• A. Braux : Glissements de frontières et rééquilibrage des centralités : anciens et nouveaux usages caucasiens d’Istanbul

    Adeline Braux, "Glissements de frontières et rééquilibrage des centralités : anciens et nouveaux usages caucasiens d’Istanbul", Anatoli 7 p. 215-229

  • Adnan Çelik "L’infra-politique des Kurdes dans « les années de silence » La contrebande : un défi aux frontières étatiques"

    Adnan Çelik, "L’infra-politique des Kurdes dans « les années de silence ». La contrebande : un défi aux frontières étatiques", Études Kurdes, septembre 2018, vol.12, pp.47-78.

  • Adnan Çelik, « Cent ans de malédiction ! La confrontation symbolique relative au génocide des Arméniens dans les « contre-mémoires » des kurdes »

    Adnan Çelik, « Cent ans de malédiction ! La confrontation symbolique relative au génocide des Arméniens dans les « contre-mémoires » des kurdes » in Joceline Chabot et al. (eds.), Le génocide des Arméniens : Représentations, Traces, Mémoires, Presses de l’Université Laval, Canada, p. 135-148.

    En 2015 avait lieu le 100e anniversaire du génocide des Arméniens. Durant la Première Guerre mondiale, plus d’un million d’Arméniens ont été exterminés en raison d’une politique génocidaire instaurée et perpétrée par les autorités en place dans l’Empire ottoman. Aujourd’hui, ce drame est considéré comme l’un des premiers génocides du XXe siècle.

    Ce livre, qui réunit des chercheurs nationaux et internationaux, explore les thèmes et les questions qui animent les recherches les plus récentes sur le génocide des Arméniens. Les chapitres qui composent cet ouvrage collectif sont regroupés autour de trois axes : représentations, traces et mémoires. En privilégiant une approche multidisciplinaire, il s’agit de rendre compte des dimensions multiples de cet objet d’étude et de mettre en relief les aspects structurants des débats actuels sur le génocide des Arméniens.

  • Adnan Çelik, et Béatrice Garapon. « De l’exil à la représentation parlementaire : une nouvelle génération d’élites kurdes en politique (1946-1955) »

    Adnan Çelik, et Béatrice Garapon. « De l’exil à la représentation parlementaire : une nouvelle génération d’élites kurdes en politique (1946-1955) », Anatoli 8, p. 205-232.

    Anatoli est une publication annuelle consacrée à l’étude pluridisciplinaire de l’espace qui s’étend de l’Adriatique à la Caspienne. Elle s’intéresse aux cultures – grecque, latine, slave, turque, persane, géorgienne, arménienne, juive, etc. – qui l’ont habité et façonné. Les territoires de cet espace, aujourd’hui fragmenté, furent jadis unifiés, au moins partiellement, par des pouvoirs impériaux, dont le dernier fut l’Empire ottoman. Ils en gardent bien des traits communs, souvent sous forme latente. L’importance de cet espace pour l’Union européenne est une évidence.

    Ce numéro s’intéresse à la question kurde, dont la population est répartie sur les territoires turc, iranien, irakien et syrien. La « cause kurde », exprimée pacifiquement ou par le recours à la lutte armée, consiste à faire accepter le groupe kurde comme un sujet à part entière de l’histoire, décidant lui-même de son statut juridique, administratif et politique. Les événements récents au Moyen-Orient ont eu pour conséquence l’affaiblissement de Bagdad et de Damas, et l’effacement de la frontière qui sépare les Kurdes irakiens et syriens. Mais l’Iran et la Turquie comptent bien contrôler et rester des acteurs majeurs de la question kurde aujourd’hui.

    Les vagues de mobilisations successives depuis la fin des années 1950 semblent avoir doté la « cause kurde » d’une réelle légitimité ; elles ont permis une transmission des expériences et des modes d’action, ainsi qu’un rajeunissement et une féminisation de la contestation. Mais les Kurdes pourront-ils pour autant survivre dans un environnement à tel point brutalisé ?

  • AKSAZ Elif, « Les sciences sociales nationales et le « transnationalisme des migrants ». Continuité et rupture dans les approches suivies en France et en Turquie pour étudier l’émigration turque vers l’Europe »

    AKSAZ Elif, « Les sciences sociales nationales et le « transnationalisme des migrants ». Continuité et rupture dans les approches suivies en France et en Turquie pour étudier l’émigration turque vers l’Europe », Anatoli, De l’Adriatique à la Caspienne. Territoires, politique, sociétés, n° 9, « Migrants et réfugiés en Turquie, dans leur contexte historique, politique et social », sous la direction de Elif AKSAZ et Catherine WIHTOL de WENDEN, pp. 155-168.

  • Anatoli 7 Istanbul, capitale régionale et ville-monde

    Anatoli 7: Istanbul, capitale régionale et ville-monde, sous la direction de Jean-François Pérouse, Paris, CNRS Éditions, 2016, 316 p. ISBN : 978-2-271-09329-5

  • Anouck Gabriela Côrte Real « A Neo-Liberal Exception? The Defence Industry ‘Turkification’ Project »

    Anouck Gabriela Côrte Real « A Neo-Liberal Exception? The Defence Industry ‘Turkification’ Project », International Development Policy8, 2017. DOI : 10.4000/poldev.2456.

    Presented at once as an example, and even a condition of the economic, technological, political and security development of Turkey, the ‘Turkification’ of the defence industry lies at the heart of the government’s legitimacy. Following a socio-historical approach, this chapter aims to understand how this major project, inseparable from the ongoing formation of the state and of a national bourgeoisie organically related to it, was reconfigured in the neo-liberal era not despite globalisation but based on it, particularly through the commodification of Muslim solidarity and military protection. This project appears to constitute an instrument of ‘nationaliberal’ extraversion that is part of an unstable quest for hegemony, riven by numerous conflicts.

  • Anouck Gabriela Côrte Real Pinto, "Privatisations de masse en Turquie (1980-2005) : limites et ambivalence de l’UE"

    Anouck Gabriela Côrte Real Pinto, "Privatisations de masse en Turquie (1980-2005) : limites et ambivalence de l’UE", in Claire Visier (dir.), La Turquie d'Erdoğan. Avec ou sans l'Europe ?, Rennes, PUR 2018, pp. 137-186.

    La tentative de coup d’État militaire du 15 juillet 2016, suivie d’un « coup d’État civil » orchestré par le gouvernement afin d’écarter toute opposition potentielle, a largement fini d’enterrer toute perspective d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. L’objectif de cet ouvrage est de réfléchir aux effets du processus d’élargissement initié par l’UE vers la Turquie au-delà de la question de l’adhésion, et d’analyser les changements qu’elle contribue à induire dans l’action publique turque.

  • Apartman, Galata'da Yeni Bir Konut Tipi

    Ayşe Derin Öncel,
    Apartman, Galata'da Yeni Bir Konut Tipi
    IFEA/Kitapyayınevi, 2010 İnsan ve Toplum Dizisi, ISBN : 978-605-105-053-9

  • Armand Aupiais-L'Homme « Les évangéliques des Suds à Istanbul »

    Armand Aupiais-L'Homme « Les évangéliques des Suds à Istanbul », Anatoli, De l’Adriatique à la Caspienne. Territoires, politique, sociétés, n° 9, « Migrants et réfugiés en Turquie, dans leur contexte historique, politique et social », sous la direction de Elif AKSAZ et Catherine WIHTOL de WENDEN

  • Ayşegül Bozan « Tayyip Erdoğan et les jeunes militants de l’AKP : Identification et coproduction d’une figure de leader »

    Ayşegül Bozan, « Tayyip Erdoğan et les jeunes militants de l’AKP : Identification et coproduction d’une figure de leader », Confluences Méditerranée 2018/4 107 pp. 29-42. https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2018-4-page-29.htm

    Cet article approche la question de l’autoritarisme politique par le biais d’une analyse qualitative des représentations politiques des jeunes militants de l’AKP concernant leur leader Tayyip Erdoğan. Il examine particulièrement trois questions : comment les jeunes militants s’identifient-ils au leader politique ? Comment ce dernier cadre-t-il et modifie-t-il les opinions et représentations ? Et enfin, comment les militants contribuent-ils à la consolidation du pouvoir du leader en cadrant et faisant circuler continuellement son image ?

