• (Re)découvrir Diyarbakır, les entrepreneurs du patrimoine mondial, par Julien Boucly

    (Re)découvrir Diyarbakır

    Les entrepreneurs du patrimoine mondial

    À ce jour, la candidature de Diyarbakır pour inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, présentée sous l’intitulé de « Paysage culturel de la forteresse de Diyarbakır et des jardins d’Hevsel », doit être soumise à l’étude des experts de l’organisation internationale. Finalisé par la Municipalité Métropolitaine de Diyarbakir et transmis au centre du patrimoine mondial en janvier 2014,1 ce dossier dissimule encore une profonde incertitude concernant ses chances d’aboutir. Rien n’est moins acquis d’avance en effet que l’entrée dans la collection du patrimoine mondial de cette zone urbaine et agricole aujourd’hui menacée d’affectation au statut de réserve foncière.2

  • Adnan Çelik "L’infra-politique des Kurdes dans « les années de silence » La contrebande : un défi aux frontières étatiques"

    Adnan Çelik, "L’infra-politique des Kurdes dans « les années de silence ». La contrebande : un défi aux frontières étatiques", Études Kurdes, septembre 2018, vol.12, pp.47-78.

  • André Poisson "La géologie du sud-est de Sivas d'hier à aujourd'hui" 10/12/13

    "Ernest Chaput Meeting"
    14h-16h30
    Université d'Istanbul, département de géologie, Avcılar-Istanbul
    Intervention en anglais et en turc
    http://muhendislik.istanbul.edu.tr/jeoloji/

    echaput600

    La Conférence Ernest Chaput, co-organisée par l'IFEA et le département de géologie de l'Université d'Istanbul, s'est déroulée à la faculté d'Ingénierie de l'Université d'Istanbul le mardi 10 décembre 2013 et a été un succès (voir photos): plus de 200 personnes rassemblées dans l'amphithéâtre de la Faculté d'Ingénierie ont écouté la conférence donnée par le géologue français André Poisson, professeur retraité de l'Université d'Orsay, membre de la vénérableSociété Géologique de France (fondée en 1830) et spécialiste du bassin de Sivas. André Poisson travaille depuis 1964 sur la Turquie. Il a contribué à tisser un dense réseau de collaboration scientifique entre la Turquie et la France (Orsay, Université de Pau) dans le champ de la géologie. D'abord lié auM.T.A. (Maden Tetkik ve Arama), sorte de BRGM turc fondé en 1935, André Poisson a ensuite développé des liens avec de nombreuses universités en Turquie, d'İzmir à Sivas, en passant par ODTÜ. Lors de son passage à l'occasion de la Conférence Chaput, il a laissé à l'IFEA de nombreuses thèses de géologie concernant la Turquie soutenues sous sa direction ou au jury desquelles il a participé.

    Avant la longue intervention d'André Poisson, le professeur Sinan Öngen a évoqué le rôle et l'influence d'Ernest Chaput dans le développement de la géologie universitaire turque, et le professeur de géographie Ahmet Ertek (toujours de l'Université d'Istanbul) a rappelé le fait que Chaput avait d'abord été appelé pour consolider la géographie physique au département de géographie de l'Université d'Istanbul (de 1928 à 1931).

    On tient à remercier le professeur Simav Bargu, géologue de l'Université d'Istanbul, le professeur Osman Yılmaz qui nous ont aidés à organiser cette demi-journée, ainsi que toute l'équipe pédagogique du département de géologie pour l'accueil très chaleureux réservé aux membres de l'IFEA présents et pour la visite du splendide musée géologique aménagé au sein du département.

    À signaler le manuscrit sous presse en décembre 2013 de la revue de cette Société : Jean-Paul CALLOT, Charlotte RIBES, Charlie KERGARAVAT, Cédric BONNEL, Haluk TEMIZ, André POISSON, Bruno VRIELYNCK, Jean-François SALEL, Jean-Claude RINGENBACH : "Salt tectonics in the Sivas basin (Turkey): crossing salt WALLS and minibasins".

