BAKOU & TBILISSI - Bruno Elie "Exposé sur la Grande Guerre dans le Caucase" - 12 & 15/09/2014

Bruno Elie (chercheur indépendant), dans le cadre des commémorations de la Première Guerre mondiale


Vendredi 12 septembre à 18h30 à l'Institut français d'Azerbaïdjan

intervention en français, traduction consécutive vers l'azéri

Lundi 15 septembre à 18h à lʹInstitut Goethe, 16 rue Zandukeli, Tbilissi
intervention en français, traduction consécutive vers le géorgien
http://institutfrancais.ge/fr/universites/actualites/2753/

 La Première Guerre mondiale s’est déroulée sur de nombreux fronts dont certains beaucoup plus connus que d’autres. Entre novembre 1914 et octobre 1918, un front a ainsi existé entre Caucase et Anatolie, sur une longueur de plus de 700 km entre la Mer Noire et la Perse. On le considère souvent comme secondaire, en partie parce qu’il n’a engagé que deux adversaires, l’Empire ottoman et l’Empire russe. Le conflit a cependant eu pour conséquence la disparition de ces deux empires.

Les caractéristiques particulières de ce front viennent d’abord des conditions physiques du champ de bataille, une région montagneuse où les sommets dépassent souvent 3.000 m d’altitude, avec un climat rude, froid et enneigé l’hiver, brûlant l’été. Les voies ferrées, le réseau routier sont lâches et mal partagés entre les deux adversaires. Quoique les effectifs globaux soient assez semblables de part et d’autres, l’organisation, l’armement, l’équipement, les capacités logistiques sont très différents. Les chefs imposent leur marque de façon dissemblable dans les deux camps.

On verra que les opérations sont passées par plusieurs phases, avec un net avantage militaire pour les Russes à l’été 1916. Qui prévoyait alors que moins d’un an plus tard l’Armée russe aurait disparu et qu’au début de 1918 les Ottomans se lanceraient dans une offensive qui les conduirait jusqu’à la Mer Caspienne face aux forces armées naissantes des nouveaux Etats du Sud-Caucase ?

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Bruno Elie, né en 1939, a fait une carrière militaire qui l’a mené sur quatre continents. Il a ensuite repris des études universitaires avec un intérêt particulier pour la zone eurasiatique, de l’Anatolie aux confins chinois. Diplômé de l’Ecole militaire de Saint-Cyr, ancien étudiant de l’Ecole des Langues Orientales de Paris, il est titulaire d’une licence d’anglais, d’une licence de russe et d’un master d’études turques et ottomanes.

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