  • B. Balcı & T. Liles, "Turkey’s Comeback to Central Asia"

    B. Balcı & T. Liles, "Turkey’s Comeback to Central Asia", Insight Turkey, 20(4) 2018, p. 11-26. Lien

    As regularly noted in academic sources and regional analyses, Turkey is situated at the crossroads of several regions that were historically dominated or targeted by Ottoman rulers. Regardless of what the leadership of post-Ottoman Turkey may have intended, the country has always been sensitive to political developments in the Middle East, the Balkans, the wider Black Sea region and the Mediterranean. Although never part of the Ottoman Empire, post-Soviet Central Asia has garnered equally strong interest among Turkish policymakers, not least because of ethnic, linguistic, and religious commonalities. Yet, Central Asia’s position in Turkish foreign policy has received comparatively scant analytical attention in recent years, in part due to Turkey’s deepening involvement in the Syrian civil war since 2013 and the concomitant deterioration in relations with its traditional Western allies. Nevertheless, despite foreign policy failures close to its own borders, Turkey has developed and maintained mostly positive relations with the Central Asian republics.

    This commentary provides an overview of Turkish foreign policy in Central Asia and aims to shed light on Ankara’s multifaceted approach to the region. Our main argument is that Turkey’s Central Asia policy –although initially shaped by a romanticized and unrealistic pan-Turkic worldview– witnessed a fundamental reorientation towards more achievable policy goals from the mid-1990s. While ethnolinguistic identity never completely disappeared from Turkish policy vis-à-vis Central Asia, Turkey has largely dispensed with its pan-Turkic aspirations and has increasingly relied on a sophisticated combination of bilateral relations, multilateral institutions, economic linkages, and soft power initiatives to further its aims in the region.

  • Bayram Balcı « Situating the Gülen Movement in France and in Europe »

    Bayram Balcı « Situating the Gülen Movement in France and in Europe », Politics, Religion & Ideology, Volume 19, 2018 - Issue 1: Ruin or Resilience? The Future of the Gülen, pp. 69-80 https://doi.org/10.1080/21567689.2018.1453262

    Fethullah Gülen’s Turkish socio-religious movement has been active in Europe for over a decade in the spheres of education and interfaith dialogue. Operating outside Turkey and with relative freedom of association and expression, the Gülen movement has begun to carve out its niche in European Islam. Unlike in the United States, where supporters have chartered full-time schools, members of the Gülen movement in France and Germany mostly offer after-school tutorial services. It is within these programs that Fethullah Gülen’s moral and ethical worldview is being exposed to increasing numbers of young people of mainly Turkish descent. These activities elude easy categorization as religious commitment. Yet the Gülen movement remains an Islamic organization that is directly implicated in the religious sphere because of its explicitly universalistic and humanistic approach. Rather than aiming at literally spreading the religion of Islam, the organization works to improve Islam’s public image in Western contexts.

  • Bayram Balcı et Emmanuelle Armandon, "La Russie dans l’espace postsoviétique : une référence parmi d’autres ?"

    Bayram Balcı et Emmanuelle Armandon, "La Russie dans l’espace postsoviétique : une référence parmi d’autres ?" dans Anne de Tinguy (dir.) La Russie dans le monde, CNRS Editions, pp. 113-140. http://www.cnrseditions.fr/geopolitique/7829-la-russie-dans-le-monde.html

  • Bayram Balcı et Jean-Paul Burdy, « L’affaire Khashoggi. Quelles implications régionales et internationales pour la Turquie ? »

    Bayram Balcı et Jean-Paul Burdy, « L’affaire Khashoggi. Quelles implications régionales et internationales pour la Turquie ? », Etudes Revue de culture contemporaine, février 2019, pp.7-18. https://www.cairn.info/revue-etudes-2019-2-page-7.html

    L’assassinat à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi révèle la forte tension entre la Turquie et l’Arabie saoudite. Ce sont deux conceptions de l’islam sunnite qui s’affrontent. C’est aussi une question de leadership sur le monde musulman. Ce n’est pas sans lien avec la question iranienne, ni avec la position des États-Unis qui hébergent le prédicateur Fethullah Gülen, ennemi numéro un du président turc.

  • Bayram Balcı et Sylvie Taussig, « Grandeur et déclin d’une alliance entre deux structures politico-religieuses, le mouvement de Fethullah Gülen et le parti AKP de Recep Tayyip Erdoğan en Turquie »

    Bayram Balcı et Sylvie Taussig, « Grandeur et déclin d’une alliance entre deux structures politico-religieuses, le mouvement de Fethullah Gülen et le parti AKP de Recep Tayyip Erdoğan en Turquie », Critica Masonica12, décembre 2018

    Les temps de paix et d’harmonie sont bien rares entre hommes et sociétés, entre religions et cultures, entre ordre spirituel et ordre politique. La relation conflictuelle et ambiguë entre religion et politique semble inhérente entre autres à l’islam tant elle est ancrée dans son histoire depuis les origines, depuis la disparition de Mahomet, considéré comme le Prophète de l’islam et celui par qui la Révélation a été faite. Nombreux ont été ceux qui, parmi les successeurs du prophète et les califes, sont morts assassinés. Tous les empires musulmans qui se sont succédé dans l’histoire – omeyyades, abbassides, fatimides, safawides, timourides, moghols etc. – ont connu une cohabitation difficile voire sanglante entre le temporel et le spirituel. Dans l’empire ottoman, le dernier des grands empires musulmans, le pouvoir politique a toujours réussi à subjuguer la religion, tout en l’instrumentalisant pour lui conférer un rôle central. Cette suprématie de l’État sur le religieux a, par la suite et dans une certaine mesure, facilité la tâche à Mustafa Kemal Atatürk quand, dès la fondation de la république, ce dernier a imposé le système laïque. Il ne s’agissait cependant pas d’une laïcité entendue comme séparation des pouvoirs et neutralité de l’État ; l’islam, religion officielle était organisée (et le reste) dans le cadre d’un ministère du Culte, et le culte est administré par des fonctionnaires. Cette conception autoritaire de l’État et la mise sous tutelle de la religion ont donné lieu à des dérives d’autant qu’elles impliquaient que l’État définît et cantonnât le religieux...

  • Bayram Balcı, "La Turquie, l’Iran et la Russie, nouvelles forces de stabilisation du Moyen-Orient ?"

    Bayram Balcı, "La Turquie, l’Iran et la Russie, nouvelles forces de stabilisation du Moyen-Orient ?" in Anne de Tinguy (dir.),  Regards sur l’Eurasie. L’année politique  2017 / Les Études  du CERI 235-236, février 2018 lien

    Regards sur l’Eurasie. L’année politique est une publication annuelle du Centre de recherches internationales de Sciences Po (Ceri) dirigée par Anne de Tinguy. Elle propose des clefs de compréhension des événements et des phénomènes qui marquent de leur empreinte les évolutions d’une région, l’espace postsoviétique, en profonde mutation depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Forte d’une approche transversale qui ne prétend nullement à l’exhaustivité, elle vise à identifier les grands facteurs explicatifs, les dynamiques régionales et les enjeux sous-jacents.

  • Bayram Balcı, « Asie centrale : écartelés entre les puissances »

    Bayram Balcı, « Asie centrale : écartelés entre les puissances », Alternatives économiques, janvier 2019. https://www.alternatives-economiques.fr/asie-centrale-ecarteles-entre-puissances/00087622

  • Bayram Balcı, Islam in Central Asia and the Caucasus Since the Fall of the Soviet Union

    Bayram Balcı, Islam in Central Asia and the Caucasus Since the Fall of the Soviet Union, Londres, Hurst, 2018. https://www.hurstpublishers.com/book/islam-central-asia-caucasus-since-fall-soviet-union/

    With the end of the Soviet Union in 1991, a major turning point in all former Soviet republics, Central Asian and Caucasian countries began to reflect on their history and identities. As a consequence of their opening up to the global exchange of ideas, various strains of Islam and trends in Islamic thought have nourished the Islamic revival that had already started in the context of glasnost and perestroika—from Turkey, Iran, the Arabian Peninsula, and from the Indian subcontinent; the four regions with strong ties to Central Asian and Caucasian Islam in the years before Soviet occupation.

