ottomane d'expression turco-arabo-persane semble un outil efficace d'uniformisation des connaissances (mais avec quelles différences sociales, et quelles poches régionales?). En revanche, l'accélération de la diffusion des idées et des informations qui accompagne la généralisation de l'imprimerie démocratise la diffusion des savoirs dans des langues diverses et favorise l'éclosion de nationalismes scientifiques. Si des langues communautaires deviennent les vecteurs de la production de savoir, est-ce pour autant que cela entrave l'intercompréhension entre gens de savoirs dans le cadre politique commun de l'Empire ? Est-ce alors un facteur précoce de cloisonnement en communautés scientifiques distinctes ? Ou bien  les nationalismes scientifiques se manifestent-ils par un dialogue empreint de rivalités, certes, mais plus actif que les échanges entre les communautés scientifiques séparées qui se forment dans les Etats issus du morcellement de l'Empire ottoman ?

L'idée d'un monde ottoman commun de la connaissance a une portée politique. La promotion de la recherche scientifique et l'organisation de la transmission des savoirs peuvent être des « outils d'Empire », pour promouvoir activement une intégration culturelle par l'uniformisation des apprentissages et des compétences scientifiques et techniques. Une telle perspective imprègne-t-elle l'action de l'Etat ottoman ? Si oui, cela s'explique-t-il par la bureaucratisation de l'Empire, par les mouvements nationaux et leurs efforts pour développer une culture savante, ou bien encore par la perspective de la colonisation européenne ?

Objets d'enquête


Pistes de recherches : épistémologies, acteurs, politiques

De ces idées, découlent plusieurs objets d'enquête :

  • Les contenus de savoir. D'où viennent-ils ? Dans quel cadre sont-ils produits ou appropriés dans le monde ottoman ?
  • Les acteurs, les réseaux scientifiques et leurs connexions dans les institutions de pouvoir. Les savoirs n'existent pas dans l'absolu, mais ils sont organisés ar le fait que certains acteurs, producteurs ou diffuseurs, sont reconnus comme savants. Qui est « savant » dans l'Empire ottoman, pour qui et sur quelle base ? Un des modes d'accès à la reconnaissance des savants est S'agit-il de réseaux liés aux institutions de formation ? Quelle place religieux et savants laïcs occupent-ils dans ces réseaux ? Observe-t-on la formation de nébuleuses distinctes et opposées, laïques et religieuses, d'hommes de pouvoir et de science, ou bien une coexistence et des communautés d'intérêts ?
  • Les épistémologies dominantes. Quelles sont leurs références philosophiques et leurs concepts principaux ? Existent-ils des traditions épistémologiques alternatives ? Avec les réformes, observe-t-on une pluralisation des épistémologies qui ordonnent les savoirs ?
  • Les hiérarchies des savoirs. Parmi les oulémas, prévaut l'idée que certains domaines de savoir ont une valeur particulière du point de vue de la tradition : non seulement les sciences islamiques, mais aussi la médecine et l'astronomie. Comment fonctionnent les disciplines, les frontières et les hiérarchies disciplinaires ? Corrélative de ces interrogations, quelles sont les conditions d'émergence de figures de spécialistes et d'experts dans la région ?
  • Savoirs, techniques, éthique et politique. Quel rôle jouent les considérations religieuses dans les débats scientifiques et leurs réverbérations politiques ? Y a-t-il des phénomènes de censure ou d'orientation de la production scientifique par le religieux ou le politique ? Si oui, les considérations religieuses interviennent-elles dans leur justification et leur mise en œuvre ? Les débats religieux et politiques du temps inspirent-ils les savants ?
  • L'occidentalisation des savoirs et des épistémologies. A travers la période des réformes, l'adoption de références épistémologiques européennes hégémoniques s'opère, néanmoins : quelles trajectoires philosophiques conduisent à cette inclusion ?
  • La langue  des savoirs. En quelle langue s'opère-t-elle ? Le Tanzimat, avec la fondation d'écoles d'enseignement supérieur qui souvent utilisent la langue française avant d'être turquifiées, et la Nahdah, dans les provinces arabes, illustrent la pluralité des processus de reformulation des savoirs reconnus. Cette dynamique mérite d'être élargie, car elle semble partagée entre les langues de l'Empire, notamment le grec et l'arménien. La question de la langue des savoirs n'est pas qu'affaire d'accès linguistique à la connaissance et de traduction, mais aussi de conceptualisation, d'harmonisation des terminologies et de formalisation des savoirs dans les nouvelles langues scientifiques. Quels sont les supports et les acteurs de ces transformations ? Quels sont les enjeux des choix linguistiques qui s'opèrent ?
  • Les politiques scientifiques et les priorités de recherche. Y a-t-il des politiques scientifiques discernables ? Sous quelles conditions et à travers quelles institutions l'Etat peut-il coopter, voire piloter les recherches ?
  • La diffusion des savoirs. Comment s'opère-t-elle avant la mise en place d'institutions de formation spécialisées ? Par quels moyens ? Les savoirs sont-ils alors uniformisés, canoniques à travers l'Empire, ou au contraire observe-t-on des différences significatives, y compris dans leur reconnaissance juridique (médecine légale, normes d'exercice) ?

Séminaire

Séances du séminaire Sciences et savoir dans l'Empire ottoman

Bibliographie

ANASTASSIADOU-DUMONT, M., éd. (2003), Médecins et Ingénieurs ottomans à l'âge des nationalismes, Paris & Istanbul, Maisonneuve & Larose et IFEA.

BURÇAK, B. (2005), Science, a Remedy for All Ills Healing 'The Sick Man of Europe' : A Case for Ottoman Scientism, Princeton, Princeton University Press.

CROZET, P. (2008), Les Sciences modernes en Egypte : transfert et appropriation, 1805-1902, Paris, Geuthner.

EBRAHIMINEJAD, H., éd. (2009), The Development of Modern Medicine in Non-Western Countries : Historical Perspectives, Londres, Routledge.

ELSHAKRY, M. (2014), Reading Darwin in Arabic, 1860-1950, Chicago, The University of Chicago Press.

GÜNERGÜN, F. (2001), Studies in Ottoman Science, Istanbul, Fakülte.