    Photos de la journée : http://muhendislik.istanbul.edu.tr/jeoloji/?p=9539

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  • C. Kepinski, M.-O. Rousset "Tilbeshar, ville majeure et carrefour d'influences à l'âge du Bronze et à l'époque médiévale" 28/05/14

    Conférence en archéologie
    Mercredi 28 mai 2014 à 18h à l'IFEA
    Christine Kepinski (CNRS ArScAn Maison Réné-Ginouvès Nanterre), Marie-Odile Rousset (CNRS Gremmo Maison de l’Orient et de la Méditerranée Lyon)
    "Tilbeshar, ville majeure et carrefour d'influences à l'âge du Bronze et à l'époque médiévale"
    Intervention en français

    Situé à l’ouest de l’Euphrate, sur l’isohyète des 400 mm, Tilbeshar se trouve dans une petite plaine abondamment drainée par le Sajour, l’Aynifer et plusieurs sources. C’est une grande ville au Bronze Ancien dès le deuxième quart du troisième millénaire puis au Bronze Moyen et sa superficie maximum atteint 56 hectares. Après une période d’abandon et quelques occupations sporadiques achéménide puis byzantine, Tilbeshar est à nouveau une agglomération importante durant la période médiévale et principalement aux XIIème et XIIIème siècles. Les résultats de sept campagnes de fouilles précédées de prospections, et de plusieurs missions d’études seront présentés brièvement.

  • C. Scalbert-Yücel - M. Girard : Heritage as a Category of Public Policy in the Southeastern Anatolia Region

    Clémence Scalbert-Yücel, Muriel Girard, "Heritage as a Category of Public Policy in the Southeastern Anatolia Region" in Aymes, M., Gourisse B., Massicard, É., Order and Compromise: Government Practices in Turkey from the Late Ottoman Empire to the Early 21st Century, Brill, 2015, 436 p. ISBN: 9789004289796

  • EJTS 20 | Heritage Production in Turkey. Actors - Issues - Scales - Part II

    Heritage Production in Turkey. Actors, Issues, and Scales - Part II. Producing an Official Heritage in a Time of "Neo-Ottomanism": Critical Approaches  is the 20th installment of the European Journal of Turkish Studies at http://ejts.revues.org/4933

    This is the second of two issues focusing on heritage production in contemporary Turkey. The first was released on December 2014 and can be reached at http://ejts.revues.org/4930.

    Edited by Muriel Girard (ENSA, Marseilles), this issue offers offers thought-challenging insights on "Alternative heritages" against dominant neo-Ottomanism.

  • Güneydoğu Anadolu’nun tarihi ile ilgili hikâyeler ve bölgedeki kültür mirası Vitrini

    Kültür odaklı yayınlarda, 2000li yılların başından itibaren, Güneydoğu Anadolu’da özellikle Diyarbakır, Mardin ve Şanlıurfa’da bir artış gözlenmiştir. Bu şehirlerin tarihi ile ilgili hikâyeler, mevcut kültürel mirasın yeniden keşfi ve sınır tanımayan turizmi geliştirme politikalarının da etkisi ile yeniden şekillenmektedir. Turistlerin oluşturduğu yeni kitleleri olduğu kadar, aidiyet konusuna kayıtsız kalmayan sakinleri de hedefleyen yerel kimlikle ilgili yeni söylemler geliştirilmektedir.

    Tarihle ve yerel kimlikle ilgili söylemin yazımı ve yayımı incelenirken, akademik çalışmaların, okul kitaplarının ve devletin resmi söyleminin ele alınmasıyla yetinilemez. Yerel kimliğin imalat ve dile getirilme yöntemleri, turistik ve bölgesel kalkınma alanlarında çeşitlilik göstermektedir. Turistik tanıtım kitapçıkları ve rehberler, kurumsal projelerin reklamları, kültür odaklı yayınlar, sanat ve fotoğrafçılık alanındaki çalışmalar da ilgilenilmesi gereken diğer... https://dipnot.hypotheses.org/2024

  • J. Boucly "World Heritage Manufacture in Turkey and the Introduction of a New Public Policy System"

    Julien Boucly, "World Heritage Manufacture in Turkey and the Introduction of a New Public Policy System", in Girard M., Polo JF., Scalbert-Yücel C. (eds) Turkish Cultural Policies in a Global World. Palgrave Macmillan, pp. 233-257. lien

    From the 2000s, Turkey has become increasingly committed to the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) World Heritage program. It has implemented a whole raft of measures, including numerous applications for cultural heritage listing, increased financial contributions, and active participation in UNESCO’s functioning, all of which indicate the ambition of the Turkish government to become a key player in UNESCO arenas.