    Bayram Balci seeks to analyse how these new Islamic influences have reached local societies and how they have interacted with pre-existing religious belief and practice. Combining exceptional erudition with rare first-hand research, Balci’s book provides a sophisticated account of both the internal dynamics and external influences in the evolution of Islam in the region.

  • Bayram Balcı, Renouveau de l’islam en Asie centrale et dans le Caucase

    Bayram Balcı, Renouveau de l’islam en Asie centrale et dans le Caucase, Paris CNRS Éditions.

    Soumises à l’œil de Moscou et au contrôle étroit du fait religieux durant toute la période soviétique, les sociétés centrasiatiques ont longtemps vécu isolées du reste du monde musulman.

    La fin de l’URSS, en 1991, est venue rompre ce confinement. Elle coïncide avec l’entrée des nouveaux États d’Asie centrale et du Caucase dans le phénomène de la mondialisation du religieux.

    Étudier dans le temps long l’islam centrasiatique et caucasien, ainsi que l’influence de la Turquie, de l’Iran, de l’Inde et de l’Arabie Saoudite sur les phénomènes religieux de cette zone, telle est l’ambition de cette riche étude qui applique la méthode de l’histoire connectée aux enjeux les plus contemporains de notre monde globalisé. Circulation des hommes et des idées, clivage entre sunnites et chiites, héritages croisés de plusieurs empires, moghol, safavide, ottoman et soviétique, poids des confréries soufies, mausolées faisant de certaines villes de grands lieux de sainteté…. Autant de thèmes abordés par Bayram Balci au fil de ce vaste tour d’horizon, qui souligne également l’influence des organisations prosélytes qui se sont répandues dans tout l’espace post-soviétique.

    À l’heure où l’islam, plus que jamais divisé, suscite controverses et incompréhensions, Bayram Balci nous invite à reconsidérer l’influence de cette religion en étudiant son développement récent dans les confins d’Asie centrale et du Caucase. Un essai majeur à la croisée de l’histoire, de l’anthropologie et de la science politique.

  • C. Palpant - France/Germany/Turkey: A Candidate Country at Work on Behalf of European Integration

    Catherine Palpant, France, Germany, Turkey:  A Candidate Country at Work on Behalf of European Integration, in "Opening up the Franco-German Dialogue: How Trialogues Can Enhance European Integration", DGAP Analyse n°6, May 2015, pp. 35-38 https://dgap.org/en/think-tank/publications/dgapanalysis/opening-franco-german-dialogue

  • C. Pierre-Magnani, A. Menexiadis : (En)Quête d’hellénisme… Tourisme et visites d’Istanbul en langue grecque

    Céline Pierre-Magnani, Alexis Menexiadis, "(En)Quête d’hellénisme… Tourisme et visites d’Istanbul en langue grecque", Anatoli 7 p. 177-195

  • C. Scalbert-Yücel "The Dream of a Village: The Yeşil Yayla Festival and the Making of a World of Culture in the Town of Arhavi"

    C. Scalbert-Yücel, "The Dream of a Village: The Yeşil Yayla Festival and the Making of a World of Culture in the Town of Arhavi", in Girard M., Polo JF., Scalbert-Yücel C. (eds) Turkish Cultural Policies in a Global World. Palgrave Macmillan, pp. 181-207. lien

    Accompanied by a tulum player wearing a wedding gown and carrying a basket full of fruits, a stilt-walker from Istanbul leads a procession on the main road of the small town of Arhavi. The procession is colourful and diverse, comprising young middle-class Istanbul or Ankara dwellers, including youth and families; foreigners interested in local music and dance; festival workers and volunteers from the region but who have come from Western cities, sometimes accompanied by some family members or friends based locally or spending their summer holidays in their hometown. Passers-by stop to watch the procession that reaches the town square on which are deployed the banners of the 7th edition of the Yeşil Yayla Festival.

     

  • Camille Diane de Félice, "L’Enseignement du 15-Juillet dans les écoles turques : rupture ou continuité dans le processus de fabrique du citoyen républicain ?"

    Camille Diane de Félice, "L’Enseignement du 15-Juillet dans les écoles turques : rupture ou continuité dans le processus de fabrique du citoyen républicain ?", Cahier des IFRE 5, janvier 2018.

     

    Ce cinquième numéro porte sur l’exercice de la citoyenneté dans un espace public en mutation et illustre bien la qualité et l’intérêt d’analyses réalisées au plus près des acteurs du monde contemporain.

    Aujourd’hui comme au XIXème siècle, la citoyenneté s’exprime d’abord dans l’espace physique, celui des villes prioritairement, mais en prenant des formes plus variées. Les mouvements sociaux, contestataires ou révolutionnaires du XXIème siècle défilent dans les rues mais occupent également des places symboliques. Nuit debout à Paris, mouvement des parapluies à Hong Kong, Occupy Wall Street à New York, mouvement de la place Taksim à Istanbul…. Et l’objectif n’est plus seulement de protester par sa présence visible dans l’espace public : les citoyens y échangent des idées, parlent, dans un espace public (re) devenu agora.

    Ces échanges se poursuivent, souvent en direct, sur un autre espace public émergent et facilement accessible : Internet. Forums de discussion en ligne ou réseaux sociaux  : les citoyens parlent au monde et le prennent à témoin. Leurs messages passent les frontières. Est-ce l’apparition d’un espace public mondialisé et ouvert, où s’exprimerait une opinion publique mondiale, et pour lequel une gouvernance démocratique commune serait à bâtir ? Ou bien au contraire un moyen pour les gouvernants de contrôler davantage leurs populations, voire de piéger les opposants, le nouvel espace public devenant un risque pour l’exercice de la citoyenneté ?

    Les articles sélectionnés dans ce Cahier abordent trois aspects principaux de la question en les illustrant par trois projets menés sur le terrain (étude de manuels scolaires, réalisation d’un guide et d’un documentaire, enquête ethnographique). Une première partie s’intéresse à l’adaptation de la citoyenneté à l’évolution de l’espace public : expression en ligne, médiatisation, recours aux experts internationaux pour légitimer le message… et c’est au tour des gouvernements de s’adapter à ces nouvelles pratiques, quitte à se réinventer. Certains régimes autoritaires ont ainsi compris Internet comme un moyen de renforcer strictement la censure. Le choix de la France est au contraire celui de saisir l’opportunité pour développer et promouvoir une nouvelle forme de démocratie participative. Les espaces de la citoyenneté, ce sont aussi bien entendu les rues, les places, les jardins, qui forment les villes. L’accès à l’espace extérieur est d’ailleurs un droit fondamental, défendu par la France et protégé par la Déclaration universelle des droits de l’Homme  : «  toute personne a le droit de circuler librement ». Mais il n’est pas acquis pour tous. Bien au contraire, les discriminations liées au sexe, à l’âge, ou aux inégalités sociales, persistent, voire se durcissent. C’est le deuxième aspect traité dans ce Cahier, qui pousse les UMIFRE à s’interroger, dans une troisième partie, sur l’impact des politiques urbaines sur les sociétés des villes.