HEYBERGER, B., éd. (2010), Orientalisme, Science et controverse : Abraham Ecchellensis (1605-1664), Turnhout, Brepols.

IHSANOĞLU, E., DJEBBAR, A., & GÜNERGUN F. (2000), Science, Technology, and Industry in the Ottoman World, Bruxelles, Brepols, 2000.

IHSANOĞLU, E., CHATZIS, K. & NIKOLAIDES, E. (2003), Multicultural Science in the Ottoman Empire, Bruxelles, Brepols.

MOULIN, A.-M., éd. (2013), Islam et Révolutions médicales. Le labyrinthe du corps, Paris, Karthala.

MURPHEY, R. (1992), « Ottoman Medicine and Transculturalism in the 16th-18th Century », Bulletin of the History of Medicine, 66, p. 376-403.

NICOLAIDIS, E. (2011), Science and Eastern Orthodoxy : From the Greek Fathers to the Age of Globalization, Baltimore, The Johns Hopkins University Press.

SALIBA, G. (2007), Islamic Science and the Making of the European Renaissance,  Cambridge, Mass., The MIT Press.

SECHEL, T.D., éd. (2011), Medicine within and between the Habsburg and Ottoman Empires, 18th–19th Centuries, 2 vol. Bochum, Germany, Verlag Dr. Dieter Winkler.

SELIN, H. (1997), Encyclopaedia of the History of Science, Technology, and Medicine in Non-Western Cultures, Springer Science and Business Media, Dordrecht.

SHEFER-MOSSENSOHN, M. (2015), Science Among the Ottomans : The Cultural Creation and Exchange of Knowledge, Austin, University of Texas Press.

SHEFER-MOSSENSOHN, M., and ABBOU HERSHKOVITS, K. (2013), « Early Muslim Medicine and the Indian Context: Reinterpretation », Medieval Encounters, 19:3, p. 274-99.

VLAHAKIS, George, Imperialism and Science : Social Impact and Interaction, Santa Barbara, ABC-CLIO.

YALÇINKAYA, M. A. (2015), Learned Patriots. Debating Science, State, and Society in the the Nineteenth-Century Ottoman Empire, Chicago & Londres, The University of Chicago Press.


Séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"
Jeudi 19 janvier 2016 à 18h30 à l'IFEA
Özgül Özdemir
(Université de Bogaziçi)
Intervention en turc

Inscription avant le 18 janvier : https://www.inscription-facile.com/form/TRziV5pXln5SBdDkgEzT

Geç Osmanlı Toplumunda Siyah Köle Olmak

Köleliği meşrulaştıran ve düzenleyen üç semavi din ve birçok inanç sisteminden farklı olmayarak Osmanlı Devleti de köleliği uygulamış ve köleleştirilmiş insanların nasıl muamele göreceğinde Şeriat, kanun ve örfi gelenekler gibi araçları belirleyici olmuştur. 19. yüzyıl bir yandan Atlantik köle ticaretinin yavaş yavaş son bulmasına, Avrupa ve Amerika’daki kölelik sistemlerinin yasaklanmasına şahitlik ederken, Osmanlı İmparatorluğu yüzyılın ortalarında çeşitli antlaşmalarla köleleştirilmiş Afrikalıların ticaretini yasaklamış ancak hiçbir zaman köleliğin kendisini yasaklamamıştı. Bu konuşmada, geç Osmanlı toplumunda, merceği bir grup seçilmiş kölelerin yaşam hikayelerine ve temsillerine tutarak siyah köle olmanın ne demek olduğu ve siyahlığın temsili tartışmaya açılacak.



Lundi 19 décembre 2016 à 18h30 à l'IFEA
Zeynep Gürsel
(Macalester College)
dans le cadre du séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"
Intervention en turc

Inscription avant le 19 décembre (10h) : https://www.inscription-facile.com/form/vqh0xYeePraB2B7wsWqt

İstanbul'da Bikes ve Bimesken Kadınlar için bir Hastane: Haseki Nisa Hastanesi

Haseki Hastanesi, 450 yılı aşkın geçmişiyle Osmanlı sağlık kurumlarının en köklülerinden birisidir. Hastane, erken dönemlerinde de bu sunumda ele alınacak on dokuzuncu yüzyılın ikinci yarısında da darüşşifa, kadın darüşşifası, nisa hastanesi, acezehane, bimarhane, zindan, tevkifhane gibi değişik isimlerle anılmıştır. Bu isimlerle paralel olarak da darüşşifa, hastane, bimarhane, dulhane, yetimhane, tevkifhane gibi birçok işlevi çoğu zaman aynı anda üstlenmiştir. Tıbbi teşhis ve tedavinin yanı sıra kuruluşundan itibaren kimsesiz, yoksul, evsiz ve acezelere bakım ve barınma hizmeti vermiştir. 1840’lar sonrasında ise sağlık ve bakım hizmetleri özellikle hasta ve aceze kadınlara yönelmiştir. Bu sunuşta, bu doğrultuda, Haseki Nisa Hastanesi’nin 19. yüzyıl İstanbul’undaki yalnız, yoksul, kimsesiz, evsiz kadınların deneyimlerini anlamak için bize sunduğu ipuçları değerlendirilecektir.


Lundi 19 décembre 2016 à 18h30 à l'IFEA
Gülhan Balsoy Erkaya
(Université de Bilgi)
dans le cadre du séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"
Intervention en turc

Inscription avant le 19 décembre (10h) : https://www.inscription-facile.com/form/vqh0xYeePraB2B7wsWqt

The Health and Body of the Migrant/Refugee Women in late nineteenth Century Istanbul

This research discusses an almost unknown topic for women’s history, the case of Kırmızı Kışla (The Red Barracks). Kırmızı Kışla was a shelter for migrant/refugee women and their children who fled to Ottoman Istanbul in early 1890s from wars and other social turmoil. Kırmızı Kışla targeted mainly the relief of emigrant widows and orphans. Medical issues occupied an important place in the daily workings of this shelter as contagious diseases, unhealthy sanitary conditions, malnutrition and, death of small children and the elderly were important elements of the everyday life at the shelter. Moreover, due to the presence of pregnant among the migrant women, there was a constant need for midwives besides doctors, both of which were almost never available. The available archival documents are also rife with medical debates regarding the health and body of the migrant women. Along these lines, I will try to reconstruct the daily workings of this institution and the experiences of women taking a shelter under its roof. For this purpose, I will give prominence to the medical debates and practices as well as contemporary conceptions of health/disease, hygiene/filth and life/death.