  • Les « Jardins de l’Hevsel » : patrimonialisation ou urbanisation ?

    Les jardins de l’Hevsel à Diyarbakır viennent d’être admis, avec le centre historique et ses murailles, sur la liste indicative du patrimoine de l’UNESCO par le Ministère turc du Tourisme et de la Culture.  Ils représentent une surface d’environ 300 hectares étagés entre la muraille romaine et le Tigre. Voués à la culture du murier du ver à soie à l’époque ottomane, ces jardins vivriers et historiques sont à nouveau partagés entre l’agriculture et l’arboriculture. Ils constituent, fait notable, une « réserve historique» de première importance pour l’étude des jardins en Haute-Mésopotamie dont nous n’avons que trop peu d’exemples, pour ne pas dire pas d’exemple. À Amida/Diyarbakir des jardins sont cités dès le IXème siècle avant J.-C  par les Annales royales assyriennes qui rapportent que  le roi Assurnasirpal II combattit devant les portes d’Amida et réduisit ses vergers. Et c’est entre Tigre et Euphrate que doivent être recherchées les réalités qui ont donné lieu à « l’Invention du Paradis » et à ses descriptions dans les textes sacrés, Bible et Coran.

    Lire la suite sur Dipnot

  • Martine ASSÉNAT

    Maître de conférences d’histoire romaine à l’Université Paul-Valéry Montpellier III
    Spécialités : histoire urbaine, histoire du paysage, carte archéologique, questions de patrimoine
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    Coordinatrice du groupe Amida/Diyarbakır antique, IFEA

    Page personnelle

  • Michaël Thevenin - Les pratiques pastorales dans le sud-est de la Turquie. Chronique d’une culture séculaire dans une puissance émergente - 12/04/2013

    Michaël Thevenin (accompagnateur en montagne et chercheur indépendant)
    Les pratiques pastorales dans le sud-est de la Turquie. Chronique d’une culture séculaire dans une puissance émergente
    Vendredi 12 avril 2013 à 18h à l'IFEA

    Intervention en français

    L’intervention se propose de donner un aperçu sur un sujet qui n’a plus été abordé concrètement dans sa globalité depuis au moins 40 ans : les pratiques pastorales à l’Est de l’Euphrate en Turquie, selon la répartition ethnique définie par X. De Planhol en 1959 et reprise par M. Bazin et S. De Tapia en 2012 (à l’ouest du fleuve, les tribu Turkmènes, à l’Est, les tribus kurdes) des populations kurmandjiphone ou zazaphone, d’ethnie kurde ou assimilé Kurde. Il s’agira dans un premier temps de présenter une géographie écologique et socio-économique succincte du terrain étudié, et de faire un état des lieux de l’élevage ovin en Turquie en particulier dans zone concernée, d’appréhender à travers l’exemple des tentes son imbrication identitaire et sa diversité dans le contexte anatolien. Par la suite nous essaierons de questionner la raison de cette diversité, et si celle-ci constitue une résilience spécifique au pastoralisme des éleveurs kurdes. Enfin, dans une dernière partie en forme de conclusion, nous aborderons l’avenir de ces pratiques en Turquie au travers des outils de préservations actuellement mis en œuvre : la patrimonialisation. Une patrimonialisation est-elle possible ou seulement pertinente dans le contexte anatolien?
    La conférence de Michaël Thevenin sera suivi d'une exposition photographique du 13 au 26 avril 2013 inclus.

     http://www.pastoralismjournal.com/content/1/1/23

     

     

  • Nicolas GAİLHARD

    Archéologue spécialiste de la préhistoire

    Page personnelle

     