     

    SOMMAIRE :

    Edito #1
    Laurence Auer (MEAE)

    Edito #2​
    Sandrine Lefranc & François-Joseph Ruggiu (CNRS)

    Introduction 
    Jean-Pierre Dozon

     

    PRATIQUE DE LA CITOYENNETÉ DANS UN MONDE NOUVEAU

    Internet et sociétés civiles en Asie du Sud-Est 
    Abigaël Pesses

    La société civile contre le barrage du Zapotillo 
    Eric Mollard et Lorena Torres Bernardino

    PROJETS MENÉS SUR LE TERRAIN

    Enfance, espace public et citoyenneté dans la ville de Mexico
    Tuline Gülgönen 

    L’Enseignement du 15-Juillet dans les écoles turques : rupture ou continuité dans le processus de fabrique du citoyen républicain ?
    Camille de Félice 

    Ethnographier les marges urbaines. Respécifier une situation : la descente d’une « lejna » dans un quartier d’habitations informelles. 
    Soraya El Kahlaoui

    L'ACCÈS DES FEMMES À L'ESPACE PUBLIC

    La féminisation des espaces publics en Iran 
    Mina Sharouz

    Perception et gestion des rôles et des dynamiques de genre dans les équipes d’intervention Opantish au Caire 
    Leslie PIQUEMAL

    L'ÉVOLUTION DE L'ESPACE PUBLIC VUE DEPUIS L'URBANISME

    Espaces publics et citoyenneté au Japon
    Rémi Scoccimarro  

    La démunicipalisation de la gouvernance et de l’espace politique post-ottoman : le cas de Jérusalem
    Falestin NAILI

    La desigualdad invisible : el uso cotidiano de los espacios públicos en la Lima del siglo XXI
    Pablo Vega Centeno 

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  • Clémence Scalbert-Yücel, “The PKK, the Kurdish Movement, and the Emergence of Kurdish Cultural Policies in Turkey”

    Clémence Scalbert-Yücel, “The PKK, the Kurdish Movement, and the Emergence of Kurdish Cultural Policies in Turkey”, in Gareth Stansfield & Mohammed Sharef (ed) The Kurdish Question Revisited (Hurst 2017)

  • D. Pelek “Syrian Refugees as Seasonal Migrant Workers: Re-Construction of Unequal Power Relations in Turkish Agriculture"

    Deniz Pelek “Syrian Refugees as Seasonal Migrant Workers: Re-Construction of Unequal Power Relations in Turkish Agriculture", Journal of Refugee Studies, published: 16 October 2018, DOI: 10.1093/jrs/fey050

    This article examines the case of Syrian refugees as seasonal migrant workers in Turkey and critically discusses the working and living conditions fostering their relative vulnerability compared to other workers. Syrian refugees are subject to discriminatory practices in terms of lower wages, longer working hours and improper sheltering conditions. This article explores how unequal power relations between ethnically different groups of workers in the agricultural sector are (re)constructed and the consequences of the emergence of Syrian refugees as a novel class. The essential aim of this study is to unravel the process and practice of ethnically hierarchized agricultural labour market after the entrance of refugees. To that effect, the empirical data was gathered through the ethnographic fieldwork (based on semi-structured interviews and participant observation) carried out in Manisa in August of 2013 and 2014 and in Adana-Mersin in September 2013 and February 2015. This study looks into the ways in which actors on farms (workers, labour intermediaries, land owners, village dwellers and state representatives) have responded to the current situation with regard to three controversial subjects: migrant employment, legal framework and the politics on Syrian refugees. It is argued that externalization of labour force realizes through creating new layers, which necessitates the construction of new ethnic categories such as Syrian refugees.

  • Dossiers de l'IFEA - La Turquie aujourd'hui 23

    Elif Aksaz et Jean-François Pérouse (dir.)“Guests and Aliens”: Re-Configuring New Mobilities in the Eastern Mediterranean After 2011 - with a special focus on Syrian refugees.Les dossiers de l’IFEA, série La Turquie aujourd’hui, no : 23, Istanbul : Institut français d’études anatoliennes, 111 p., ISBN : 978-2-36245-062-4. URL : http://books.openedition.org/ifeagd/1829

  • Dossiers de l'IFEA - La Turquie aujourd'hui 24

    MUSTAFAYEV, Elshan ; FOUCHER, Adrian. Aspects économiques, culturels et mémoriels de la relation turco-arménienne : Témoignages de terrain. Nouvelle édition [en ligne]. Istanbul : Institut français d’études anatoliennes, 2016 (généré le 05 janvier 2017). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/ifeagd/1859>. ISBN : 9782362450631. DOI : 10.4000/books.ifeagd.1859

  • Dossiers de l'IFEA - Patrimoines au présent 7

    M. Assénat (dir.). Les jardins de l’Hevsel, paradis intranquilles [Patrimoines au présent 7], Istanbul, IFEA, 2018 lien

    Cette publication collective est la deuxième d’une série de travaux qui s’appuient sur un programme de recherches AMIDA - relevant lui-même des programmes MISTRALS/ENVI-Med/CNRS – auquel participent de nombreux partenaires, issus des universités, du monde de la recherche, des institutions ou associations de la société civile, et qui s’est tenu les 26 et 27 octobre 2015 à Montpellier. Ont été cette année entendues différentes communications qui cherchaient à mettre en évidence, par des voies et des méthodes diverses, les traces et signes que les jardins de l’Hevsel avaient légués à la postérité ; nous avons également cherché à consolider les espérances et les dynamiques que porte pour le futur leur classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO et les projets de réhabilitation qui lui sont associés.

  • E. Aksaz "Dans un « village d’Européens » en Anatolie. Gérer la double présence et la double absence des émigrés"

    Elif Aksaz "Dans un « village d’Européens » en Anatolie. Gérer la double présence et la double absence des émigrés", Genèses 2016/4 (n° 105), p. 76-96. DOI : 10.3917/gen.105.0076


    À partir de l’observation des comportements en France et en Turquie d’un groupe d’émigrés turcs, cet article examine le système de relations d’interdépendance dans lequel ces émigrés s’inscrivent avec leurs parents et compatriotes de village en Turquie et en Europe. Ce système, source de cohésion mais aussi de conflits entre les différentes parties, repose sur la gestion par ceux qui sont restés de l’absence de ceux qui sont partis. L’interrogation récurrente sur la présence ou l’absence des émigrés dans leur univers d’origine ne rend pas compte de la complexité des relations entre les parties. C’est l’absence de réponse à cette question qui caractérise la situation de l’émigré ; c’est elle qui fournit la clef de la compréhension de ses comportements tant dans l’espace d’arrivée que de départ et, au-delà, du sens qu’a pour lui l’émigration.
  • E. Aksaz et C. Wihtol de Wenden, Migrants et réfugiés en Turquie, dans leur contexte historique, politique et social

    AKSAZ E. (éd.), avec la collaboration de WIHTOL de WENDEN C., « Migrants et réfugiés en Turquie, dans leur contexte historique, politique et social », Anatoli, De l’Adriatique à la Caspienne. Territoires, politique, sociétés, n° 9 http://www.cnrseditions.fr/geopolitique/7664-anatoli-n9.html

  • EJTS 22 | Transfaires d'empire. Ottomans et Russes, pour une histoire croisée

    Transfaires d'empire. Ottomans et Russes, pour une histoire croisée  est le 22e numéro de l'European Journal of Turkish Studieshttp://ejts.revues.org/5220

    Il a été coordonné par Olivier Bouquet.

  • EJTS 23 | Faire et défaire les territoires dans la Turquie contemporaine

    Edited by Ségolène Débarre and Jean-François Pérouse

    Çerkezköy
  • EJTS 24 | Transturcologiques. Une histoire transnationale des études turques

    Edited by Marie Bossaert and Emmanuel Szurek
    Couverture de EJTS 24, 2017
    Credits : Archives Jean Deny, EHESS, Paris.
  • EJTS 26 | L'engagement des supporters de football dans l'espace public

    Edited by Jean-François Polo

    Besiktas football team supporter club Carşı members hijacked a bulldozer and chased police vehicles during Gezi protests, 30 December 2013.
    Credits : Gezginrocker
  • EJTS 27 | Religion as a Foreign Policy Tool. Scrutinising the multi-dimensional role of Turkey's Diyanet abroad

    Edited by Samim Akgönül and Ahmet Erdi Öztürk

    Diyanet
    Credits : A.E. Öztürk
  • F. Hervet "Revenue sharing: A Tool to Produce Urban Land and Residential Megaprojects in Istanbul"

    Filiz Hervet "Revenue sharing: A Tool to Produce Urban Land and Residential Megaprojects in Istanbul" in Erwin Hepperle et al. (dirs.), Opportunities and Constraints of Land Management in Local and Regional Development. Integrated Knowledge, Factors and Trade-offs, Zurich, vdf Hochschule Verlag AG an der ETH Zürich, pp. 223-236. DOI: 10.3218/3928-3

     

     

  • Filiz Hervet, « À Istanbul, conflit d’usage sur les terrains militaires »

    Filiz Hervet, « À Istanbul, conflit d’usage sur les terrains militaires », La revue foncière 15, p 39. https://www.revue-fonciere.com/la-revue-fonciere-n-15-renouvellement/

  • Focales no 7 La décentralisation en Turquie

    Élise Massicard et Ulaş Bayraktar, La décentralisation en Turquie, Focales 07 août 2011, Agence Française de Développement

  • Focales no 7 Türkiye'de yerinden yönetim

    Élise Massicard ve Ulaş Bayraktar, Türkiye'de yerinden yönetim, Focales 07 Ağustos 2011, Fransa Kalkınma Ajansı

  • G. Authier , T. Maisak (éds.) - TAM in East Caucasian languages

    Gilles Authier et Timur Maisak (Eds.) Tense, aspect, modality and finiteness in East Caucasian languages. (Diversitas Linguarum, 30.) Bochum: Brockmeyer, 2011. ISBN 978-3-8196-0800-1, cart. XV, 204 pp.