Jeudi 10 novembre 2016 à 18h30 à l'IFEA
Etienne Charrière
(RCAC)
Dans le cadre du Séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"

Inscription avant le 9 novembre : https://www.inscription-facile.com/form/fidZk8hOVkkEdDMX9o6Z

"The Novel from Commodity to Technology:
Producing and Consuming Prose Fiction in the Late Ottoman Empire"

When we discuss the development of a culture of the novel in the late Ottoman Empire, it appears crucial to emphasize that the emergence of this particular genre in the largest urban centers of the Empire in the second half of the nineteenth century was determined by two crucial parameters. First, the development of the Ottoman novel constituted a truly trans-communal phenomenon and was the product of a space marked by an uncommonly dense traffic in languages and scripts, where literature was written, published, consumed, performed, and translated in multiple languages and where cultural practices therefore often cut across communal boundaries. Second, the emergence of the genre in this complex cultural landscape was, in parallel, the product of trans-national literary exchanges and, to a large extent, the result of the wide diffusion on the Ottoman literary market of works imported primarily from Western Europe and adapted to local needs.

Through an analysis of select examples of late Ottoman novel writing in Ottoman-Turkish, Greek, Armenian and Ladino, this talk explores the ways in which, by approaching the late Ottoman novel not exclusively as a textual corpus, but also as a commodity within a structure of economic and symbolic exchanges and as a technology demanding the acquisition of a particular skill set, we can emphasize the creative reception of the Western European novel in the multilayered cultural context of the late Ottoman Empire and the agency of its Turkish, Greek, Armenian, or Sepharadic practitioners in the nineteenth century.


Jeudi 20 octobre2016 à 18h30 à l'IFEA
Philippe Bourmaud
(IFEA / Université Lyon III)
Dans le cadre du séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"

Inscription avant le 19 octobre : https://www.inscription-facile.com/form/60r10ILWJLQ5YH7zbYdP

"Morcellement d'empire, éclatement des réseaux d'information ? Ce que l'on sait de l'épidémie de grippe espagnole dans l'Empire ottoman à l'automne 1918"

Avec la Première Guerre mondiale, le réseau de communication épidémiologique s'est systématisé à l'intérieur de l'Empire ottoman, en particulier face aux crises sanitaires liées à la dégradation des conditions de vie : le typhus et le choléra sévissent parmi la population civile et dans l'armée. L'historiographie a souligné le rôle de ces épidémies dans la conduite des opérations militaires. Elle a cependant laissé en filigrane l'épidémie qui s'installe au moment de l'effondrement de l'armée ottomane, en septembre-octobre 1918 : la grippe dite « espagnole » dont la pandémie affecte tous les belligérants. Que sait-on alors de l'épidémie, de son ampleur et de ses modalités de transmission ? Que nous apprend-elle de l'organisation anti-épidémique des différents belligérants engagés sur le territoire ottoman ? L'information épidémiologique apparaît limitée et éclatée : le morcellement territorial en cours semble avoir immédiatement eu des conséquences aggravantes sur la santé publique en faisant éclater les réseaux ottomans d'information et en soumettant les mesures de prévention aux priorités des armées d'occupation.


Présentation des travaux de stagiaire
Andrea Vissol (Université catholique de Louvain)
Jeudi 2 juin 2016 à 15h à l'IFEA
Pour vous inscrire : https://www.inscription-facile.com/form/NKxGGPcRA74lbpg3C0c2

"Les transformations des institutions administratives de la monarchie des Habsbourg et de l'Empire ottoman entre 1839 et 1871 : multi-ethnisme et multiculturalisme impérial comme fondement d'un État moderne: questions de théorie et de méthodologie"

Au cours de cette présentation nous aborderons des questions d'ordre théorique et méthodologique utile pour cerner le double enjeu de notre question de recherche: D'une part la présentation et comparaison des processus de réformes de l'administration centrale, provinciale, communale et municipale d'Empires multi-ethniques du XIXe siècle ; et d'autre part de poser les bases d'une réflexion sur un modèle de gouvernance fonctionnel contemporain pour un État pluri-ethnique, pluri-confessionnel et pluri-linguistique. Lors de cette présentation nous nous focaliserons sur la définition des limites et du cadre de notre recherche ainsi que sur la possibilité de transformer l'enjeu proprement historique de notre questionnement en un enjeu de théorie politique. Nous présenterons un cadre théorique permettant de questionner l'idée communément partagée selon laquelle État et Nation doivent coïncider et que chaque groupe ethnique doit être regroupé dans un État qui leur est propre. Nous essayerons de présenter un ensemble d'outils permettant de dépasser l'idée contemporaine selon laquelle il est impossible pour différent groupes ethniques de vivre en commun. In fine, de se demander si le principe de bonne gouvernance est un synonyme de l'État Nation et de son principe des nationalités.
Dans le cadre du Séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"
Jeudi 26 mai 2016 à 18h à l'IFEA
Ebru Aykut (IFPO)
intervention en turc

"Geç Osmanlı Toplumunda 'Acayip' Bedenler: Hilkat Garibeleri, Modern Tıp ve 'Kusurlu' Nesiller"

Lundi 11 avril 2016 à 18h à l'IFEA
Norig Neveu (IFPO)
Dans le cadre du séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"

"Developing Ottoman education in Southern Transjordan in the late 19th century"

In the late 19th century, the Ottoman reassertion of power in the Southern regions of the Bilâd al-Sham went along with the implementation of new educational policies fitting the reforms (Tanzimat) agenda. The Ottoman educational strategy including the establishment of new schools and new curriculum aimed to spread common values including allegiance to Ottoman rule the establishment of a local loyal elite. This was accompanied by the appointment of Muslim preachers and copies of the Koran to reform and standardize the local religious practices. My presentation will focus on the social profiles of the teachers sent in Southern Transjordan and on the kind of schools developed in this region. This will allow for an analysis of these policies at a local scale. How are they revealing of the perceptions central government representatives had of these provinces? Did they and to what extent disrupt the social and political balance in this region? Overall, my presentation will investigate the existence of Ottoman missionary dynamics in the Arab provinces of the Empire during the late 19th century.

