L’étude des fortifications antiques est devenue un champ d’études à part entière avec la parution d’ouvrages fondateurs, à partir des années 1970 (Winter 1971, Garlan 1974, Adam 1982) et l’organisation d’un premier colloque international sur le sujet (Leriche et Tréziny 1986). Archéologues et historiens prenaient alors conscience du fait qu’il était impossible d’étudier des cités et leur territoire sans envisager les efforts consentis par les civilisations méditerranéennes pour assurer leur défense. Cependant, le territoire carien, pourtant connu pour héberger de très nombreuses fortifications, se trouvait presque totalement exclu de ces publications modernes et ce malgré une tradition de recherche ancienne sur le sujet. En effet, dès 1896 Paton et Myres publiaient une carte de répartition et plusieurs plans toujours utiles puis les premières décennies du XXe siècle virent la parution de trois monographies consacrées aux défenses de sites tels qu’Héraclée du Latmos (Krischen 1922) et Milet (von Gerkan 1935). G. Bean, J.M. Cook et S. Hornblower (Mausolus, 1982) ont largement contribué à mettre en lumière les ouvrages fortifiés cariens. Mais il faut attendre 1997 pour que l’on dispose du premier traitement approfondi des murailles cariennes sous la plume d’A.W. Mc Nicoll dans un ouvrage abordant les fortifications de l’Égée à l’Euphrate. La première synthèse centrée... https://dipnot.hypotheses.org/2015
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