• A. de Tapia (traductrice) - Abdulvahap Kara (auteur), Mustafa Tchokaï : Une vie pour l’indépendance du Kazakhstan

    Kara Abdulvahap, Mustafa Tchokaï, Une vie pour l'indépendance du Kazakhstan, (traduit du turc par Aude Aylin de Tapia), L'Harmattan, 2013

    La France tient une place particulière dans l'histoire de l'indépendance du Kazakhstan. La cause en est qu'entre 1921 et 1941, Mustafa Tchokaï a engagé sa vie en menant la lutte à Paris pour obtenir l'indépendance d'un futur Kazakhstan hors de l'Union soviétique. Avec la Révolution d'Octobre 1917 et la fin de la Russie tsariste, les peuples bachkir, kazakh, ouzbek, kirghize, tatar et turkmène, ont tenté de créer leur état national alors que naissait en Russie l'espoir d'une construction démocratique. Parmi eux, les Kazakhs, avec le gouvernement national Ala(...) Orda d'Orenbourg, et les Ouzbeks, se sont unis pour former à Khokand le gouvernement du Turkestan. Mustafa Tchokaï y occupa le poste de Premier ministre. Après la chute, provoquée par les bolcheviks, de ce gouvernement et son départ pour l'Europe, sa lutte politique a continué en France aux côtés de démocrates russes comme A. Kerensky et P. Milioukov. La France, en offrant à Mustafa Tchokaï un cadre favorable pour ce combat, est devenu sa seconde patrie jusqu'aux débuts de la seconde Guerre mondiale. C'est pourquoi, alors que la menace nazie se précisait, il n'a pas quitté Paris pour aller aux Etats-Unis comme d'autres réfugiés venus de Russie, préférant partager les difficultés des Français. Mais, arrêté en juin 1941 par les Nazis occupant la France, il est mort à Berlin le 27 décembre de la même année. Le nom de de Mustafa Tchokaï a été donné à un square de Nogent-sur-Marne, où il vécut de 1923 à 1941. L'ouvrage n'est pas seulement utile à ceux qui s'interessent à l'histoire de l'Asie centrale, il s'adresse à toute personne curieuse de faire la rencontre d'une personnalité hors du commun.

    Abdulvahap Kara, Professeur d'histoire à l'université Mimar-Sinan d'Istanbul, travaille sur l'histoire de l'Asie centrale et du Kazakhstan ainsi que sur les figures des intellectuels centrasiatiques émigrés vers la Turquie ou les pays d'Europe occidentale. Auteur de nombreux ouvrages, dont des traductions du kazakh au turc, il soutient activement le rapprochement des cultures turque et kazakhe.

  • Colloque - Transmettre et traduire les sciences humaines et sociales : arabe/ hébreu/ turc - 19-20/11/2015

    Colloque international - I* organisé par l'INALCO - CERMOM

    « Transmettre et traduire les sciences humaines et sociales : arabe/ hébreu/ turc »

    en collaboration avec IFEA / Université de Galatasaray / Orient-Institut ISTANBUL 19-20 novembre 2015

    Présentation

    Une communauté scientifique, pour se construire, a besoin de relations un tant soit peu équitables entre ses membres. Elle a besoin d’une interconnaissance minimale et d’une inter- reconnaissance. Dans le cas d’une asymétrie trop forte, aucune relation saine ne peut réellement être construite. Entre la France, les pays arabes, Israël et la Turquie, si l’on prend comme critère des échanges interculturels, les traductions publiées de part et d’autre à partir de la langue de l’autre —quelles que soient les disciplines considérées d’ailleurs—, la disparité est patente. On traduit encore abondamment des ouvrages parus en langue française, alors que les ouvrages traduits de l’arabe, de l’hébreu et du turc en français, littérature exceptée (et encore le déséquilibre existe aussi, flagrant), sont inexistants. Ce déséquilibre signe un mode de relation unilatéral à l’extérieur, et un aveuglement croissant sur les réflexions hors-hexagone, comme si celles-ci n’avaient aucun intérêt ou ne valaient qu’en tant qu’elles nous confortaient dans nos propres certitudes, par un effet de miroir.

    Depuis quelques années, l’intérêt pour les phénomènes de traduction, les flux et les politiques du domaine concerné est en hausse : les travaux de Gisèle Sapiro (Traduirela littérature et les sciences humaines. Conditions et obstacles, 2012) ont largement contribué à baliser le terrain. S’interroger sur les raisons de traduire telle ou telle œuvre, sur les lignes éditoriales et l’investissement (ou l’engouement) des chercheurs pour un auteur-phare ou une œuvre, revient à brosser les logiques générales qui animent la réception des œuvres dans chaque pays. La plupart du temps axées sur l’extraduction en anglais, les études déjà  produites ont peu abordé le domaine des langues du Proche-Orient et leur immense besoin de documentation théorique : plus limité pour l’instant mais porteur de perspectives à venir, la découverte et la diffusion de textes majeurs en histoire, anthropologie, philosophie ou urbanisme constitue un chantier à la fois pratique (traduire ces textes en français ou dufrançais) et intellectuel : les discuter, les faire entrer dans le débat international, en saisir l’originalité et la teneur novatrice.