Séminaire "Sciences et savoirs dans l'Empire ottoman"
Jeudi 11 févirer 2016 à 18h à l'IFEA
Philippe Bourmaud (IFEA)
"Learning and teaching medical sciences between Ottoman reforms and Arab cultural renaissance : Dr Shakir al-Khoury (1847-1911) and his autobiography"
Intervention en anglais

The intellectual dynamics of the Tanzimat (Ottoman reforms) and Nahda (Arab cultural renaissance) that unfold over the nineteenth century have often been paralleled, nearly conflated into one modernizing trend. In many ways, the two movements had cumulative effects, encouraging the emergence of an educated class with a blend of cultural pride and fascination for the West, and an appetite for scientific novelty. It could be said, however, that the two movements, without actually competing ideologically the way Turkish and Arab nationalisms would in a later period, stressed different aspects of modernization, namely social engineering and identity politics respectively. The case of Dr Shaker al-Khoury illustrates these overlapping dynamics. A son of Mount Lebanon, he grew up, just ahead of the 1860 interdenominational conflict, to become a physician and a long-time professor at the French Medical Faculty founded by the Jesuits in Beirut. Where can we trace in his autobiography – in itself, a text typical of Ottoman modernity – the influence of the Tanzimat on the one side, of the Nahda on the other?



Présentation du Dictionnaire de l'Empire ottoman
En présence de François Georgeon, Nicolas Vatin, Olivier Bouquet, Ahmet Kuyaş, Zafer Toprak
Lundi 18 janvier 2016 à 18h30 à l'Institut français d'Istanbul
En français, traduction simultanée en turc, entrée libre

Pour pouvoir participer à la rencontre, inscription obligatoire à : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. en indiquant votre nom et prénom.
En raison des mesures de sécurité à l’entrée du site de l’Institut, nous vous recommandons d’arriver au moins 15 minutes avant le début des manifestations.

http://www.ifturquie.org/istanbul-fr/une-histoire-collective-de-lempire-ottoman-en-langue-francaise-est-elle-possible/

Lundi 23 novembre 2015 à 16h à l'IFEA
Philippe Bourmaud (IFEA-CNRS)
Intervention en anglais

Enquiries, moral entrepreneurs and experts: the making of health and social problems from the late Ottoman Empire to the Middle East mandates

            The presentation will tackle whether public problems are a yardstick to understand the changes in policy making, from Ottoman to mandatory rule. The 1908 Ottoman revolution brought political questions in the open in the columns of the many new newspapers. The establishment of the Mandates system in the Levant after World War I dictated policy obligations, subjected to the oversight of the League of Nations. These included such global concerns as tuberculosis, venereal diseases, malaria, alcoholism and drug addiction.

These new policy issues did not come out of the blue. As constructivist analysts have underlined, public problems can only emerge if specific actors create an awareness about them or suggest political solutions. The late Ottoman and mandate period saw the emergence of such actors, cause entrepreneurs and experts. This raises two main questions. Did their constructions of public problems reflect local concerns? And did the constructions of public problems promoted by those actors indeed influence public policies? Cause entrepreneurs and experts often had an interest in following foreign or international agendas, which could boost their career and accelerate their recognition as specialists. Yet those same actors often displayed a nationalist worldview, which would lead them to reformulate global concerns in local context, and press for enquiries to demonstrate the national relevance of an issue. This production of data played in the hand of the League of Nations, which gathered and discussed informations about the Mandates, and tried to influence mandatory policies. It certainly changed the way public problems were presented and tackled ; but one way it did this was by providing nationalists with material and arguments to show mandatory rule failed to reach its goal, and thus denounce its colonial nature."

Mercredi 4 novembre 2015 à 18h à l'IFEA
Jean-Louis Bacqué-Grammont (directeur de recherches émérite au CNRS)
"Les talismans de Sainte Sophie et de l’hippodrome d’Istanbul dans la relation de voyage d’Evliya Çelebi"

LES TALISMANS DE SAINTE-SOPHIE ET DE L’HIPPODROME D’ISTANBUL DANS LA RELATION DE VOYAGE D’EVLİYÂ ÇELEBÎ

Si, pour nous en tenir à la définition du dictionnaire de Littré, on qualifie de merveille une chose qui cause de l’admiration et qui, partant, apparaīt extraordinaire, hors des normes connues, on admettra que ce résultat peut ou pourrait être obtenu, entre autres, par des talismans, soit, toujours selon le même auteur, « certaines figures ou caractères gravés sur la pierre ou sur le métal, auxquels on attribue des relations avec les astres, et des vertus extraordinaires, suivant la constellation sous laquelle ils ont été gravés ». Or, ayant maintes fois rencontré la mention de ces objets de forme et de nature très diverses et peu explicite dans la relation de voyage (Seyâhat-nâme) d’Evliyâ Çelebî, il nous a semblé qu’il ne devait pas être inintéressant d’y poursuivre la recherche des occurrences les plus notables.

Dans l’ensemble du Seyāhat-nāme, nous avons ainsi relevé 42 occurrences significatives des mots tılısm et mutalsamânât auxquelles s’ajoutent quelques redites et, sans aucun doute, beaucoup de cas qui ont échappé à notre attention. Quoi qu’il en soit, cet embryon de corpus apparaît suffisant pour examiner de plus près la manière dont un Ottoman relativement cultivé du milieu du XVIIe siècle pouvait envisager ces amulettes et les pouvoirs qu’il leur attribuait. Nous limiterons ici notre exposé à quatre cas, ceux des chérubins des pendentifs de Sainte-Sophie et des trois monuments caractéristiques de l’Atmeydanı.  

L'EHESS comme lieu d’échange spécifique en sciences sociales sur la Turquie
Jeudi 18 juin 2015 entre 14h30-18h30 à l'IFEA, entre 14h-16h (heure française) visio-conférence en salle du conseil à l'EHESS
à l'occasion des 40 ans de l'EHESS, organisé par Derya FIRAT (sociologie, Université des Beaux-Arts Mimar-Sinan)

EHESS comme lieu d’échange spécifique en sciences sociales sur la Turquie

La place occupée par les sciences sociales de tradition française en Turquie ne se réduit nullement à une simple transposition. Elles doivent en effet composer avec les contraintes politiques, économiques et sociales de la Turquie. Celles-ci affectent le choix des objets de recherche et des problèmes pertinents, l'éventail des méthodes praticables et légitimes, ainsi que la construction des hypothèses et des orientations théoriques. Ceci conduit bien évidemment à des transformations significatives de leur contenu et orientation.