  • Nouvelle étape dans la candidature de Diyarbakır à l'UNESCO et histoire de la candidature

    http://www.aa.com.tr/tr/haberler/279995--diyarbakir-surlari-unesco-yolunda

    UNESCO Dünya Miras Listesine Başvuru Dosyası Hazırlama ve Alan Yönetim Plan Çalışması:

    2000 yılında UNESCO Dünya Mirası Geçici Listesinde yer alan Diyarbakır Kalesi’nin asıl listeye alınması için çalışmalar 2011 de Kültür Bakanlığı ve Büyükşehir Belediyesinin ortak çalışması ile tespit edilen alan sınırının bakanlıkça kabul edilmesi ile başlamış oldu. Alan Sınırının onayı ile Ocak 2012 tarihinde Diyarbakır’ daki kurumların ve Büyükşehir Belediyesinin ortak kararı olarak  Arkeolog Nevin Soyukaya Alan Başkanı olarak bakanlık oluru ile atandı.

  • Présentation

    Métropole de Haute-Mésopotamie, Diyarbakır est une ville historique majeure du Proche-Orient. À la croisée de la Turquie, de l’Iran, de la Syrie et de l’Irak, elle est dotée d’un patrimoine unique et exceptionnel. Capitale culturelle et économique de la Turquie de l'Est, elle est le relais migratoire principal de populations rurales dont celles fuyant les conséquences des conflits nés de la question kurde ou de la politique des grands barrages. La ville  connaît une situation de forte pression démographique. De 274 000 habitants en 1980 sa population a dépassé  le million et demi d'habitants en 2012. Cette tension s’est d’abord exercée sur la ville historique dont les limites coïncident avec une muraille spectaculaire, vestige insolite du limes romain. Cet afflux de migrants, en investissant les espaces bâtis et en recyclant les matériaux trouvés sur place, menaçait d’endommager irréversiblement un patrimoine fragile, notamment la muraille devenue point d’appui de centaines de gecekondu. Cette situation a eu pour conséquence d’engager  les pouvoirs publics dans une politique active de protection et de mise en valeur du centre historique, le Suriçi, intégrant tout à la fois un cahier des charges volontariste et un rapprochement avec le monde de la recherche et de la conservation du patrimoine. Cette volonté politique s’est d’ores et déjà traduite par un certain nombre de réalisations comme la réhabilitation du quartier d'Içkale, l’aménagement de jardins publics de part et d’autres de la muraille de Diyarbakır, le rachat et la restauration d’un certain nombre de bâtiments historiques, la conception en cours d’un musée de la ville et d'un centre de recherche sur son  histoire,  son patrimoine, mais encore par des opérations en partenariat avec des organismes étrangers. Ainsi le projet Ben-U-Sen en lien avec les Ateliers Internationaux de Maitrise d’œuvre Urbaine de Cergy-Pontoise  a réuni des experts internationaux pour réhabiliter ce quartier de dipler. De même, le projet AMIDA, dans lequel s'intègre cet observatoire, associe des universités italienne, françaises, le CNRS et des chercheurs venus d'horizons différents à fins d'étudier et de valoriser le patrimoine antique de la ville et notamment dans la perspective d'une inscription du site sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.   

    Cet observatoire propose des pages d’actualités relayant essentiellement des articles de presse qui permettent de comprendre l'importance des politiques patrimoniales dans le Sud-Est de la Turquie, des ressources documentaires, et enfin des pages davantage consacrées à la recherche, à ses résultats et à la présentation, sous forme de petits articles, du site historique.

  • Projet AMIDA

    AMIDA (Archéologie Mesure Innovation Développement Anatolie) : Observatoire urbain du patrimoine historique de Diyarbakır. Partenaires : IFEA - Mairie de Diyarbakır - Université de Rome La Sapienza - Université Paul Valéry Montpellier III - MAP-GAMSAU UMR 3495 - CICRP Marseille

    Comme dans de nombreuses villes méditerranéennes la situation de forte pression démographique à Diyarbakır pose la double question de savoir comment

    1. protéger un patrimoine architectural/archéologique unique et
    2. gérer un développement toujours plus gourmand d’espace dont la protection est pourtant essentielle.