  • Girard M., Polo JF., Scalbert-Yücel C. (eds) Turkish Cultural Policies in a Global World

    Girard M., Polo JF., Scalbert-Yücel C. (eds) Turkish Cultural Policies in a Global World. Palgrave Macmillan lien

    This book provides a multidisciplinary analysis of the production of Turkish cultural policies in the context of globalization and of the circulation of knowledge and practices. Focusing on circulations, the book proposes an innovative approach to the transfer of cultural policies, considering them in terms of co-production and synchrony. This argument is developed through an examination of circulations at the international, national, and local levels; employing original empirical data and case study analyses. 
    Divided into three parts the book first examines the Kemalist legacy, before turning to the cultural policies developed under the AKP’s leadership, and concludes by investigating the production of cultural policies in the outlying regions of Turkey. The authors shed new light on the particular importance of culture to the understanding of the societal upheavals in contemporary Turkey. By considering exchanges as circulations rather than one-way impositions, this book also advances our understanding of how territories are (re)defined by culture and makes a significant contribution to the interrogation of the concept of “Westernization”. 
    This book brings into clear focus the reconfigurations currently taking place in Turkish cultural policy, demonstrating that while they are driven by the ruling party, they are also the work of civil society actors. It convincingly argues that an authoritarian turn need not necessarily spell the end of the cultural scene, and highlights the innovative adaptations and resistance strategies used in this context. This book will appeal to students and scholars of public policy, sociology and cultural studies.

  • H. Bozarslan et C. Scalbert-Yücel (éds.) Joyce Blau l'éternelle chez les Kurdes

    H. Bozarslan et C. Scalbert-Yücel (éds.) Joyce Blau l'éternelle chez les Kurdes, Nouvelle édition [en ligne]. Istanbul, IFEA, 2018 lien

    Kendal Nezan
    Introduction
    Gérard Chaliand
    Joyce
    Philip G. Kreyenbroek et Behrooz Chaman Ara
    Literary Gurāni: Koinè or Continuum?
    Martin van Bruinessen
    Kurds and the City
  • J. Boucly "World Heritage Manufacture in Turkey and the Introduction of a New Public Policy System"

    Julien Boucly, "World Heritage Manufacture in Turkey and the Introduction of a New Public Policy System", in Girard M., Polo JF., Scalbert-Yücel C. (eds) Turkish Cultural Policies in a Global World. Palgrave Macmillan, pp. 233-257. lien

    From the 2000s, Turkey has become increasingly committed to the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) World Heritage program. It has implemented a whole raft of measures, including numerous applications for cultural heritage listing, increased financial contributions, and active participation in UNESCO’s functioning, all of which indicate the ambition of the Turkish government to become a key player in UNESCO arenas.

  • J. Molho : Mise aux normes et promotion internationale de la scène artistique d’Istanbul : l’émergence d’un système galeriste-curateur

    Jérémie Molho, "Mise aux normes et promotion internationale de la scène artistique d’Istanbul : l’émergence d’un système galeriste-curateur", Anatoli 7 p. 83-95

  • J.-F. Pérouse : Başat Şehir Gündeminin Arkası : İstanbul'da Son 10 Yılda Gelişen Sinsi Kentsel Dönüşüm

    Jean-François Pérouse, "Başat Şehir Gündeminin Arkası : İstanbul'da Son 10 Yılda Gelişen Sinsi Kentsel Dönüşüm", in Y. Dülgeroğlu Yüksel, E. Gür & D. Yıldız, İstanbul'da konut (binbir çeşit), İstanbul, İTÜ Vakfı Yayınları, 2016, 45-50.
  • J.-F. Pérouse : Istanbul, capitale régionale et ville-monde. Images, usages internationaux et échelles de rayonnement

    Jean-François Pérouse, "Istanbul, capitale régionale et ville-monde. Images, usages internationaux et échelles de rayonnement", Anatoli 7 p. 41-59

  • J.-F. Pérouse et S. Kaya, "249 contro 301. Ossessione sicuritaria e rassegnazione organizzata nell’affrontare i rischi ambientali, sanitari ed economici: il caso turco"

    PÉROUSE Jean-François et KAYA Sümbül, "249 contro 301. Ossessione sicuritaria e rassegnazione organizzata nell’affrontare i rischi ambientali, sanitari ed economici: il caso turco", in S. Palidda (dir.), Resistenze ai disastri sanitari, ambientali ed economici nel Mediterraneo, Doc(k)s, 2018. ISBN 978-88-6548-236-0

    Jean François Pérouse e Sümbül Kaya descrivono ilcaso della Turchia mostrando come il contro-colpo di Stato da parte del dittatore Erdoğan permetta di occultare tutti i disastri e l’aggravamentodelle condizioni di vita della popolazione nonché la violazione dei diritti edelle libertà in un paese devastato da un forte sviluppo neoliberista.

  • J.-F. Pérouse Istanbul planète. La ville-monde du XXIe siècle

    Jean-François Pérouse, Istanbul planète. La ville-monde du XXIe siècle, Paris, La découverte

    Istanbul est un continent urbain inconnu, trop souvent réduit à quelques prétendus hauts lieux – de plus en plus perdus dans l’immensité métropolitaine environnante – extraits d’un imaginaire réducteur, aux figures par trop rebattues. Il y a pourtant urgence à sortir des lieux communs pour prendre la mesure de l’organisme urbain monstrueux devenu ces deux dernières décennies la principale métropole du bassin méditerranéen, au pouvoir attractif croissant.
    Mégapole choyée par un pouvoir qui l’a promue en vitrine de sa puissance et de son identité refabriquée, mégapole qui fascine un « arrière-pays » de plus en plus vaste et diversifié, Istanbul a radicalement changé de dimensions et de fonctions. Outre l’étalement vertigineux qui la caractérise, aux conséquences catastrophiques pour son environnement, elle est le théâtre de profondes transformations physiques, économiques et culturelles.
    Laboratoire de la « Nouvelle Turquie », Istanbul est à la fois le lieu de la reconstruction de la référence ottomane – source de fierté –, le lieu où les paillettes du tourisme mondial côtoient la tension autoritaire installée par le régime, et le terrain d’expérimentation de nouvelles façons de vivre, entre économie de la consommation et tentations de repli autour d’identités collectives réinventées.

  • J.-F. Polo : Les Jeux Olympiques au service de l’internationalisation d’Istanbul : les coûts de l’événementiel sportif

    Jean-François Polo, "Les Jeux Olympiques au service de l’internationalisation d’Istanbul : les coûts de l’événementiel sportif", Anatoli 7 p. 97-123

  • J.-F. Polo "Turkish Cultural Policy: In Search of a New Model?"

    J.-F. Polo, "Turkish Cultural Policy: In Search of a New Model?" in Girard M., Polo JF., Scalbert-Yücel C. (eds) Turkish Cultural Policies in a Global World. Palgrave Macmillan, pp. 77-103. lien

    In 2012 the Turkish Justice and Development Party (Adalet ve Kalkınma Partisi, AKP) government announced it was drafting a new cultural policy better attuned to changes affecting Turkish society and contemporary dynamics within the cultural sector. Policy-makers argued that a new model was needed for cultural policy which would “break with the French model” and be closer to “the English model”. The new normative framework was to consolidate shifts in Turkey’s cultural policy since the AKP came to power in 2002. However, the succession of serious political events since this announcement, coupled with internal and external tensions, have led this planned overhaul of cultural policy to be deferred until a later date.

  • Jean-François Pérouse et Nicolas Cheviron Erdoğan : le Nouveau Père de la Turquie ?