D’autre part, si l’internationalisation des sciences humaines et sociales s’accompagne, dans un pays comme la Turquie, d’une utilisation massive de l’anglais, une pensée critique du monde contemporain ne peut se construire que grâce à la diversité des approches et concepts et à une réflexion critique sur la leur adoption. En effet, depuis les années quatre-vingt, la Turquie connait une dissociation croissante entre les langues de production des savoirs sur la société. Les effets de clivages linguistiques au sein d’un même champ de savoir, en fonction de la langue de production (anglais, français, turc etc.), entraînent de facto un cloisonnement préjudiciable entre les différentes orientations d'analyse.

Cette journée d'études organisée à l’occasion de 40e anniversaire de l’EHESS a pour but d'examiner les logiques de production du savoir sur la société en Turquie, les modalités de la circulation des savoir et pratiques en sciences humaines et sociales entre la France et le monde turc ainsi que la place de l’EHESS dans leur renouvellement en Turquie.

14h30 – Accueil par Muriel DOMENACH (Consule générale de France à Istanbul) et Jean-François Pérouse (Directeur de l'IFEA)
14h45 – Ouverture de la journée par Valérie Le Galcher-Baron  (Attachée de Coopération Universitaire, Istanbul)
15h00 –Apport de l’EHESS au renouvellement des sciences sociales en Turquie
Présidence de la séance par Hamit Bozarslan (histoire et sciences politiques, EHESS)

Retransmission avec Paris animé par Marc Aymes (histoire, CETOBAC, EHESS) à partir de 15h00
Témoignage et discussion pour les années 90’ par
Işık Tamdoğan (histoire, IFEA)
Ferhat Kentel (sociologie, Université de Şehir)
Témoignage et discussion pour les années 2000’
Buket Türkmen (sociologie, Université de Galatasaray
Yavuz Aykan (histoire, Université de Koç)
Témoignage et discussion pour les années 2010
Deniz Günce Demirhisar (sociologie, Doctorante-EHESS
Ali Tirali (histoire Doctorant- EHESS)
16h30 -  Pause Café  - 16h45
16h45 – Discussion générale : Avec la participation d’un public composé des anciens étudiants de l’EHESS et des différents spécialistes de la Turquie
18h30 - Cocktail de clôture offert par l’IFEA

Hervé Georgelin (Université d'Athènes)
Écrire en arménien dans l'Istanbul républicaine. Parcours de Zaven Biberyan (Զաւէն Պիպէռեան) (1921-1984)
Lundi 15 juin 2015 à 18h à l'IFEA

Écrire en arménien dans l'Istanbul républicaine. Parcours de Zaven Biberyan (Զաւէն Պիպէռեան) (1921-1984)

Vivre en tant qu'arménien dans l'Istanbul républicaine n'est certainement pas toujours une expérience confortable mais désirer de surcroît s'y exprimer en tant qu'auteur de langue arménienne offre bien des difficultés, insoupçonnées parfois.
En nous penchant sur le cas de Zaven Biberyan, nous entrerons dans le rude monde de la littérature arménienne occidentale post-catastrophique. Il conviendra d'illustrer l'attachement de l'auteur à sa ville et au nouvel État. Nous nous interrogerons sur les thématiques centrales de l’œuvre de Biberyan, alors que la communauté stambouliote n'est plus qu'un isolat parmi l'archipel de la dispersion et que ses textes n'ont connu une réception que très marginale. L'intertextualité des œuvres de Bibérian nous questionnera. Peut-on voire doit-on, comme le pensent certains, penser en termes de degré d'arménité pour aborder une œuvre de littérature arménienne?
D'autres auteurs constituant la littérature arménienne stambouliote contemporaine seront évoqués.
D'un point de vue méthodologique, nous nous interrogerons sur les rapports délicats entre écriture littéraire, en particulier autobiographique, et historiographie.

Hervé Georgelin est l'auteur de :
La fin de Smyrne. Du cosmopolitisme aux nationalisme, Paris, CNRS Éditions, 2005.
« Armenians in Late Ottoman Rural Cappadocia », pp. 232-249 dans Richard Hovannisian  (éd.), Armenian Caesaria, Costa Mesa, Californie, Mazda Press, 2013.
Article en commun avec Bernard Lory, « Les temps entrelacés de deux villes pluricommunautaires : Smyrne et Monastir », pp. 173-201 dans François Georgelin, Frédéric Hitzel (éd.), Les Ottomans et le temps,  Leiden & Boston, E. J. Brill, 2012.
« Perception of the other's fate: what Greek Orthodox refugees from the Ottoman Empire reported about the destruction of Ottoman Armenians », p. 59-75 dans Journal of Genocide Research, dossier spécial sur les “Late Ottoman Genocides: The Dissolution of the Ottoman Empire and Young Turkish Population and Extermination Politics”, Volume 10, mars 2008.
« Illiteracy, ill-literacy and literacy among Western Armenians: En route from the Near East to the West, from the 1950’s until today » pour le European Journal of Turkish Studies, Social Sciences on Contemporary Turkey, Numéro thématique, n° 6, 2007, dossier spécial sur les savoirs de l’illettrisme dirigé par Marc Aymes.  http://ejts.revues.org/1313

Il est également traducteur de l’arménien et du grec moderne et a publié les traductions suivantes :
1. Thrassos Kastanakis, Manouíl, le hadji, [Ο Χατζή Μανουήλ] Genève, MētisPresses, (sous presse) ; 2. Aram Andonian, Sur la route de l’exil [Աքսորի ճամբուն վրայ], Genève, Mētispresses, 2013, 203 p. ; 3. Zavèn Bibérian, Le crépuscule des fourmis [Մրջիւններու վերջալոյսը], Genève, MētisPresses, 2012, 462  p. ; 4. Aram Andonian,  Այն Սև  Օրերուն [En ces sombres jours], Genève, MētisPresses, avril 2007, 144 p. 