    Cette problématique est d’autant plus sensible qu’aucune étude scientifique d’ensemble du patrimoine de cette ville majeure de l'Antiquité romaine au Proche-Orient n’a été entreprise depuis les travaux novateurs d’Albert Gabriel (1930-1940).

    L’ambition de notre projet est de prendre une empreinte de la ville contemporaine dans tout ce que cet environnement comporte de vestiges archéologiques et historiques ; de procéder à une analyse scientifique de ces vestiges débouchant sur une étude de la topographie historique de la ville au cours des siècles. Pour réaliser ces objectifs il est nécessaire de provoquer une réflexion intégrant scientifiques (archéologues, historiens, urbanistes) et politiques (Mairie de Diyarbakır) et de développer des outils performants (SIG, modélisation 3D, relevés) qui permettraient non seulement d’analyser et de gérer la documentation scientifique (qu’il faudra produire), mais aussi de sensibiliser (par l’internet et en multilingue) le public scientifique et les autorités ainsi que les habitants, la société civile, et les acteurs socio-économiques sur la valeur de leur environnement patrimonial et ce dans la perspective d’un développement durable et d’une cohabitation ancien/moderne.

    Ce travail permettra également aux autorités d'anticiper les plans d'urbanismes touchant le cœur de la vieille ville dans un contexte d'exacerbation démographique. Le projet AMIDA sera à l’origine de coopérations neuves entre les partenaires qui déboucheront dans un temps relativement bref (2 ans) sur une étude originale et une synthèse substantielle permettant d’impulser une dynamique et de poser des bases solides pour le développement de recherches futures à Diyarbakır, mais également pour le tourisme culturel et pour la constitution d’un dossier de classement du site à l’Unesco.

    Ce projet a pour ambition d'impulser les recherches sur Diyarbakır par la mise en oeuvre d'une dynamique inter-institutionnelle, inter-disciplinaire et internationale

    • Contribuer à extraire Diyarbakır de son isolement géographique en portant à la connaissance du monde scientifique, mais aussi du grand public, sa richesse en termes de patrimoine archéologique, architectural, culturel et naturel.
    • Faire en sorte que la promotion de la ville soit faite en lien avec la protection et la mise en valeur de l'environnement.
    • Favoriser les échanges et les dialogues sur le thème des politiques de la culture dans cette région du monde
    • Provoquer une réflexion sur le développement durable des villes méditerranéennes à croissance rapide.

    Résultats attendus

    • Création d'un observatoire urbain à Diyarbakır en lien avec les partenaires du projet.
    • Création d'une carte archéologique de type GIS, consultable via internet par l'ensemble de la communauté scientifique.
    • Pérennisation d'un groupe de travail inter-disciplinaire, inter-institutionnel et international accueillant des stagiaires.
    • Formation des étudiants et sensibilisation aux singularités patrimoniales dans les pays du Sud
    • Retombées économiques en direction de l'artisanat local (taille de pierre), et du tourisme (SIG et aide à la rédaction du dossier UNESCO)
  • Tilbeşar

    Localisation du site: Vallée du Sajour, affluent rive droite de l’Euphrate. Préfecture de Gaziantep (Turquie, sud-est)

    Responsable de la mission: Christine Kepinski (C.N.R.S., UMR 7041), en collaboration avec le musée de Gaziantep.

    Coordonnées : C.N.R.S. UMR 7041, Archéologies et Sciences de l’Antiquité, Maison René-Ginouvès, 21, allée de l’Université, boite 14, 92023 – Nanterre Cedex, France. Tel : 33 1 46 69 24 88. Fax : 33 1 46 69 24 86. Email : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Périodes concernées : Chalcolithique, Bronze Ancien, Bronze Moyen, Achéménide, Byzantin, Médiéval.