    Jean-François Pérouse et Nicolas Cheviron Erdoğan : le Nouveau Père de la Turquie ?, Paris : François Bourin, mars 2016 (2ème édition  janvier 2017)

  • Jean-François Pérouse, « Istanbul : étalement, diffraction de la rente et gouvernement passif »

    Jean-François Pérouse, « Istanbul : étalement, diffraction de la rente et gouvernement passif » in Lorrain D. (dir.) Métropoles en Méditerranée. Gouverner par les rentes, Paris, Presses de Sciences Po [Académique], p. 207-256. http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100472370

    Beyrouth, Le Caire, Alger, Istanbul évoquent une histoire de très longue durée. Mais depuis plusieurs décennies, les images associées à ces métropoles du pourtour méditerranéen s'estompent pour laisser place à celles d'un quotidien marqué par la violence, les flots de migrants et les dysfonctionnements urbains.

    Sont-elles devenues ingouvernables ? Sont-elles trop denses, trop polluées, trop inégalitaires ? En s’immergeant dans la fabrique de leurs réseaux et institutions, cet ouvrage montre que les difficultés majeures de ces villes reflètent non pas l’absence mais des modes spécifiques de gouvernement.

    Si tout n’est pas gouverné, les réseaux urbains, en contribuant à équiper, participent à une gouvernance de fait. Les défaillances sont compensées par une coordination à partir des problèmes. En l’absence d’un secteur industriel fort (à l’exception d’Istanbul), la production du logement joue un rôle économique majeur. Et c’est la répartition des rentes foncières, urbaines et pétrolières entre les fractions de l’élite qui décide du destin de ces villes, entre grandeur et déclin.

  • Jean-François Pérouse, « Kırmızı Saçlı Kadın ou l’imprévu spatial turn d’Orhan Pamuk »

    Jean-François Pérouse, « Kırmızı Saçlı Kadın ou l’imprévu spatial turn d’Orhan Pamuk », Cahier de L’Herne « Pamuk », Paris, p. 131-134.

    Aucune réflexion d’ampleur n’a encore été menée en France autour de l’oeuvre d’Orhan Pamuk. C’est pourtant l’une des voix les plus singulières de Turquie, qui n’hésite pas à s’exprimer sur la situation politique de son pays, plus que jamais sous les feux de l’actualité. Pour autant, nous n’avons pas souhaité présenter Pamuk sous l’angle privilégié de l’engagement. Ses positions courageuses sont connues et reconnues. L’oeuvre si particulière de Pamuk, si ancrée dans son Istanbul natal, résonne de multiples échos. C’est pourquoi les textes qui composent ce Cahier émanent de cultures et d’horizons divers : écrivains, critiques littéraires, historiens de l’art, traducteurs, architectes, sociologues, philosophes, géographes… Écrivain hors norme, Orhan Pamuk est aussi exceptionnel par l’éventail de son audience. Un des buts de ce volume est d’établir la « cartographie sentimentale » de la réception du romancier, en fonction de l’attente très variée de ses lecteurs à travers le monde. On retrouve ainsi parmi les contributeurs, les grandes plumes de la presse et de la littérature mondiale tel Pietro Citati, Claudio Magris, John Updike ou Thomas Steinfeld, aux côtés desquels figurent des collaborateurs d’horizons géographiques moins représentés dans la critique comme le Japon (Ryô Miyashita), la Norvège (Bernt Brendemoen) ou la Grèce mais qui témoigne du rayonnement incontestable de l’oeuvre de Pamuk. Ce Cahier unique parce qu’il est sans équivalent en France et parce que sa composition diffère des hommages réalisés à l’étranger est en outre enrichi par des écrits de jeunesse et par des pages inédites d’Orhan Pamuk. Il révèle enfin en France l’oeuvre graphique de l’écrivain qui enrichit cette édition de nombreux dessins et croquis, publiés eux aussi pour la première fois. 

  • Jean-François Pérouse, « Les événements de Gezi, ou le début de la “dérive autoritaire”, vue des périphéries... »

    Jean-François Pérouse, « Les événements de Gezi, ou le début de la “dérive autoritaire”, vue des périphéries... », Mouvements 90, p. 109-119 DOI : 10.3917/mouv.090.0109.

    La contestation très médiatisée autour du parc de Gezi en mai-juin 2013 est sans doute un point de référence dans l’historique des luttes en Turquie. Une trop grande attention portée à la mobilisation autour du parc central d’Istanbul a cependant quelque peu éclipsé d’autres aspects et d’autres acteur·e·s de la mobilisation protéiforme qui a émergé lors de cette période de contestation.

  • Jean-François Pérouse, « The tremendous making and unmaking of the peripheries in current Istanbul »

    Jean-François Pérouse, « The tremendous making and unmaking of the peripheries in current Istanbul » In André Chappatte, Ulrike Freitag & Nora Lafi (ed.), Understanding the City through its Margins. Pluridisciplinary Perspectives from Case Studies in Africa, Asia and the Middle East, New York, Routledge, p. 33-44.

    Cities the world over and in particular developing countries suffer from uneven development and inequality. This is often coupled with the view that these inequalities constitute unfortunate anomalies. In contrast, this edited volume draws out the ways in which the city has not been able to exist without its margins, both materially, ideationally, and socially. In this book the margins are, first, the mirrors of the city and, second, a fundamental route through which various centers can legitimate and sustain their power. Contemporary case studies are compared to a number of those from history with the accent on Asia, Africa and the Middle East, and engage with the underlying theoretical questions of what is the urban margin and what is marginality in urban society and spaces?

  • JOLE, Michèle, Histoire turque de l'Institut d'urbanisme de Paris. Des étudiants de 1919 à 1969

    JOLE, Michèle, Histoire turque de l'Institut d'urbanisme de Paris. Des étudiants de 1919 à 1969, Bibliothèque électronique de l'Institut français d'études anatoliennes, volume 1, Istanbul 2016 https://books.openedition.org/ifeagd/2180

  • K. Biehl : Les changements provoqués par les mouvements migratoires et le sentiment d’appartenance dans un quartier d’Istanbul

    Kristen Biehl, "Les changements provoqués par les mouvements migratoires et le sentiment d’appartenance dans un quartier d’Istanbul", Anatoli 7 p. 127-146

  • L. Zeghmar "Tradition Makers. The Recognition Process of a Local Dance: From the Village to the Institutions"

    Lydia Zeghmar, "Tradition Makers. The Recognition Process of a Local Dance: From the Village to the Institutions", in Girard M., Polo JF., Scalbert-Yücel C. (eds) Turkish Cultural Policies in a Global World. Palgrave Macmillan, pp. 209-232. lien

    Since 2012 the village of Eğridere, a hamlet lying in the valley of the Little Meander in south-west Turkey, has become a key destination for zeybek lovers in the region. Zeybek is a popular musical and choreographic genre whose roots lie in the Turkish Aegean hinterland. The genre is associated with mountain life and an agropastoral social imaginary, as well as with representations of combat. In 2012 a leading figure from the Dance and Music Folklore Section of the Turkish State Music Conservatory at Ege University, Abdullah, unearthed a local dance which had not previously been consigned to the national folklore repertoire—namely, the zeybek from the village of Eğridere (Eğridere zeybeği).

     

  • Les Cahiers du Judaïsme No 32

    Le numéro 32 des Cahiers du Judaïsme propose un dossier thématique "De Constantinople à Istanbul" auquel ont contribué des chercheurs de l'IFEA.

  • Les Cahiers du Judaïsme No 32

     Les Cahiers du Judaïsme'in  32 no'lu sayısı, IFEA araştırmacılarının da katkıda bulundukları "Konstantinopolis'ten İstanbul'a" konulu bir dosya olarak yayınlandı.

  • M. Henry E. Chiti A. Santilli C. Deweerdt - Reconsidering Alexandrian cosmopolitanism : 20/12/10

    Séminaire "Mémoires et mobilités urbaines"
    Lundi 20 décembre 2010 à 18h00 à l’IFEA

    Intervenants de l'IREMAM (Aix en Provence) et l'IFAO (Egypte) : Mélanie Henry, Eléna Chiti, Anthony Santilliet Charlotte Deweerdt.
    "Reconsidering Alexandrian cosmopolitanism : New temporalities and qualitative social science perspectives".
    Interventions en anglais

  • Missionnaires de l'Islam en Asie centrale. Les écoles turques de Fethullah Gülen

    Bayram BALCI, Missionnaires de l'Islam en Asie centrale. Les écoles turques de Fethullah Gülen, Paris, 2003. 301 p.