Stefan Winter (UQAM)
"The Arab 'Alawis (Nusayris) of Cilicia, Hatay and Syria from WWI to the Turkish War of Liberation"
Mercredi 10 juin 2015 à 18h à l'IFEA
Intervention en anglais

The Arab 'Alawis (Nusayris) of Cilicia, Hatay and Syria from WWI to the Turkish War of Liberation

The history of Syria’s ‘Alawi (Nusayri community) has become a key topic of Ottomanist research in recent years, due in no small part to the increasing sectarianization of the country’s civil conflict. Much of this research has drawn on the central Ottoman archives in Istanbul to concentrate on the community’s changing relationship with the Ottoman state in the nineteenth century, and in particular on its inclusion in the tashih-i akaid (“rectification of belief”) initiative under sultan Abdülhamid in the 1890’s. This paper, part of a larger project on the secular history of this ‘Alawis from the tenth to the twentieth century, will begin by considering late Ottoman policy towards the ‘Alawis as one of social integration rather than religious discrimination, and concentrate especially on the community’s situation during and immediately after World War One. Drawing on Arabic chronicles, local accounts from Cilicia, French diplomatic reports as well as papers from the ATASE (military) archives in Ankara, it will show that the ‘Alawis were willing to forego their ties with the Arab nationalist movement and instead seek the support and leadership of the Kemalist movement during the Turkish War of Liberation (Kurtuluş Savaşı) in an attempt to maintain a maximum of autonomy in both northwestern Syria and southern Turkey after the dislocation of the Ottoman Empire.

Jean-Louis Bacqué-Grammont (CNRS)
"Visions des châteaux des Dardanelles"
Mercredi 27 mai 2015 à 18h à l'IFEA

"Visions des châteaux des Dardanelles"

Avec le Bosphore, les Dardanelles sont l’un des deux détroits qui mettent en communication la Méditerranée et la mer Noire via la mer Égée et l’antique Propontide, aujourd’hui mer de Marmara. Elles constituent donc l’un des points stratégiques majeurs sur une route commerciale nord-sud fréquentée de tout temps. On sait peu de chose sur l’aspect des constructions qui en protégèrent l’accès avant que le souverain ottoman Mehmed II fasse édifier de part et d’autre du détroit deux forteresses qui, lors du siège de Constantinople en 1453, complétèrent le dispositif d’isolement systématique de cette ville : Kilidülbahir (« la clé de la mer », l’antique Sestos) du côté européen et Seddülbahir (« le mur de la mer », l’antique Abydos) du côté asiatique. Aucune menace navale n’ayant affecté la capitale ottomane au cours des trois cents années qui suivirent, ce n’est qu’au milieu du XVIIe siècle que des travaux de remaniement s’imposèrent, la guerre de Crète contre les Vénitiens ayant pris un moment une tournure favorable à ces derniers. À quelques réfections près, ce sont ces mêmes forteresses que l’escadre des Alliés découvrit en face d’elle en 1915.
Nous présenterons quelques textes peu connus en français qui contribuent à préciser la topographie et l’aspect des lieux à l’époque ottomane. L’un d’eux est dû à Pîrî Re’îs, ancien corsaire devenu amiral ottoman et auteur d’une remarquable description nautique des côtes et des îles de la Méditerranée au début du XVIe siècle. Un autre est celui qu’on peut trouver dans l’énorme manuscrit inédit de la relation de voyage du Périgourdin Julien Bordier qui les vit plusieurs fois à partir de 1605. Enfin nous examinerons ce qu’en dit un quart de siècle plus tard Evliyâ Çelebî, voyageur ottoman qui parcourut infatigablement pendant plus de quarante années les terres de l’Empire et quelques autres plus ou moins lointaines.       

Faruk Bilici (INALCO, en délégation au CNRS, CEAlex-IFEA)
Mardi 21 avril 2015 à 19 h à l'IFEA
coorganisé avec l'Association culturelle Turquie-France

L'expédition d'Égypte de Napoléon Bonaparte et la réaction des Ottomans

Objet de toutes les ambitions et de tous les fantasmes militaires, politiques et idéologiques depuis les Croisades, l’Égypte, de façon inattendue, est aussi au cœur de l’actualité de la Révolution française et de son extension en Orient.

La tradition historiographique considère souvent l’Expédition (1798-1801) comme une affaire strictement franco-britannique menée au mieux contre les intérêts anglais sur la route de l’Inde, au pire contre l’Égypte des mamelouks exploitant honteusement les négociants français, sans véritablement prendre en compte l’Empire ottoman.

Cette tradition historiographique prend sa source à la fois dans le discours et dans la propagande qui ont accompagné l’action militaire et politique française. Or, ces deux éléments dissimulent mal une expédition organisée contre une province, ottomane depuis 1517, même si dans les faits, il est vrai, au XVIIIe « les mamelouks détenaient la plupart des fonctions gouvernementales et des fermages, ce qui leur assurait le contrôle du pouvoir », excluant ainsi l’autorité ottomane. Mais cette analyse restrictive sous-estime à la fois les possibilités militaires, politiques et diplomatiques de l’Empire ottoman jugé comme moribond.

Cette conférence ne reprendra pas une énième fois l’Expédition d’Égypte dans ses détails, mais soulignera par quelques points et à l’aide des documents d’archives turques la réponse ottomane à l’agression française contre une province fondamentale de son allié traditionnel.