    Activités :

    Les deux premières années, 1994 et 1995, ont été consacrées à la prospection du site et à de brefs sondages. De 1996 à 2000, cinq campagnes de fouilles ont eu lieu, chaque printemps. Puis trois missions d’études se sont déroulées de 2001 à 2004. Les opérations de terrain devraient reprendre à partir de 2005. Nos travaux sont essentiellement financés par le Ministère des Affaires Etrangères et bénéficient de sa caution scientifique ainsi que de celles du Centre National de la Recherche Scientifique et de l’Institut Français d’Etudes Anatoliennes d’Istanbul

    Présentation Générale :

    Tilbeshar comprend une citadelle haute de 40 m entourée d’une ville basse conservée entre 2 et 6 m au-dessus du sol vierge. Occupé fort probablement dès le Néolithique, Tilbeshar possède des niveaux importants du Chalcolithique limités à une partie du site. Elle acquiert un caractère urbain au Bronze Ancien et au Bronze Moyen et son extension maximum s’élève à 56 hectares. Après une longue période d’abandon, et une réoccupation partielle achéménide puis byzantine, Tilbeshar est à nouveau une ville importante durant la période médiévale et principalement aux XIIème et XIIIème siècles ; la place devient alors, durant la période croisée et pendant cinquante ans, la résidence des Comtes d’Edesse, connue sous le nom de Turbessel, avant de tomber aux mains des Ayyoubides.
    Les données des fouilles récentes illustrent régulièrement la parenté des processus culturels développés par l’Irak du nord, la Syrie et la Turquie du Sud-est. En entreprenant les fouilles de Tilbeshar, on cherchait un site servant de jalon tant géographique que chronologique entre diverses régions, différentes périodes et cultures, depuis le Chalcolithique jusqu’au Bronze Moyen.

    Principaux résultats :

    Après l’expansion urukéenne, de la fin du quatrième millénaire, Tilbeshar est un établissement fortifié de taille réduite, environ 6 hect. On note plusieurs exemples d’adaptation ou d’imitations des critères caractéristiques de la période antérieure (murs en brique crue avec redents et alternance d’assises en parpaings et paneresses, céramique à engobe réservée etc.)

    • Entre 2900 et 2700 av. J-C, appauvrissement des principes architecturaux, absence de mur d’enceinte mais céramique très comparable à celle du niveau précédent.
    • Entre 2700 et 2500, première ville basse nord, l’occupation couvre environ 30 hect. Murs ou fondations en pierre et assemblage céramique entièrement nouveau (apparition cér. métallique). Plateforme en brique crue sur citadelle.
    • Entre 2500 et 2250, extension maximum au nord comme au sud, 56 hect. Première attestation de l’olivier et de la vigne. Grande homogénéité culturelle de toute la boucle de l’Euphrate.
    • 2250-2100/2000, idem mais nouveaux caractères, apparition de fondations de murs de type cyclopéen, plusieurs nouvelles formes céramique.
    • 2100/2000-1950, bref abandon
    • 1950-1800, réoccupation mais contraction, environ 30 hectares. Assemblage céramique nouveau, quelques formes perdurent mais pâtes plus grossières et peu de diversité.
    • 1800-1600, occupation couvre à nouveau 56 hect. De grandes jarres et des gourdes à anse bifide déterminent une certaine identité culturelle caractéristique de toute la vallée de l’Euphrate, en relation avec le commerce de l’huile d’olive et du vin.
  • Zoltan Biedermann "From Van to the Caspian Sea: Portuguese and Italian Maps of Eastern Anatolia and Armenia, 1500-1600" 19/05/14

    Séminaire "Mers ottomanes, de la Méditerranée à l'Océan Indien"
    Lundi 19 mai 2014 à 18h à l'IFEA
    Zoltan Biedermann (University College London (UCL), As. Prof.)
    "From Van to the Caspian Sea: Portuguese and Italian Maps of Eastern Anatolia and Armenia, 1500-1600"
    Intervention en anglais

    Various mapmaking traditions engaged with the East Anatolian - Caspian region in the sixteenth century, each looking at it from a different angle: while Ottomans geographers observed their empire from Istanbul, Venetians collected data from travellers and diplomats to Persia, and Portuguese cartographers observed the region from Goa. The presentation explores these points of contact and highlights the gaps they produced in the cartography of the region.