À la une

Les trésors de l'Atelier de cartographie au bout de vos doigts
avec la base de données de nos collections de cartes et plans d'Istanbul et de la Turquie


Cliquez sur l'image

Contact carto@ifea-istanbul.net


The first century of photography Workshop


The first Century of Photography.
Photography as History / Historicizing Photography in (Post-)
Ottoman Territories (1839-1939)

19-21 June 2018
ANAMED Auditorium
Boğaziçi Üniversitesi İbrahim Bodur Auditorium




    Jean-François Pérouse, “Les Kurdes à Istanbul : une communauté inexistante ?”, Kurdistan(s), une nation, des états ? Moyen-Orient 26 avril-juin 2015

    Pour de nombreux analystes, le « moment kurde » est enfin arrivé. Serait-il temps d’accorder à ce peuple un État dans les frontières que lui seul décidera, sans l’intervention de forces étrangères qui, tout au long du XXe siècle, n’ont pas tenu leurs promesses ? Si le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cher aux Nations unies, vient à l’esprit, il semble ne pas s’appliquer pour le Kurdistan. Depuis des siècles, les frontières se révèlent poreuses entre les différentes parties de cette région divisée principalement entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Mais les inimitiés entre Kurdes restent fortes et anciennes. Il suffit de s’intéresser aux relations entre les partis politiques dominants pour le comprendre – en Irak, par exemple, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) sont allés jusqu’à se faire la guerre dans les années 1990. L’unité n’est pas de mise pour l’avenir du peuple kurde. Sur le terrain, chaque grande famille tient à son pré carré, à ses privilèges, à l’image du film My Sweet Pepper Land (2013), de Hiner Saleem, dans lequel une enseignante et un shérif affrontent les « lois ancestrales » des puissants locaux.
    Le rêve étatique d’un Kurdistan indépendant est en partie réalisé en Irak, où le Gouvernement régional du Kurdistan (GRK) est souverain de facto. Le clan Massoud Barzani, du nom du président de l’entité depuis 2005 et fils du chef historique Mustafa Barzani (1903-1979), le fait bien comprendre au monde : la région est considérée comme la seule capable d’accueillir une économie et une politique stables à long terme, alors que l’Irak et la Syrie sont en pleine déliquescence. Faut-il pour autant en conclure que toutes les terres kurdes, notamment de Turquie, seront gouvernées depuis Erbil ? Les autorités turques ne l’accepteront jamais, même si des négociations de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sont en cours et si leur chef, Abdullah Öcalan, appelle à la fin de la rébellion depuis sa prison. Les Kurdes de Turquie inscrivent leur avenir au sein de la république, avec plus d’autonomie, et non dans le rattachement, d’une manière ou d’une autre, à Erbil. Le GKR n’a d’ailleurs jamais eu de vision expansionniste chez ses voisins turcs. En Syrie, si les Kurdes sont politiquement dépendants du PKK, à travers la formation sœur du Parti de l’union démocratique (PYD), ils tentent eux aussi de s’organiser dans les frontières existantes.
    Le Moyen-Orient est sans doute entré dans un « moment kurde », les conditions y sont favorables, même si le processus est ancien et issu de longues années de répression et de combat. Les Kurdes présentent des aspirations similaires, mais ne s’exprimant pas dans un espace commun et unique. Si plusieurs entités autonomes kurdes apparaissent, sur le modèle du GRK, quelles seraient les relations entre elles ? Et entre les populations, avec les autres ? De bonnes questions à poser aux dirigeants de partis se définissant comme « nationalistes ».

    Lu 34826 fois Dernière modification le Mercredi, 08 Avril 2015 17:08

    Archives visuelles

    Présentation

    Les Archives visuelles de l’IFEA rassemblent des photographies prises par les chercheuses, chercheurs et étudiant-e-s au cours de leurs travaux. Elles permettent de retracer des itinéraires de recherche (classés notamment par collections) et de partager des clichés spécifiques à une thématique. Depuis 2014, une partie du fonds physique a pu être numérisé et mis en ligne grâce à notre collaboration avec SALT. Les photographies numériques sont consultables en ligne sur notre base de données alimentée par vos dons.
    13 000 clichés conservés dans la base de l'OUI seront également traités afin d'être mis à disposition.




    Dons et Projets

    Toutes recherches de clichés et propositions de dons (argentique et numérique) peuvent être adressées à ifea.photos@gmail.com

    Hébergement


    Partenaires et sponsors

    arkema ptsaltarastirma

    Suivez l'IFEA sur

    openedition-books 72dpipersee logologo canal u sans texte


    twitter

    French (Fr)Turkish (Tr)

    ico newsletter

    Parrainage

     0105080306

    L'Institut Français d'Études Anatoliennes lance une campagne de parrainage de son fonds de livres et cartes rares
    Pour plus d'information, cliquez ici
    French (Fr)Turkish (Tr)

    L'IFEA est un Institut de recherche français en Turquie. Dépendant du MAE et du CNRS, il a pour vocation de faciliter, de fédérer et d'impulser des recherches en sciences humaines et sociales et en archéologie. C'est une structure de services (bibliothèque, documentation, cartographie) et d'accueil des chercheurs, doctorants et stagiaires. L'institut propose une programmation scientifique ouverte au public.