  • N. Elias - Lavta - étude pour un luth d'Istanbul

    Nicolas Elias, Lavta, étude pour un luth d'Istanbul, Istanbul, Isis/IFEA 2012, 125 p., ISBN 978-975-428-464-5

  • N. Şeni - İstanbul’da Özel Kültür Politikası ve Kentsel Alan

    Nora Şeni,

    İstanbul’da Özel Kültür Politikası ve Kentsel Alan - Editions de l'Université Bilgi, mars 2011.
  • N. Şeni - İstanbul’da Özel Kültür Politikası ve Kentsel Alan

    Nora Şeni,

    İstanbul’da Özel Kültür Politikası ve Kentsel Alan - Bilgi Üniversitesi Yayınları, Mart 2011.

    Ce livre est publié dans le prolongement du projet “Inventaire du patrimoine et de l’économie culturels d’Istanbul” (Agence Istanbul 2010 – Direction du patrimoine culturel et des musées) dans lequel l’IFEA a joué un rôle actif.

  • Orients stratégiques 9 La Turquie et ses nouveaux "alliés"

    LA TURQUIE ET SES NOUVEAUX 'ALLIÉS'

    Orients Stratégiques n°9
    Sous la direction de Jean Marcou
    GÉOPOLITIQUE, RELATIONS INTERNATIONALES, DIPLOMATIE Turquie

    Ce numéro d'Orients Stratégiquess'intéresse à ces nouveaux partenaires de la Turquie qu'on peine souvent à appeler des 'alliés'. Au niveau régional, Ankara, après avoir échoué à nouer une relation confiante avec l'Arabie saoudite, s'est trouvée de nombreuses occasions de convergences avec l'Iran et a construit avec la Russie une relation dense sur les plans économique, énergétique, diplomatique et même militaire. Des rapprochements sont intervenus aussi dans le golfe Persique et des nouvelles « alliances » ou « mésalliances » s'observent dans les aires d'expansion de la diplomatie turque, notamment dans les Balkans, dans le Caucase et en Asie centrale, en Extrême-Orient ou en Afrique.

    Avec les contributions de Jean Marcou, Jana Jabbour, Sümbül Kaya, Mohammad-Reza Djalili, David Rigoulet-Roze, Jean-Paul Burdy, Ugur Kaya, Johanna Ollier, Bayram Balci, Tolga Bilener, Selcan Karabektas


    Broché - format : 15,5 x 24 cm
    ISBN : 978-2-343-18088-5 • 18 juillet 2019 • 200 pages
    EAN13 : 9782343180885
    EAN PDF : 9782140126765


    1- Le cadre et le contexte des nouvelles alliances de la Turquie

    Permanence et mutations des alliances dans la diplomatie de la Turquie : les symptômes de l'affirmation d'une puissance moyenne émergente - Jana Jabbour
    Régime de sécurité et de lutte contre le terrorisme : les alliances à la carte de la Turquie - Sümbül Kaya

    2- Alliances et mésalliances de la Turquie dans un cadre régional

    La Turquie et son nouvel « allié » russe - Jean Marcou.
    Constances et inconstances des relations turco-iraniennes - Mohammad-Reza Djalili
    Les déconvenues des tentatives de rapprochement turco-saoudiennes : d'impossibles alliés pour une impossible alliance ? - David Rigoulet-Roze

    3- Partenaires et rapprochements en situation de crise

    Du golfe Persique à la Corne de l'Afrique et à la mer Rouge : les convergences entre la Turquie et le Qatar - Jean-Paul Burdy
    Alliés, stratégies et objectifs de la Turquie dans le confl it syrien - Uğur Kaya

    4- Alliances et mésalliances dans les aires d'expansion de la diplomatie turque

    Quelle place pour la Turquie dans les Balkans ? - Johanna Ollier
    La Turquie et ses traditionnels alliés, dans le Caucase et en Asie centrale - Bayram Balci
    La Turquie et la Chine : de plus en plus proches ? - Tolga Bilener
    Les derniers développements de la politique africaine de la Turquie - Selcan Karabektaş

  • Revue Urbanisme No.374

    Dossier spécial sur Istanbul
    préparé par
    Nora Şeni, Jean-François Pérouse etYoann Morvandans la Revue UrbanismeNo.374, sept.-oct. 2010

  • S. Bertaux, “Asile, immigration, naturalisation : entre préférence ethnique et politique discrétionnaire”

    S. Bertaux, “Asile, immigration, naturalisation : entre préférence ethnique et politique discrétionnaire”, Moyen-Orient 37, janvier-mars 2018, p. 42-47

  • Séminaire interdisciplinaire IFEA/GSÜ, 2017-2018 - « Nouvelles » gouvernementalités ?

    Organisateurs : Philippe Bournaud, Jean-François Pérouse, Cem Özatalay, Marie Vogel

    Programme d’ensemble

    La gouvernementalité est une notion paquebot ;  nous souhaitons interroger la pertinence de son usage pour analyser les transformations politiques  contemporaines en Turquie à  partir de présentation de résultats de recherche.

    Deux lignes complémentaires sont retenues pour sérier les sujets sur cette thématique large : nous nous intéresserons ainsi plus directement à ce qui peut relever d’une criminalisation du quotidien et complémentairement à ce qui relève d’une résidualisation (euphémisation) des risques aujourd’hui (fragmentation de la bio-politique ?). Quels nouveaux agencements des savoirs/techniques/pouvoirs soutiennent ces processus ?

    Format : un intervenant (présentation 45mn/1h) et un discutant (10mn) par séance.

    Le premier jeudi de chaque mois. 18:00 – 20:00. Alternativement à GSÜ et à  l’IFEA.

    Argument

    À travers ce séminaire interdisciplinaire, nous proposons de discuter de recherches actuelles portant sur les transformations contemporaines de l’Etat et de la conduite de la société en Turquie et ailleurs en d’interrogeant la notion de gouvernementalité (Foucault, 1978) et ses usages possibles - sans oublier cependant les catégories classiques des sciences sociales.

    Le concept, qui fait désormais partie de la grammaire de l’action publique et plus largement de celle des sciences sociales, a correspondu à un déplacement des analyses du pouvoir disciplinaire vers ses formes pratiques, multiples et leurs articulations avec les productions des savoirs.  En s’attachant aux dispositifs concrets de l’exercice du pouvoir et aux formes de rationalités qui l’organisent, cette perspective (la gouvernementalité comme forme spécifique de pouvoir)  a conduit à porter une attention fine aux instruments et technologies du pouvoir et aux programmes de construction des sujets qui l’accompagnent (Lascoumes, 2004).

    La notion –polysémique, de gouvernementalité, s’entend  également comme ligne de force de longue durée des sociétés occidentales (prééminence d’un type de pouvoir sur tous les autres) et comme un résultat. Selon cette ligne de lecture, le processus de rationalisation et de technicisation dans la gestion se confondait largement avec le mouvement  d’étatisation de la société.  Les mutations de la gouvernementalité définissent alors les lices de l’Etat contemporain.  Congruentes avec les formes éclatées ou néo-libérales de l’action publique d’aujourd’hui, elles laissent ouvertes les questions de la légitimité du pouvoir ordonnateur d’Etat et de son articulation avec les autres formes de pouvoir dans la société.

    Comment aujourd’hui, le déploiement des technologies du pouvoir, le réagencement des pouvoirs et des légitimités dans les cadres nationaux reconfigurent des gouvernementalités spécifiques ou nouvelles ?  La  Turquie nous semble être un des laboratoires de nouvelles gouvernementalités, même s’il faut se défier de la nouveauté ou de l’originalité apparentes.

    Ainsi nous nous demanderons si  les formes de gouvernementalité actuelles diffèrent significativement de techniques de production d’ordre social éprouvées précédemment (aux époques ottomane ou républicaine).  Une lecture rapide de l’histoire des formes de gouvernementalité caractériserait le néo-libéralisme par les prolongements non seulement privés, mais informels de l’action publique, se substituant aux administrations. La Turquie fournit pourtant un modèle ancien d’association entre les institutions politiques, des groupes sociaux et des acteurs informels au service d’initiatives économiques ou du maintien de l’ordre social.