    * Les trois colloques successifs que nous envisageons à Istanbul (Novembre 2015), au Caire (Octobre 2016) et à Paris (Juin 2017), se proposent de mobiliser des spécialistes de traduction, des éditeurs des œuvres traduites et des représentants des institutions publiques ou privées impliquées dans ces domaines, afin d’analyser les enjeux méthodologiques, épistémologiques et culturalistes de cet intérêt naissant pour les modes de pensées de l’Autre rive.

    Positionnement

    Si la plupart des rencontres et colloques sont consacrés à une étude de réception particulière (une figure comme Freud ou Deleuze dans un champ linguistique donné), nous ambitionnons ici de nous placer en commentateurs des flux, des courants couvrant trois grandes langues et de nous attacher à l’ensemble d’une production ancienne (les classiques) et nouvelle (auteurs contemporains). Les domaines les plus porteurs et pertinents sont de toute évidence l’historiographie, la sociologie, la philosophie et l’anthropologie : on s’attachera donc à explorer ces champs intellectuels et leur traduction dans les deux sens.

    Axes de réflexion

    • L’intérêt pour les sciences humaines et sociales dans les pays du Proche et Moyen-Orient depuis 30 ans : une révolution silencieuse ?
    • La spécificité (difficultés, oublis, création verbale et conceptuelle) du processus de traduction dans la production éditoriale contemporaine en Turquie, Egypte, Liban et Israël.
    • Horizons de la recherche et perspectives pour les traducteurs des trois langues (besoins, commandes, programmes) : définition d’un domaine compris entre l’essai et l’étude scientifique spécialisée.
    • Questions de réception : études sur une maison d’édition, un programme gouvernemental, une œuvre (Barthes, Deleuze, Levi-Strauss…), les conditions de production et de diffusion des œuvres traduites. Eclairer la nature des échanges comme la valorisation des textes en contexte particulier (local).

    Comité d'organisation

    • Türker Armaner, MCF (Université de Galatasaray)
    • Michel Bozdemir, P.U. (INALCO)
    • Sobhi Boustani, P.U. (INALCO)
    • Timour Muhidine, MCF (INALCO)
    • Ilil Yatziv-Malibert, MCF (INALCO)
    • Franck Mermier, DR (CNRS)
    • Anwar Moghit (Egyptian National Council of Translation)
    • Alexandre Toumarkine (Orient-Institut)
    • Seza Yılancıoğlu, MCF (Université de Galatasaray)
  • Deux Ottomans à Paris sous le directoire et l'empire. Relations d’ambassade

    Morali Seyyid ALÎ EFENDI, Seyyid ABDURRAHIM MUHIBB EFENDI, Deux Ottomans à Paris sous le Directoire et l'Empire. Relations d’ambassade, Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, traduit du turc ottoman par Stéphane Yerasimos, mai 1998, 290 pages.

  • E.Szurek, C. Visier "Traduction": "Dil bayramı" 09/04/14

    Séminaire "Transfaire"
    Mercredi 9 avril 2014 à 10h à l'IFEA
    Emmanuel Szurek (Université de Princeton), Claire Visier (Université de Rennes 2/ Université de Bilgi)
    "Traduction": "Dil bayramı": atelier de travail à partir du matériel archivistique
    Accès limité

  • Eloge d'Istanbul suivi du Traité de l'invective

    LÂTIFÎ, Éloge d'Istanbul suivi du Traité de l'invective, Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, Traduit du turc ottoman par Stéphane Yerasimos, juin 2001, 198 pages.

  • Evliya Çelebi : La guerre des Turcs

    EVLIYÂ TCHELEBI,La guerre des turcs. Récits de batailles extraits du Livre de voyages, Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, traduit du turc ottoman par Faruk Bilici, mars 2000, 342 pages.

  • Le miroir des pays. Une anabase ottomane a travers l’Inde et l’Asie centrale

    Seyyid ALI REIS,Le miroir des pays. Une anabase ottomane a travers l’Inde et l’Asie centrale, Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, traduit du turc ottoman par Jean-Louis Bacqué-Grammont, avril 1999, 188 pages.

  • Macédoine 1900

    Necati CUMALI, Macédoine 1900, Nouvelles, (traduction du turc, introduction, postface et notes par Faruk Bilici), “La Bibliothèque turque”, Sindbad Actes Sud, 2007.

  • Prisonnier des infidèles. Un soldat ottoman dans l’Empire des Habsbourg

    OSMÂN AGHA DE TEMECHVAR, Prisonnier des infidèles. Un soldat ottoman dans l’Empire des Habsbourg, Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, traduit du turc ottoman par Frédéric Hitzel, mai 1998, 230 pages

  • Topkapi. Relation du sérail du Grand Seigneur

    Albertus BOBOVIUS, Topkapi. Relation du sérail du Grand Seigneur. Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, avril 1999 , 174 pages.

  • Un Tatar au Japon

    Abdürrechid IBRAHIM, Un Tatar au Japon. Voyage en Asie (1908-1910), Sindbad Actes Sud, La Bibliothèque turque, Traduit du turc ottoman par Işık Tamdoğan-Abel, octobre 2004, 272 pages.