Séminaire "Mers ottomanes, de la Méditerranée à l'Océan indien"

Jean-Marc Besse (CNRS, Paris), Ségolène Débarre (Université Paris 1)
Lundi 20 avril 2015 à 18h à l'IFEA
« La cartographie française dans l’Empire ottoman au 19e siècle : autour de la guerre de Crimée »

Dans le cadre de la préparation de l’exposition « Entre trois mers : cartographie française et ottomane des Dardanelles et du Bosphore (XVIIe-XIXe s) », cette présentation analysera l’investissement spécifique de la France dans la cartographie des détroits turcs au moment de la guerre de Crimée (1853-1856). Dans la continuité des missions topographiques conduites en Grèce (1829-1831) et en Algérie (1839-1842), la France chargea des officiers du Génie de lever une carte au 1/50 000 de la péninsule de Gallipoli entre 1854 et 1856. Ce travail, repris à l’époque par l’Ordnance Survey britannique, fit référence jusqu’à la Première Guerre mondiale – nonobstant les approximations et inexactitudes qu’il comportait. Fondée sur les archives du Service historique de la Défense de Vincennes et de la Bibliothèque nationale de France, la présentation se centrera sur les objectifs et les conditions de réalisation des cartes sur le terrain, ainsi que sur la circulation des cartes entre les différentes Puissances. Elle s’intéressera aussi à l’engouement cartographique que la guerre de Crimée fit naître dans les presses occidentales, française et britannique principalement, un engouement rendu possible par l’amélioration des procédés de gravure et d’impression des documents cartographiques. Ces nouvelles possibilités techniques conjuguées au désir du lectorat européen de suivre un conflit lointain suscitèrent une démultiplication des représentations des théâtres d’opération, en particulier des détroits, et encouragèrent une recherche formelle sur les styles de représentations (vues zénithales, perspectives cavalières, etc.). L’expérience cartographique de la guerre de Crimée fut donc à bien des égards un tournant et une matrice pour le premier conflit mondial.

Séminaire "Mers ottomanes, de la Méditerranée à l'Océan indien"
Lundi 23 février 2015 à 18h à l'IFEA
Georges Tolias (EPHE)
"Les détroits dans la pensée cosmographique : XVe - XVIIe siècles"

Emmanuelle Vagnon (CNRS)
Lundi 12 janvier 2015 à 18h
Intervention en français

À la recherche du passé : Choiseul-Gouffier et la cartographie historique des Dardanelles au 18e siècle

Ambassadeur auprès de la Sublime Porte, le comte de Choiseul-Gouffier (1752-1817), auteur du Voyage pittoresque de la Grèce, fut à l’origine d’une active cartographie française des Détroits du Bosphore et des Dardanelles. Une partie des travaux menés sous son égide relevaient de la cartographie historique : il s’agissait non seulement d’établir des cartes topographiques de plus en plus exactes des lieux, mais aussi de retrouver dans la géographie du présent les traces du passé, et notamment les ruines de l’antique Troie, dans un contexte d’émulation scientifique entre les puissances européennes. Nous observerons ainsi comment l’enjeu historique intervient dans plusieurs cartes géographiques de la période, imbriquant étroitement présent stratégique et quête du passé. 

Lundi 24 novembre 2014 à 18h à l'IFEA
Mitia Frumin (Université Hébraïque de Jérusalem)
"François Kauffer: a cartographer in foreign service?"
Intervention en anglais

"François Kauffer: a cartographer in foreign service?"

François Kauffer is known as the man who in 1786 conducted the first triangulation of the Bosphorus and determined the exact location of most prominent landmarks of Istanbul. From the end of 1792 François Kauffer served the Sublime Porte. His rapid and unexpected death from pneumonia in February of 1801 brought to an end the brilliant career of one of the most prominent Western engineers and cartographers in the Ottoman service at the end of eighteenth century. However, in light of recently revealed documents, the question has to be asked: did François Kauffer truly serve the Ottoman Porte? Or did he serve only the Ottoman Porte? 

Lundi 27 octobre à l'IFEA à 18h
Faruk BILICI (INALCO - CeAlex)
intervention en français
dans le cadre du séminaire Mers ottomanes : de la Méditerranée à l'Océan indien

 
Les cartes des Détroits et d’Istanbul issues de la mission Graviers d’Ortières au XVIIe siècle

De Henri IV jusqu’à la fin de l’Empire ottoman, deux politiques françaises coexistent vis-à-vis de l’Empire  : l’une officielle, dictée par la «  raison d’État  », l’autre plus ou moins secrète, cachée, exprimée çà et là par des personnalités diplomatiques, militaires ou religieuses à peine «  autorisées  ». Ces politiques contradictoires s’expriment au XVIIe siècle d’un côté, par des professions de foi amicales, de l’autre par la participation plus ou moins clandestine des contingents français aux côtés des puissances en guerre avec l’Empire ottoman.

Ces idéologies s’expriment  également à travers ouvrages, journaux, pamphlets, poèmes, mais aussi par des projets de croisade ou de guerre sainte. Les mythes messianiques judéo-chrétiens sont remis au goût du jour, de nouvelles généalogies sont élaborées. Polémistes, religieux, juristes et intellectuels ne cessent de découvrir dans les Ancien et Nouveau Testaments des prophéties désignant le roi de France comme le « dernier roi sauveur  », tandis que d’autres établissent des arbres généalogiques, montrant des «  liens directs  » entre les rois de France et les empereurs byzantins.

Après le second échec turc devant Vienne, en 1683, ces projets deviennent de plus en plus concrets et pressants. La France est conduite à repenser la configuration de l’Europe orientale et du Moyen-Orient. Elle participe en quelque sorte au partage de l’Empire ottoman en bombardant les ports maghrébins ottomans et même en prenant pied sur d’autres  zones du continent africain.

À partir de 1685, les missions d’exploration maritimes, cartographiques, politiques et militaires dans tous les points importants de l’Empire se sont donc multipliées, afin de  «  faire des descentes  » à Istanbul, à travers le détroit des Dardanelles, mais aussi dans d’autres parties névralgiques de l’Empire, en Grèce, en Égypte, en passant par les côtes libanaises, syriennes, palestiniennes et chypriotes.

C’est dans ce contexte que se place la mission de Graviers d’Ortières dans la suite de l’ambassadeur Girardin nommé à Istanbul en 1685. Officiellement chargé d’inspecter les échelles du Levant, Graviers d’Ortières, accompagné d’ingénieurs français de la marine, avait surtout pour mission de dresser des cartes exactes des Dardanelles et d’Istanbul, de relever les mouillages, de prendre des plans des forteresses et des murailles. Les mêmes observations devaient être faites dans l'Archipel et sur les côtes anatoliennes, de Syrie et d'Égypte. Sous prétexte de travailler à un portulan de la Méditerranée et de visiter les  implantations françaises des échelles du Levant, la mission confiée à Graviers d'Ortières et à ses collaborateurs ne semble avoir eu d'autre but que de préparer la grande entreprise que Louis XIV projetait en Orient, mais que les guerres avec le Saint-Empire, l'Espagne, l'Angleterre et la Hollande devaient bientôt empêcher.