    Nos explorerons également les reconfigurations de la légitimité démocratique au service de l’exécutif par le truchement de la notion de souveraineté d’une part, et le fonctionnement actuellement imprévisible des institutions d’autre part, qui marqueraient « l’illibéralisme » du pouvoir. Quelles sont, sinon les institutions et les méthodes, du moins les régularités de pratique et les effets de pouvoir à travers lesquelles se manifestent de nouvelles formes de gouvernementalité ? En quoi celles-ci présentent-elles un caractère de nouveauté caractéristique du néo-libéralisme et de l’ère des démocraties post- ou illibérales ? Sur quels principes méthodologiques fonder leur étude ?

    Notre hypothèse est que les nouvelles gouvernementalités ou dispositif de sécurité émergents se distinguent par leur caractère « systématiquement non systématique » – discrétionnaire, donc, combiné avec des rationalités techniques diverses et par leur recherche de formes de légitimation pérennes.

    Nous en avons retenu deux formes pour cette année : la criminalisation du quotidien et la « résidualisation » des risques (définition des risques faibles).

    Thème 1 : Criminalisation du quotidien

    Dans de très nombreux pays, les discours des autorités politiques centrales, comme diverses techniques policières et sécuritaires informelles tendent à une reconceptualisation de la criminalité, au prisme de la dangerosité. Le retour du paradigme de la dangerosité s’inscrit aujourd’hui dans des paysages institutionnels variables (monopole étatique de la violence légitime plus ou moins assuré,  plus ou moins grande présence du secteur privé ; autonomie professionnelle plus ou moins marquée par rapport à l’autorité politique centrale, etc.). Les populations cibles (« populations à risque »)  sont elles aussi redéfinies avec un périmètre plus ou moins extensif – et des critères mobiles.

    Nous nous intéresserons aux recherches portant sur les discours, formes  et techniques de la criminalisation du quotidien, s’attachant à l’étude des dispositifs et acteurs qui les portent ou en sont l’objet. Nous nous intéresserons aux analyses portant sur les effets que ces discours et dispositifs ont sur le citoyen ordinaire, comment ils sont reçus et réappropriés par les membres des différents groupes sociaux et produisent de nouvelles disciplines.

    Thème 2 : « Résidualisation » des risques (définition et cadrage des risques faibles)

    Le recours à l’invocation des risques faibles porte en lui une nouvelle forme de gouvernementalité, lui aussi, en ce qu’il exempte les pouvoirs de l’exigence d’universalité de l’action publique et subvertit l’idée de hiérarchie des priorités dans un sens exclusif. Il en résulte, selon la nature des risques, et selon le sentiment que le risque est évitable ou non, tout un spectre d’attitudes publiques, allant de l’indifférence à l’obsession. La notion de risque faible porte en elle licence de traiter un problème comme résiduel. Si la priorisation des risques majeurs constitue l’un des principes de la “politique des grands nombres” (A. Desrosières) qui s’est progressivement mise en place face à l’impératif pour les gouvernements d’adopter une approche populationnelle de leurs missions, la « résidualisation » réintroduit une latitude discrétionnaire dans l’appréciation des priorités. Le contenu du risque faible devient très hétérogène, tant dans son emploi, que dans le type d’action publique qu’il suscite, ou ne suscite pas.

    Nous nous intéresserons aux recherches pourtant sur l’oblitération, ou l’euphémisation des risques sociaux ou dans l’action publique (de la santé, aux risques sismiques,  environnementaux ou terroristes).

  • Sociologie politique de la Turquie contemporaine

    Organisateurs : Sümbül Kaya, Hande Topaloğlu, Uğur Kaya
    Le séminaire a lieu chaque mois, à l'IFEA. La présentation est suivie d'une discussion avec le public

    L’objectif de ce séminaire vise à traiter des sujets classiques de la sociologie politique de la Turquie contemporaine tels que la formation et la transformation de l’Etat et de la nation,  les régimes politiques, les actions du gouvernement.  Il vise également à analyser les comportements politiques tant au niveau de la participation politique des citoyens ordinaires comme le vote ou l’action collective et protestataire mais s’intéresse aussi à la participation politique des professionnels de la politique, c’est-à-dire les partis politiques et les politiciens. 

    Il s’agit de donner une meilleure compréhension de l’ordre politique et social de la Turquie actuel et de leurs imbrications. Nous voudrions davantage éclairer les réformes et les transformations des institutions étatiques depuis l’arrivée de l’AKP au pouvoir et plus particulièrement avec les nombreuses réformes (secteur militaire, éducatif, judicaire) qui sont menées depuis la tentative du coup d’État du 15 juillet 2016. Nous nous intéresserons plus particulièrement à la production et la valorisation de nouvelles formes d’identification et d’attachement nationaux, civiques et politiques. Nous serons également attentifs parallèlement à l’analyse de ces dynamiques internes du contexte turc à l’aune de la mondialisation et des dynamiques plus internationales.

    Intervenants

    • B. Çetin Eren  Rapport entre coups d'État et mouvements sociaux : régimes et crises en Turquie 1908-2017, 5/12/2017
    • Demet Lüküslü & Berrin Osmanoğlu - Repenser la participation des jeunes - 22/11/2017
    • Ulaş Bayraktar - Türkiye’de Yerel Başkanlık Sistemi - 28/7/2017 vidéo
    • İsmet Akça - AKP Döneminde Ordu-Siyaset İlişkileri - 12/6/2017
    • Alper Kaliber - Understanding the Post-Failed Coup Turkey: From State of Emergency to Permanent State of Exception - 5/5/2017 vidéo
    • Nell Gabiam - Palestinian Refugees and the War in Syria: From Relative Integration to Secondary Exile - 12/5/2017
  • Sümbül Kaya, « Anatomie de l’armée en Turquie après la tentative du coup d’État du 15 juillet 2016 »

    Sümbül Kaya, « Anatomie de l’armée en Turquie après la tentative du coup d’État du 15 juillet 2016 », Mouvements90 DOI : 10.3917/mouv.090.0019.

    Depuis son arrivée au pouvoir, l’AKP a engagé plusieurs réformes visant à circonscrire le pouvoir de l’armée au sein de l’État turc. La tentative de coup d’État du 15 juillet 2016 et les purges qui ont suivi ont accéléré cette réorganisation déjà perceptible sur le temps long notamment à travers l’évolution des modalités de recrutement. Marginalisée, l’armée turque a été renvoyée à sa mission de défense nationale. Jusque-là gardienne de la laïcité et du kémalisme, donc de l’État turc lui-même, elle se montre de plus en plus tolérante envers l’islam, signe de sa mise au pas.

  • Sümbül Kaya, « La mise au pas de l’armée »

    Sümbül Kaya, « La mise au pas de l’armée », Moyen-Orient 35

  • Uğur Kaya, « Frontière et territorialité dans la perception du monde selon l’État turc »

    Uğur Kaya, « Frontière et territorialité dans la perception du monde selon l’État turc », Confluences Méditerranée 101. DOI : 10.3917/come.101.0013.

    Le principe essentiel de la politique étrangère turque depuis sa fondation républicaine, consiste à garder le statu quo territorial. Parallèlement, l’État turc conduit une politique réfléchie de rupture avec les régions voisines, notamment avec « l’Orient » arabo-musulman. Cette rupture engendre en Turquie un caractère politique que je qualifierai d’insulaire. Les frontières demeuraient jusqu’alors une ligne de délimitation entre diverses zones géopolitiques servant à bloquer le passage. Avec la fin de la guerre froide, à la recherche d’une nouvelle stature internationale, l’État turc développe un nouveau paradigme politique, modifiant les représentations du monde et la gestion des frontières. La Turquie est envisagée comme un empire logistique local, sous la protection d’un empire global avec le leadership américain. Mais depuis le gouvernement Erdogan, l’idée d’un empire local en harmonie avec l’empire global pour la Turquie laisse place à l’idée d’un empire à vocation universelle protecteur et régulateur, face à un empire occidental déstabilisateur.

  • Y. Morvan : L’Istanbul des Israéliens : proximités et anathème

    Yoann Morvan, "L’Istanbul des Israéliens : proximités et anathème", Anatoli 7 p. 231-247