  Au-delà d’une seule tentative de coup de force militaire,  l’analyse de la documentation permet de montrer  son grand intérêt historique. Ce sont les documents issus de cette mission qui feront l’objet de  notre conférence.



Journée d'études “Appartenance locale"
Les liens de l’appartenance : les personnes et les choses Istanbul
13 et 14 décembre 2014

Notre rencontre voudrait être le lieu d’une interrogation sur la qualité et le poids des choses dans la construction des droits de l’appartenance. En effet, l’hypothèse est que les choses, loin d’être inertes ou neutres, ont des effets dans la création des liens sociaux par lesquels se revendiquent ou s’affirment les droits d’appartenance. Aux biens a été traditionnellement attribuée, par les sciences sociales, une place centrale dans le processus d’acquisition de ces droits. La propriété immobilière notamment s’est avérée sous cet angle être un puissant vecteur de ce processus Expression d’une volonté individuelle ou familiale de résider et d’investir dans une localité, les propriétés sont aussi des pièces essentielles dans des politiques de prestige qui pourraient caractériser des parcours d’intégration.

De plus, et peut-être principalement, la propriété est la base des prélèvements fiscaux qui sont souvent la première preuve de l’appartenance à une communauté. Enfin, c’est à travers l’acquisition de propriétés que peuvent se nouer ces relations de confiance qui introduisent au milieu des “locaux”. Ces différents exemples soulignent le lien entre l’appropriation des choses et les possibilités de créer des liens d'appartenance.

Pour interroger le poids des choses dans la construction de ces liens, trois axes principaux peuvent être considérés.

Mardi 10 juin 2014 à 18h à l'IFEA
Chantal Verdeil, Aksin Somel, Ben Fortna, Tassos Anastassiadis, Andreas Lyberatos, Frédéric Abécassis
"Growing up Modern: Schools and schooling in the ottoman and post ottoman world"
Interventions en anglais
Projet soutenu par l'Ecole française d'Athènes, l'INALCO et le LARHRA

Séminaire "Mers ottomanes, de la Méditerranée à l'Océan Indien"
Lundi 19 mai 2014 à 18h à l'IFEA
Zoltan Biedermann (University College London (UCL), As. Prof.)
"From Van to the Caspian Sea: Portuguese and Italian Maps of Eastern Anatolia and Armenia, 1500-1600"
Intervention en anglais

Various mapmaking traditions engaged with the East Anatolian - Caspian region in the sixteenth century, each looking at it from a different angle: while Ottomans geographers observed their empire from Istanbul, Venetians collected data from travellers and diplomats to Persia, and Portuguese cartographers observed the region from Goa. The presentation explores these points of contact and highlights the gaps they produced in the cartography of the region.

International Conference
"Not All Quiet on the Ottoman Fronts: Neglected Perspectives on a Global War (1914-18)"
9-12 avril 2014
at İstanbul Bilgi University

http://www.ottomanfronts1914-1918.org/

7 avril 2014
à l'Institut Français d'Istanbul

 

 

 

 

 

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Présentation et appel à contribution

Séminaire "Mers ottomanes, de la Méditerranée à l'Océan Indien"
Lundi 14 avril 2014 à 18h à l'IFEA
Nicolas Vatin (EPHE, Directeur d’études)
"Les Ottomans en Méditerranée au XVIe siècle"
Intervention en français

Atelier doctoral
Vendredi 14 mars 2014 à 14h à l'IFEA
Şeyma Dereci (Université de Thrace), boursière courte durée à l'IFEA présentera l'état de ses recherches
"Osmanlı Hakimiyetinde Beyrut Limanı (19yy.)"
Intervention en turc. Sur invitation

Séminaire "Mers ottomanes, de la Méditerranée à l'Océan Indien"
Lundi 24 mars 2014 à 18h à l'IFEA
Evren Türkmenoğlu (Université d'Istanbul)
"Latest News from Istanbul University's Yenikapı Shipwrecks Project"
Intervention en anglais

Fig-ENS200Séminaire "Mers ottomanes, de la Méditerranée à l'Océan Indien"
Lundi 24 février 2014 à 18h à l'IFEA
Giulia Boetto (CNRS, Chargée de recherches, Centre Camille Julien (UMR7299)
"Shipping in the ports of Rome and Naples: highlights on working boats under the roman Empire to understand later shipbuilding"
Intervention en anglais

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Séminaire "Mers ottomanes, de la Méditerranée à l'Océan Indien"
Lundi 13 janvier 2014 à 18h à l'IFEA
Pascal Lebouteiller (cartographe)
"L'évolution de la représentation du Bosphore à travers les collections de plans et cartes de l'IFEA"
"The evolution of the representation of the Bosporus strait through the collection of maps and plans of the French institude for Anatolian studies."
Intervention en anglais

Mercredi 23 octobre 2013 à 19h au Palais de France
François Georgeon, "Été-automne 1914 : Réflexions sur l'entrée en guerre de l'Empire ottoman"

Intervention en français

Conférence organisée par

 

Bogazici University Logo.svg  Sabanci University logo  ifealogo-couleur-png 

Études sur l'histoire maritime de l'Empire ottoman et des puissances occidentales en Méditerranée et dans l'océan indien à l'époque moderne

Organisateurs : Dejanirah Couto, Jean-Louis Bacqué-Grammont et Nergis Günsenin
En partenariat avec l'EPHE
Le but de ce séminaire est de diffuser, renouveler et promouvoir la recherche historique dans le domaine particulier de l'histoire maritime et navale commune de l'Empire ottoman et des puissances occidentales, mise en valeur par l'archéologie nautique, de l'époque moderne à la période contemporaine.
Les interventions de cette année auront pour thématiques générales l'Archéologie nautique et la cartographie arabe et ottomane médiévale et moderne (programme 2014)

Les sessions mensuelles se tiendront d'octobre 2013 à mai 2014.

Elles favoriseront la réunion d'un panel de spécialistes, mondialement connus, de l'histoire maritime ottomane, européenne et asiatique.

Projet mené en collaboration avec :

mers ottomanes